La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

26.04.2010

Soliloque et tondeuse à gazon

reute748.jpg



Bah oui, quand on se met au vert, on a bien quelques échos d’une actu vautrée, qu’on jette, tel un os à ronger, à la gueule du bon peuple les pieds dans le bidet.

Bah oui quoi, quelque chose du genre, tous les curés sont homosexuels donc pédophiles, tous les arabes sont musulmans, donc polygames, toutes les femmes de Musulmanie centrale sont voilées et donc planquent sous leur burqa des chiées de mômes qui permettent de vivre des allocations familiales à rien foutre.

Chiée de mômes qui, évidemment, finira en garde à vue après caillassage réglementaire des forces de la Bac en rodéo nocturne dans les rues de la cité et après violences sauvages et scolaires, d’où la nécessité urgente de sanctuariser les collèges par de la vidéo surveillance, pardon, protection, tandis qu’on supprime autant de postes d’enseignants et de pions et de flics et qu’on fait la fortune du « brillant intellectuel » Zemmour.

Autant de thèmes rances qui occultent fort à propos les déroutes et l’agonie des politiques libérales en sa nocive et fatale compétitivité mon cul.

Bah oui on entend au loin comme en écho, la montée européenne des populismes et de la xénophobie ambiante liée à toute crise de civilisation. Comme une vieille rengaine rance de l’instrumentalisation par des pouvoirs aux abois, des angoisses nationales et des peurs sociales que l’on détourne vers plus pauvre et plus étranger que soi. Pouvoir s’octroyant par le biais du bouc émissaire et de l’exutoire, un illusoire et malsain sursis.

Manquerait plus qu’on s’en prenne vraiment à l’oligarchie mondiale qui, pendant ce temps là, s’empiffre encore au buffet de la spéculation vaine et joyeuse.

Bah oui tiens, on distingue vaguement aussi la balkanisation des états qui explosent sous les haines régionales, en Belgique, en Italie, en Espagne… en autant de petites baronnies locales moisies, suivant le vieux principe élémentaire que diviser c’est régner et que plus rétréci sera le territoire et l’ethnie et plus grande sera l’autorité du nouvel ordre mondial et de Goldmann Sachs.

Et de constater impuissant, que la mondialisation, virant à l’ostracisme, au repli communautaire et à la pestilence, loin de rapprocher et mélanger les peuples les divise pour mieux les uniformiser au rayon Wall Mart.

Mais heureusement, on a bien d’autres sujets de préoccupation rustique, quand par hygiène mentale et instinct de survie, on se met au vert.

Ne serait ce que de faire démarrer cette foutue saloperie de tondeuse à gazon…

tgb

22.04.2010

Ginkgo Biloba Saison 4

securedownload-4.jpeg



C’est à ce genre de détail qu’on finit par prendre conscience qu’on tape l’incruste  dans le paysage blogo depuis un certain temps, à jouer des mêmes réflexes saisonniers  et des mêmes travers que les professionnels  de la profession info et picaillons.

Voici venir le marronnier printanier  de la Rue Affre :

Mon Ginkgo Biloba  - saison 4

Inutile  de vous dire que je ne suis pas prêt, luxe exquis et marque définitive  de la suprématie du mâle debout sur la femelle accroupie, de pisser la bite à l’air et à l’aise  à l’ombre de mon arbre.

Pour ceux qui auraient raté les épisodes précédents, voir là et , si j’ai planté, il y a maintenant quatre ans un Ginkgo Biloba  offert par ma douce (accroupie) , s’il s’acclimate  parfaitement sous les frimas savoyards, s’il me fait ses dix bourgeons annuels  et ses deux branches cette année, il culmine  toujours magistralement à 53 cm, comme pour mieux s’identifier  à son ‘enracineur ‘déraciné  à Paris, c’est à dire moi, un tantinet bonzaï sur les bords.

Je commence même à me demander si cet arbre millénaire  et fossile  aux 40 écus d’or, à force d’étendre ses racines, telles  des tentacules végétales, à tisser patiemment sa toile souterraine, pour mieux s’ancrer dans cette contrée à forte rigueur avancée, ne pousserait pas un chouïa à l’envers.

