31.05.2010
Drapeau Noir

C’est avec consternation et indignation que nous apprenons la lâche agression, par une flottille de 700 terroristes internationaux humanitaires, armés de barreaux de chaises et de fourchettes à poisson aiguisées, contre d’invulnérables navires militaires et hélicoptères de guerre israéliens, réunis pacifiquement dans les eaux internationales pour un pique nique nocturne et cordial.
Malgré le sang-froid admirable et l’extrême délicatesse des commandos d’élite de Tsahal, cette armée courtoise à l’humanisme phosphoré largement reconnu, les soldats attaqués dans leur paisible bivouac plaisancier, se virent contraints de riposter en une totale légitime défense méticuleusement proportionnée.
C’est grâce à leur sens de la mesure fraternelle qu’ils réussirent par un extraordinaire courage et une sublime abnégation à ne faire qu’un relatif carnage parmi les barbares sanguinaires protégés par des femmes, des personnes agées, un écrivain prix Nobel, des députés européens et autres dangereux activistes, utilisés sournoisement comme autant de boucliers humains.

Comme le note, avec retenue et pertinence, Frédéric Lefebvre, voix autorisée de l’ump : « si l’on peut "regretter la mort de militants pro-Palestiniens… » il ne faudrait surtout pas oublier «… les provocations de la part de ceux qui se disent les amis des Palestiniens ». Tout comme le souligne d’ailleurs avec une rare lucidité, le sous-secrétaire d’état italien aux affaires étrangères, Alfredo Mantica, parlant également de « pure provocation » et comme enfin nous le confirme, le porte-parole de l'armée israélienne par la voix officielle de France 24 : "les soldats israéliens sont tombés dans un guet-apens" …victimes de terroristes…de lynchages… ".
Résultat de l’ignoble lynchage :
militants pro palestiniens lyncheurs = 9 morts
Armée israélienne lynchée = 0
Face à cette odieuse violence, devons-nous tolérer plus longtemps, que des pirates sans foi ni loi, sur des rafiots pourris, bourrés de victuaille terroriste, aillent volontairement se saborder contre des navires de guerre insubmersibles ?
L’Europe, scandalisée par cet acte de piraterie caractérisée, se propose en guise de compensation solidaire, d’accueillir au sein de l’OCDE, Israël, victime, une fois de plus, d’une odieuse agression criminelle.
Ce n’est que justice.
tgb
16:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
29.05.2010
Dieu, le foot et les chouquettes
"Quand le drapeau est déployé, toute l'intelligence est dans le clairon" ...
Il y a ceux qui se torchent du drapeau et scandalisent travail-famille-patrie, et ceux qui, à Roland Garros, se torchent de leurs impôts sous une Ola patriotique et bon enfant : « allez la France » en Suisse.
Il y ceux qui sifflent la Marseillaise, outrage tricolore, la honte le déshonneur, et ceux qui la chantent en rang et mouillent le maillot du sponsor avec 1et 2 et 3 zéro, moins les charges sans les taxes « allez les bleus »
Il y a ceux, délinquants, mauvais français, une loi par fait divers et ceux, délinquants en col blanc, avec légion d’honneur, pour qui, on dépénalise les affaires et qui aiment tant la France qu’ils la délocalisent.
Il y a ceux qui vivent ici, bossent ici, casquent ici et qu’on expulse ailleurs et ceux dont les ouvriers se lèvent tôt, qui bossent pas ici, qui casquent pas ici et qui défiscalisent, mais votent UMP.

Il y a ceux, contrôlés au faciès, la racaille au Kärcher, la banlieue comme pays et ceux qu’ont deux Zemmour, le mépris et le fric.
Il y a ceux qui kiffent la France mais pas cette France-là, et qui rappent et Goncourent, casquette en verlan ou sang d’encre noir, et ceux qui Jaunissent Halliday, faux-ricain hélveto-franco-belge, surtout franco-français, pour la sécu et le 14 juillet :
allumer le feu !!!
Il y a celui qui râle et qui gueule et qui meurt pour la France, et celui qui pavoise, et dénonce et se vend à l’otan. Il y a le métèque et les honnêtes gens. Celui qui aime et Ceux qui n’aiment pas que.
Il y a moi, ni fier ni honteux d’être né ici c’est comme ça, il y a lui, naturalisé, qu’a choisi ce pays et qu’est plus français que moi et il y a ceux qui prospèrent et s’engraissent sur l’identité nationale, bon bizness et qui clivent, et qui trient, au bal des hypocrites, de la tête de turc et du brave français, pour mieux régner.
Il y a ceux qui aiment une France qui les quitte
Et ceux qui quittent la France pour le fric.
Il y a surtout, celui qui, toujours exemplaire, inaugure son hymne quinquennal, introspecté du string, sur un yacht off shore et qui fait la morale.
Par Dieu, le foot et les chouquettes,
Panem et circences
amen
Quand on en est à poser des cierges et à tirer des penalties pour sauver le capitalisme…
Tgb
Photo : les sans papiers à la bastille - D.A.
09:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
26.05.2010
La main invisible dans la culotte du zouave

