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29/03/2010

Mes très chers pauvres,

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"Bien sur que nous sommes en pleine lutte des classes, mais c'est ma classe, la classe des riches, qui fait la guerre, et c'est nous qui gagnons"

Warren Buffet - 2006 - spéculateur milliardaire

Mes très chers pauvres,

C’est au nom des 1000 milliardaires recensés sur cette planète, des 358 familles les plus riches qui possèdent la moitié de la fortune mondiale, des 500 grandes multinationales qui contrôlent 52% du produit sociall et détiennent davantage que les 133 pays les plus misérables, que je me permets de vous écrire cette rapide et amicale bafouille.

Merci de bien vouloir éponger sur 20 générations nos débauches spéculatives, d’accepter si spontanément de vous rererererereserrer la ceinture encore, de passer votre temps à vous abrutir cocacolament devant « qui veut gagner des millions »  et de considérer comme ringard et archaïque le terme de « lutte des classes » puisque nous l’avons retourné à notre profit et qu’il nous appartient désormais en toute modernité.

Comme nous appartiennent d’ailleurs la plupart de vos medias avec de bons gros morceaux de Zemmour dedans, comme nous appartiennent  aussi vos gouvernements de centre droit de centre gauche et de centre centre, comme nous appartiennent enfin vos suffrages oui, vos suffrages non, ainsi que vos absentions dont on se cogne parfaitement.

Merci surtout de dépenser votre énergie à vous dévorer entre vous, à vous défouler consciencieusement sur du bouc émissaire à forte teneur appauvrie, car sans cela, je dois bien vous l’avouer, à 1000 contre 6 milliards, on aurait quand même un peu de mal à garder nos distances.

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Je tiens à remercier particulièrement les plus abrutis d’entre vous, qui, bien que premières victimes de notre désopilante escroquerie, continuent  avec une touchante candeur à défendre avec zèle nos solides intérêts. Continuez donc bien sagement à vous en prendre aux fonctionnaires  feignants, aux cloportes gauchistes et aux grévistes preneurs d’otage et autre salaud de Chavez (ce qu’on a réussi, notez la performance  à vous vendre comme de la pensée unique) pendant que l’on assassine peinard notre journaliste quotidien au Honduras et notre syndicaliste tout frais du jour en Colombie dans la plus exquise des confidentialités et afin d’exploiter confortablement et à notre profit les dernières ressources planétaires tout en salopant la chose avec une certaine désinvolture. (c'est encore meilleiur)

Merci encore, de soutenir les contre-réformes consistant à vous déposséder (au nom de la compétitivité hihihi) de vos derniers droits sociaux, à nous aider à éradiquer enfin l’éducation, la culture et toutes formes de connaissances aiguisant un tant soi peu votre lamentable esprit critique et même de revendiquer avec un charmant enthousiasme, le travail dominical comme une liberté supplémentaire.

Tant d’aveuglement serait presque émouvant…

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Soyez persuadés que plutôt que de vous laisser vous révolter (à  6 millions  contre 1 techniquement ça devrait être jouable) nous vous pousserons  joyeusement à vous vautrer dans le populisme le plus primaire, à flatter votre instinct merveilleusement grégaire, et, au besoin, à faire éclater quelques guerres nationalistes et communautaires par ci par là histoire de bien vous réguler la pulsion religieuse et guerrière. 

Mes très chers cons de pauvres, sachez en tout cas que, durant vos tristes et pénibles travaux ordinaires, nos affaires florissantes grâce à vous et à votre subtile collaboration apathique, continuent.

Veuillez donc croire à ma sincère gratitude, qui n’a d’égal que mon franc mépris.