Nul doute que, si tel était le cas, il fera le bonheur des taupes (mieux vaut dix taupes dans son jardin qu’un bauju comme voisin° - je suis bauju des Bauges, histoire  de dire comment que je suis pénible ) des spéléologues  et des macchabées, mais pour ce qui est de mon projet de vider ma vessie à son tronc défendant, ça prend mauvaise tournure.

C’est pas que j’en fais une fixette non plus. Mes cerisiers grandissent, mes noyers pullulent,  mon abricotier s’épanouit, mon orme se refait une santé après avoir été dévasté par mon ânesse favorite et j’ai donc toujours, rapport à mon objectif  initial,  un certain nombre d’alternatives urinaires.

N’empêche, ça me chiffonne quand même.  

Pour une fois que je faisais  dans l’exotique , que je pariais  sur le multiculturel arboricole, que je donnais  sa chance à un immigré asiatique  de s’implanter ici - il vit ici, il bosse ici, il reste ici - son peu de reconnaissance me laisse  quelque amertume.  

En même temps, mon idée intéressée de baptiser mon arbre à petits jets dorés et bucoliques  n’épouse  quand même pas exactement la stratégie écologico-destroy  du député maire godillot  ump local. Ce fanatique intègre d’opérations immobilières  « désintégrantes »  en ces temps de subprimes et sacrément douteuses d’un point de vue architectural, démontre tout de même que l’affaire reste rentable, lorsque comme lui, on vient d’acquérir un plaisant château en son parc arboré.

Tout à son exécration des platanes et autres plantations  régionales  qu’il  exécute par centaines avec délectation , sa compensation marketing à nous offrir des oliviers  en pot au centre de ses ronds-points  électoraux pourrait, si nous étions à peu près aussi crédules que ses électeurs retraités, presque nous émouvoir.

500975885_small.jpg



Et que vois-je  en ce jour, en ma daube pqr, tout à son monopole et à sa flagornerie  commerciale des potentats autochtones ? Mon député godillot  maire du planter d’olivier en pot, une bêche photogénique  à la main, entouré de trois clampins, mettre en terre un Ginkgo Biloba, pas moins, faux frère renégat de mon Ginkgo  à moi, (l’Eric Besson de l’essence Ginkgo sans doute) offert à grand renfort de pub sur mon ersatz de canard, par le Rotary Club de Bled les Bains.

Que le Rotary country club  se fende d’un arbuste et en fasse la une de mon PQ local m’en couperait presque l’idée  buissonnière  de me soulager contre.

Peut-être après tout, changer d’envie. Uriner au petit matin, un de ces petits matins printaniers  encore frais mais prometteur, contre un député maire godillot  exécuteur de mille  arbres pour mieux médiatiquement  en planter un, pourrait avoir son charme.

Je vous tiens au courant…

L’année prochaine en tout cas et quoi qu’il arrive, vous n’échapperez pas à la saison 5. Pour peu que vous soyez, ce dont je doute quand même, accro à ce feuilleton,  tenez bon et retenez vous, debout ou accroupie…

à moins qu’un député UMP, planté là…

tgb


°Proverbe indigène.

20.04.2010

Petit précis de négociation à l’usage des perdants perdants

skdn.jpeg

Donnant Donnant

- Aux chômeurs en fin de droits l’état versera 460€/mois. "En échange", ils "ne pourront refuser" un contrat aidé ou une formation rémunérée, proposés par Pôle Emploi.

Donnant Gagnant

- Les six plus grandes banques Françaises en banqueroute, ont reçues de l’état 40 milliards d’euros SANS contrepartie. 

Donnant Perdant


- Les consultations  des médecins passeront de 22 à 23 euros
- 150 médicaments seront « déremboursés » de 35% à 15% à leurs patients.

Gagnant Perdant


- La rémunération de Jean-François Cirelli, vice-président de GDF Suez est passé de 460.000 à 1.3 millions d’euros en 2008, soit une augmentation de 180%
- Le 1er avril, le prix du gaz a augmenté de 9% au détriment des usagers.

Gagnant Gagnant

- En 2006 Goldman Sachs vend des titres subprimes à ses clients
- En 2007 le marché s’effondre.
- En 2008 Goldman Sachs parie sur l’effondrement des titres de ses clients

- En 2002 Goldman Sachs maquille des prêts en transactions sur devises, afin qu’ils n’apparaissent pas au bilan de la Grèce désirant intégrer la zone Euro et l’aide à planquer sa dette durant six ans.
- EN 2009 Goldman Sachs vends les informations sur la dette grecque réelle et la stratégie pour en tirer parti, à d’autres clients spéculateurs et fait sombrer le marché obligataire Grec.