« Vous devriez apprendre à rire, mes jeunes amis, si toutefois vous tenez absolument à rester pessimistes. » Nietzsche.
Ah qu’elle est douce et câline cette main invisible dans la culotte du Zouave.
Dans le slip de DSK, de Dominique nique nique, candidat putatif à la candidature et héraut préféré et combien mérité, des électeurs de droite, des riches, des vieux, des cons, des aplatis au rouleau compresseur de l’ordre FMI, du nouveau du mondial, du libre et non faussé.
Ah qu’il est grand soudain ce noble désarroi des autres candidats supplétifs de droite, des Valls, Collomb, Royal, tripotés tout pareil par la même mimine, qui les caresse tout pareil dans le sens de leurs poils, le soir, au fond des strings, à relayer sans cesse que déshumaniser sans cesse, c est briser un tabou et faire preuve d’audace.

Oui qu’elle est voluptueuse cette main invisible dans le slibard de Baverez, l’athlète fonctionnaire tout musclé libéral, dont l’omni présence médiatique est inversement proportionnelle à sa subtile clairvoyance, de celle qui se régule toute seule et qui un coup se relance et qui un coup s’austère et qui plus elle se vautre et plus elle s’exonère.

On la sentirait presque cette main invisible, cette délicate paluche des marchés, quand baverez et ses clowns clonés nous récitent en boucles leurs mantras infantiles et qu’ils nous psalmodient leur « compétitivité » ; de cette compétitivité fine et manucurée, de la course au profit, au tout et tout de suite, qui fit si bien éjaculer, BP de son gros foutre noir.
Oui on la saisirait presque cette main baladeuse et son oncle incarné venant des Amériques, cette utopie joyeuse des uns contre les autres, à se tirer la bourre sur la même planète qui n’en peut mais, à s’offrir comme unique idéal, et Darwin et la guerre et la pulsion vorace jusqu’à tous en crever.

Pas s’étonner non, que déclinent et le membre et l’envie, quand on passe son temps à se toucher les bourses avec des mains calleuses.
Qu’ils nous bourrent bien le mou, tous ces escrocs du paf, la menotte bien au chaud dans le calcif en soie, tandis que nous, tristes pignoufs en slips kangourous, cette pogne invisible soudain matérialisée, on se la prend en aller retour sous forme de mornifle, et sommés que nous sommes, par les valets de cour, de considérer ça, comme de la modernité.

A ce rythme peut être, Le pied au cul visible, pourrait bien devenir un réflexe post-moderne.
tgb
15:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
23.05.2010
Faut il interdire le festival de Cannes ?

