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30.06.2009

La révolution en tongs 2

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Vu que le concept électoral "Votong" cher à Zgur ne donne pas que des satisfactions et que l’heure de la transhumance caravanière approche, revisitons donc cette notion de ‘révolution en tongs’, chère à Rue-Affre.

Le principe en est simple. On part en moto torturer des merguez chez des potes, vider des boutanches, jusqu’à refaire le monde et soulever des campeuses sur la plage comme d’hab, sauf qu’à l’heure d’hiver revenue, on reste à l’heure d’été et on ne revient pas.

On ne réintègre pas son open space, on ne reprend pas son métro bondé, on ne se réabonne pas au JT calamité de David Ferrari, on ne souscrit pas au bel emprunt national pour éponger leur crise de foie. On reste à glander.

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Mieux on file au Honduras botter le cul de quelque apprenti Pinochet.

Bien sûr, très vite, faute d’honorer nos factures, les huissiers débarqueront, mais vu que de toute façon apparts ou maisons avec nos salaires de misère et nos crédits pourris, finiront pas être saisis autant anticiper. Certes nos gamins n’iront pas à l’école mais est ce bien éducatif de toute façon de les envoyer passer sous des détecteurs d’armes à feu afin d’ingurgiter des programmes où ne figurent même pas la Commune ?

Donc on ne rentre pas. On consomme au minimum. On coupe du bois, on ramasse des champignons en attendant les frimas et on se pelotonne tous ensemble en attendant de voir venir.

Si je fais ça tout seul, on appellera ça une clochardisation. En revanche si on fait ça à 20 millions (ceux qui bossent quoi) on appellera ça alors la « révolution en tongs ».

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Car très vite nos patrons qui, soi disant ( justifiant en cela leur indécents salaires) font tout, tout seul seraient fort marris de ne pas revoir leur petites mains productives, les grandes surfaces désespéreraient de voir leur caddys s’enculer comme des cons sur des parkings vides et les chaînes de télé auraient beaucoup de mal à justifier le prix du cerveau disponible de deux trois glands en maison de retraite.

Il est fort à parier que très vite notre président chéri nous supplierait de rentrer à la maison, même qu’il promettrait d’augmenter nos salaires par 4 et de réviser ses propres émoluments à la baisse. Eventuellement même de troquer une Carla un peu trop voyante pour une Ginette un peu plus regardante sur la liste des commissions.


Et c’est là qu’on rigolerait, nos tongs en éventails, à nous faire désirer, à monter les enchères et à nous la jouer coquette et capricieuse du genre :

: - j’sais pas….j’me tâte…c’t’année j’le sens pas…j’voudrais bien rendre service mais y’a les châtaignes à ramasser…r’passez demain...au saut du lit vers midi…à la limite si not’ président nous récite par coeur à Versailles « la princesse de Clèves » j’peux faire un effort…

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Qu’on parte ou qu’on ne parte pas, qu’on torture des merguez sur la plage de Bora Bora ou sur son balcon à la Courneuve ; mot d’ordre de la « révolution en tongs » : - à la rentrée on rentre pas -

Pas de rentrée chaude, pas de rentrée sociale agitée. Pas de rentrée du tout.

On les baise grave.

Qu’ils pigent bien que sans nous tout à peaufiner encore notre bronzage automnal, leurs visages pourraient être très très pâles.

tgb

27.06.2009

thèse antithèse foutaise

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Le BHV de la pensée (Bernard Henri Val)

Bernard Henri Lévy a sorti de son logiciel « spécial démocratie » une de ces formules toute faite, creuse comme un radis, dont il a l’exclu coco.

"Avec le peuple iranien plus que jamais"

Pratique ce logiciel du prêt à penser Béchamélien qui offre plusieurs propositions en kit, qu’il ne reste plus ensuite qu’à valider.

Avec le peuple Birman...
Avec le peuple Tibétain…
Avec le peuple Tchétchène…
Avec le peuple Georgien…
Avec le peuple Ukrainien…
Avec le peuple Palestinien… (bug)

Sympa ce « philosophe » qui apporte son soutien solidaire a un peuple oppressé, alors que quinze jours avant il se battait pour lui envoyer des bombes sur la gueule.