Quand il y a un gagnant gagnant c’est que forcément y’a un perdant perdant.
On est rarement deux à faire une bonne affaire.

Tgb



17.04.2010

Liste de commissions médiatiques

presse_ecrite_unes.jpg

Le président mal communicant, mal compétent et mal populaire, a fait, fort prévoyant, ses emplettes de médias pour dans deux ans.

Déjà que dans son garde manger, il a tout un stock de provisions acquises à prix coûtant directement chez les grossistes :  Arnaud Lagardère (Europe 1, Paris Match, JDD, Elle, Télé 7 jours, NMPP…) Bernard Arnault, (les Echos, Investir, Radio classique…) Martin Bouygues, (TF1, LCI, TPS…)  Serge Dassault, (Le Figaro, Valeurs  actuelles…) Albert Frère, (actionnaire de M6), Vincent Bolloré (Direct 8, Direct soir …), tous présents au Fouquet’s, qu’a t’il encore mis dans son caddy en prévision des frimas ?

Voici sa liste de commissions à l’hypermédia du coin :

Rayon télé

PPDA -  Laurence Ferrari - Harry Roselmak (présentateurs TF1)
Jean-Claude Dassier  - directeur de l’info TF1
Laurent Solly - ( direction générale TF1)
Gérard Leclerc – président Chaîne parlementaire
Christine Ockrent - Directrice générale  France Monde  (TV5 France 24 RFI)
Alexandre Bompard ??? - (président France télévision )
Stéphane Courbit Alain Minc ??? - Régie pub France Télévision -   

Rayon journaux


Nicolas Beytout - présidence de DI Group (les Echos, Investir…pôle médias de LVMH)
Claude Askolovitch – Rédacteur en chef du JDD
Alain Genestar – (Paris-Match)
Denis Olivennes - Directeur général délégué - Le Nouvel Observateur

Rayon radio

Jean Luc Hess - Président du groupe Radio France –
Philippe Val  - Directeur de France inter

Divers

Emmanuel Hoog - Président de l’agence AFP
Françoise Laborde - membre du CSA

Espérons donc, qu’avec toutes ses menues provisions de bouche, notre président mal communicant, mal compétent, mal populaire, pourra passer un hiver politique glacial relativement calfeutré, jusqu’au printemps renaissant de 2012 et ce, malgré la dictature blogueuse dont l’antisarkozisme  primaire n’a d’égal que sa pensée unique primitive.

tgb

14.04.2010

Cul-ture du résultat

 

arton10379-0c74a.jpg



Dans un mail inspiré, adressé à ses directeurs de vente, Rémi Karcher, le bien nommé directeur des bureaux de poste de Paris-Sud, demande à se « focaliser lundi en quinze sur « l’extermination » des vendeurs à 0… » appelant littéralement à la « chasse ouverte ».

Ainsi va, de la culture du résultat en ce monde capitaliste fraîchement moralisé.

Où l’on constate donc, que le management par le stress et la terreur à coup de rouleau compresseur, n’est pas l’apanage d’Orange, alias France Télécom, mais est largement répandu dans les grandes entreprises, tout à leur lutte acharnée au nom de la compétitivité et de la rentabilité du dividende à 2 chiffres, pour mieux broyer les hommes. 

Car faisons simple, broyer les hommes était bien le projet avéré d’une entreprise visant dans une démarche radicalement rationnelle et statistique, à se débarrasser de 22 000 employés entre juin 2005 et décembre 2008, protégés par leur statut de fonctionnaire, en les poussant à la démission. Le suicide n’étant qu’un avatar spectaculaire du plan NexT, validant par l’extrême, sa redoutable efficacité.