1) Un motard est décédé dans la nuit de vendredi à samedi à Antibes (Alpes-Maritimes) percuté par un homme qui roulait ivre et à vitesse excessive après avoir participé à une fête organisée dans le cadre du Festival international du film. Le conducteur, un Polonais directeur d'une entreprise a pris la fuite à bord de sa Bentley mais a été rapidement interpellé. Selon les enquêteurs, il était à l'évidence ivre et roulait trop vite.
Aussitôt après avoir pris connaissance de ce triste fait divers, monsieur le ministre de l’intérieur, soucieux de l’ordre public et déterminé à mettre fin à ce type de débordements, a pris l’initiative de réunir une commission pour décider de l’avenir de ce genre de manifestation.
Si plusieurs pistes de réflexion sont à l’étude, dont l’interdiction partielle ou totale de ce festival géant, il semble toutefois que les autorités se dirigent vers une tolérance relative de l’événement en raison de son caractère festif et dans la mesure où, serait prohibé formellement, l’alcool, les Bentley conduites par des plombiers polonais, ainsi que les motards nocturnes.
2) « Un officier français tué dans le sud de l'Afghanistan : c’est le 42 éme soldat français tombé depuis 2001.
Aussitôt après avoir pris connaissance de ce triste fait divers, monsieur le Ministre des armées, soucieux de l’ordre public et déterminé à mettre fin à ce type de débordements, a pris l’initiative de réunir une commission pour décider de l’avenir de ce genre d’évènement.
Si plusieurs pistes de réflexion sont à l’étude, les autorités ne semblent pas déterminées à interdire formellement ce type d’attroupement en raison de son caractère atlantiste. En revanche, on pourrait se diriger vers une censure totale des journalistes «non embedded ».
3) Deux jeunes sont morts et un troisième grièvement blessé, percutés par une voiture, alors qu'ils circulaient à vélo dans la nuit de samedi à dimanche sur la commune de Gruissan (Aude) en fête à l'occasion des "Festejades".
Aussitôt après avoir pris connaissance de ce triste fait divers, monsieur le ministre du développement durable des transports et de la sécurité routière, soucieux de l’ordre public et déterminé à mettre fin à ce type de débordements, a pris l’initiative de réunir une commission pour décider de l’avenir de ce genre d’évènement.
Si plusieurs pistes de réflexion sont à l’étude, les autorités ne semblent pas déterminées à interdire formellement ce type d’animation en raison de son caractère folklorique à forte identité nationale. En revanche, on pourrait se diriger vers une régulation très sévère de la pratique cycliste en dehors des évènements tels que le Tour de France, Paris Roubaix, ou Paris Nice, exemples sanitaires, unanimement reconnus par le milieu médiatico-politico-sportif.
4) Un homme de 91 ans a été découvert tué de plusieurs coups de couteau à son domicile de Nice la nuit dernière et sa compagne âgée de 48 ans placée en garde à vue, a-t-on appris aujourd'hui auprès du parquet.
Aussitôt après avoir pris connaissance de ce triste fait divers, monsieur le ministre …etc…
tgb
photo : Marc Ollivier
15:39 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
18.05.2010
Ga bu zo meu (regarde la capitalisme tomber)

Et les Shadoks pompaient.
Ils pompaient l’argent des pauvres, ils pompaient l’argent des classes moyennes, ils pompaient l’argent des livrets A, ils pompaient l’argent des assurances vie.
Les Shadoks qui pompaient, possédaient pour tout vocabulaire quatre éléments de langage : « ga, bu, zo, meu » qui leur servaient également de chiffres. A partir de ces quatre monosyllabes de base, ils élaboraient des équations hyper sophistiquées que personne ne comprenaient ni ne maîtrisaient et qui faisaient toujours tout péter à la fin.
Pour pomper, les Shadoks avaient inventé une pompe à phynances, qui comme son nom l’indique pompait la finance. La pompe a phynance avait toutefois un léger inconvénient, elle faisait des trous ; des trous par ci des trous par là ; des trous privés qu’on bouchait avec des trous publics ; des trous publics qu’on bouchait avec des trous dans l’épargne populaire ; des trous dans l’épargne populaire qu’on bouchait en vivant à crédit ; des vies à crédit qu’on bouchait avec rien du tout.
On appelait ça le capitalisme. (GA)

Quand les Shadoks avaient pompé toutes les finances des entreprises et toutes les finances des petits actionnaires, les Shadoks pompaient alors les finances des services publics, puis les finances des retraites, puis les finances de la sécurité sociale, tout en faisant toujours des trous partout. Des trous qui aspiraient des trous, qui se nourrissaient de trous qui formaient un vaste trou noir dans lequel la finance se transformait en anti-finance.
On appelait ça « la crise » (bu)
Pomper la phynance comportait 4 phases
La phase 1 (Ga) – le pompage de la finance
La phase 2 (bu) – le gonflage de la finance
La phase 3 (zo) – l’éclatage de la finance
La phase 4 (meu) – le siphonage de la finance.
Pendant la phase siphonage de la finance, les Shadoks faisaient passer la finance du point A (ta poche) au point B (la leur).
On appelait ça « la rigueur » (zo) ou « l’austérité » (zo aussi)
Quand les Shadoks n’avaient vraiment plus rien de rien à pomper, ils se pompaient entre eux avant de se pomper eux mêmes. Ils s’auto-vendaient des créances pourries en s’auto-spéculant à la baisse. C’est ainsi qu’ils inventaient un produit nouveau « l’auto-subprime » qui les faisait devenir riches tout en les ruinant.

On appelait ça « l’autodéfinancement » (meu)
Les 4 mots de base se combinaient de toutes les façons possibles, mais quelque soit leur agencement, signifiaient toujours la même chose :
There is no alternative.(un modèle du genre)
Néanmoins, suite à une découverte linguistique récente et révolutionnaire, on pourrait tout aussi bien traduire « Ga bu zo meu » par :
regarde le capitalisme tomber
tgb
19:46 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note
16.05.2010
Le sparadrap sale de Karachi

A priori si, dans une histoire de sous-marin pakistanais et de supposées rétro commissions électoralo balladuriennes je n’avais rien à cacher, je :
- n’intimerais pas aux fonctionnaires de Christine Lagarde de la fermer devant la commission parlementaire chargée de l’enquête.
- Ne m’emploierais pas à empêcher la parution d’un ouvrage sur la dite affaire.
- M’inquiéterais que les ex ministres concernés soient devenus amnésiques et relancerait d’urgence mon plan Alzheimer.
- Ne passerais pas 3 minutes à mouliner des oreillles sur un truc pas la peine, me contentant d’un niet définitif.
Voir et revoir
Parce que quand même, quand on regarde la vidéo, qu’on analyse le comportement du gus, y’a comme du kilotonne chez le pépère tellement transparent qu’il en est tout opaque.
- Et que je te trouve consterné cette affaire riquiqui... - pffff-mon-dieu-yeux-aux-ciels - et que je m’outrage des épaules en t’en mettant une couche… - et que je te balaie ça d’une main en t’en repassant une seconde outrée (de couche - alors que la première est même pas sèche) - et que je m’offusque du sourcil - et que je te surjoue du respect aux victimes et « trucs » du genre…-
A peu prés aussi crédible que le pote qui t’assure 22 fois qu’il est super sincère. Si au départ tu te posais pas la question à la 12éme, il est franchement suspect.
A bien entendre ce qu’il tait à travers ce qu’il dit, ça se lit assez comme de l’aveu implicite. Ce qu’il est parle si fort, qu’on entend plus ce qu’il dit.

Flash back
En ces temps incertains des années 95, MR Chirac en rade dans les sondages conserve néanmoins un net avantage sur un ami de 30 ans : le Codevi du RPR.
Mr Balladur ayant besoin de liquidités pour nous vendre sa tronche capétienne s’en trouve fort marri et, quoique fleuri du menton, ce n’est pas avec la vente du muguet qu’il va se refaire..
Sauf, qu’il est ministre One. Sauf qu’ Iznogood, qu’à tellement changé qu’il est déjà pareil, est aux finances. Sauf, qu’on vend des submersibles hautement périscopés à des gradés généralement pakistanais.
Ça tombe à pic.
Comme l’usage dans les contrats veut qu’on arrose tout ce qui bouge, il n’est pas invraisemblable qu’un pourcentage adéquat retourne à l’envoyeur par une immersion finement offshore.
Manque de bol, le goitreux est battu, l’Iznogood défait et Chirac, qui se la mange froide, paie pas le dernier tiers. Résultat des courses 2002 : 14 morts 11 français, dans un attentat attribué (autant que ça serve) au terrorisme local.
Pas une ristourne, une relance.
c
Certes, ce genre de grenouillage liquide par 3000 mètres de fond n’est pas simple à prouver. Il est rare qu’on conserve les factures. Mais sait-on jamais, on a vu des cadavres immergés remonter à la surface.
Que voilà un sparadrap bien collant, bien gluant, bien sale, aux doigts du type qui « nous mentira pas - nous trahira pas » et qu’on sait bien que c’est pas son genre.
tgb
10:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
12.05.2010
Kanellos : portrait du rebelle en chien

Ce chien s’appelle Kanellos. Il accompagne toutes les manifestations du peuple grec en colère. Il en est l’icône, le totem. Ne porte pas de muselière.
Que ce chien soit unique ou multiplié - on sait le nombre de chiens errants à Athènes - il est le symbole de l’outrage fait aux Hellènes et de leur juste révolte.
En un sens, il est la réincarnation des cyniques. Ces philosophes de la Grèce antique, s’appliquant à vivre et à mourir comme des chiens. Préférant l’ironie à la carrière, l’autarcie à l’opportunisme, la transgression au conformisme, la frugalité à l’empiffrement.

Diogène dans son tonneau se foutait royalement de respecter les règles sociales, les conventions, les interdits. Il crachait sur les honneurs, la frime, le fric et les simulacres. Il ne lui serait jamais venue l’idée médiocre de travailler plus pour gagner plus.
Diogène n’était pas compétitif.
Il était plutôt du genre à s’essuyer la main, après avoir serré la pogne d’un pitre vaniteux.
Diogène faisait le malin.
Citoyen du monde, sans emprise, sans rien, il n’avait ni à perdre ni à gagner et n’avait donc peur de rien. S’il s’autorisait parfois à s’astiquer en public, ce n’était pas seulement par provocation, par esprit de subversion, ou pour briser les codes mais bien plutôt pour jouir de la liberté d’être grossier avec les vulgaires.

Se branler oui pendant que les scabreux, eux ont le nez dans leur bourse.
Mendier oui, pendant que les cupides se tuent à entasser.
Car si montrer son cul est grossier, dénoncer les privilèges des pauvres quand on est milliardaire ou un de ses valets EST vulgaire.
Car si aboyer sur un tas de fumier est grossier, faire endosser ses dettes privées par des déficits publics EST indécent.
Car si pisser en public est grossier, imposer la rigueur à des gens qui n’ont rien quand on a déjà tout EST obscène.
Et je rêve, d’un impôt sur cette vulgarité là
Et de foutre en l’air enfin, leur bouclier fécal.

Diogène ne possédait rien, mais jouissait du luxe immense, d’envoyer se faire foutre les puissants. Ni compromis, ni compromissions, ni petits arrangements avec le marché. Diogène n’était pas socialiste ou socio démocrate. Il était cynique.
Non pas de ce cynisme qui, par glissement sémantique et déviation de sens est devenu l’apanage de ces prédateurs maîtres de tout et bons à rien mais de ce cynisme impeccable initié par Antisthène, qui compris d’évidence que l’accumulation avide était vide de sens.
« Barre toi de mon soleil » pourrait dire aujourd’hui Diogène au spéculateur vautré dans sa limousine et qui lui fait de l’ombre, comme dégage de mon territoire pourrait grogner Kanellos, aux flics grecs bientôt amputés de 20% de leur salaire.
A la vanité vaine Diogène répondait par l’orgueil désinvolte.
Au pouvoir factice Diogène opposait son mépris nonchalant
A la fatuité bien ordonnée pour et par soi même Diogène répliquait par son modeste désordre :
la glande
jusqu’à l’ataraxie.

Cette contestation cynique et souveraine ne consiste pas seulement à dénoncer par le mépris ricanant la posture et l’imposture des profiteurs bouffés par leurs profits, ni à leur mordiller les mollets avant de, miraculeusement un jour, chopper la jugulaire, cette contestation d’un cynisme tranquille vise à leur souligner au feutre gras :
qu’ils vivent et crèveront comme des cons.
que ce sont eux les mendiants.
tgb
Le titre de la note est un détournement astucieux de "Cynismes Portrait Du Philosophe En Chien" de Michel Onfray
21:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
11.05.2010
L’addition s’il vous plaît…

Ce jour-là, exceptionnellement, soyons fous, j’avais invité ma chérie au restau. Ce genre de fantaisie devenant un luxe par les temps qui courent.
Devant la carte alléchante, nous nous étions montrés fort raisonnables et renonçant aux mets les plus gastronomiques, nous avions opté pour un plat certes savoureux mais du genre roboratif avant tout.
Il va de soi que nous avions fait l’impasse sur l’entrée, le dessert en nous contentant d’un petit vin honnête et sans prétention.
L’eau du robinet tenant lieu d’eau minérale
Pour finir, on s’était même autorisé en extra, un café africain, sans plus de mignardises.
Dans notre budget serré collé en ces temps d’austérité, cette petite entorse à la rigueur pouvait, sans recourir à quelque crédit revolving, encore se digérer, à condition de ne pas abuser de la carte Visa.
Dans la salle tamisée quelques couples en tête à tête, deux familles de sortie, toute une tablée de copains en goguette, un groupe de collègues de bureau fêtant un anniversaire, deux ou trois VRP solitaires…
A la table voisine, 3 banquiers exubérants et ventrus s’empiffraient goulûment éclusant à la suite, moult bouteilles des meilleurs champagnes millésimés, des meilleurs crus des meilleurs cépages, alternant bourgognes et bordeaux quitte à ne même qu’y tremper les lèvres jusqu’à vider la cave.
Sans regarder à la dépense, sans même détailler les prix, ils commandaient les plats les plus raffinés, histoire de ne surtout rien se refuser, n’en faisaient qu’une bouchée, les goûtaient à peine, gâtant par ci, gâchant par là, renvoyant à la figure du serveur tout en courbettes, non sans une certaine goujaterie, les caviars les plus subtils, les langoustes les plus délicates, jusqu’à éradiquer les derniers ortollands, dans un grand et grossier éclat de rire méprisant entre deux rots bruyants.
Ils ripaillaient à s’en faire péter la panse, ils se goinfraient à s’en lécher les doigts. Ils faisaient bombance et gueuletonnaient dans une débauche satisfaite de denrées et de vins succulents avec cette muflerie repue des gens tout puissants.
Fines champagnes et cigares interdits pour couronner royalement le tout sous le regard piteux des autres clients bouches bées.
C’est au moment de payer l’addition que je l’ai trouvé saumâtre.
Si ma note restait supportable, le petit supplément à plusieurs zéros me mit direct la nausée. Croyant à une erreur ou à une mauvaise plaisanterie, j’apprenais abasourdi, par le maître d’hôtel lui-même, que j’avais l’insigne honneur, avec les autres clients, de régler l’addition des trois banquiers désinvoltes.
je n'ai pas laissé de pourboire.

Cela fait trois mois maintenant que je me la saute, tout en faisant gracieusement la plonge du restau pour rembourser la dette de trois salopards abonnés aux gargantuesques festins.
Inutile de vous dire, que je ne suis pas prêt de m’offrir à nouveau le menu du jour.
Le plus curieux de l’affaire c’est que nous sommes 6 milliards en cuisine à nettoyer les gamelles de deux ou trois connards tout à leur orgie spéculative.
Même si on me dit tous les jours que je m’en tire bien, et que je suis un foutu privilégié, je me demande comment, à ce rythme-là, le restau peut tourner encore longtemps.
tgb
11:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
08.05.2010
L’embarras du choix

Ce que j’apprécie particulièrement dans notre exemplaire démocratie que nous aimons à exporter à coups de bombes phosphorées altruistes et civilisatrices chez les populations frustres et barbares, c’est notre système électoral et le choix infini de politiques diverses et variées auquel il nous convie.
Ainsi, de la Grande Bretagne où les électeurs de chez Rosbif pouvaient opter pour pas moins de trois candidats, délaissant ainsi un bipartisme un peu réducteur.
Profusion de choix donc, puisque loin de l’alternative, Coca ou Pepsi, ils pouvaient s’adonner à un candidat de droite thatchériste, un candidat de droite blairiste, ou un candidat de droite « bayrouiste » ; candidats certes d’accord sur à peu prés tout mais avec de subtiles différences dans les détails. Ne serait-ce par exemple que dans la couleur du libéralisme : bleu pâle, bleu ciel ou bleu marine.
Devant une offre d’une telle richesse et dans l’embarras d’un choix aussi cornélien, les électeurs britanniques ne tranchèrent donc pas et n’en choisirent aucun, voire tous.
Le peuple dans son extrême sagesse et à 70% avait parlé.
En ce qui concerne les élections régionales de ce week-end en Allemagne, rappelons encore la chance de la population teutonne de se voir offrir maintes propositions politiques allant de la droite bien droite à la droite moins droite sans oublier la droite toute droite. Sans me risquer à d’audacieux pronostics, il ne m’étonnerait pas que la droite gagne la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Land le plus peuplé et le plus dense, à moins qu’une coalition de droite light et de diet droite…
C’est ainsi qu’en Grêce également, l’électorat hellénique peut en toute liberté inviter au pouvoir et une fois sur deux, soit la famille de droite Caramanlis, soit la famille de droite Papaandreou et tâter tout à loisir d’un conservatisme libéral bonnet blanc ou d’un libéralisme social blanc bonet.
Libéralisme social qui plaît tant au marché d’ailleurs, puisque comme nous le montre l’Espagne ou le Portugal, rien ne vaut une dosette de socialisme pour mieux faire passer la pilule de l’austérité bestiale et de la privatisation FMI dans la toute complaisance syndicale inféodée.
Et voici que de surgir la pointe du museau du socialiste de droite DSK, patron du FMI, saluant auguste, l'attitude d'Athènes et tout admiratif du plan de sacrifices mis en place.
Et il est bien réconfortant de voir un socialiste appointé à 500 000 euros par an se réjouir d’une cure de rigueur faisant passer les salaires des pâtres grecs de 600 à 400 euros par mois. Ce permanent souci de justice sociale chez ce probable futur candidat de gauche de droite, ne peut que rassurer l’électeur dominical qui sommeille en chacun de nous quant à l'opportunité d'une alternance radicale.
Où l’on décerne bien ici la chance démocratique que nous aurons bientôt, de choisir entre la droite bleu UMP et la droite rose PS. Un DSK quand même autrement plus présentable et bien élevé, qui, à n’en pas douter ne pourra que jouir de la préférence du joli monde de la finance assez à cheval sur les bonnes manières à table. (quoique sous la table…mais c’est une autre histoire)
Tout ça pour dire que je plains O combien, les peuples ensauvagés n’ayant pas encore accès à la petite cabane au fond de la salle de classe appelée « isoloir » ; symbole orgueilleux de nos alternances politiques et de nos choix souverains.
tgb
12:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
04.05.2010
re-vu sous cet angle...

Que Pierre Lombard, membre de la Bac de Chambéry (73) se soit soulagé de la matraque sur la tête de Mickaël Verrelle, toujours plongé dans le coma depuis la nuit du 23 au 24 avril, suite à une embrouille d’ivrognes, n’a rien de très original.
Il est de notoriété publique que les victimes policières ont le goût assez étrange d’aller perfidement se fracasser le crâne contre des tonfas qui ne leur avaient rien demandé.
C’est d’ailleurs pourquoi assez régulièrement, les tonfas agressés portent plainte pour coups et blessures, outrage et rébellion à agents.
Un classique.
Que notre policier lambda de la brigade anticriminalité donne une version falsifiée des faits, corroborée il va de soi par ses petits camarades de paniers à salades, n’a rien non plus de très remarquable.
Le faux et usage de faux étant chez des gens assermentés une tentation aussi difficile à repousser qu’une branlette chez l’onaniste.
Et puis si on n’a relativement peu d’imagination dans la police, la thèse de la chute dans l’escalier reste un stéréotype indépassable dont il serait dommage de se passer.
Ne serait-ce qu’au nom des us et coutumes.
Que Jean-Paul Borelly, un des responsables du syndicat (de droite) de police Alliance critique l'incarcération du brigadier finalement confondu, estimant « qu’ envoyer un policier en prison n'est pas une bonne chose, ni pour notre pays, ni pour la police en général » ne devrait pas nous émouvoir non plus.
La police a pour noble tradition de planer au-dessus des lois, et de sortir relativement couverte quelque soit ses agissements. Si l’on prive le flic du droit de tuer en toute impunité, je vous le demande en toute franchise : où va t’on ?
Non, ce qui est « relativement paradoxal » et presque gaguesque, s’il n’en allait pas de la vie d’une jeune homme, c’est que ce soit une caméra de surveillance de protection qui soit à l’origine de la mise en examen et en détention du flic super-cogneur super-menteur, bref super normal, pris en flagrant délit par une bande magnétique sans même de gyrophare.
Que la parano sécuritaire et démago pour gogos finisse par dénoncer les déviances de la maréchaussée française, voilà un argument assez singulier auquel, j’en suis certain, le Colonel anti-auvergnat polygame n’avait pas songé à nous vendre dans sa croisade vidéaste.
Pas sûr, au final, que ça réjouisse le fin fond des commissariats, dont l’effectif est inversement proportionnel à la multiplications des petites caméras voyeuses à 200 000 euros pièce.
Cela dit, nul doute que si la caméra surveillance (véritable saloperie totalitaire) devenait une machine à casser du flic ripou, une loi sur mesure viendrait assez à propos, protéger la police partout et contrôler la justice nulle part, avant que de nous auto détruire sur l’heure de la bande numérique à géométrie inflammable.
En attendant, ce qu’il y a de réconfortant c’est que même dans les pires scénarios et autres coups tordus, il est toujours des effets pervers en boomerang, délicieusement inattendus.
La matraque de Pierrot ?
Au trou !
tgb
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