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18/01/2017

Vive la spéculation

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 Spéculer - Littéraire. Réfléchir sur une question, en faire un objet de réflexion, d’étude.

- Faire des opérations financières ou commerciales sur des valeurs négociables, afin de tirer profit des variations de leurs cours.

- Compter sur quelque chose pour en tirer avantage, pour parvenir à ses fins.

En ces temps de spéculations boursières ou de cupidité commerciale, à nous les spéculations philosophiques et politiques, à nous de nous réapproprier le concept même.

Si dans l’agonie de ce capitalisme qui dure et qui dure et qui peut durer encore un certain temps vu qu’ils sont 8 milliardaires à tout posséder et que nous ne sommes que 7 milliards à nous partager le reste, il y a une bonne nouvelle : c’est que la gauche (et quand je dis la gauche, je dis la gauche on se comprend), se remet à penser.

et ça dépote.

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Qu’on adhère ou pas, qu’on y mette des nuances ou des objections, n’empêche, après avoir entendu ou lu ce que nos fortes têtes pensantes qui pensent avec leur matière grise et pas avec celle des autres, on se sent plus intelligent, mieux ventilé du crémol et décapé des couches de catéchisme appauvri accumulées en strates depuis 40 ans.

Grosso modo depuis qu’une brochette de médiocres poseurs imposteurs du prêt à penser domestique et du tout à l’égo subventionné par papa, ont mis un couvercle botulien sur l’ébullition intellectuelle de ce pays.

Je ne parle même pas de la Chantal Goya du concept dont les propos de bistrot accompagnés d’un vittel menthe n’ont même l’excuse de l’ivrognerie plus ou moins fulgurante.

Que ce soit Lordon, Todd, Zizek ou Stiegler pour ne citer que les plus connus, c’est autrement plus tellurique que le moindre prout cacateux d’un nouvel élu à l’académie ou les fadaises d’un visionnaire plagieur assez tiède du bulbe.

Car la pensée est faîte pour déranger, créer de l’inconfort. On doit en ressortir différent qu’avant d’y être rentré. Déstabilisé, changé, indisposé même, pas forcément dans ses convictions mais dans ses représentations, dans sa façon même d’appréhender les choses, dans ses raisonnements avant de les reconsidérer au scalpel.

Penser c’est d’abord penser contre soi, contre ses circuits imprimés, ses certitudes verrouillées et ses petits arrangements avec les idées à consommer sur place ou à emporter. C’est confronter son entendement à plus costaud, s’obliger à changer d’angle, à dépasser son système de réflexion et de compréhension, accepter de se prendre une opinion comme un gnon dans la gueule.

Que cette pensée « radicale » se déploie à nouveau, et ensuite tout le reste suivra…et forcément les suiveurs,

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toujours soucieux de penser comme tout le monde quand il s’agira à nouveau de penser autrement.

tgb

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17:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

13/01/2017

Le grand marché fécal ou le caca rente

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 “Quand la merde vaudra de l’or, le cul des pauvres ne leur appartiendra plus.” Henry Miller

Au delà du droit de vote (pour le moins pire), du droit à la santé (avant Fion), du droit à l’éducation pour tous (avant Lepen) …, s’il est bien un droit fondamental, nécessaire, vital, un absolu besoin, c’est bien celui justement de faire ses besoins, de se soulager de sa petite et grosse commission et pour parler cru et dru, du droit à chier et pisser (épicé ?).

Comme manger dormir ou boire, ce droit est la base même de notre survie et ne se commande pas forcément. Or ce droit dans nos villes n’existe pas ou plus, puisqu’il est a peu près conditionné partout par l’argent. Tu dois payer pour uriner, déféquer, caguer, crotter, mettre un sou dans la fente, et parfois même raquer luxueusement, quand c’est au prix d’un demi que tu dois aller te le vidanger dans un grand magasin.

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Pissotières, sanisettes, latrines et autres lieux d’aisance et de commodités gratuites ont ainsi peu à peu disparus du paysage urbain avec leur lot de dames pipi et de messieurs caca, le libéralisme rampant et prédateur s’immiscent ainsi sournoisement par l’entremise de nos tripes et vessies jusqu’à la cabane privatisée au fond du jardin public : le grand marché fécal faisant son caca rente.

Sauf que, si tout un chacun connaît la même nécessité d’y aller de son pissou ou de son colombin, tout le monde n’a pas, dans nos fourmilières citadines, la pièce qui va avec et donc se débrouille comme il peut dans l’espace et dans l’urgence.

Et par exemple, dans mon pittoresque quartier de Château Rouge, c’est pas toujours folichon à voir. C’est ainsi que l’on trouve dans nos halls d’entrée ou nos arrières cours quelques beaux spécimens d’étrons que l’on confie pudiquement à la concierge, sans compter les innombrables traces de marquages de territoires devant nos portes.

Qui n’a pas croisé le regard humilié d’une dame accroupie entre deux voitures se gardant à droite se gardant à gauche mais m’oubliant du haut de mon balcon, me jette son premier rouleau de PQ.