Que le mot « extermination » sorte alors sous les doigts visqueux d’un petit kapo du productivisme, les yeux d’abruti formaté bloqués sur son tableau de bord économiquement fascisant (avec primes), n’a plus rien d’étonnant. Nous sommes bien, ici, aujourd’hui dans la logique  déshumanisée d’un camp de travail, concentré sur sa culture du résultat rationalisé.

arton10379-0c74a.jpg



Culture du résultat mon cul ! tandis que les marronniers du printemps de surgir à la une de tous vos journaux sans lectorat mais avec subventions : classement des meilleurs lycées, hit parade des meilleurs hôpitaux, top 50 des meilleurs films façon Denisot : X millions d’entrées X millions de Dollars =  à voir absolument.

Culture du résultat mon cul ! incarnée outrageusement aujourd’hui par le dictateur financier FITCH. Cette agence privée au quasi monopole (1 concurrent) dont la pertinence économique reste à démontrer, elle qui hier encore accordait, par incompétence ou connivence, une note « AA » à des centaines de banques aujourd’hui en faillite et qui autorise par sa notation à dépecer la Grèce, bientôt le Portugal, et pourquoi pas la France.

En quoi la petite boutique de Marc Ladret de Lacharrière, conseillé par Alain Minc, toujours dans les bons coups, aurait-elle la légitimité d’imposer du « crédit révolving » à des états millénaires qui, par nature et contrairement à elle, ne feront jamais faillites ? Au nom de quoi et de qui, autorise t’on un cabinet d’experts comptables omnipotent à faciliter la spéculation d’un marché financier dont le moins que l’on puisse dire n’a pas donné que des satisfactions. Au nom de quelle fumisterie idéologique justifie t’on que « ceux qui produisent tout n’aient rien et ceux qui ne produisent rien aient tout »1

Et si l’on décrétait enfin que l’agence machin dans son droit de vie et de mort sur les politiques économiques et sociales des états et jouissant d’un extravagant pouvoir nous "fitchait" la paix. Et si les peuples enfin réveillés, envoyait tous les Alain Minc calamiteux, dont les résultats mériteraient largement un ZZZ-, se faire noter ailleurs. Par les Grecs par exemple.

arton10379-0c74a.jpg



Culture du résultat mon cul ! Cela fait 20 ans qu’en tant que formateur, je suis confronté aux évaluations de fin de stage. Evaluations vitales pour ma survie, puisqu’elles sont les critères subjectifs de mon travail. 20 ans que j’en constate les effets pervers. 20 ans que j’induis mes interventions en fonction de mes notations au détriment de ma pédagogie. 20 ans que, plutôt que d'enseigner je joue de la séduction et m’efforce de plaire. 20 ans que j’évite de trop déranger en « informant les gens de ce qu’ils ont envie de savoir, plutôt que de ce qu’ils ont réellement à savoir »2

La culture du résultat au nom de je ne sais quelle validation du travail quantifié est une véritable escroquerie.

Il est temps "d’exterminer" les experts comptables.

Plus de cul, moins de ture, on verra bien le résultat.

tgb

1 Karl Kraus
2 Alexandre Jacob

12.04.2010

Docteur Amerikenstein

frankenstein-monster-replica-2.jpg



L’Amérikeinstein à toujours eût un goût prononcé pour l’élaboration en éprouvette dans quelque obscure officine, de monstres façonnés à son image et programmés à sa botte. Poussés tels des pions sur l’échiquier mondial, ces marionnettes made in US, parées de toutes les vertus morales, célébrées en exemple politique par le tam tam de la conformation média, surgissent à la tête de nations sous tutelles en supplétifs zélés de la maison mère. Du moins jusqu’à ce que ces joyeux larbins, par nature ambitieux, finissent par avoir d’étranges velléités d’indépendance et d’émancipation mégalo-nationaliste.

Ils deviennent alors subitement monstrueux et du jour au lendemain, d’odieux criminels de guerre dans le concert d’indignation humanitaro-kouchnérienne des brocanteurs de l’opinion publique qui, la veille pourtant, avant qu’on appuie sur le bouton, la fermaient encore fort consciencieusement. 

Ces pantins instrumentalisés,  arrivés souvent dans les soutes des bombardiers pacificateurs  à coups de bombes au phosphore et à qui l’ont fait une aimable courte échelle, n’ont alors plus rien à négocier que la longueur de la laisse et le diamètre du collier. Avec diamants tant qu’à faire.

A ce jeu du « je me sers de toi tant que tu me sers moi » on ne sait plus très bien qui se sert de qui et à quel moment exactement l’androïde échappe à l’emprise de son maître. Ce que l’on sait en tout cas, c’est que créateur et créature sont indissociablement liés, comme la chose de Frankenstein reste liée à son auteur Mary Shelley.

