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10/06/2018

On peut rire de tout (à condition que ce soit drôle) !

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Si l’on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui, selon l’expression de l’impeccable Desproges, si l’on DOIT rire de tout, de toutes les religions, de toutes les conditions, de tous les handicaps, des petits, des gros, des maigres, des riches et des pauvres, des belges, des français, des sénégalais et des chinois…, de l’autre et de soi,

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si l’on doit rire de ce qui fait peur, de ce qui fait mal, de ce qui gène, de ce qui trouble, de ce qui nous dépasse, de nos angoisses surtout pour mieux les apprivoiser, les exorciser en exutoire, cette délicate politesse du désespoir, encore faut il que ce soit drôle.

On peut se moquer du physique, c’est le principe de la caricature, on peut se moquer du statut, on peut transgresser, on peut choquer, provoquer, mettre mal à l’aise, forcer la dose, charger, décharger, exagérer, décaler, décalquer, dézinguer, on peut faire dans le scato, (perso j’ai toujours eu un faible pour le pipi caca) dans la dentelle, on peut faire dans le grossier, le relou, on peut faire dans le cynisme, dans l’acide, le sarcastique, le grinçant, on peut se foutre des hommes, des femmes, des transgenres, des faibles et des puissants, de Macron et de sa dame, des hétéros burnés, des homos, des zamelles, on peut rire des vieux et des mômes, des bossus, des moches, des bellâtres et des Mimi Mathy, on peut se foutre de tout et de tout le monde dans la mesure où c’est drôle. et des fois ça l’est pas !

Exemple numéro 1 - le dessin de RISS à la une de Charlie Hebdo (je ne suis plus Charlie depuis Val) :

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Il sue la haine, transpire le mépris, il fout la gerbe, mais le pire de tout, il n’est pas drôle ! pas même un sourire. Il n’a donc aucune excuse. C’est raciste et raté, c’est nul et c’est con : c’est de la merde.

Exemple numéro 2 - Sur le même thème avec à peu près le même message le dessin de Foolz :

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C’est plutôt sans intention maligne, ça dit à peu près la même chose mais mieux, ça suinte pas la haine, ça pue pas du bec et du printemps républicain, surtout ça me fait marrer. c’est juste juste et juste drôle : C’est réussi.

A quoi ça tient ? à la nuance, à la subtilité des choses, au talent, à l’ intention, selon qu’elle soit malsaine ou pas, blessante ou pas, médiocre ou pas ? va savoir …

Chaplin disait privilégier toujours l’inspiration sur l’intention. Riss et ses potes à la dérive nauséeuse, en tout, cas feraient bien de méditer.

Ce qui fait que c’est drôle ou pas, réussi ou raté tient effectivement à pas grand chose. A une forme de légèreté dans la profondeur, de spontanéité travaillée, à tout un tas de paradoxes qui fait que ça tombe pile ou pas.

Et que ce soit grivois, myso, finaud ou pas, odieux, scabreux, crado ou pas n’est pas le problème.

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Le problème c’est le contexte, avec qui quand comment sortir sa blague juive préférée, celle sur les arabes ou les gaulois, sur Hitler ou Staline et sur le dernier tsunami ou tremblement de terre aux 100 000 morts.

Le problème c’est que quand on touche à des sujets délicats, périlleux, sulfureux, en tension, en friction et que ça tombe à plat, ce n’est plus rigolo c’est juste fâcheux…

et facho.

tgb

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13:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

22/05/2018

Un jour mon prince viendra (ou pas ) !

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 S’il y a quelqu’un qui doit tout à Bach, c’est bien Dieu. (Cioran)

On dira ce qu’on veut, Walt Disney a beaucoup fait pour la famille royale d’Angleterre.

Si la fiction s’inspire de la réalité, la réalité ou du moins sa représentation dans son décorum, sa comm, et son emballage aura beaucoup emprunté à la fiction dans une sorte de tautologie autarcique, façon gentil dauphin qui se mord la queue.

On se demande même si d’une certaine manière ce n’est pas Walt Disney qui aura inventé les Windsor ou du moins notre perception de la chose.

Une famille Tuche endimanchée.

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Si le mariage princier a beaucoup souffert de la mort de Léon Zitrone (pour les plus anciens) ou de la réincarnation de Stéphane Bern en Mr patrimoine du loto, il reste à n’en pas douter un archétype pseudo populaire vendeur, façon conte de fée/ma vie de merde et un puissant putaclic pour faire tourner la boutique à merchandising.