Votre dévoué WB.

tgb





18:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (47)

27/03/2010

2 morts dont 4

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Deux soldats israéliens tués lors d'une attaque dans la bande de Gaza
LE MONDE.FR | 26.03.10 | 16h14

- " Deux soldats israéliens ont été tués, vendredi 26 mars, dans une explosion à l'est de Khan Younès, dans la bande de Gaza…Outre les deux soldats, deux Palestiniens ont été tués dans l'échange de tirs." -


Voilà c’est tout

tgb

 

le Monde : journal de référence

12:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (33)

24/03/2010

Braderie politicarde

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Bon c’est vrai, on râlait, on se plaignait, mais au fond, on était bien content d’avoir trouvé preneur de nos vieilleries, de nos déchets, rebuts et autres ustensiles bancals, de tout ce bric-à-brac socio-démocrate accumulé dans quelque penderie, placard ou entassé à la cave et dont on n’avait plus l’usage. 

Parfois c’était même pire, obligés que nous étions, dans nos espaces urbains confinés, de faire appel à un garde-meubles spécialisé dans l’empilement de cartons remplis de bricoles politicardes sentimentalo-inutiles.

Vous savez comment c’est, on se dit que tel bibelot, chaise à trois pattes, casserole sans queue ou halogène fluo kitch, témoignage du mauvais goût familial des soirs de noël, peut toujours resservir, dépanner un pote en galère et rendre service à l’occase et pendant ce temps-là, ça ramasse la poussière et ça bouffe de la place.

C’est pas pour rien qu’on appelle ça des encombrants.

Bref, l’opération dite « ouverture » du brocanteur chef nous permettait de joyeusement déstocker nos saloperies et d’éviter quand même de tout bazarder à même le trottoir ou de se déplacer laborieusement jusqu’à la déchèterie locale.

 

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C’est ainsi  que nous avions pu recycler de l’humanitaire Kouchner (et sa dame) et tout un lot de pharmacie périmée, à peu de frais, les refilant au camp d’en face trop heureux de remettre en vitrine du sparadrap diplomatique tout juste bon à "rafistoler" de l' africain. (avec bénef quand même)

On n’était pas mécontent non plus, de se débarrasser enfin d’un idolâtre alsaco-blairiste, objet singulier mais sans aucune valeur, assuré qu’aucun collectionneur même fantaisiste, nous aurait soulagé d’un Bockel, vieux souvenir décati d’un passage express à Mulhouse.

On avait même réussi, et ce n’est pas un mince exploit, à se départir d’un espèce de truc empaillé assez vulgaire, genre mi-pute-mi-soumise,  gadget ne ressemblant à rien et dont personne jamais n’avait défini l'emploi, et qui fit pourtant, du moins un temps, la joie capricieuse de l’enfant gâté d’en face.

Tant qu’on peut faire plaisir… 

Je ne vous raconte pas non plus l’immense soulagement, quand, sans trop y croire, nous vîmes le responsable de la braderie de Neuilly, faire l’acquisition d’un  Rocard, pur vintage certes mais en très mauvais état, d’un Philippe Val en son jus, au vernis attaqué par les termites, d’un Besson tout moisi qui commençait déjà à sentir méchamment le renfermé, ainsi même in extremis que d’un Charasse authentique mais totalement délabré, antiquité rurale et auvergnate parfaitement hors d’usage.

A l’occasion d’un vide grenier, on était même à deux doigts de fourguer à ce couillon tout un salon simili cuir comprenant, un gros divan en skaï véritable, tendance Allègre, et deux poufs avachis tirants sur la droite en mousse Valls expansée et au design improbable façon Boutih. Trouver un acquéreur pour cette mocheté indéfinie tenait quasi du miracle. Mais bon, l’affaire ne se fit pas et nous obligea à rempiler matin pour la braderie de Lille avec le toutim sur les bras.

Pas de bol.

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Quant à la chose Jacklangienne, cet espèce de machin des années trente en boule collector, totalement désuet mais qui fait toujours rire, c’est pas parce qu’on le retourne et qu’il neige sur la moumoute que c’est forcément indispensable. Le formica revenant à la mode, on avait quand même pu s’en défaire un temps chez le roi de la récup’ et du « tout doit disparaître », particulièrement les acquis sociaux, mais il ne m’étonnerait pas qu’on nous prie de le rapatrier fissa. Même franco de port, quand même pas un cadeau.