Pet’au casque


La plus grande faute de Madoff n’est pas d’avoir escroqué des centaines des gens. Ce jeu-là est pratiqué par tous les banquiers, cautionné par tous les états libéraux. Non, la plus grande faute de Madoff est d’avoir escroqué des gens de sa condition, assez cupides, pour encaisser du 10% d’intérêt sans se poser de questions. Et chez ces gens-là, ç’est très mal élevé.

Escroquer des pauvres ? rien que de plus normal ; ç’est l’essence même du capitalisme
Escroquer des riches ? inadmissible ! ç’est de la trahison de classe.

Placid et Muzo


Lang de mammouth à moumoute, pro-sarkoziste primaire constructeur reproche au PS « un anti-sarkozysme primaire destructeur »

Cohérent !


Bertrand Delanoë, lécheur de museau libéralo-bobo « veux servir son pays par les valeurs de la gauche. »

tendance Betancourt sans doute !


Le placide et vermoulu, Jean-Paul Huchon a de nouveau plaidé aujourd'hui pour "l'unité la plus large de la gauche"

...de Valls à Besson en gros.


Bref, ceux qui vont mourir disent leurs dernières conneries.

De profondis !

tgb

Abonnés, pour vos vacances, Rue-affre vous offre ce magnifique presse livres socialiste parisien. (voir photo du haut)



tgb

25.06.2009

La talonnette d’Achille

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Est-il utile de rappeler la légende du talon d’Achille ?

Au cours de la guerre de Troie, Achille mourut d'une blessure au talon, infligée par une flèche tirée par Pâris. Pourtant immergé tout bébé par sa mère, la déesse Thétis, dans le fleuve Styx, il était censé être invulnérable.

Sauf que, tenu par le talon, qui n’avait par conséquent, pas eu de contact avec l’eau protectrice, il conserva ce point faible.

Chez le nain vert décomplexé du menton et complexé de la cheville enflée, le point faible reste ce besoin irrépressible d’être à la hauteur, ce qui le conduit à évoluer en permanence sur la pointe des pieds.

A vouloir passer pour un géant, il ne fait que souligner en permanence ce nanisme qui l’obsède. Comme s’il ne se pensait jamais tout à fait légitime dans la cour des grands.

Ce besoin de revanche «  un jour, quand je serai grand je me vengerai… » cette volonté d’omni présence omnipotente dans un égo surdimensionné et narcissique, cette manière malsaine et mégalomaniaque de se projeter en maître du monde, démontre combien cette faille purulente le taraude.

Si la soif de puissance, son énergie brouillonne, son ambition quasi pathologique, le tirent et comment, vers le haut, ces talonnettes orthopédiques paradoxalement le ramènent en permanence vers le bas.   

Chez moman.

C’est bizarrement cette volonté de se grandir qui le rapetisse. C’est bizarrement cette nécessité de s’afficher avec des femmes qui le dépassent et qui s’imposent des talons plats, qui le rabaisse. C’est étrangement cette envie d’occulter son inculture en l’étalant qui le réduit.

Syndrome RouJon-Macquart.

A faire croire qu’il assume, il assome.
A faire croire qu’il assure, il ne rassure pas.

Et c’est heureusement ce hiatus, cet écartèlement qui dévoile sa faille.

Y’a du manque.
Il se manque.

Ce n’est évidemment pas une question de taille.
C’est évidemment une question d’envergure.
Ce volontaire qui apparemment ne doute jamais, est en fait un doute ambulant, activant sans cesse son complexe de supériorité suffisant pour masquer ce complexe d’infériorité initial et son insuffisance. 

Et ce vouloir absolu, cette soif de puissance et de gloire, cette obligation d’avoir toujours raison, relève au final plus du caprice nerveux que de l’autorité naturelle.

La grâce ne s’achète pas.

