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30/05/2011

Nous sommes tous des concombres

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« A partir du moment où, on ne consomme pas ce concombre, il n'y a pas de risque... » Xavier Bertrand.

Nous avions pris la bastille, du moins ses escaliers, mais une luxation d’épaule plus tard, c’est dire l’intensité des combats révolutionnaires, nous prenions le métro et tandis que nous décampions, les CRS y campaient.

L’armée avec nous !!!

Nous étions donc 500 mais par un prompt renfort de concombres matraqueurs, nous nous vîmes trois glands en repartant du port de l’Arsenal.

Paris ne s’éveille pas.

Paris flemmarde, Paris lézarde et l’embryon du Paris 1sur G retourne précariser chez sa mère, en attendant l’heureuse insurrection qui ne vient toujours pas.

A l’heure donc, où tout le monde fait son indignation sur place (Tahrir) ou à emporter, sauf nous, notons tout de même que la French révolution revient très fort dans la ligne droite par ses mots d’ordre universels "dégage" ou "los indignados". Hommage à l’honorable papy Hessel, qui d’un opuscule, simple mouvement d’aile de papillon, doit être épaté de constater les effets de son clapotis se transformant peu à peu en un hypothétique tsunami mondial.

Et c’est l’homme de nonante trois printemps, qui traversa le siècle vingtième, d’offrir à la génération nouvelle, l’opportunité d’embrasser le siècle 21 tout en reléguant l’oligarchie, la ploutocratie et le saint népotisme, sciant la branche capitaliste sur laquelle trône leur cul, à leur archaïsme du siècle passé.

Convertir en dette publique la dette privée en obligeant les derniers services publics à se privatiser ne peut être qu’une idée de génie. A la prochaine crise qui ne saurait tarder, il n’y aura donc plus rien à gratter et l’escroquerie cessera faute d’escroqués.

Youpi !!!

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C’est donc entre un fétichiste du pied et un trousseur de soubrette, entre un BHL en gants blancs sautant sur Benghazi et une Lagarde incontinente refilée au FMI, entre un JFK arrêtant le journalisme tout en continuant et une madame Merkel arrêtant le nucléaire tout en capitulant face au lobby nucléocrate, que nous entrons de plein pied dans le post n’importe quoi, le néo portnawak et dans la plus délicieuse des déliquescences.

Nous souhaitons donc bon courage au plus con d’entre nous pour imposer dans ce doux merdier de cette année fantasque, la belle mécanique de son « heroïc fantaisy » son histoire enchantée : Mini bush sur son char d’assaut, libérant la Libye outragée, tandis que sa princesse au petit pois attend sur le perron du château, un heureux événement inséminé.

Car à l’heure où semble se propager l’étrange bactérie du concombre tueur, se contenter de dire « ce n’est pas le concombre que je connais » ne pourra plus suffire.

Quand les concombres en sont à singer Mandryka et la justice à condamner Brassens, tout devient éminemment possible et particulièrement le grand n’importe quoi. Dans ce n’importe quoi, il y a sûrement quelque chose de comestible que Tina n'aura pas.

Aujourd’hui je le dis avec Colombani, nous sommes tous des concombres.

Crus ou cuits mais imprévisibles.

tgb

12:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

24/05/2011

Sommes nous prêts à mourir ?

 

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Lagarde et DSK, l’homme qui fout son adn partout, étant parfaitement interchangeables selon l’ultragauchiste Aubry, on ne s’étonnera guère de voir les jeunesses européennes s’asseoir sur les pompes de Zapatero, Papandréou ou Socrates, la fine fleur de la sociale reptation européenne, tous concentrés à remettre au pouvoir les poils de cul de la moustache d’Aznar ou de ses frères en réaction.

 

Hollande et son programme diététique peut déjà préparer ses mocassins.

Quand l’alternance n’est plus une alternative, autant apprendre à ne rien espérer et à laisser déborder sur le trottoir ses méchantes exaspérations.

Les peuples, orphelins d’utopies, à force de chercher leur salut entre quelque chose et n’importe quoi et à qui on a aimablement transféré la dette privée rhabillée en dette publique, commencent légitimement à s’émouvoir et à ne compter que sur leur rage à eux.

Heureuse conscientisation.

Comprendre enfin que le simulacre électoral entre la même chose et tout pareil mais en mieux est une pure escroquerie ne peut avoir qu’une vertu émancipatrice.

Il n’y a guère que la caste politique et ses valets de pieds tout à leur médiocrité pour s’en étonner et pleurnicher en chœur, le beau duel gâté de Sarko à ma droite DSK à ma gauche ou le contraire, déjà pré emballé.

Qu’ils jouent à la baballe sans nous.

Dans les ultimes soubresauts de la bête immonde et le sillage des insurrections arabes, voilà que les foules sentimentales sortent enfin du ruisseau et recouvrent les places publiques opportunément ensoleillées, devant une classe dirigeante vautrée lézardée qui s’effondre ne parvenant plus à masquer sa vacuité.

Mais…

Sommes nous prêts à mourir ?

Puisque c’est la seule question qui vaille.