Car terminé Balzac la brocante ump ! Non seulement nos saletés ébréchées de pseudo-gauche, ils collectionnent plus, mais voilà t’y pas qu’ils essaient même de nous les rendre en l’état.

Hirsch de chez Emmaüs, retour à l’envoyeur.   

Et maintenant à qui on va les refourguer nos « sert à rien », nos « pas la peine », nos mités, nos viciés, nos copies libérales, nos contrefaçons droitières, nos tocards strapontins ? A qui on va le refourguer notre binôme Thibault Chérèque, même en presse livre reformé ou en paire de nubiens vénitiens pour grève tamisée ? Au modem de Bayrou, que c’est tout p’tit chez lui !? Et le Frêche défraîchi ?... au FN qu’à même plus les moyens de payer son loyer !?

Non vraiment, tout ça nous arrange pas, qu’on a encore tout un stock à virer du grenier. Tandis que le Villepin de se frotter les mains. Sacré veinard celui-là, à brader pour rien, à peine un maroquin, le fond de son capharnaüm ringardo-Chiraquien redevenu subitement à la mode, toute une bimbeloterie véreuse de chez Tron et Baroin. 

Je vous le dis comme je le pense, au prochain déménagement, s’il faut encore se coltiner de l’armoire à Huchon normande et du bureau de manager Delanoë, faudra pas compter sur moi.

tgb

15:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (17)

22/03/2010

Je consulte

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Lectrices, lecteurs,

Je vous le dis tout net, suite à la consultation populaire aux multiples enseignements de dimanche dernier et aux inévitables répercussions de ce sondage grandeur nature, c’est pas le moment de déranger, je consulte.

Je consulte, vu que j’ai entendu le message des affre’uses et affre’ux.
Je consulte vu que c’est quand même trop la faute de la crise.
Je consulte vu qu’il me faut analyser à froid les résultats.
Je consulte même si pendant les gravats, les réformes toutes pourries continuent.
Enfin, je consulte pour procéder à un léger remaniement technique au sein de l’ équipe managériale de Rue-Affre, voire à un subtil réajustement sur les bords.

Bref, comme le dirait mon conseiller plagieur préféré Alain Minc (qui me coûte bonbon en ne me faisant faire que des conneries), je fais le job.

Certes il est une légère difficulté que je n’avais jusqu’à présent pas identifiée : l’équipe en question se résumant à ma personne, j’en suis un peu réduit à ME consulter moi-même. Mais au final, en tant qu’hyper-rédacteur-illustrateur-correcteur président, forcément infaillible et incontestable  (parce que tous des cons) c’est quand même moi le plus lucide stratégiquement et le plus à même tactiquement d’opérer quelques légères corrections, rapport au cap fixé il y a près de trois ans auprès de la population francophone pas trop illettrée :

Soit, 100 millions de connexions mensuelles au pouvoir d’achat renforcé. Objectif résumé par ce fulgurant slogan :

Me lire plus pour penser plus et inventer la blogosphère d’après.


Je me consulte donc à droite, je me consulte donc à gauche, je me circonférence médiamétriquement le nombril, j’interroge tour à tour mes six cerveaux, et le nez sur mes statistiques, mes courbes d’audience et mes mots clés, j’analyse les résultats des hautes fréquentations et le fort taux d’adhésion populaire quoique relativement fluctuant à ma géniale politique éditoriale tout en préparant de ci de là, quelques éléments de langage décoratifs pour occuper les médias.

J’ai mis mon équipe de comm’, c’est-à-dire moi sur le coup, et après étude fouillée et approfondie de mon lectorat, et vu que je garde une haute idée de moi-même, que mon égo-narcissisme-hypertrophié-du-je  ne doute de rien, j’ai au final, en toute conscience, décidé de me recentrer sur mes fondamentaux.

A savoir : 1 -  Vous haïr
2 - Ne rien changer.

tgb

15:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (25)

 
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