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Obama, l’a bien compris. Lui qui se contente d’être ce qu’il est avec une élégante évidence, sans le souci constant de prouver et de justifier sa présence, fait sur cette photo officielle, unique témoignage de sa rencontre avec mr Bruni, le pire affront à notre autocrate de pacotille. Il n’accorde à l’aspirant géant, que l’importance d’un bras anonyme, soulignant combien à trépigner pour être sur la photo, on finit par s’en exclure.

A se demander même si la façon distinguée de Barack, de pulvériser une mouche parasite, d’un geste juste, n’est pas un message implicite adressé à un certain moucheron monté sur échasses.

La grenouille qui…
La mouche du coche…

Coluche disait avec raison, que la bonne hauteur pour un homme, c’est quand ses pieds touchent par terre. Le nabot vert, lui, n’est jamais ancré au sol. Il ne lévite pas non plus d’ailleurs.

Comme ses semelles, il compense.

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C’est cette talonnette d'Achille (Zavatta) qui le perdra. 


tgb

22.06.2009

Maintenant et à l’heure du sacre…

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Maintenant et à l’heure du sacre du roi lampe de poche, tendance solaire à manivelle, en son meeting UMP versaillais et tandis que le parti des couillons socialisses en opposition boudeuse, un peu dedans un peu dehors, surtout nulle part, genre âne de Buridan, se tire la nouille politicarde et mollassonne, affirmer, revendiquer, clamer, claironner, décréter, pavoiser crânement, fièrement, viscéralement son antisarkozisme primaire secondaire...sans honte sans complexes sans scrupules sans états d’âme, sans atermoiements, me paraît plus que jamais un réflexe salutaire de salubrité publique, de lucidité exemplaire, d’hygiène mentale et la marque à coup sûr du bon goût universel.

Qu’il soit frontal, stratégique, pavlovien, reptilien, cérébral, pulsionnel, sophistiqué, subtil, bestial, brutal, chevaleresque, qu’on cogne à la massue cloutée ou à la matraque dialectique, au sabre laser de maître Jedi et de ses jeunes padawan ou au gourdin en caoutchouc façon guignol, l’antisarkozisme primaire, secondaire..., reste plus que jamais, honorable, élégant, judicieux, flamboyant, historiquement juste, intellectuellement noble, politiquement élémentaire.

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Qu’il soit tendance ou ringard, in ou has been, respectable ou pas, qu’il fasse de l’audience ou pas, qu’il soit payant à court moyen ou long terme ou pas,  qu’il soit pas politiquement correct ou qu’il le soit, qu’il chatouille Valls quelque part, qu’il gratouille Lang où il veut, qu’il ne cartonne pas dans les sondages d’Opinion Ouais on s’en fout, l’antisarkozisme primaire fût, est et restera un impératif vital des défenses immunitaires, sociales, humanistes, et sanitaires. 

A nous, d’envoyer du lourd, du gros, du gras, du concentré, du centré, du qui pue, au-dessus de la ceinture ou en dessous peu importe, à la fronde ou au bazooka, en charge de cavalerie ou en harcèlement perpétuel, en bataille rangée ou à la guérilla, sans questions, sans fioritures, sans merci, loyalement ou sournoisement, de bonne ou de mauvaise foi tout est bon, dans un combat physique, psychologique, économique, idéologique, à la cro-Magnon, à la Bonobo, jusqu’à prendre l’ascendant.

Car n’en doutons pas un instant le sarkozisme lui est primaire, instinctif, abusif, sectaire, con et méchant, s’en flatte, s’en gausse, s’enorgueillit, s’en badigeonne les pectoraux. Il ne finasse pas, ne tremble pas, ne tisse pas de la dentelle à Calais, Il ment, il triche, il achète, il corrompt, il biaise, il baise, il dévaste. Il fonce dans le tas, force le passage, frappe pour l’exemple, vend ses salades, organise la claque, les distribue. Il n’esquive pas, ne respecte pas les règles, s’assoit sur les lois. Il ne s’excuse pas, ne se justifie pas, il canarde, il bombarde, il éparpille façon puzzle. S’il recule d’un pas, c’est pour mieux t’en coller une dans les roubignoles en invoquant sa déontologie.

