03.07.2010
C'est la faute à Raymond

Si la France va mal, si elle cause mal dans le poste, si le chômage monte, si le pouvoir d’achat baisse, si la république est austère, le cigare public et le permis de construire complaisant, si l’image de la France est toute dégoûtante, si son minus président salope tout ce qu’il « moralise », si les pauvres sont plus pauvres et les riches plus riches, si la racaille sportive ne chante plus la marseillaise tandis que la racaille financière, tu l’aimes ou tu la quitte, la chante sur sa valise en Suisse, cherchez pas midi à septante heure, ni du côté bancaire, ni du côté Medef : c’est la faute à Raymond.
Si l’on ne crée pas de commission d’enquête, sur l’affaire Woerth et ses petits arrangements entre amis donateurs de la crème Chantilly, sur les 100 millions de vaccins H1N1 de la pharmacienne des caïds, la madame cachalot et fils de la santé en short, si on ne Karachi guère du sous marin en plongée off shore, mais qu’en revanche, on auditionne, façon confessionnal, en commission culture, les responsables du Waterloo footeux en diversion d’honneur, tandis que les journaleux de cour n’oublient surtout de ne jamais poser la question qui tache : c’est la faute à Raymond.
Si les héros 98 du mondial black blanc beur, ceux qui s’empressèrent, un lendemain de victoire, d’embrasser le crâne d’un mac do cheese sponsor, ceux qui cachetonnent à la pub addictive de l’arnaque en ligne et du consulting Bouygues nous font aujourd’hui leur pucelle du crampon : c’est la faute à Raymond.
Si Laurent Blanc au nom prédestiné, plutôt irréprochable, nous fait fort Finkielkrautement (de la bande à Botul) du team white white white, de l’équipe pas rebelle, du milliardaire pas gréviste, à faire jouir précoce l’encore tout boutonneux aspirant Valls sur son banc de touche droite : c’est la faute à Raymond.
Si le clown Domenech devient officiellement le salaud expiatoire où acérer les crocs de l’abruti supporter tout bariolé encore de bave tricolore, histoire de dégourdir les haines nationales, tandis que tranquillement, dans le genre petit pont, on le tacle méchant de ses acquis sociaux : c’est la faute à Raymond.
Et si les juges forcément « rouges », laxistes comme ils se doivent, condamnent à 5 ans de prison le lampiste Kerviel, tandis que sans pitié, en toute discrétion, ils donnent l’absolution à Monsieur Messier de chez maître du monde : c’est la faute à Raymond.
Et si ça suffit pas, pour sauver le comptable Woerth et sa contre réforme, en ces temps de soldes et de bouclier fiscal, où l’on fait une ristourne à 30 millions d’Euros à mme Loréal, touriste fiscale nécessiteuse, parions que Bachelot poissonnière, ministre brumisateur, prendra soin d‘hydrater en ouverture JT, illusoire variante, les riches retraités de la rente à rien foutre.
La faute à canicule
tgb
08:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note
30.06.2010
Kozy Baba et les 40 branleurs

Comment faire des économies de bout de chandelles sans en faire, tout en faisant croire qu’on en fait, en ces temps d’austérité pour les pauvres ?
Telle est la question ardue, en ces jours de bac, sur laquelle durent phosphorer les conseillers com du pique assiette présidentiel, l’homme de chez Fouquet’s qui s’augmenta de 170% en une fois, à valeur d’exemple.
Question subsidiaire : Comment faire passer la pilule de la purge intestinale des masses laborieuses, à l’heure ou l’augmentation du gaz privatisé et de l’explosion du nombre de coupures, finit par dissuader même un salarié de France telecom d’opter pour ce moyen radical de suicide et tenter de mentholer la persistante odeur de putréfaction morale du gouvernement.
Idée numéro 1 : Demander aux collaborateurs de ministres une diminution de 10% de leur salaire alors qu’ils viennent d’être augmentés en 2009 de 21%.
Idée numéro 2 : supprimer les chasses présidentielles alors qu’elles l’avaient déjà été sous Chirac, et les remplacer par des battues régulatrices, ou l’art du glissement sémantique dans le refroidissement du fût du canon.
Idée numéro 3 : Exiger un maximum de 4 collaborateurs par ministre, préconisation maintes fois exigée et selon Fillon jamais appliquée dans les faits.
Idée numéro 4 : Faire démissionner Escalettes, président de la FFF, (fédération française de foot), plutôt que le ministre de la pénibilité Woerth de la FFF (fédération de la fiscalité fastoche)
Idée numéro 5 : supprimer 10 000 véhicules et 7000 logements de fonction, d’instits tant qu’à faire…
Bref on le voit, la cure d’amaigrissement de l’arrière-train de l’état ne risque pas de faire gagner le moindre cran dans le serrage de ceinture de l’oligarchie partouzarde, si exigeante à corseter les autres, si complaisante avec son propre pétard.
On lui suggérerait bien pourtant, au pique ascète de Neuilly, à l’hyper crédible père la rigueur qui inaugura sa présidence par une retraite méditative sur un yacht off shore, le non remplacement de 40 ministres sur 40, vu le nombre de commissions doublons et le staff élyséen faisant tout vite et mal, la réduction par deux des députés godillots cumulards gangrenés par l’exemplarité douteuse des cimes Elyséennes et autre mesure de vertu publique...
Mais bah, à l’heure où l’esbroufeur qui nous sert encore de président, nous fait son caprice à s’offrir un gros navion à 180 millions d’euros (ça nous fait combien en cigares ?) qu’il ait renoncé à y installer un four à pizza est en soi un sacrifice si remarquable qu’il est déjà sage de s’en contenter.
A mettre le gros pognon au centre des valeurs, le frustré de Neuilly, qui pour la suite de sa carrière rêve de faire milliardaire comme métier et prendre sa revanche sur Auteuil Passy pour enfin en être, montre combien la politique n’est plus qu’un pis aller médiocre, rapport à la finance.
Et puisqu’en ce bientôt 14 juillet républicain, nous serons privés de Garden Party (mais pas de défilé militaire), acte symbolique fort discutable d’ailleurs que l’on peut percevoir autant comme une pseudo restriction budgétaire que comme la peur de l’irruption sauvage d’un apéro géant et populaire au beau milieu du buffet garni, remplaçons le pince-fesses Elyséen par un pique nique joyeux à la Bastoche.
Inutile de perdre son temps à couper la tête du couple roturier, priver le pique assiette pourri gâté de chocolat, une compote et au lit, devrait suffire à générer une crise d’aérophagie fatale, chez le vagal bouffon.
tgb
11:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note










