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05.03.2010

Plan social à C. dans l’air

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Réduction des coûts sur le service public : Yves Calvi, animateur de C. dans l’air licencie brutalement Jacques Marseille, collaborateur régulier de l’émission (17 passages entre avril 2008 et avril 2009).

C’est donc un véritable coup de poignard pour ce résistant désintéressé de l’ultralibéralisme, luttant courageusement contre la pensée unique que cette mise d’office en pré retraite alors qu’il professait chaque jour avec une rare clairvoyance le report de la retraite à 67 ans minimum.

Jacques Marseille, fonctionnaire brillant et lucide consacrant un temps précieux, à dénoncer la fonction publique et ses feignants de grévistes à la télé plutôt que de se gâcher bêtement à la fac post-soixante-huitarde, à brocarder les syndicats bolcheviques responsables du chômage en France, jusqu’à négliger parfois (et c’est tout à son honneur) sa collaboration intègre, avec cette organisation marginale qu’est le Medef, illustre  aujourd’hui à son détriment et dans sa chair, la justesse de ses thèses audacieuses : le droit absolu au licenciement.

Oui, ce partisan infatigable de la dérégulationquiseréguletouteseule (et avec quelques milliers de milliards de l'état qui est le problème sauf quand il est la solution) de la liberté chérie à exploiter l’autre sans entraves bureaucratiques, à qui l’on doit d’avoir su dans un discernement exemplaire, troquer le mot « cotisations » contre le mot, autrement plus éloquent de « charges » vient d’être honteusement remercié par la télévision publique .

Ce qui prouve bien au passage, que tout ce qui est public et de l’ordre de l’intérêt général ne peut être que fondamentalement vicié.

Voudrait-on ainsi sournoisement lui faire payer cette erreur de jeunesse, ce passage éphémère au parti communiste français ? erreur qu’il rachetât pourtant largement en luttant avec dévouement contre ces salauds de pauvres,

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en mettant tout son talent d’historien, reconvertit dans l’économie de supermarché, au point même d’en occulter la crise. La crise quelle crise ? osait-il même, en son génie iconoclaste, du haut de sa chaire à vie de professeur émérite. 

Oui, c’est bien à cet expert incisif  et pertinent (et non pas à ce charlatan de Maurice Allais, imposteur anti-libéral au prix Nobel de l’économie  frelaté et à qui heureusement encore, on ne peut se tromper tout le temps, C.dans l’air ne donne jamais la parole) que l’on doit des notions aussi révolutionnaires que : « la pauvreté est essentiellement subjective » ou « c’est à la psychologie individuelle que l’on doit la misère ».

Nous comprenons bien qu’en ces temps d’austérité dus à l’assistanat tristement social, si une compression de personnel s’imposait sur la 5, choisir entre Christophe Barbier, Elie Cohen ou Jacques Marseille devenait forcément un choix cornélien, tant chacun de ces intervenants se révèle indispensable à l’intelligence française, néanmoins, n’y avait-il pas quelque syndicaliste parasite, à virer et sans indemnités encore, avant que de se passer d’un de nos plus grands phares de la pensée patrono-universitaire ?

Si comme moi vous êtes scandalisé par la disparition arbitraire et télévisuelle de Jacques Marseille, je vous encourage à rejoindre son comité de soutien aux centaines de témoignages orphelins dans ce fanzine encore trop confidentiel « le point » où fort heureusement continuent à œuvrer inlassablement Bernard Henri Lévy, Nicolas Baverez, Franz Olivier Giesbert, autant de courageux francs tireurs de la pensée alternative, ostracisés il va de soi, par nos grands médias noyautés par de cloportes gauchistes.

Enfin une réflexion personnelle qui n’a rien à voir là mais, à traiter vulgairement tout le monde sur un même pied d’égalité, la mort ne serait elle pas une saloperie communiste ?

tgb

03.03.2010

Klaus et Xynthia sont dans un bateau…

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- Que d’eau que d’eau ! - devait se penser très fort et super inspiré (à la Mac Mahon) le nabot volant du haut de son hélico, survolant à la Bush son mini Katrina et les problèmes comme d’hab (occultant fort à propos le salon submersible de l’agriculture naufragée) tout à son exercice compassionnel qu’il affectionne tant : voix grave en caoutchouc, regard sombre avec brassières, écoute attentive tête penchée façon digue du cul.(à moins qu'il ne pensât nostalgique à ses vacances en yacht Bolloré du temps insouciant où il était encore vaguement crédible pour les plus de 75ans - la France d'aprés)

Enième version donc de l’homme qui à changé changé, dans l’austérité sobre de l’autorité restaurée, habitant gravement le job la fonction présidentielle, et se penchant (sur pilotis) au risque insensé d’un lumbago, sur la France souffrante et l’urne régionale méchamment embourbée.

C’te blague !!!

Car tout le monde sait que personne ne change (et surtout pas lui) et particulièrement les victimes landaises de Klaus attendant toujours dans les forêts en ruine, une tronçonneuse à la main, les jolis millions promis par l’indigeste Barnier, passé depuis, de ministre inconsistant de l’agriculture  non consistée à commissaire européen servant à rien. Sa spécialité.

Les Charentais et autres Vendéens, un pied dans l’eau et un pied devant feraient bien de se méfier des promesses en pédalo express, tenues devant les caméras clapoteuses et d’investir plus sûrement dans un zodiac à gros boudins ou un stock de serpillères avant que les projecteurs s’éteignent sur peau d’balle et balais de crin.

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sortir la tête hors de l'eau

Je serais eux, j’aurai séquestré le blablateur amphibie, en gilet hybride de sauvetage et pare balles, le temps de toucher les aides d’urgence mais chacun sa stratégie : on ne peut quand même pas élire de Villiers et être très malin...

Il faudrait avoir l’idée saugrenue, (médiatiquement j’entends) de retourner patauger dans un an du coté de chez Xynthia, dans les marécages des illusions et promesses perdues (qui n’engagent que ceux qui les écoutent il va de soi) pour constater ce que sont devenus les jolis lotissements sur littoral inondable avec vue imprenable sur passe droit et tsunami.

Heureusement on peut faire confiance aux médias pour ne surtout pas suivre l'affaire. Une heure de barbotage vaseux et multixplex pour ne rien dire, le temps de charger mamie en direct dans le canot et pour ne surtout plus jamais y revenir. Ce sont des pros quand même !!!

Logos Pathos et Pas-d'infos selon le théorème de Pujadas

Quand le président qui ment, annonce que le chômage baisse, c’est que le chômage augmente, quand il dénonce les constructions dans les zones inondables, c'est qu'il préconise de construire dedans, quand il nous envoie les sous marins autant s’attendre au radeau de la méduse. Vendéennes Charentais, avant que de reboire la tasse, vous voilà au jus.

L’auditeur c’est comme le lapin, il s’attrape par les oreilles disait l’autre, sauf que quand la parole ne vaut plus rien c’est que l’orateur spongieux  ne vaut plus grand chose.

Ne reste plus qu’à l’essorer.


tgb

01.03.2010

Florence for ever

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Je viens de finir le livre de Florence Aubenas « Le quai de Ouistreham ».

C’est le genre de bouquin qui vous laisse orphelin. Comme en manque.

C’est une enquête et ça se lit comme un roman.

Avec un vrai sujet, de vrais personnages et tout un climax.

Bien loin des inanités nombrilistes de sous auteurs nous contant par le menu leur aérophagie existentielle.

Florence Aubenas : ancienne de libé centre gauche passée au nouvel obs centre droit ; dans le paysage journalistique dévasté : d’accord personne n’est parfait(e)

N’empêche, Florence Aubenas, des mois de captivité en Irak, qui nous épargna par décence ou pudeur, la capitalisation littéraire et financière de sa terrible expérience, à qui l’on doit en grande partie la réhabilitation des outragés d’Outreau, a l’inconvenance, dans cet univers narcissiquement onaniste moi je, de s’intéresser aux autres et aux sans grades : déviation perverse quasi insensée s’il en est.

Donc pour Aubenas : six mois à récurer à genoux, les chiottes du capitalisme sordide, dans la précarité, l’humiliation et la misère ordinaire, pour nous offrir au bout du compte, du journalisme debout tandis que ses confrères assis, pratiquent entre deux cocktails, un confortable journalisme couché : chapeau bas.

Car faut-il le rappeler, deux reporters France 3, otages en Afghanistan et tentant, quelle incongruité, de faire leur métier d’informer, coûtent bien plus chers selon nos délicates autorités, qu’un journaliste embedded ou qu’un stagiaire au rabais, recopiant avec fautes d’orthographes itou, les dépêches AFP.

Oui, dix journalistes comme Aubenas en France et le pays médiatique en serait radicalement transformé.

Dans la misère quotidienne des précaires en voie de paupérisation donc, à éponger la merde du sol au plafond, Aubenas nous fait exister ses damnés camarades du balai brosse, acculturés, dépolitisés, tout à l’immédiate survie, dans la machine infernale statistique et truqueuse du pôle emploi, dans le mercenariat hideux du nettoyage par le vide, jusqu’à nous rendre visible enfin cette cohorte d’ombres truculentes pourtant, autrement plus talentueuse et instructive que quelque vulgaire TV réalité dont elle est (cette cohorte) paradoxalement grande consommatrice.

Six mois oui, à courber l’échine, la peur au ventre, dans la résignation et la soumission lambda face à l’esclavagisme moderne libre et non faussé.

Mieux qu’une étude sociale, plus évocateur qu’une thèse fouillée, le récit d’Aubenas drôle et acide, appréhende férocement et l’air de rien, la logique infâme d’un monde cupide et sans pitié. Et pour peu que comme moi, vous ayez vécu un peu à Caen, s’ajoute la connivence intime des lieux et des gens.

Admirable Florence, qui, cerise sur le gâteau, explose en vente et au passage, le Bernard Henri Levyde, tout à sa suffisance autocentrée.

Comme la revanche rassérénée, du savoir faire sur le faire savoir.

tgb

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