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Trivial, tripal, tribal, Il assume sa médiocrité. Il vante sa vulgarité. Il arbore son arrogance, son inculture, son mépris. Il brouille les valeurs, déplace les repères, efface la mémoire, joue de la compassion et de la confusion. Il se gonfle de morgue, bidouille les images, tronque les mots, noie le poisson. Il écologise le lundi, moralise le mardi, socialise le mercredi, droîtise le jeudi, vantardise le vendredi, populise le samedi, supprime le dimanche et s’augmente en te demandant des comptes. Il saoule, il abrutit, il flatte les parties intimes, il appelle un chat un chien, Il rend ton cerveau disponible. Il en rajoute une couche s’il le faut. Et tandis que le péhesse ménage la chèvre et le chouchou dans ses petits calculs de coliques néphrétiques, le bulldozer réactionnaire et merdeux dans ce qu’il a de plus primitif nous refourgue de sa modernité pour vieux.

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Cette sale droite là, et son paltoquet capricieux, morveux, coquelet infatué, enivré de lui-même, du pays du rance, du toc, du clinquant miteux, finiront dans les chiottes de l’histoire de France : accélérons le mouvement.

Face à cette droite décomplexée du menton mais complexée du talon (d’Achille), ne complexifions rien, cessons de nous défendre, cessons de reculer, cessons de découper suivant les pointillés les arguments, les arguties  en quatre, de battre notre coulpe et de nous diviser par 60.

A la sauvage, à la barbare, telle une horde de loqueteux aristos, marchons, courons, partons à l’abordage en assumant avec orgueil notre antisarkozisme primaire, solaire, solidaire et conquérant ;

Stalinien s’il le faut.

tgb

19.06.2009

Dommages légèrement collatéraux

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Bon, c’est l’histoire d’un type, premier ministre de la France cohabitante, au temps où la fonction servait encore vaguement à quelque chose, et qui voulait devenir président.

Pas Président de la Société pour la construction et l'exploitation du Tunnel du Mont-Blanc, poste honorifique où l’on touche une fortune à produire de la sieste digestive, à peine troublée par de la catastrophe souterraine, non. Ça il l’était déjà.

Président de la France ; comme le deviendrait plus tard son Iznogoud associé, intriguant déjà méchamment pour devenir calife à la place du calife.

Je vous parle de ça…15 ans au moins, au siècle dernier.

Pour devenir président, c’est bête, mais vaut mieux y penser, des fois que l’idée vous viendrait : faut des sous.

Inspirés sans doute par les célèbres frégates de Taïwan, sauce Mitterrand, le genre de rafiots hautement technologiques avec rétro-commissions turbos injectées, le type et son associé, pas très imaginatifs sur le coup, se dirent qu’avec des sous-marin pakistanais ça pourrait bien le faire.

Ça paraît bien parti…

On a une tradition politique française de la magouille barbouze et maritime, sur un vieux fond d’armements, allez savoir pourquoi…

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Bref, trois sous-marins et un « je vous demande de vous taire » plus tard, Chirac élu à la surprise générale des deux maladroits, recevant la facture du dessous-de-table en formica amélioré, considéra que ça ne le concernait pas outre mesure, que les promesses n’engageaient que ceux qui les écoutaient et partît tâter du cul de vache au salon de l’agriculture entre deux explosions nucléaires.

C’est là, que les généraux pakistanais assez ombrageux, par le biais de quelques islamistes oisifs et instrumentalisés, firent à Karachi, un rappel financier, (8 mai 2002)  sous la forme d’une bombinette débitrice, dans un bus de la DCN (direction des constructions navales)

Bilan comptable : 14 morts dont 11 français de chez ingénieurs prolos. Appelons ça, façon occidentale : dommages collatéraux. (légers finalement quand on songe que pour tuer un taliban les ricains rasent un village)

On mit ça sur l’ardoise d’Al Qaïda, vu que ça existait autant que ça rende service et l’on passa à autre chose.