Chose qu’on utilise tant qu’elle se révèle malléable et qu’on jette après usage, si l’on peut encore la neutraliser.

Quelques exemples de créatures célèbres du docteur Amerikenstein devenues « out of control »

Certaines purent se révéler relativement coriaces  :  

Noriega Manuel : Caudillo  folklo et sanguinaire du Panama, dégagé par Bush père (ex patron de CIA) découvrant un matin en se levant que « face d’ananas » appointé depuis 20 ans par la CIA était une immonde ordure dictatoriale liée au trafic de drogue. Il fut chassé du pouvoir (2000 à 5000 morts) au nom de vagues principes démocratiques. L’idée saugrenue chez le général Tapioca de nationaliser le canal de Panama ne serait que pure coïncidence.

 

avant

noriega-2-77f7a.jpg

Après

Manuel_Noriega_mug_shot.jpg



Hussein Saddam
: Type épatant et serviable toujours prêt à aller guerroyer contre l’ Iran avec la bénédiction du Grand Satan pas trop regardant sur la qualité des armes sales généreusement fournies avant que d’être pendu haut et court pour incompatibilité d’humeur et utilisation d’armes sales. Un peu ballot quand même.

Avant Iraq,_Saddam_Hussein_(222).jpg après

saddam_hussein_execution_photo_video.JPG

 

Laden Ben : Milliardaire de bonne famille nombreuse et Saoudienne, antisoviétique primaire et fort disponible  pour bouter le Russe hors d’ Afghanistan avant que de se retourner contre la maison mère et ses tours jumelles par excès d’ingratitude et overdose d’empire. Porté disparu depuis 2001. Quelques messages sonores sporadiques et douteux sans images, nous laissent dubitatifs quant à sa capacité à être toujours photogénique.

avantBin_Laden_Poster2.jpg

apres

6B84711824BBC9C7CC9146F944717A.jpg

 

 

 

Tout ça pour dire que le prochain sur la liste, des chouchous ricains en voie de « tricardisation », pourrait bien être Hamid Karzaï et son célèbre « pakol » sur la tête, si tendance dans les rues de New York, il n’y a pas si longtemps.

hamid-karzai.jpg



"Démocrate exemplaire" et bon laquais servile jusque-là, ses envies autonomes de pactiser avec les Talibans pourraient bien le faire changer rapidement de statut.

0704-Afghanistan-A.jpg


Promu depuis peu au rang de corrompu, bourreur d’urnes, trafiquant et opiomane à ses heures (et si ce n’est lui c’est donc son frère) ce qu’il n’était évidemment pas la veille au soir, on pourrait bien y voir les signes d’une prochaine disgrâce scandalisée.

Opiomane en Afghanistan ? à peu prés aussi incongru qu’un buveur de vin en Bourgogne ; tous les journalistes intègres de tous les médias indépendants vous jurant noir sur blanc qu’hier encore pourtant il tournait au Chupa chups allégé.

Son remplaçant idéalement formaté dans les tuyaux se nommant Abdullah Abdullah, toutes les Arlette Pernault de la bonne infococo se réjouissent d’ avance du côté mnémotechnique de l’affaire. Quand même infiniment plus pratique à mémoriser qu’un ignoble "Ahmadinejad", ni simple à imprimer ni facile à prononcer.

Pour conclure, le petit jeu qui pourrait égayer ce lundi maussade consisterait à repérer notre « Boris Karloff » à nous. La chose encore en couveuse dans quelque incubateur ricain prête à se dévouer au cas où... pour la grandeur de la France....

Autant vous dire, que j’ai mon idée sur la question…

tgb

10.04.2010

Le plan B polonais

kaczynskis.jpg

les twin brothers

 

De l'avantage d'avoir un jumeau qui préfère le train...