Sommes nous prêts à n’avoir rien à perdre puisque nous avons encore tout ? Sommes nous prêts à les sortir à mains nues de leurs palais blindés ? Sommes nous prêts à affronter leurs balles réelles ? Sont-ils prêts eux-mêmes à tirer sur la foule ? Sommes nous prêts à l’immolation ? Sommes nous prêts à sacrifier notre barbock estival ?

Nous les indignés de la profession, sommes-nous prêts enfin, comme les mômes des cités, à autre chose qu’à l’indignation indignée en zest de billets pas contents ?

ou alors contentons nous de nous révolter avec François Hollande !!!

 

tgb

16:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (31)

21/05/2011

Le Léviathan

 

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L e léviathan est un monstre biblique colossal ; d r a g o n , s e r p e n t , c r o c o d i l e… à la forme imprécise ; il évoque un cataclysme capable de modifier la planète d'en bousculer la géographie, sinon d'anéantir le monde. Il est souvent représenté sous la forme d'un serpent de mer, dont les ondulations sont à l'origine des vagues.

 

Depuis que le tremblement de terre du tsunami de Fukushima a déplacé l’axe de la terre de 10 cm on voit de drôles de trucs.

Les dimanches notamment !

tgb

photo D.A

20:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (30)

18/05/2011

Un intouchable touche le fond

 

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Réjouissons nous.

 

La gauche est enfin débarrassée de monsieur DSK, l’ami ricoré du FMI et de son frère de caste en VIP, BHL. De cette sorte d’acronyme comme un sigle, une marque, une griffe (et c’est tgb qui le dit) qui « impacte grave » et suffit à l’identification immédiatique.

Réjouissons nous plutôt que de nous lamenter, d’être débarrassé enfin d’un de ces ersatz préfabriqué, d’un social libéralisme en dosette. Une de ces versions light du capitalisme vaguement allégé, pire des versions, puisqu’elle est à mes yeux, la plus insipide et la plus anodine à nous faire ingurgiter en loucedé la mixture TINA, cette mondialisation « heureuse » libre et non faussée.

Une des composantes de ce non-choix démocratique entre deux choses pareilles.

Certes DSK est tombé pour de sales raisons. Nous n’y sommes pour rien. Nous aurions préféré qu’une insurrection populaire en Grèce, en Irlande ou au Portugal par exemple, nous le vire à coups d’œufs pourris islandais, mais mais mais, ne faisons pas la fine bouche, un oligarque tombé de son piédestal, ça dégage les bronches.

Et puis, symboliquement, qu’une femme de ménage, bien malgré elle, fasse mordre la poussière à un de ces prédateurs, maître du monde, pourrait bien avoir quelque chose de signifiant, sans user de grands mots, qui aurait à voir quelque part avec une certaine revanche de classe.

Qu’un intouchable touche le fond et le peuple de remonter un peu à la surface.

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Bien sûr, il nous reste Hollande, Aubry, Montebourg, Royal, Valls, Huchon, Cambadelis, Delanoé…toute une tripotée encore de rejetons managers convertis à cette saloperie pragmatisme. On peut rêver que lors d’un de ces pèlerinages dont la secte rose bonbon a le secret, un petage de plomb collectif se produise au Sofitel chambre 2806.

C’est peu probable certes, mais ne sous estimons pas l’imagination d’un réel qui semble, au jeu du grand chamboule tout 2011, avoir en stock tout un tas de facéties dominicales et une insatiable créativité.

Alors bien sûr me direz-vous en vous bouffant anxieusement les ongles des pieds, voili voilou un boulevard qui s’ouvre devant Sarko, géniteur chef de guerre, qui va nous la jouer moralité, stabilité et protecteur en pouponnant d’une main, tout en se décarcassant grand seigneur de l’autre pour DSK façon Cassez, jusqu’à faire semblant de défier l’Amérique bordel : tout bénef.

Sauf que rien ne dit que le champion des sondages prévendus eut battu à plates coutures le nabot. Sauf que j’ai le sentiment diffus mais insistant, que dans ce fourbis systémique, cet étrange vortex, il pourrait y avoir quelques dommages collatéraux dont certain pourrait finir par faire les frais.

Car et nos éditocrates désemparés faute de candidat clefs en main, feraient bien d’y penser, pour ce qui est des prédictions façon Alain Duhamel /Elisabeth Tessier :

Super Méfiat.

Qui eut cru, fin 2010, que 4 mois plus tard nous aurions déjà biffé de nos listes d’émargement, Ben Ali, Moubarak, Ben Laden, DSK, et qu’à la cadence soutenue d’une tête par mois, le petit caddy des peuples en colère pourrait sans doute se remplir de quelques autres trophées, entre deux Fukushima ?

Quand on vit au rythme du buzz, de l’immédiateté planétaire, qu’une semaine après, l’escamotage de Ben Laden semble déjà de la préhistoire, un an c’est long, c’est terriblement long, c’est interminable, particulièrement en cette année électrique qui semble s’être donnée pour aimable mot d’ordre :

Dégage !!!


Quid de la prochaine tête ?

 

tgb

19:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (13)

 
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