L’histoire ne dit pas, si, suite à la relance du débiteur rancunier, on fit livrer les deux mallettes manquantes mais on se doute.

Et pendant qu’aujourd’hui se finalise laborieusement la vente de rafales Dassault tout pourris aux Emirats Arabes Unis, nos sous-marins cherchent toujours une certaine boîte noire au fond d’un océan.

- Dis donc Edouard ça existe toujours Al Qaïda ? -

Je dis ça je dis rien, rendez-vous dans dix ans.

tgb

16.06.2009

Zorro et le sergent Garcia

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Selon le rapport annuel des violations des droits syndicaux de la Confédération syndicale internationale (CSI), 76 syndicalistes ont été assassinés dans le monde en 2008. Si le nombre est en baisse par rapport à 2007, il est toujours en progression en Colombie. 49 assassinats chez le sinistre Uribe, malgré les assurances d’amélioration données par le binoclard fascisant Alvaro.

Comme quoi il vaut mieux être Sainte Thérèse de Bitancourt de la jet set Paris/Ibiza/Bogota victime mondaine des très « sanguinaires » Farc - couteau entre les dents - coke plein les gencives - que le François Chereque Bernard Thibault, que l’Evo Morales local, luttant contre les para militaires et les firmes spéculatives mondialisées.

Au Pérou, l’Evo Morales local s’appelle Alberto Pizango.

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Leader de l'Association interethnique de la Jungle péruvienne (AIDESEP), collectif indigène représentant 65 groupes ethniques 1.300 communautés, 600.000 indiens sur 28 millions de Péruviens, il est réfugié aujourd'hui à la mission diplomatique du Nicaragua à Lima fuyant la justice expéditive du président Alan Garcia.

En effet depuis deux mois, l'AIDESEP proteste et organise des blocus ponctuels de routes, oléoducs ou fleuves dans le nord-est amazonien pour dénoncer les décrets-lois du très corrompu Garcia, favorisant l'exploitation hydrique, forestière et minière, bref la dévastation de la forêt amazonienne et accessoirement des territoires indigènes.

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Résistance pacifique jusqu’aux affrontements violents du 5 juin dernier où la police du sergent Garcia tenta de déloger à coups de flingues, les barrages civils des autochtones.

Bilan : 25 policiers, 9 Indiens morts selon les cow-boys, l’inverse selon les indiens.

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Rappelons que Garcia, dernier vestige droitier avec Uribe en Amérique latine, grand amateur de crise économique, son premier mandat (1985-1990) avait plongé le pays dans un marasme spectaculaire, s’appuyait lors des dernières présidentielles sur le slogan : « Aidez-moi à construire un Pérou plus juste »

On voit que c’est bien parti.

Qui pourrait bien se soucier en effet du scalp d’un peau rouge, syndicaliste qui plus est, au pays des grands propriétaires terriens et des compagnies pétrolières internationales ? certainement pas le peau vert de la tribu BOBO, Cohn-Bendit dont on attends toujours une vive réaction, certainement pas non plus l'héliporté de chez Pinault simple fric, dont on peut attendre longtemps une photo de cadavre indien.

Sauf qu’aujourd’hui dans l’Amérique Bolivarienne de Chavez, les amerindiens ont des frangins qui leur ouvrent l’asile diplomatique et ça change tout.

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Car s’il est un espoir de changement quelque part, c’est bien ce retour de l’indianité et de leurs représentants, luttant pour recouvrir terres, droits et maîtrise de leur destin et arrachant peu à peu les pouvoirs exorbitants des mains des colonisateurs. Une juste revanche sur le génocide indien.

Enfin, notons au passage, que le groupe pétrolier Shell, accusé de complicité, après l'exécution de neufs militants des droits de l'Homme par l'armée nigériane en 1995, dont l’écrivain Ken Saro-Wiwa dans la région fort marécageuse (sic) du Delta, a finalement signé un accord de 15,5 millions de dollars avec les familles des victimes pour échapper au tribunal de New-York admettant ainsi, implicitement sa culpabilité.