 


Quelques réactions  semi-officielles  :
Christine L. : Amis polonais, promo sur Airbus, crashez vous Français…
Oliver D. : …Ou au moins en Rafale…
Dominique B. : 130 morts - 88 passagers ? : non à l’overbooking
Robert M. (ex RSF) : Nous perdons un grand défenseur de la peine de mort
Christian V. : Nous perdons un grand homophobe, il manquera.
Eric B. : Encore une tragédie liée à l’immigration clandestine
Alain J. : Cède jet à 130 000 euros a/r…
Christian E. :  J’achète
Ryan A. : Quitte à se crasher volez low-cost
François. F. : C’est même pas moi qui pilotait…
Stéphane G. : A force de faire du rase motte…
Jean Luc H. : Décidément ça ne vole pas haut…je m’excuse
Mikheil S. : Avec Glucksmann dés demain j’achète un tandem…
Jean P2. :   1 Kaczynski survivant : un miracle !!!
Vladimir P. :  Katyn : 22 000 + 88… Za zdorobie !
Joseph S. : 88 ?! on est tombé bien bas !
Ben L. :  1 sur 2,  pfff amateurs !!!
Nicolas S. : Chouette un enterrement …
Carla B. :  Penses à réviser mon air force one chouchou !
Raymond D. : Pour la coupe du monde, une équipe, un avion, rien à perdre
Pierre C. : ….Une espèce de complot organisé avec des mouvements financiers…
Rachida D. : Paraît que Carla se tapait le pilote…
Jacques M. : Bienvenue au plombier polonais délocalisé…
Père U. : Ben merdre alors !
Eric Z. : Une boîte noire ça fait tache sur le blanc
Fadela A. :  Les avions brûlent parce que nous démantelons les trafics de drogue
Nadine M. : C’est la faute au ouebe !
Frédéric L. : Pas mieux !

 

tgb

07.04.2010

Le résistant du Fouquet’s

galerie-membre,paysage,les-glieres-monument-de-la-resistance.jpg



Comme chaque année, notre malotru national, tout à son Solutré héliporté, va faire le pitre devant les 150 cadavres des maquisards morts pour la liberté, sur le plateau des Glières. Et comme chaque année, notre goujat tricolore, tout à sa tartufferie recueillie, va nous foutre la honte et la nausée.

Comme chaque année, le savoyard que je suis, va voir ce guignol essuyer ses mocassins sur le dos des francs tireurs, partisans et autres résistants sacrifiés, pour mieux se doper du sondage, soulevant, par cette scabreuse et indécente présence, le cœur de tous ceux, entrés en (modeste) résistance en ce pays.

Comme chaque année, pataugeant dans les bottes gaulliennes, le nabot qui ne sait pas se tenir, et qui se prend cuistrement pour un géant, va faire son cinéma télévisé devant le monument aux morts de jeunes réfractaires du STO, militants communistes, espagnols républicains, juifs réfugiés, qu’il se ferait un devoir malsain d’expulser aujourd’hui.

Et comme chaque année, le paltoquet qui nous sert de président, dénué de tout savoir vivre et probablement de tout savoir mourir (mourir c’est pas facile ) rendra hommage à des gens qui surent admirablement mourir les armes à la main pour que des types dans son genre ne bradent pas les valeurs de ce pays.

no-sarkozy-no-future-no-politics-L-1.jpg



Ils s’en retournent probablement dans leur tombe.

Car comme chaque année, sans réécrire l’histoire mais je n’ai pas l’ombre d’un doute, Mr Bruni qui filerait direct à Vichy rejoindre ses amis du CAC 40, plutôt qu’à Londres° si l’histoire repassait les plats, nous fera un vibrant blabla sur l’héritage de la résistance tout en défaisant méthodiquement les acquis sociaux du CNR, programme adopté le 15 mars 1944.

Et comme chaque année, relisant le communiqué de Radio Paris glorifiant la victoire des ’forces de l’ordre’ sur un « ramassis de lâches terroristes communistes et étrangers » je trouverais ça « beau » comme du TF1.

Comme chaque année, je prierais très fort les compagnons camarades tombés le nez dans le ruisseau, pour que le bouffon atlantiste se casse de nos alpages, et qu’il retourne se prosterner devant son monument à lui, sur les Champs Elysées, où l’herbe est moins verte, l’oxygène moins pure, mais où trône le Fouquet’s, son mausolée à lui et qui lui restera, quoi qu’il arrive, symboliquement et historiquement, définitivement associé.

Comme chaque année, c’est sur invitation UMP muni d’une carte d’identité que vous pourrez faire la claque au numéro de claquettes du clown entalonné. Figuration redoutablement intelligente du dernier carré de militants singeant pour Arlette Pernaut, la foule en liesse devant le populaire  mister 28%.