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Bref, c’est ainsi que dans nos concentrations urbaines, si tu n’y va pas de ton obole chez Decaux, ou d’un café dans un bistrot, ou, et c’est le comble, d’une solidarité sanitaire te tenant la porte chez Mac Do, le privé se substituant au public (et ce malgré jeton ou code sur ticket), tu fais là où tu peux et pas forcément là où on te dit de faire.

Tout ça pour dire qu’à l’heure, où l’on privatise l’eau, les forêts et bientôt l’air, où l’on commercialise les organes, les molécules, le ventre des femmes…, il serait peut-être fondamental de repartir de notre fondement pour rebâtir une société plus fluide du transit et moins constipée du profit.

Je dois reconnaitre que quelques efforts timides sont faits par la ville de Paris depuis peu, puisqu’on trouve quelques vespasiennes gratuites de ci de là et quelques urinoirs au design discutable (on a beau dire même bourré on tient un minimum à l’intimité dans ces moments là)

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mais qui ont au moins le mérite d’être là.

Revendiquer le popot gratos, les gogues publics, la tinette solidaire, les chiottes ouvertes, tout le monde n’ayant pas à sa disposition un arbre ou un buisson favori, pourrait paraitre accessoirement trivial. Voir la merdification des choses et du monde par le petit coin de la lorgnette pourrait s’avérer vulgaire, il me semble pourtant que c’est quand même bien le premier service public à rendre au public que de le libérer du fruit de ses entrailles, tout le monde n’ayant pas le loisir

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de vider ses intestins en direct à la télé.

tgb

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16:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

09/01/2017

Pas de bol, obligé et autre négligence…

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Si Hollande n’a « pas eu de bol », si ON a « obligé » Valls à utiliser le 49.3, si Lagarde fut quelque peu « négligente » en refilant 400 patates à Tapie, on peut bien considérer que DSK glissa sur une savonnette avant d’empaler une femme de chambre à l’insu de son plein gré.

Ensuite tout s’explique.

Estrosi obligé de refiler 50 millions à Israël, pays pauvre, n’a forcément plus d’argent pour les associations d’insertion dans sa région, Ciotti va t’en guerre pétochard, obligé de se planquer par piston, n’a pu effectuer le service militaire en première ligne dont il rêvait et le fiston Glucksmann contraint de reprendre l’entreprise familiale atlantiste au pied levé, doit à son grand regret renoncer à sa vocation de chauffeur-livreur.

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On ne mesure pas à quel point les sacrifices acceptés par ces importants pour le bien commun faisant un trait sur leur altruisme naturel sont sources de souffrances.

Nul doute que si Carlos Ghosn n’avait pas été obligé d’accepter 6 millions de bonus pour les étrennes, « la vie d’un entrepreneur étant plus dure que celle d’un salarié », il les auraient justement partagé avec son petit personnel de chez Renault, tout comme le macroniste cumulard Collomb astreint à ne pas assister aux séances du Sénat et perdant ainsi une part de sa rémunération eut volontiers partager son repas chez la mère Brazier avec les SDF lyonnais plutôt que mortifié, les laisser crever dehors.

ET je pense avec tristesse à l’admirable François feu Chereque, syndicaliste exemplaire dont les éloges mérités font plaisir à lire cette semaine, et abominablement obligé de s’acoquiner avec le patronat alors que son inclination pour la défense des salariés était sa raison d’être.

Non, ni responsables, ni coupables, et si par le plus grand des hasards coupables quand même, heureusement exemptés de toute sanction tant leur mérite et leur humanité sautent aux yeux.

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On ne peut tout de même pas demander aux membres éminents de la nomenclature libérale, condamnés à être grassement payés pour assumer leur fonction de parasite social alors qu’ils aspirent tous à un RSA d’assisté, de prendre leurs responsabilités quand ça tape dans la caisse, ça explose le budget d’une campagne ou quand un document aberrant est signé de leur main sans qu’ils s’en aperçoivent.

Et c’est ainsi qu’en descendant la colonne vertébrale du commandement, on retrouve des crs obligés d’éborgner des manifestants, contraints d’enlever les couvertures des réfugiés dormant dehors par - 8, alors qu’ils auraient préféré cela va de soi les border dans leur lit douillet. Tout comme les juges forcés de condamner des voleurs de pommes, des lanceurs d’alerte ou des « justes » pour délit de solidarité, alors que leur souci d’équité les poussent naturellement à mettre au gnouf les banquiers pourris obligés eux même de se renflouer avec l’argent salement public.

les pauvres !!!!

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Si Cahuzac les yeux dans les yeux fut obligé de mentir comme les copains pour se disculper il finit honteusement par avouer. Sa confession le menant direct à la prison nul doute que ça fait un peu tâche dans l’histoire des innocents aux mains pleines et réfléchir les futurs candidats au mea culpa un peu cracra.