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Baril de sang contre baril de pétrole ? après tout, si parfois la lutte pour la justice payait ? Si en vrai, de temps en temps, Zorro bottait vraiment le cul du sergent Garcia ?

C’était mon message optimiste de l’année dans ce monde brutal du pétrole brut.

tgb

13.06.2009

Martine et les garçons

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La politique ce n'est qu'une certaine façon d'agiter le peuple avant de s'en servir.
Talleyran



Ça phosphorait fort ce soir-là, dans le bunker Solférino. Ça carburait au brain-storming, rapport à la déculottée Européenne.

Martine A. 1er secrétaire G. du Parti S, agitait vigoureusement le shaker de la cogitation neuronale des camarades éléphants, élaborant un de ces cocktails trans-courants imbuvable dont seuls les socio démocrates avaient le secret.

Une recette que l’on se transmettait, de génération en génération de 1er secrétaire à 1er secrétaire exclusivement.

Mais là, y’avait urgence à dompter les idiosyncrasies des leaders des motions ABCDEF

Sur le paper board, on commençait à lister les fulgurances, jaillit de quelque cerveau de quadragénaire narcissique en pré orbite présidentielle du genre : déposer le dispositif - démission participative – celui qui dit qui y’est - rénovation 33 - remise à plat de l’organigramme dans sa verticalité - re-re-re-refondation - Jack Lang !? -

Pendant que Moscovici proposait de relooker le poing et Peillon de reverdir la rose, un militant de base qu’on avait invité là pour voir à quoi ça ressemblait en vrai, essayait vainement d’en placer une du genre :

- Oui mais quand même la trahison de Versailles...

Mais dans le vacarme dialectique et le concours touche pipi des jeunes fringants déclinants personne n’y prêtait attention.

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- Le mot « socialiste ne veut plus rien dire » assénait le jeune Valls, tout frais épilé du maillot, dans une bouffée délirante confinant au sublime, due à des poussées d’hémorroïdes marxistes qui l’empêchaient encore de s’asseoir sur un strapontin gouvernemental.

- Oui mais quand même les camarades Lamy a l’OMC, Strauss Kahn au FMI…
essayait de dénoncer le militant inaudible.

Tout à ses élucubrations libérales de chez Bilderberg, de provocs pseudo iconoclastes par çi, de plus de blancs de whites et de blancos par là

- mais surtout moins de connards de droite au parti…tentait de placer abasourdi notre militant

le jeune Manuel, lové dans son fauteuil rotin, en plein acmé, (juvénile) concluait ravi qu’ UMP ça sonnait bien, et monsieur le ministre aussi.

- Oui mais nos valeurs…liberté égalité…


- Fra-ter-ni-té - reprenaient en cœur zénithal la chorale des quadras tout en se circonférençant voluptueusement le nombril.

Sur le paper board on lisait maintenant des mots comme : maison commune mais individuelle – repositionnement néo-stratégique - alliance verte/orange (avec un peu de rouge aussi mais pas trop) – primaires portes ouvertes – congres de Reims à Metz – Epinay mon amour – Back in SFIO - SOS Rolex - Julien Dray !? -

Au bout d’un moment comme ça phosphorait fort mais stérile, l’éléphanteau Hamon, qui venait de perdre son CDD au fond d’une putain d’urne se tournait alors vers le militant de base pour s’inspirer un peu du prolétariat.

- ben il est où ? demandait Benoît
- l’est parti répondait Mosco
- parti où ? demandait Aubry
- parti de Gauche répondait l’écho.

tgb

10.06.2009

Le nabot vert

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Confortablement installé dans son air force one, (dont on venait malheureusement de changer les pitots) à destination de Saint Barth (paradis fiscal moralisé) où se languissait le yacht de son pote Bolloré (déforestateur africain), le nabot à Ray-Ban, cacolac à la main, penché sur les résultats des élections européennes eut soudain une révélation :

« Repeignons l’ump en vert »


« génial !!! » réagit son porte-malette Devedjan (assouplisseur de code environnemental au nom de la croissance relancée) avant de s’interroger :

- mais qu’est ce qu’on fait de gros cul ?


Gros cul, pour la petite histoire avait eu la malencontreuse idée d’exprimer tout haut, rapport aux OGM et au réchauffement climatique, ce que pensait la bande tout bas, qui se branlait pas mal du trou d’ozone, d’autant qu’il n’était même pas privatisable.

- y’a qu’a l’envoyer chez les pingouins
- proposa, le porte-flingue Lefebvre avec un rictus malfaisant.

- Y’a déjà la mère Michel - s’esclaffa le porte-malette officiel tout en se grattant les roubignoles.

- On va se le garder sous la pogne – réfléchit tout haut le nabot vert, entre deux gorgées de cacolac - si ça sert pas on le donnera à becqueter aux crocos des centrales nucléaires dés que j’aurai refilé Areva à Bouygues, en attendant d’en prendre la direction et de me faire des couilles en uranium enrichi -

- Trop fort !!! – s’exclama le porte flingue en retroussant les lèvres avec gourmandise.

Le « air force one » survolait maintenant, les centrales à gaz Poweo (profiteur d’énergie) qui dégageaient onctueusement leurs fumées blanchâtres chargées de CO2.

Le nabot vert se mit à regretter subitement d’avoir passé au broyeur les conclusions du Grenelle de l’environnement juste après avoir roulé dans la farine les écolos bobos de TF1.

- Préparez un Grenelle 2 et trouvez-moi un développé durable vaguement présentable

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Le gros Airbus capitonné volait maintenant au dessus du circuit F1de Flins, délicatement tracé sur la nappe phréatique alimentant Paris.

- heu…Wechter…- proposa Lefebvre pas très convaincu
- Présentable j’ai dit !!! - grogna le nabot vert contenant un de ces tics nerveux
- Ben heu…Lalonde - murmura Devedjan se reculant instinctivement de peur de s’en prendre une
- L’est encore vivante l’écolo mondaine ? – s’informa le nabot vert un poil perplexe…- ça peut le faire avec un bon lifting bio…

Le porte malette venait de marquer un point face au porte flingue et en rougit de vanité.

Un ange déguisé en Jack Lang passa…

- et pour la taxe carbone on fait comment ? – reprit le porte-malette, cherchant à pousser l’avantage

Le nabot vert réfléchit un instant avant d’arborer un de ses sourires suffisants qui plaisait tant à sa dame guitareuse.

- y’a qu’à leur refaire le coup de la vignette auto que ces cons de socialos ont supprimés
-

- C’est grand !!! – siffla le porte-flingue, béat d’admiration

- Verte, la vignette – renchérit le porte-malette, histoire de dire quelque chose.

Et les trois d’éclater de rire grisés par l’altitude et les tournées de Cacolac.


tgb

08.06.2009

Jusqu’au-boutisme

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Depuis que j’ai l’âge légal et que je reçois ma carte de membre du comité, j’ai toujours consciencieusement et par devoir citoyen et militant, été à la pêche le dimanche. Retrouvant ainsi camarades et compagnons qui comme moi cédaient à leur devoir piscicole et à leur passion républicaine poissonnière.

Ce droit, à taquiner le goujon acquis de haute lutte valait bien que l’on sacrifiât, je le crois, quelque grasse matinée paresseuse et confortable, donnant ainsi un juste exemple éducatif et formateur à mes enfants, futurs pratiquants de la pêche à la ligne dominicale en ce beau pays démocratique de France.

Pourtant et n’en déplaise à la fédération française de pêche et à son oligarchie dirigeante autiste et corrompue et pour la première fois de ma vie, la mort dans l’âme, ce dimanche 7 juin, je me suis abstenu.

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Oui, ce dimanche, je l’avoue, pour protester contre l’inertie désinvolte des instances dirigeantes, son incapacité à ouvrir un débat avec la base et à entendre ses revendications, j’ai boycotté cannes hameçons et moulinets et j’ai préféré lâchement je l’admets, aller voter, rejoignant ainsi l’immense parti des abstentionnistes de la pêche à la truite.

Quoiqu’il ait pu m’en coûter, de couper ainsi au rituel dominical communautaire, je veux exprimer par ce geste radical que trop c’est trop, que la plaisanterie à maintenant assez durée et que le mépris des élites privilégiées de la pisciculture française, voire européenne n’est plus admissible.

Un geste que le bureau national de la fédération française serait bien inspiré d’entendre, un coup de semonce à interpréter comme un sérieux avertissement.

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Car, et que nos élus de l’association en leur tour d’ivoire parisienne, en soient convaincus, cet acte outré, cet acte désespéré, comme une ultime protestation, mes amis et moi solidaires dans l’adversité, oui cet acte symbolique et mortifère nous sommes prêts à le renouveler.

Prêt à déserter nos rives, nos rivières, nos lacs et nos bords maritimes pour rejoindre l’ensemble des vieux pantouflards mal oxygénés (40%) dans d’obscures et sordides écoles primaires et glisser avec eux un bout de papier un peu vain dans une urne un peu rance.

Qu’ils en soient persuadés, si cette action n’était pas prise en compte dans de réelles négociations ouvrant enfin des perspectives, alors un de ces dimanche prochain, nous serions prêt, dans un vaste mouvement jusqu’au boutiste, à recommencer l’opération et alors, les irresponsables repus qui nous dirigent deviendraient les fossoyeurs de la pisciculture française.

Qu’ils se le tiennent pour dit.

tgb

05.06.2009

Votons (f') utile

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Pour Nadal on sait. Comme quoi même les super héros, favoris des bookmakers peuvent aller au tapis. Pour le front de gauche, on sait pas, mais on peut toujours essayer.

Car,

Contrairement à ce que prétends Martine Aubry et ses petits camarades un peu sociaux ici et très libéraux là-bas, s’il est un vote utile en région parisienne c’est bien le vote Front de gauche.

En effet par la grâce d’une arithmétique électorale pour le moins complexe et alambiquée qui m’échappe, l’élu, que pourrait décrocher sur Paris le front de Gauche serait arraché à l’ump.

Une histoire de pourcentage à la mort moi l’vote qui fait qu’au delà des élus certains du PS, en rapport avec leur pourcentage, le score qu’il leur faudrait pour obtenir un siège supplémentaire est carrément improbable. Donc, chaque voix, au dessus de ce seuil, serait irrémédiablement perdue et ferait finalement le jeu de la yaourtière Barnier puisque, comme pour la sacem, au final c’est le plus riche qui touche.

En revanche, en revanche chaque voix allant au front de gauche et lui permettant de grimper à un certain étiage lui permettrait d’obtenir cet élu.

C’est de la cuisine politicienne d’expert-comptable certes, mais c’est bon à savoir.

Un élu, ça servirait à quoi ?

Et bien quand on voit le boulot abattu à lui tout seul par Francis Wurtz du pc (qui ne se représente hélas pas) ça pourrait bien servir à quelque chose.

A,

Foutre sa zone
Alerter
Contester
Dénoncer
Hurler dans l’hémicycle
Mettre un doigt à Barroso
Tout ça quoi…

Donc affre’uses affr’eux de la région parisienne, je ne sais pas ce que vous foutez dimanche, sûrement pas que des choses intelligentes, je vous connais allez allez, mais je serais vous (remarquez je dis ça mais j’aime autant pas je suis déjà moi et c’est bien assez pénible), j’irai quand même glisser un petit quelque chose dans l’urne.

Election piège à con je sais mais abstention piége à néo-couillons. Pas mieux.

Je dis ça je dis rien
Z’êtes pas obligé
C’est juste pour vous éviter, si ça se jouait à quelques voix, de vous en mordre les doigts et les miens par la même occase.

tgb

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