Comme chaque année donc, une fois que le roi de la récup sera parti jouer le président ailleurs, qu’il aura enfin foutu la paix à Tom Morel et à ses combattants du maquis, se rassemblera alors une foule mélangée colorée et respectueuse pour un grand pique-nique républicain au nom du collectif CRHA (Citoyens Résistants d'Hier et d'Aujourd'hui) parrainé par l’immense Stéphane Hessel,

Hessel_Podium2modif.jpg

afin de rappeler que la lutte pour les valeurs de solidarité, de fraternité, et de justice continue et pour assurer aux 150 frères de sang, français ou étrangers massacrés qu’ils ne sont pas morts pour rien et que l’esprit de résistance se perpétue bien au delà des montagnes et malgré les simulacres du coquelet de Neuilly.

tgb

° aux grands patrons venus le voir à la libération, De Gaulle avait balancé : « bonjours messieurs on ne vous a pas beaucoup vu à Londres » trop occupés qu’ils étaient à faire des affaires avec l’occupant.

Merci à Jacqueline

06.04.2010

Petites crapules et grosses coupures


kig.jpeg


Article 35 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen: "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."



Si, comme le déclare fort martialement le ministre de l’intérieur, avec ce coup de menton qui lui confère ce charme indéfinissable anti Bougnat, "ce ne sont pas les petites crapules qui vont faire la loi dans les quartiers" il n’est pas à exclure en revanche que les grandes crapules fassent la loi directement à l’assemblée nationale.

Depuis le temps que Bernard Tapie nous répète qu’il vaut mieux Gagner 40 millions sur le dos de l’Etat plutôt que de dealer des barrettes de shit, il serait quand même temps que les noirs et les arabes comprennent que la grande délinquance en col blanc est assez minoritaire dans nos prisons et que ça ne risque pas de s’arranger avec la dépénalisation des affaires.

Merci président

Et pendant que le pouvoir tout à sa conspirationnite aigüe nous amuse avec de la théorie du complot touche pipi, les bons petits larbins de l’armée UMP votent sur mesure de la légalisation de jeux en ligne au profit de quelques amis et fils d’amis du Fouquet’s, dont le proprio d’ailleurs se trouve être le patron du groupe Barrière. Le monde est petit dans le huitième arrondissement.

Effet d’aubaine fort bienvenu en ces temps de surendettement populaire et d’addiction à la nouvelle utopie du loto révolutionnaire, que cette privatisation des jeux, initiée par le jeune néo-zélé Baroin, reconverti dans le poker menteur avec cet air juvénile d’un Tintin en partance pour la coupe de monde de foot chez « les nègres ».

Nous compatissons certes au fait, qu’il ne reste guère que deux ans pour enrichir la caste présidentielle, récompenser les prodigues donateurs de la première campagne et financer la seconde, qu’il est urgent donc, d’offrir la régie publicitaire de France Televisions à Courbit et Minc, du nucléaire et du sans papiers bon marché à Bouygues et des jets privés à des ministres auto entrepreneurs mais certains cadeaux somptuaires pourraient finir par faire tâche même planqués derrière un bouclier fiscal argenté.

Reconnaissons tout de même que grâce aux initiatives caritatives pour petites sœurs des riches du De Funes de Neuilly déclarant vouloir être        « …servile avec les puissants, ignoble avec les faibles » cette charmante promesse sera indéniablement tenue, et qu’il est donc encore des banlieues à l’ouest de Paris dont la prospérité et l’opulence font plaisir à voir.

Que donc à l’issue de ces quelques mois de politique avisée et fort cohérente au bénéfice des privilégiés et au détriment des précaires, que les riches soient plus riches, les pauvres plus pauvres et que les classes moyennes soient en voie de paupérisation, ne peut surprendre que ceux qui ne savent pas lire les programmes électoraux.

Voir dans les paradis fiscaux, le sourire revenir sur les visages émaciés des réfugiés bancaires, ces exilés du lingot qui aiment tant la France qu’ils l’ont quittés depuis longtemps, ne peut que réjouir le bellâtre pomponné Valls de chez Bilderberg, toujours prompt à leur lécher le fion, et piaffant d’impatience à l’idée de supprimer l’ISF. Mesure fort inégalitaire, il est vrai, pour un membre de la star Ac Blairiste.

