13.03.2010
Ma note ordurière

Le Oueb étant une immonde saloperie appelant à la transparence totalitaire et à la calomnie ordurière alors que les médias classiques à la déontologie irréprochable n’aspirent qu’à la conscientisation des masses sans recourir jamais ni à la vulgarité, ni à la propagande, ni à l’info vérolée ni même à la pipolisation scabreuse, je vais donc me permettre de balancer la dernière rumeur que je tiens de Michel Sourcesûre (dit gorgeprofonde le bien surnommé) une référence dans le monde enchanté de Pipicaca.
Il semblerait - vous noterez donc que j’utilise quand même le conditionnel contrairement au journal de révérence « le Monde » qui par exemple il y a quelques années, autant dire un siècle, titrait à propos des attentats de Madrid : « Un retour sanglant d’ETA sur la scène politique espagnole à trois jour des élections législatives » avant que de rectifier sans plus de mea culpa - il semblerait donc disais je, avant de m’égarer dans les méandres de la presse exemplaire, que dans mon immeuble du 18eme arrondissement, rue Affre, Colette, la voisine du second, escalier A, coucherait avec Gérard, le mari de la nana du 5éme, escalier B, qui se taperait d’ailleurs en loucedé carrément le concierge et sa dame.
Je dis ça je dis rien, le respect de l’intimité entre personnes adultes et consentantes, la sphère privée tout ça machin…

J’en ai touché quand même un mot à Joffrin-Mouchard, le patron diet-éthique de Libération qui offusqué m’a répondu qu’il ne mangeait pas de ce pain là ni même de cette biscotte ci, qu’il écrirait d’ailleurs un article sur cette rumeur pour mieux la dénoncer, tout en l’évoquant : 383 réactions à cette heure, tandis que l’article intitulé - France Télécom : l'inspection du travail dénonce un «harcèlement moral» - n’en produit que 13.
Un peu dépité j’ai fait passé l’info ragoteuse à quelques blogueurs influents de mon immeuble, qui un poil condescendant m’ont rétorqué qu’au delà du rideau de fumée que représentait cette médiocre anecdote, il y avait d’autres sujets autrement plus urgents à traiter, tels, le racket bancaire, la casse des droits sociaux, l’explosion du chômage et des gardes à vues entre autres. J’en ai bien trouvé quand même deux pour évoquer l’instrumentalisation de la branlette extraconjugale par le syndic, et considérer que lors de la dernière fête des co-propriétaires Gérard, en toute impudeur, ne s’était pas gêné pour peloter Colette devant tout le monde et qu’au final pendant qu’on parlait de sa relation adultère affichée, on oubliait non seulement qu’il n’était pas à jour de ses charges mais qu’en plus, qu’en tant que président du conseil syndical, il en avait profité pour faire voter les travaux concernant sa cage d’escalier au détriment de la notre.

Résultat : 127 657 visiteurs sur cet article, plus 243 commentaires ; c’est dire, si l’info investiguée rapporte.
Et ne méprisons pas l’intérêt des foules pour le dessous de la ceinture et le linge sale pas en famille, puisque moi même, sensible aux potins comme toute midinette qui ne se respecte pas, je me dois à l’autocritique.
Oui, si je me suis rapproché sensiblement du Front de Gauche ce n’est pas seulement parce que son discours prône la rupture avec le capitalisme, mais également parce qu’il semblerait par ouï dire, que Jean Luc M. se ferait faire des turluttes par Marie Georges B. le soir au fond des meetings unitaires et que c’est quand même plus honorable que les turpitudes déviantes dit on, de Bové et Cohn Bendit à Bruxelles.
Et puis, y’a pas de raison, je veux aussi ma part des 127 657 visiteurs et des 243 commentaires, sauf que mince voilà maintenant que j’y pense, je ne suis pas certain qu’avec Colette et Gérard comme mots clefs, je ramasse vraiment la mise.
tgb
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