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18.03.2010

Croque mort et Naphtaline

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J’voudrais pas balancer, c’est pas mon genre allez, mais quand on en est réduit à sortir du placard à balais, l’ectoplasme Fillon et ses fonds de tiroir sécuritaires et naphtalinés, comme ultime argument dynamique, c’est que ça sent vraiment le chrysanthème.

Chrysanthème, fleur préférée du nabot étiolé, reconvertit électoralement dans la pompe funèbre, s’empressant de déposer trente ans de prison automatiques, sans autres formes de procès aux pieds du policier flingué, victime malheureuse d’un accident du travail.

A la pêche au gros balourd, quand même petit joueur ! Le lynchage immédiat eut pu ramener dans les filets moisis du parti en sucette, un peu plus d’estampillés FN. Aller chasser du lourd avec de la ficelle, fait un poil amateur ; quasiment un affront à Chasse Pêche et traditions qui savent autrement mieux chevrotiner.

Et nos vieux tocards de l’internationale démago, tout au zèle paniqué de la récup urgente de cadavre fumant, de nous ressortir du chapeau, les vieux fonds de sauce de l’insécurité et du groupe terrrrrroriste, jusqu’à nous faire mourir du policier tout vivant avant que de s’en excuser platement.

Ce qu’il y a de platement sympa avec le fils du notaire, devenu « collaborateur » d’omni président c’est que même dehors il sent le renfermé.

 

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Fillon donc, qui ne doit sa relative popularité qu’à sa discrète consistance et l’aimable comparaison décente d’avec le marchand de cravates fluos, à sur les foules un tel impact mobilisateur, qu’après avoir fait la tournée des régions en véritable guest-star, il aura contribué à porter la droite à son plus bas niveau historique depuis 60 ans. On admire la force du stimuli et on le recommande.

En effet qui n’a rêvé d’assister à un meeting avec Fillon, la camomille préféré de la France assoupie ? 

Ce faux modeste - "de Chirac on ne se souviendra de rien, sauf de mes réformes -" (dont on ne se souvient pas) aussi réac que papa vulgos mais en mieux coiffé, reste toutefois un larbin docile et motivé du nouvel ordre mondial, d’autant plus dangereux qu’il est peu identifiable.

Notons quand même au passage, l’extraordinaire sens tactique de mr Bruni, qui en moins de deux ans aura réussi l’exploit de donner à un insipide  premier ministre une vague aura de président, tout en se retrouvant carbonisé, façon fusible.

Belle inversion des rôles.

 

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8 ans maintenant que le petit VRP de la matraque dopée au Prosac, nous vend de l’insécurité tout en en assumant la charge. Sacrée performance. Comme pour son baratin usé jusqu’à la corde qui ne fait plus illusion, nous refourguer encore de la peur vérolée en promo, finit par dévoiler l’escroc.

Un peu comme ses « éléments de langage » des naufrages électoraux, qui fabriqués en labo par des communicants et mis en « congruence » dans la bouche des disciples parachutés, deviennent terriblement contre-productifs, d’autant soulignés au gros rouge, qu’ils finissent par sonner faux et cliniques et révéler l’arnaque. Le comble de l’artifice.

Bref, l’imagination étant au pouvoir et ses acteurs au summum de leur créativité, le croque mort assistant à son propre enterrement et la naphtaline à son couronnement mais en creux, ils nous ressortent leur énième numéro de has been.

A trop conserver ses chaussettes sales, la politique populiste finit par puer des pieds.

Et ça sent.

tgb

15.03.2010

Le fin stratège

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Dialogue entre le Maréchal Président et son gros poussah poussif, le tout en alexandrins

- Maréchal président, O Sun Tzu vénéré 
De l’art de la guerre qui pue un peu des pieds
Vous le grand rabougri du bling bling d’Austerlitz
O prince de la tactique, vous le fourbe Clausewitz
J’avoue ne pas comprendre la manœuvre de dimanche
Cette funeste branlée que j’en ai plein les branches
Voyez donc les stigmates sur mon fessier rougi
Pommadez moi de grâce afin que d’être assis

- Cap au cap Bertrand, qu’importe le dimanche,
Vu qu’nous sommes lundi et conservons le manche

- Ben je dis pas c’est sûr, lumineux président
Mais curieuse stratégie de mettre tous nos gens
Dans la grande bataille sans réserve aucune
Où qu’on va les chercher nos alliés, sur la lune ?
Nous partîmes 30% mais par zéro renfort,
nous nous verrons trois glands en arrivant au port…

- Lefebvre et Estrosi Longuet de Bolloré
Le compte y est ainsi, nous voilà belotés.

- En l’an 2014, si ça se reproduit
Nos beaux tripatouillages nous mettront dans l’ennui
Réforme territoriale, tour uninominal
Pourraient bien en retour, nous ramoner l’anal

- Mais n’oublie surtout pas mon Xavier tout mielleux,
Que les justes découpages et charcutages vicieux
Sont les nobles mamelles de l’élection perfide
Détends toi du nougat, relâche-toi du bide


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- Je n’oublie certes pas, mais immense est mon trouble
Rapport au renégat ach’té pour quelques roubles
L’ignoble Eric Felon et son identité 
Qui devait nous goinfrer les Lepen éborgnés…

- Une burqa par çi, une vidéo par là,
Un crime basané, comptons sur Pujadas
Un fait divers et le colonel Boutefeux
Nous fera une loi en fusillant un peu…

- A propos d’basané, ben Ali Soumaré
Attaqué proprement rapport à son casier
Nous à mis la pâtée dans son département
Si même sous la ceinture, ça fait fuir les votants…

- Rassure toi Bebert mon doucereux iguane
Ils n’auront pas j’te jure l’Alsace et la Guyane

- On conserve la choucroute alsacement garnie
En revanche en Guadeloupe, la Penchard Luce-Marie
Qu’a trop voulu nous vendre de l’acra de morue
Est officiellement bien portée disparue.

- Qu’ils se dévorent entre eux, avec un os dans l’nez,
On renverra Jégo s’faire canibaliser…


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- Ce qui m’inquiète surtout Maréchal Président
C’est qu’la moitié d’chez nous est porté désertant
Nos grognards nos loqu’teux nos vieux et nos prolos…
Des années de travail à la sauce Pernaut
A bien les abrutir sous nos propres boulets
Portés en première ligne, victimes et satisfaits

- On en fabriquera d’autres, j’connais personnellement 
Chabot à la télé et j’nomme ses présidents

- Et Villepin et Copé qui affûtent leurs couteaux

- Qu’ils sortent leur canif, et j’les colle au barreau

- Donc on est massacré mais c’est pas une défaite

- C’est une victoire en creux, pas de quoi faire la tête

- En somme Maréchal, tout baigne et tout va bien

- Vini, Vidi, Déni…assieds-toi nom d’un chien

- Que cet aveuglement est doux à mon courroux
Mon désarroi s’épuise quand je suis près de vous

- La campagne fut jolie la guerre sera belle
J’aime que l’on ramasse les cadavres à la pelle.

- Quelle sérénité alors même qu’Aubry
Nous frôle de ses ailes et prépare la chienlit


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- Je travaille ces temps-ci à une arme fatale

- Maréchal me dites pas, Fillon présidentiable ?

- Je te parle munitions, pas d’la Rillette du Mans…

- Vous me faites languir, dites moi Président

- J’vais engrosser Carla, d’la layette dans les urnes

- Le truc du périnée c’était donc pour les burnes ?

- Pas tout à fait Xavier, j’ai délégué quelqu’un,
Un type nommé Biolay, un certain Benjamin…

- Vous êtes un génie, Président Maréchal

- Ben oui j’ai six cerveaux et ça fait même pas mal

- J’ai honte d’avoir douté, suis-je digne encore ?

- Viens me lécher les pieds et fais gaffe à mon cor

- Je vous fais un grand slurp de ma langue de velours

- J’aime cette langue ump, avant le deuxième tour.

tgb

 
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