Le mariage de gens célèbres

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comme inépuisable source d’infantilisation pour un public régressif, le pauvre toujours prêt à aider le riche, à acheter du chromo du kitch, à subir en boucle la mort de la maman de Bambi pour mieux oublier de penser.

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jusqu'à la parodie

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Pareil pour le parrain de Coppola. Evidemment que le roman ou le cinéma s’est largement inspiré du thème mafieux et de ses épopées familiales, mais l’on aura bien noté aussi que la mafia se sera largement nourrie du film, en récupérant les codes, les règles, les rituels scénarisés pour mieux se réinventer et rhabiller une mythologie bien plus triviale en réalité, vulgaire et médiocre que ce code d’honneur dans cette cruauté transcendée.

Oui La mafia doit beaucoup à Brando et à ses mouchoirs dans les joues.

De ce monde d’illusion ou le faux n’est rien d’autre qu’une affirmation assénée, ou l’ineptie, l’incongruité, le portenawak une assertion révélée, vient alors l’impossibilité de nommer les choses, de les conceptualiser et de mettre du sens dans l’histoire, ni même dans le story telling, autrement que par des éléments de langage.

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Dans ce chaos d’images et de sons, ce fracas d’absurdités et de piètre théatralité, ce collage accéléré de faux, de vrais et d’autre chose, qui du réel ou de sa représentation fera la peau de l’autre ou s’en revêtira, qui gagnera au loto ou verra son prince venir ?

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qui vivra sa résignation devant le carrosse de la télé ou rejoindra la grande marrée populaire pour tout chambouler ?

qui vivra ? qui verra ? ou ne voudra rien voir que les ombres sur les parois ?

Dans ce monde post moderne, confus et dégénéré, de ce mauvais spectacle organisé pour qu’il n’existe aucune alternative, ne jamais oublier que si l’on peut regarder passer le carrosse en projetant le vide de sa vie dedans, on peut aussi à tout moment le renverser.

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Passer de spectateur à acteur…

Il suffit juste d’y penser.

tgb

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11:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

29/04/2018

L’homme qui se plantait

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Ainsi « …l’émanation du goût du peuple français pour le romanesque… »

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offrit en notre nom un chêne au grand chef glandu d’Amérique. Un de ces chênes que les chinois tronçonnent dans nos forêts en voie (comme le reste) de privatisation sous le regard ému de celui qui ferait mieux de retourner vendre du gel douche.

Ainsi, Jupiter, leader du monde libre et non faussé et fils à papa pelliculé fit donner de la pelle pour un planter d’arbuste symbolique et fraternel pour la postérité.

A peine le dos tourné et l’épaule époussetée du planton planteur planté, à peine la photo dans la boîte ou plutôt la start up nation et le chêne sans racines pour les générations futures sans avenir se déplantait et allait se faire replanter ailleurs.

incognito.

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De l’influence colossale de notre fanfaron en globish, restait une trace jaune sur une pelouse verte

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et une main au cul.

Dans les gares si on croise des gens qui ne sont rien, à la maison blanche aussi.

Celui qui n’obtint rien du grand crétin moumouté mais lui céda tout, d’Alstom à la prochaine guerre d’Iran, de l’augmentation de 35% d’argent magique à l’Otan jusqu’à la déclaration du ministre américain de la défense annonçant que le gouvernement français avait envoyé des soldats en renfort en Syrie, le Chicago boy, le young leader, l’apprenti maître du monde découvrait rétrospectivement qu’il comptait à peu près autant que du beurre de cacahuète.

même pas bio.

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En sa panoplie de jeune manager moderne avec tableau Excel, le vieux réactionnaire à la pensée moisie utilisant des milices comme supplétifs, économiquement thatchérien, diplomatiquement atlantiste, illégalement élu et constitutionnellement disqualifié mais payant scrupuleusement ses croquettes pour chien finira expulsé d’une pichenette comme une pellicule sur un col de veston.

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Celui qui vécut par l’image périra par l’image. Celui qui vécut d'arrogance finira humilié.

Je ne sais où je ne sais quand mais je sais que le petit Napoléon du jardin d’enfants, l’ado pharaon du Touquet redeviendra après une bonne branlée le petit morveux qu’il ne cessa jamais d’être après moult dégâts.

Qu'il se plante on s'en fout qu'il nous plante se paiera.

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Et c’est pourquoi, le 5 mai nous nous ferons une joie de lui faire

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                                              sa fête !!!

tgb

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15:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (19)

22/04/2018

Qu'un sang impur...

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Chez les gens bien mis, on prend toujours soin de tirer des missiles en costume cravate. On a l’extrême obligeance de s’essuyer la conscience sur le paillasson avant que d’exploser la gueule de l’humanité à coups de bombes propres sur elles, subtilement chirurgicales, qui ont la délicatesse de frapper avant d’entrer.

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C’est une marque d’hygiène élémentaire et de bonne éducation versaillaise.

Oui, chez les opportunistes à la carrière tirée à quatre épingles, on fait de la politique sans auréoles sous les bras. On a les valeurs propres parce qu’on n’a pas de valeurs. On a la parole impeccablement repassée. On change de conviction comme de slibard tous les jours et on passe à la machine sa signature histoire de pas trop puer la sueur.

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On lave, on délave.

Non, chez les petits marquis tout poudrés, les aristos de l’ascenseur en chaise à porteur, on ne se permettrait pas de sortir sans cravate. On a l’argent sale peut-être mais la pochette assortie, on a l’opinion modulable mais le pli du pantalon strict et vertueux. Car rappelons le encore, le meilleur moyen de se payer un costard, c'est de travailler faire trimer les autres.

En revanche notons que chez les feignants d’en face, les grévistes, les activistes, les zadistes, les prolos, les gauchos, les riens, les punks à chien, les assistés, les incultes, la racaille, les pouilleux, les crasseux, les sans dents, les gueux…bref les nuisibles, on laisse toujours les universités occupées (insalubres depuis des années) dans l’état où on ne les a pas trouvées en entrant, après s’être adonné au sexe, à la drogue, à la prostitution et à la violence (tiens pourquoi pas à l’alcoolisme ?).

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On a l’interview déboutonnée sans même donner du « monsieur le président », on a la tenue débraillée et forcément les idées qui vont avec, on souille, on pullule, on pollue, on pisse à côté, on ne fait pas là où on nous dit de faire :

On n’est pas fréquentable. On n'est pas respectable. On est sale.

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Dans la bonne société où l’ordre de la femme de ménage exploitée mais startupeuse règne, on ne confond pas l’écologie bien peignée, bien rangée sur l’étagère du fond avec l’anarchie toute avachie.

On a le mépris, la morgue ou l’arrogance toujours bien épilé du maillot. On licencie en smoking, on expulse avec déodorant. On embastille les gosses peut-être mais avec l’haleine fraîche, on matraque sans doute mais toujours scrupuleusement manucuré.

On n’aime pas les chemises arrachées

On aime les chemises grises.

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Oui, dans cette bonne bourgeoisie glabre, rasée de frais, on pratique la guerre au nom de l’humanitaire, on préfère la milice en uniforme plutôt que le juste hirsute, on donne de la charité mais jamais la justice, on libère ses sphincters au micro de radio bistrot pour mieux balancer du stéréotype sur l’opposant mal léché, mal lavé mal blanchi, mal élevé, mais sans mettre son doigt dans son nez.

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Enfin faut voir…

Oui, chez les gens bien, on a l’idée crade certes, la pensée dégueu sans doute, la diarrhée verbeuse comme jamais, mais la mimine gantée et les ongles vernis. On fait semblant de disrupter le petit doigt en l’air. On jette de la menue monnaie du haut des balcons particuliers. On s’offusque du déboutonné pour mieux piétiner les blouses blanches entre deux blanchisseurs.

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On baise les babouches ensanglantées avec distributeur. On privatise les profits, on socialise les pertes. ON vend, on brade, on récompense, on ristourne aux riches amis fraudeurs, on traque, on stigmatise on culpabilise le petit gratteur de rien. 



Leur morale n’a pas d’odeur. Celle qu’on nous inflige pue.

Ils sont purs, nous sommes impurs c’est une affaire entendue, tranchée, définitive et totalement récurrente durant les siècles des siècles, car plus c’est moderne et plus ça sent sa vieille lune.

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Alors oui et pour en finir avec ce malentendu de la marseillaise, quitte à s’en prendre plein la gueule, à se faire insulter, cracher au visage par les bien nés, les cuillerés de la bouche en cul de poule, leurs valets, leurs larbins, leurs chiens policiers et leurs chiots de micro, qu’un sang impur, le notre, celui qui n’est ni de sang royal ni de sang bleu, abreuve à nouveau nos sillons.

Ce n’est pas à coups de pistolet à eau qu’on se fera respecter.

Puisque nous sommes affreux et sales, devenons enfin méchants !

tgb

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19:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

 
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