1266836023.jpg



N’imaginant pas que le colonel Moutarde Hortefaux puisse lancer avec la complicité de TF1 quelque opération coup de poing dans les hôtels particuliers des grandes crapules à grosses coupures, j’admets bien volontiers avec Zemmour, qu’il est plus facile d’embastiller de la racaille noire et arabe d’autant que, gros avantage, elle est plus facilement identifiable.

Pas comme un compte aux Caïmans.

tgb

 

01.04.2010

des fois je bosse,

securedownload.jpeg



Des fois je bosse. Souvent par séquence, souvent par série. 3 jours par ci, 2 jours par là. Parfois juste 1. Des jours souvent concentrés aux mêmes périodes, au taquet, avec de grands moments de rien et de vide, entre. Un peu angoissant mais j’assume. C’est le prix à payer. 20 ans que je vis ça, cette précarité choisie, relativement confortable.

Quand je bosse, le veille au soir, je mets mon réveil comme tout le monde.
Le matin, j’assure mon timing comme chacun.
J’ai mes repères radios, audios, persos, mon compte à rebours à moi.
J’optimise mes gestes, mes déplacements, mes minutes.
J’enfile mon costard, rarement de cravate, une veste au minimum.
Ma tenue de travail.

Après je prends mon thé, ma clope, mon café, ma clope, mon cartable et mon métro.
Comme tout le monde ou presque.
Je me tasse dans la rame en protégeant mon espace vital, comme chacun.
J’aime bien être comme tout le monde, des fois.
Comme tous ces gens dignes, pas réveillés, chacun dans son histoire.
J’aime bien être un figurant dans leur film comme eux sont des figurants dans le mien.

Juste on se croise. Juste on s’oublie.

Parfois j’ai le fier sentiment de participer à la vie économique de mon pays.
Au PIB, à la croissance, à toutes ces conneries de la vraie vie des vrais gens comme on dit à la télé. Je me sens presque normal.
Ça me change. Ça me rassure. Ça m’apaise.

Je n’ai pas toujours le bon réflexe des parisiens sur rails dans leurs automatismes.
Prendre le bon wagon, pour sortir au bon couloir et économiser le temps, les efforts, les pas.

Quand une rame est sur le point de partir et que je suis encore dans les escaliers, je ne cours pas. Je ne cours Jamais. Je préfère attendre la rame suivante. Je me rappelle les mots de ce vieux provincial disparu et que j'aimais bien, qui m'avait dit doctement un jour de goguette en métro - ne cours pas, ne cours jamais, c'est bien trop laid de courir pour rien.-

Depuis, l'alarme des portes sur le point de se refermer n'ont aucun effet pavlovien sur moi.

Souvent j’ai des changements. Parfois 1, parfois 2, parfois 3. Des rames, des rer, des bus, des trains…Souvent j’en laisse passer un bondé, un deuxième bondé, un troisième bondé. Jusqu' au quatrième bondé dans lequel je me cale quand même sous la surveillance des petits hommes fluos de la ratp.

Parfois j’ai un drôle de fantasme. J’imagine que cette rame, que d’autres rames que toutes les rames programmées, nous emmènent tous quelque part dans une sorte de camp pour nous rééduquer ou nous exterminer par vague, par paquet de mille. Ce serait assez facile. Carrément imparable.

Parfois, suivant le parcours, le stress, la course contre la montre, la promiscuité, je commence ma journée presque vanné. 

Après je fais mon taf. Ça se passe et ça passe.

Le soir, parfois, je rentre tard. Même parcours en retour, en reflux.
Avec la tension en moins, soulagé et la fatigue en plus. Plus celle des autres.
Toujours dignes et déjà en sommeil.
Ces autres, qui font de la figuration dans mon film comme moi de la figuration dans le leur.

Et j ’arrive chez moi. Et j’enlève mon costume, et ma peau de travail avec toute ma sueur dedans. Et je relâche tout et mes nerfs et mon corps et mon esprit avec juste la force d’une question, à convoquer tous mes neurones encore dispos pour tenter d'y répondre :

- Les gens qui font ça tous les jours, ils vivent quand ? -


tgb

Toutes les notes

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu