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27/03/2007

NationaZisme

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Le Monde - 26 mars – A propos du match France – Lituanie de samedi dernier :

« …Du déplacement en Lituanie restera aussi une indigne banderole déployée pendant les hymnes par des supporteurs lituaniens. Sur un drap de dix mètres de large et de vingt de hauteur, il était écrit en français : "Bienvenue en Europe". Mais la carte dessinée représentait le continent africain barré du drapeau français. Une allusion directe à la couleur de peau des Bleus. Une détestable référence aux discours xénophobes et racistes de certains leaders de l'extrême droite européenne. «

Ce commentaire du journal Le Monde m’inspire un certain nombre de remarques (16 exactement) :

1) Que juste après l’exécution des hymnes nationaux par une fanfare militaire, des supporters deviennent cons, belliqueux et haineux, on le sait.

2) Que des supporters lituaniens du haut des tribunes exhibant cette ignoble banderole (tifo) se soient crus désopilants (attention humour lituanien), qu’ils aient cherché (subtilement) à déstabiliser l’équipe de France ou qu’ils aient adressé un message signifiant la supériorité du blanc sur le noir, on pouvait s’en douter. On connaît le passé nazi de la Lituanie, (engagement massif des Lituaniens dans la Waffen SS) on connaît le passé raciste et antisémite de la Lituanie (son importante communauté juive a été décimée lors de la dernière guerre).

3) Que les supporters en général, du football en particulier, se shootent à l’hystérie collective et totalitaire, s’enivrent de violence primaire, de chauvinisme à la bière et se laissent aller aux pulsions crétines, aux saluts fascistes, aux cris de singes, et autres finesses de cet acabit on sait également. Phénomène groupal bien connu, hooliganisme étudié. Admettons que ces formes de transes servent d’exorcismes et d’expulsion du pire...

4) Que la compétition est un substitut à la guerre, un exutoire de l’agressivité et un prolongement de nos conflits ataviques (ah les matchs France Angleterre de rugby !!!) on suppute. Mieux vaut ces simulacres sans doute que de repartir en vrai pour une nouvelle guerre de cent ans…

5) Que le sport c’est l’opium du peuple (Lénine)…que pendant qu’on regarde les finales à la télé le visage peinturluré en cocarde BBR avec crête de coq sur la tête et maillot de Zizou sur le dos, les gouvernements passent en loucedé leurs réformes les plus impopulaires, on sait encore.

6) Que le langage du supporter exalté est d’une syntaxe affligeante, qu’elle se nourrit de 12 mots de vocabulaire – on va gagner – aux chiottes l’arbitre – ohhhhhenculé – on sait tout autant.

7) Que nos médias en général et le monde vespéral en particulier appelle justement un chat un chat et le racisme du racisme quand il s’agit de Lituaniens et qu’ils sont beaucoup plus indulgents avec un Georges Frêche ou un Alain Finkielkrault (l’honneur de l’intelligence française, je vous le rappelle, dixit un enfin tout nouvel ancien ministre de l’intérieur– l’équipe de France black black black … risée de l’Europe) qui vomissent leur haine xénophobe dans des médias aux pudeurs pleine de mansuétude et nomment ces saloperies « dérapages « on sait aussi.

8) Que l’on assiste un peu partout dans le monde à une poussée des nationalismes décomplexés, engendrés sans doute par un phénomène de mondialisation sauvage et déréglementé– plus le monde est grand ouvert plus on est petit fermé - on ne le sait que trop.

9) Que l’Europe de Maastricht et sa constitution libérale privilégie les mouvements de capitaux, sur les mouvements des hommes, l’argent sur les gens, à faire du plombier polonais notre adversaire économique, on est bien placé pour le savoir.

10) Qu’en ces temps réactionnaires et néo-féodaux où la lepénisation des esprits ne rampe plus mais parade franchement, certains candidats à la présidentielle, nez sur les sondages, dans une campagne électorale décidément fort nauséeuse, démago et populiste, exaltent le nationalisme racoleur à coups de slogans simplistes et réducteurs, de marseillaise par ci, de drapeau tricolore par là, de ministère de l’identité française et de l’immigration, on ne sait que ça.

11) Que pour diriger les masses, il faut les diviser, jouer les uns contre les autres, miser sur les peurs, flatter les bas instincts, la connerie plutôt que l’intelligence, faire appel au soi disant bon sens populaire prés de chez vous, nourrir les préjugés, caresser dans le sens du mauvais poil, on l’a toujours su.

12) Que si on appliquait la discrimination positive, il nous faudrait imposer un quotas de blancs à l’équipe de France de foot, pour faire propre et couleur locale, alors qu’un entraîneur je suppose, compose son équipe en choisissant tout simplement les meilleurs, on subodore.

13) Que je veux bien chanter la marseillaise le 14 juillet et agiter mon drapeau le soir de la finale mais pas plus, que je n’ai pas honte d’être français mais que je n’en suis pas spécialement fier non plus, vous ne le saviez peut-être pas mais maintenant si.

14) Que l’exacerbation du patriotisme finit toujours par le nationaZisme qui constitue essentiellement à foutre sur la gueule de l’autre, on a su mais on a tendance hélas à l’oublier.

15) Que le sport est un spectacle pourri par le fric, la dope, la triche et instrumentalisé par les pouvoirs qui en font une arme politique et une démonstration de puissance, si on ne le sait pas les JO de Pekin vont méchamment nous le démontrer.

16) Que « quand les drapeaux sont déployés toute l’intelligence est dans la trompette « (Stefan Zweig)

On vient une fois encore de le constater.

tgb

14:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

21/03/2007

Khalid Cheikh Mohammed – la gueule de l’emploi

medium_180px-Khalid_Sheikh_Mohammed.jpg L’Amérique de Bush a une propension certaine à se la jouer Hollywood.
Elle appréhende le monde à travers un manichéisme puéril, façon noir ou blanc qui catalogue les hommes en gentils (eux) et méchants (les autres), en super héros messianique (eux) ou diabolique (les communistes, les barbus, les communistes barbus).

L’Amérique de Bush a un goût certain pour l’infantilisation.

Dans ce jeu vidéo ricain, les choses sont simples, les codes identifiés, les référents basiques. Le méchant est l’incarnation du mal, il a une tête de méchant sournois. Il est sale, gras, lâche et vicieux. En option, il peut refouler du goulot, mais ce n’est guère utile pour le cinématographe. En revanche le gentil doit incarner le bien, avoir les dents blanches, l’œil clair et la tronche de Bruce Willis ou de Tom Cruise.

Evidemment, pour mettre en valeur le super héros du bien il faut consacrer son double négatif, la création d’un mythe, d’une légende, d’une star malfaisante du terrorisme international par exemple.

Question gueule de salaud malfaisant, Khalid Cheikh Mohammed (appelons le Momo) a décroché la queue du Mickey et le rôle de sa vie. Plus gueule de l’emploi tu meurs.

Quasi caricatural :

Gueule patibulaire, regard fourbe et perfide, apparence négligée, tricot de peau douteux, cheveux en pétard, système pileux développé…Le genre de type qu’on se doit de détester d’instinct, qu’on évite par réflexe le soir au coin de la rue, tant sur son front semble clignoter en lettres rouges et numériques : attention super salaud.

C’est utile, surtout si vous avez raté la saison 3 du feuilleton « axe du bien contre axe du mal », ça vous permet rapidement d’identifier les personnages et de resituer l’intrigue.

Affaire identification, la pilosité est d’importance. Dans ce pays Disney, joyeusement épilé sous les bras, où trois poils de cul qui dépassent frise l’attentat terroriste aux bonnes moeurs, l’archétype du salopard est hirsute voire poilu : Il est crade.

Il a quelque chose de primitivement animal, quelque chose de l’ordre du mammifère, qui l’éloigne fort heureusement de l’humanoïde californien à la beauté plastique et siliconée avec code barre.

Le sauvage, l’ennemi, arbore donc une moustache suspecte genre Saddam Hussein, Staline, Hitler, José Bové, une barbe hirsute façon Castro, Lénine, Arafat, Ben laden, voire les deux, genre le Che, Khomeiny et re-Saddam (épisode capture et visite médicale)…

Si les héros positifs, en antinomie évidente, sont lisses, glabres, gominés, passés aux UV, les barbares sanguinaires sont hirsutes ce qui permet de les désigner directement : les barbus (voir plus haut).

L’épilateur électrique, voici la clef de la suprématie de la civilisation occidentale sur la barbarie métèque.

Un supposé terroriste avec une tête de terroriste est donc un terroriste. Surtout s’il a du poil. (moi si j’étais terroriste, je me ferais une tête de scientologue mais chacun sa stratégie… )

C’est donc dans un élan unanime et consciencieux que nos médias nationaux et internationaux ont rapporté les aveux de notre Momo identifié sale type, sans émettre la moindre réserve sur la version officielle Bushiste qui pourtant en termes d’intox, de scénario bidon et de romans-photos embedded en connaît un rayon. Or ces confessions ne sont en fait qu’un texte lu par un militaire devant un tribunal d’exception (pas d’avocats, ni journalistes, ni témoins). Ces aveux sont donc les confessions d’un détenu enfermé depuis trois ans au secret sans même la visite de la croix rouge, dans une prison illégale (Guantanamo) et ayant subi la torture.

Et alors me direz-vous ? on peut être torturé et coupable, avoir une tête de gros naze et être une ordure. Certes mais quand même ce contexte pourrait légitimement susciter quelques doutes ou conditionnels ou vérifications de faits et de sources et bien non. S’accommodant de l’arbitraire, nos medias relaient l’info, la presse est unanime, le public emballé : A Momo, le César du meilleur terroriste de l’année pour l’ensemble de son œuvre.

Et quelle œuvre !!!

31 complots produits ou co-produits depuis 1993. C’est bien simple des Twin Towers (grosse production) en passant par l’attentat de Bali jusqu’à l’assassinat de Jean-Paul II aux Philippines (resté en projet) on lui colle sur le râble a peu prés tout ce qui s’est fait d’explosif de par le monde. Tout juste si on ne lui rajoute pas le vol du scooter de Sarko junior et le réchauffement climatique.

Momo, une multinationale du crime à lui tout seul. D’ailleurs je leur conseille (aux multinationales) ce mec comme super manager, parce que question productivité, supervision, financement et logistique, il est méchamment efficace et performant le Momo. Faut voir la liste des activités.

Sauf que là le Momo avec sa gueule à la Reiser, son look de gros dégueulasse de l’attentat tout pourri comme ses dents (manque que les cabas), l’imaginer en méchant d’accord mais en cerveau d’Al-Qaïda on a du mal. Comme une erreur de casting. Préjugés me direz-vous…
Sauf aussi qu’on ne peut exclure qu’il se la raconte un peu le Momo, que quitte à passer sa vie dans une cage, autant la passer en star même négative en exagérant quelque peu son rôle, en enjolivant le CV.
Sauf qu’on ne peut exclure non plus que dans une posture de martyr, Momo endosse un maximum de crimes pour protéger son réseau.
Sauf qu’on ne peut exclure encore qu’avec une telle tête de Turc, la mariée soit trop belle ou le méchant trop vilain, bref qu’il ait une admirable tête de lampiste.

Un peu comme Zarkaoui. Vous souvenez vous de Zarkaoui ? (oui je sais c’est loin, genre six mois au moins cette affaire) Zarkaoui (encore un barbu) obscur figurant de la scène terroriste se retrouve en quelques jours fort opportunément propulsé en haut de l’affiche onusienne et se voit consacré du jour au lendemain, vedette number one et internationale du crime barbare. Jusqu’à disputer le titre à Ben Laden. (une référence)

EL-Zarkaoui en super ‘bankable’ est donc accusé d’avoir égorgé de sa propre main, l’otage juif américain Nick Berg, d’avoir organisé le carnage de Madrid le 11 mars, le bombardement des Shiites en Irak le même mois, l’attentat kamikaze du port de Basrah le 24 avril…le tout sur une jambe (il était amputé d’un pied) traqué par toutes les polices, armées, services spéciaux du monde, sa tête mise à prix une fortune affichée partout en Irak.

Sorti du chapeau pour accréditer (faussement) le lien entre Saddam Hussein et le terrorisme international, il est remis dans le chapeau (liquidé) après exploitation médiatique et marketing.

Place au méchant suivant. Au patibulaire Momo.

Question Momo, il est quand même bon de savoir qu’en septembre 2002, les services secrets pakistanais (ISI) avaient annoncé l’avoir abattu à Karachi.Puis les mêmes services secrets avaient prétendu l’avoir arrêté le 1er mars 2003, en présence d’agents de la CIA et remis aux autorités US, sans procédure d’extradition, empochant au passage une forte récompense, alors que des témoins de l’arrestation certifiaient que l’individu arrêté n’était pas Khalid Sheik Mohammed.

Pour conclure, je ne sais pas si le type de la photo est le véritable Momo, s’il est effectivement responsable de tout ce qu’il a avoué et si ses aveux eux-mêmes sont fiables et crédibles. Tout ce que je sais c’est que si tous les escrocs, les sales types, les méchants de la planète avaient la tête de l’emploi, le monde en serait certainement plus sûr et les victimes incontestablement moins nombreuses.

tgb


Fort de cette remarque pertinente, de cette fine analyse et de ces savants éclairages, petit test entre amis :

Saurez vous maintenant reconnaître un bon d’un méchant ?

A
medium_sarko.jpg

B

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Parmi ces douze candidats à la présidentielle, deux filent du mauvais coton
Saurez vous les identifier ?


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Réponse au prochain épisode (quel suspens !!!)

10:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

17/03/2007

365 MOTS

medium_photosymbole-04.jpgLa "leçon de mots" revient à la maternelle : l’objectif est l'apprentissage de 365 mots par an
(Le monde 16 mars )


365 mots par an, c’est bien plus que le capital lexicologique de Johnny, Steevie et Doc Gyneco réunis. Notre trio Devra t’il retourner à l’école pour nourrir son dictionnaire mental ?

En attendant la réponse à cette insoutenable énigme et la réac-tivation linguistique et Gilles de Robienne ; petite dictée possible pour la rentrée 2007 :

- Notre immense président Nicolas Sarkozy en visite au centre de rééducation pour enfants porteurs du gène de la délinquance de Kärcher sous Bois a déclaré de toute son autorité tranquille :

Je voudrais dire aux Français qui se lèvent tôt, qui travaillent enfin plus pour gagner enfin moins et qui regardent, vautrés, bouffant du pop corn transgénique, la sympathique Arlette Chabot à la télévision pour se reposer d’une journée d’effort national, en attendant un nouveau matin plein de précarité enthousiaste, oui je voudrais leur dire que moi, je suis comme eux.

Comme vous.

Comme vous, ouvriers suicidés, cadres défénestrés de chez EDF ou Renault, je participe à tirer notre patrie du profond déclin où les Socialo-Chiraquien l’ont conduit en trente ans. Comme vous j’œuvre énergiquement à transformer notre France éternelle et judéo-chrétienne en nation néo-libérale efficace, atlantiste et saine.

Comme vous je pense que les fonctionnaires sont des parasites peu rentables et les grévistes, les potentiels terroristes de notre société post-industrielle, ennemis du profit.

Comme vous aussi, je trouve normal et légitime de dire aux barbares qui menacent notre identité :

La France tu l’aimes où tu la quittes. Particulièrement si tu es un enfant d’immigré du genre racaille islamique et qu’en plus de niquer la police, tu égorges des moutons dans ta baignoire au lieu de faire tes ablutions comme n’importe quel enfant bien élevé de Neuilly.

Cher petit français de demain, de toujours et de maternelle, sois formaté con et performant, sinon contrôle, police et expulsion.

Bref en résumé et sans tabous, je voudrais dire aux Français - au boulot et ta gueule. -


tgb

MAL NOMMER LES CHOSES C'EST AJOUTER AU MALHEUR DU MONDE – Albert Camus

( le tout en exactement 365 mots)


Photo de Jack Guez - Expulsion de familles d'immigrés le 2 septembre 2005 - jour de la rentrée scolaire - 4 rue de la Fraternité à Paris XIXème

01:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

11/03/2007

Cool memories

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- La tristesse de l'intelligence artificielle est qu'elle est sans artifice, donc sans intelligence -Jean Baudrillard Cool Memories - 1980-1985

Huit jours au fin fond de ma Vallée avec le Dauphiné libéré pour toute info, ça vous décale l’actu vite fait, vous l’écrème, vous la pasteurise. Bref ça vous change l’angle.
Le Dauphiné libéré dit le Daubé, fleuron de la PQR (pourquoi R ? ) est un journal avec rien dedans comme les gratuits mais payant comme le Monde ; l’actualité réduite à peau d’balle pas grand-chose, filtrée, formatée et aromatisée sauce locale.
Un pur moment d’immersion provinciale
Temps de lecture 5mn34 environ (rubrique nécrologique incluse)
C’est dire si j’ai décroché de l’actualité du monde, de la Ségo-Sarko-Bayrou-troyka et des pétages de plomb de Delarue.

La ligne bleu marine des montagnes dans le ciel nocturne d’hiver suffisant amplement à mes méditations branleuses.

De retour à Paris, l’actu, j’ai du mal à m’y remettre, c’est peu de le dire.
(et vu les hara-kiris blogueux ces temps-ci je ne suis pas le seul)
Une certaine saturation de simulacres et de virtuel.
D’ailleurs je m’y remets pas
pas encore
D’autant que Polnareff est de retour (ah… Le bal des Laze !!!)
Et que Baudrillard est mort.

Merde alors.
Parce que question simulacre, y simulait pas Baudrillard. Il pensait. Et avec sa tête encore. Quitte à déranger. De la pensée dépotante. : télé, politique, culture, objets, consommation, infos…il te démontait tout ça en deux coups de fulgurance géniale et vaporeuse qui me mettait sur le toit.

Après la société du spectacle de Guy Debord, voici la disparition du réel de Baudrillard. (la guerre du Golfe n’a pas eu lieu - 1991). Logique et inexorable. Et derrière mes écrans en témoin survivant j’en constate toute la pertinence désincarnée.

Cool mémories (1980_85) est ma clef

Que le philosophe, le sociologue, le penseur inclassable, dans l’impasse intellectuelle trouve la liberté dans la poésie, les aphorismes (la photo) et fasse œuvre ouverte me paraît une évidence.

L’intelligence au service de l’intuition sensible. L’onirisme en béquille de la raison.
Désillusionniste, Baudrillard mais curieux et vivant. Pas cynique, pas nihiliste à la Cioran. Nez dans le chaos et dans l’ambivalence, la pensée en mouvement, sauvage et post-moderne, il assume l’obscur et autorise l’irruption des possibles, des hasards…

Une pensée humble et ambitieuse.Une pensée du paradoxe et de l’ironie.
( ah… le suicide des twin towers – pur chef d’oeuvre de la pensée rêvée, libre et rebelle, et au final meilleure explication rationnelle du phénomène tragique)

Se plonger dans la pensée puissante de Baudrillard (et dans une moindre mesure de celle de ses potes Edgar Morin, Paul Virilio) c’est vraiment se mettre à penser. Seul. Libre, sans système, au feeling. (cruel pour l'imposture des poseurs médias en postures pseudo-philo)

Baudrillard je l’ai rencontré une fois. A une conférence. Un regard, deux mots. Bonhomme et disponible. Aussi simple que complexe, aussi pédagogue qu’hermétique. Et toujours cette pensée dévastatrice l’air de rien qui me travaille encore…

Baudrillard : un artiste du crémol.

- L’artiste tragique n’est pas un pessimiste, il dit oui à tout ce qui est problématique et terrible, il est dionysien - NIETZSCHE


Quant à la réalité si elle existe encore… la prochaine fois


tgb

11:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

 
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