Si en haut lieu, ni coupables ni responsables, les pas nous pas nous savent en revanche qui en bas de l’escabeau sont les salopards, les nomment, les listent, possèdent les adresses et les 06. Ils savent parfaitement que les chômeurs sont des profiteurs, que les étrangers viennent chez nous en laissant femme et enfants dans la Méditerranée pour profiter de nos aides sociales que la CGT est un cancer, que le malade y met de la mauvaise volonté, que le bon écologiste a un fusil, que le pauvre l’a bien mérité et que pour le reste c’est la faute à Poutine.

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Obligés, malchanceux ou distraits nous sommes nombreux mais aujourd’hui bizarrement, les rares à assumer leurs actes à les revendiquer à les payer au prix fort sont les faucheurs de chaises et autres désobéissants civiques.

Des gens mêmes pas obligés de faire et qui font quand même ? C’est dire la perversion de ces gens-là fanatisés au point d’aller au zonzon pour d’ignobles convictions.

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Gageons qu’ils seront dument sanctionnés parce que, par exemple, voler des chaises à la BNP, contrainte de nous extorquer quelques milliards exposent dangereusement le séant des banquiers et que si truander l’état est d’une aimable vulgarité, montrer son cul est d’une intolérable grossièreté.

tgb

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12:47 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

02/01/2017

Les yeux de la dette

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Ahhhhhh, la dette !!!!! ce fardeau que nous laissons à nos enfants.

Ainsi ratiocinent nos experts du crachoir à bien nous culpabiliser de la descendance, qu’on coûte si cher aux milliardaires qui possèdent tout sauf ce qu’ils vont finir par nous prendre cette année pour nourrir leurs gosses à la cuiller d’argent tandis qu’on vit au-dessus des moyens de Goldman Sachs.

OH ces vieilles lunes, oh cette antienne, ce mantra répété à l’infini, tiré du bréviaire des 10 arguments conditionnés pour les nuls et qui te dispense de penser mais.

Mais oh tiens, comment que tout à coup ils s’en tapent le coquillard de nos petits nenfants quand, par exemple, chez moi dans la vallée de l’Arve appelée plus prosaïquement vallée de la mort ou vallée du cancer, on ne sort plus les gamins à la récré, tellement l’air des montagnes pue le crabe et le CO2 combiné. Que dans ce pays de l’or blanc il est interdit aux mômes de gober les flocons tant ils sont chargés de fines particules crades.

Que là oui, là où les directives de Bruxelles imposent le transport par la route au détriment du rail, ils s’en battent les flancs de l’avenir des petits poumons qui toussent et crachent les profits et dividendes de la loi du marché et de la libre circulation low cost des gros camions qui salopent tout et des autocars du vermoulu Macron aux idées rances qui font crever les gosses.

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La dette, la dette qu’on laisse en héritage houlala psalmaudit le clergé libéral mon cul, tandis que face à l’hécatombe des abeilles et la fin de la pollinisation, autrement dit la vie, ça l’ouvre pas des masses devant la monstrueuse camargue chimique Monsanto rebaptisée Bayer pour échapper aux poursuites citoyennes.

Qu’alors nos enfants pèsent que dalle face aux enjeux économiques des puissances d’argent et des pesticides. Qu’alors la cupidité, telle Cronos, peut bien bouffer ses chérubins, que l’ogre du profit peut bien tout dégueulasser, qu’alors la dette boursicoteuse c’est mal mais que la dette planétaire on s’en fout comme de sa première apocalypse.

Plutôt mort que renoncer aux bénéfices. Rassurer les marchés plutôt que les gamins.

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La dette la dette de répéter en boucle le choeur des contremaîtres de l’oligarchie goinfrée de cette dette abominable que l’on fait peser égoïstement sur nos chères petites têtes blondes, qu’on leur cassera leurs tirelires à nos bambins, salauds d’irresponsables que nous sommes…

Enfoirés de fils de pute d’enculés de leur race de Tartuffes de mes deux que ces petits marquis libéraux de la secte pognon dont le système prend l’eau de toutes part et qu’ils rustinent en permanence avec l’argent public. Que sinon, que s’ils appliquaient vraiment leur dogme d’autorégulation toute seule, leurs banques s’effondreraient dans la vacarme embarquant avec elles tout le château de carte financier et que leurs journaux de merde disparaitraient faute de subventions d’état. (Notons que les rares journaux à vraiment vivre de leurs lecteurs sont paradoxalement de purs journaux anti-libéraux tels Fakir ou le Monde Diplo. ironie de l’histoire.)

Bref, ces quelques exemples pour dire que dans la praxis, cette idéologie libérale en fin de parcours n’a rien de pragmatique encore moins de réaliste, qu’elle confine à l’escroquerie intellectuelle évidemment et financière carrément. Totalement inefficace, absolument calamiteuse, effroyablement mortifère.

Une immense arnaque.

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Mais o joie tous les partis politiques convertis à cette saloperie hégémonique, socio machin ou libéraux trucs sont en voie d’extinction et que 2017 devrait aider à finir le travail.

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Car la dette, la dette dans ton cul la dette que tu pourras t’asseoir dessus charlatan quand non pas la planète qui en a vu d’autres mais l’humanité tout entière aura disparue.

tgb

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19:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (17)

 
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