La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

29.10.2011

Technique de diversion en tenue camouflage

250_1000.jpg

La stratégie est maintenant bien rodée.

Avec les éléments de langage synchronisés, les ballons d’essai pour prendre la température et tâter de la réaction populaire, après les ‘propositions tests’ outrées pour mieux faire passer, au soulagement général, les mêmes propositions assouplies, voici la déclaration provocatrice en tenue camouflage servant de diversion tactique.

1) Le doucereux et sournois Bertrand doit annoncer un mauvais chiffre du chômage, par exemple, + 30 000 chômeurs au mois de septembre, soit 0,9% d’augmentation, sans compter les milliers de radiations.

2) ça tombe mal, le lendemain, vous avez une grande émission de propagande sur les deux chaînes de l’ORTF interrogé par Léon Zitrone et Jean Nohain, intitulée ’Zorba est arrivé’.

3) Vous demandez à Wauquiez, expert social de la droite populaire ou l’inverse, ratissons large, de balancer une boule puante, une bonne grosse saloperie bien dégueu du genre : les logements sociaux seront réservés aux travailleurs et non plus aux chômeurs (et pourquoi pas aux rouquins ?)

 

comme si chômeur était un statut en soi définitif

 

 

comme si salarié ou chômeur s’opposaient

 

 

comme si asphyxier un noyé était adéquat

 

 

comme si jouer l’hypothétique clivage allait faire avancer le schmilblick

Après une proposition aussi fraîche, aussi mentholée, le jeune stagiaire en politique nauséabonde Wauquiez doit puer de la gueule pendant 15 jours, je plains sa bonne amie, mais bref :

 

1) ça sert de thermomètre, on sonde la clientèle, on note comment ça réagit, on habitue tranquillement les français à la chose. ça passe ? on pousse ! ça regimbe ? on retire ! n’empêche, ça normalise, ça crée un climat.

 

2) ça occupe l’indigné professionnel qui se jette sur l’os qu’il ronge avec frénésie.

 

3) ça occulte avantageusement le mauvais chiffre du chômage que Léon Zitrone s’empresse d’omettre opportunément et qui passe à la trappe.

 

Tout bénef !

 

Tout ça pour dire que, plutôt que suréagir à chaque immondice gouvernementale, à chaque leurre manipulatoire, regardons surtout ce que le fumigène pestilentiel planque sous le tapis ordurier et gardons l’oeil fixé sur la proie plutôt que sur l’ombre.

 

C’était mon conseil de la semaine, sinon demain n’oubliez pas de passer l’hiver…

 

tgb

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

26.10.2011

Le crincrin humanitaire

 

 

 

3054454-4354616.jpg

.J’voudrais pas me moquer, pas mon genre, mais savoir que Botul, l’homme qu’à vu l’homme qu’à vu l’homme qu’à vu le philosophe, a roulé (des mécaniques) pour les ‘islamo-fascistes’du CNT, péril vert dont il fit son fonds de commerce vertueux, me paraît, si ce n’était désolant, assez cocasse.

Savoir que grâce à ce brillant droit-de-l’hommiste distingué, la femme libyenne libérée (et c’est pas si facile) verra l’instauration de la charia, de la polygamie, de la répudiation et autres fantaisies émancipatrices ne peut que nous conforter dans le génie visionnaire du guignol.

Justifier la guerre d’un côté pour libérer l’afghane de la burqa et la faire, de l’autre pour soumettre la femme libyenne pourrait poser comme un léger problème de cohérence.

‘Pourrait’, car en vérité, pas plus de problème de cohérence ici que d’honnêteté intellectuelle chez Bulot, puisque libération des peuples et démocratisation ne sont que prétextes pour mieux nous enfumer et faire passer la pilule impériale.

Sinon quid de Gaza ?

tony.jpg

Tout ça pour dire que, contrairement à ce que nous racontent les hystériques de la chose islamique, l’intégrisme n’est pas un problème mais un levier servant, selon la saison de repoussoir ou de justification.

Ennemi de complaisance un jour, allié de circonstance le lendemain…

Car si l’enjeu était vraiment la démocratie, il faudrait alors qu’on nous explique en quoi Paul Biya 78 ans président du Cameroun depuis 30 ans réélu à 78% est plus légitime que Laurent Gbagbo ex président de la côte d’Ivoire, réélu avec 51,5% des voix avant de se prendre des bombes démocratiques sur la gueule, ou en quoi Juppé peut se féliciter du 94% de oui au référendum bidon marocain et la fermer sur le coup d’état au Honduras ?

Pas d’autre explication que la nécessité de jeter un voile pudique sur les véritables enjeux :

camoufler notre volonté de domination par des guerres coloniales relookées à la sauce humanitaire parfaitement dévoyée.

 

Après tout que les empires cherchent à conserver leur suprématie, leurs sphères d’influence et leurs matières premières vitales, quoi de plus ordinaire au regard de l’histoire ?

Après tout, si on nous présentait les choses du genre : « si y’en a que ça démange qu’on bute des ‘bougnoules’ pour mettre la main sur leur pétrole qui vous permettra d’aller acheter des saloperies chez Ikea le dimanche en bagnole qu’ils le disent ? »

Y’a des chances que le peuple dans sa grande lucidité humaniste ne moufte pas.

Mais au moins, ce que l’on perd en pseudo morale on le gagne en brut de décoffrage.

Ce qui me fait particulièrement gerber c’est précisément cette morale à deux balles, cette tartuferie du bien contre le mal, cette arnaque de la civilisation contre la barbarie justifiant toutes les horreurs pour mieux masquer le rapport de forces.

Ensuite, question rapport de force c’est une autre histoire.

Qu’au grand jeu du qui domine qui, que le meilleur gagne et que l’histoire tranche. Simplement, faudra pas venir pleurer le jour où les Thaïlandais viendront faire du tourisme sexuel à Paname.

Après tout, que Botul et ses sbires néo-cons défendent la politique coloniale d’Israël, c’est leur affaire, mais qu’ils l’habillent d’oripeaux éthiques est juste abject.

arton171389-2c4ef.jpg

Si l’imposture libyenne que je renifle depuis le début comme une copie conforme assez minable de l’arnaque irakienne, même propagande fumeuse, même humanitaire de pacotille, même alibi démocratique se vérifie, alors, après la phase tapis de bombes libérateur, puis discours de chef de guerre triomphant, enfin lynchage du despote en direct (qu’il la ferme ad vitam aeternam arrange à peu près tout le monde) viendra l’inévitable chaos, puis la réélection de mini Bush, avant qu’il ne finisse au tri sélectif des mini poubelles de l’histoire.

Si l’histoire ne se répète pas, parfois elle balbutie.

Ce chaos donc, avec son stock d’armes colossal débordera bien au-delà des frontières libyennes vers la Tunisie par exemple en première ligne. Car si des salopards nous expliquèrent main sur le cœur qu’aider les ‘rebelles’en Libye était le seul moyen de sauver le printemps arabe (qu’ils proposaient pourtant de mater 3 mois avant à coup de lacrymo français) c’est pourtant bien à une tentative d’y mettre un point final dont il s’agit ici.

« Plutôt barbu que coco » comme « plutôt Hitler que Staline ».

Toujours la même rengaine.

j.jpg

Incontestablement, au concours de bowling, du chien dans le jeu de quilles, du clivage sanglant, de la machine à générer du conflit ethnique, à souffler sur les braises communautaires, Yougoslavie, Irak, Soudan, Libye… l’Otan est devenu un cador.

Qu’au grand « strike » géopolitique, qu’au dépeçage d’états souverains, demain la Syrie, le Liban, l’Algérie, l’Iran, la Somalie, le Venezuela, la Bolivie… que l’empire au moins nous épargne son crincrin humanitaire.

Que son premier violon Kouchner et son orchestre se mettent leur archet dans le fion serait un premier pas vers la décence.

tgb

22.10.2011

Selon que vous serez fils de pute ou fils de pute...

le-corps-de-mouammar-kadhafi-a-ete-exhibe-a-misrata-le-21-octobre-10570692klsot_1713.jpg

 

« Somoza est un fils de pute mais c’est NOTRE fils de pute »

Ainsi parlait Roosevelt à propos du dictateur du Nicaragua bien avant qu’il ne soit renversé par la révolution sandiniste.

Selon donc que vous serez motherfuck collabo, motherfuck discipliné ou motherfuck indépendant, vous finirez par sucrer les fraises en Arabie Saoudite, ou une balle dans la tête du côté de Syrte, les armes à la main.

Syrte.jpg

Syrte martyrisée, Syrte bisée, Syrte outragée mais Syrte botulement libérée.

On peut être fils de pute agrée par les forces dominantes, un temps, puis fils de pute dézingué par les mêmes, en fonction des aléas de l’histoire et de la fidélité au donneur d’ordre (mondial).

La morale en real politik étant facultative.

Ainsi le président despote du Panama Norièga, dit face d’ananas, fils de pute labellisé CIA, longtemps chouchouté par les ricains, jusqu’au jour où lui vint l’idée saugrenue de nationaliser le canal de Panama. Du statut de fils de pute estimable, il passa du jour au lendemain au statut de fils de pute trafiquant de drogue notoire et fut balancé aux oubliettes.

Ainsi l’islamiste distingué Ben Laden, longtemps instrumentalisé et patenté par l’hyper puissance à tailler des croupières aux rouges mécréants d’Afghanistan, jusqu’au jour où il décida de monter son autoentreprise en toute autonomie pour piquer des parts de marché à la maison mère. Erreur fatale de stratégie qui lui fit nourrir rituellement les poissons tout récemment.

On ne badine pas avec la concurrence chez Obama.

allende_1973_fr.jpg

Il est vrai, que le fait de disputer la date du 11 septembre au fils de pute chilien Pinochet sponsorisé par les oreilles de Mickey, fut assez mal perçu par les forces de l’empire un brin soupe au lait sur le coup et pas vraiment fair-play.

Ainsi Saddam Hussein, fils de pute couvé longuement par ses amis atlantistes, durant le conflit Iran Irak et client exemplaire et généreux d’armes occidentales, jusqu’au jour où il décida de rouler pour sa pomme du côté du Koweït. Déterminé à se payer sur la bête suite à l’ingratitude du commanditaire rapport aux services rendus, il finit par se balancer, avec quelque amertume au bout d’une corde.

arton4333.jpg

On notera en revanche qu’en tant que fils de pute studieux et servile, Uribe, l’ex président assassin de Colombie, porte flingue sud américain de l’oncle Sam, ayant plus de sang sur les mains par l’entremise de ses escadrons de la mort que tous les FARC réunis défrayant la chronique de nos mérdias forcément objectifs, coule aujourd’hui, récompensé, des jours heureux du côté de l’ONU.

Forcément impartial, il participe à l’enquête sur l’assaut de la flottille par les forces israéliennes, et enseigne à l’occasion dans quelque université française comment devenir en 2 leçons un enfant de putain. Gageons que nos étudiants en seront brillamment édifiés.

On le constate ici, et cette liste est loin d’être exhaustive, au royaume des fils de pute, tous les fils de pute ne sont pas exactement égaux.

carriles_afp220.jpg

Au rayon fils de pute terroriste, selon que vous serez fils de pute anticastriste, tel Luis Posada Carriles, enculé de première, auteur de l’explosion d’un avion cubain (73 morts) avec la complicité consciencieuse des services américains, ou fils de pute libyen, soupçonné de l’attentat de Lockerbie (200 morts) vous finirez au bord de votre piscine quelque part au Texas ou la gueule tuméfiée en une des journaux sans autre forme de procès.

Un sondage parmi les différentes victimes pourrait nous éclairer.

Et selon que vous aurez tels les Brigades Rouges ou le « Reseau Gladio » (Otan CIA M16 Loge P2) participé aux années de plomb et à la stratégie de la tension en Italie : 600 attentats - les 3/4 attribués à l’extrême droite dont celui de la gare de Bologne – 80 morts) on vous traquera tel Cesare Battisti jusque dans les chiottes brésiliennes ou vous ferez bunga-bunga en compagnie d’un fils de pute rererelifté, membre éminent de la loge maçonnique P2, devenu opportunément président du conseil.

Il n’est donc point surprenant aujourd’hui de voir que des tyranneaux de monarchies aussi démocratiques qu’éclairées, tels Le Qatar, les Emirats Arabes, la Jordanie, ou l’Arabie Saoudite, participent à buter d’une main un fils de pute en Libye, et de l’autre, soutenir solidairement le fils de pute en chef du Bahreïn, massacrant, sous le regard pudique des pays occidentaux particulièrement soucieux d’humanitaire, sa population.

On notera d’ailleurs qu’au grand jeu des fils de pute, il est plutôt conseillé d’être islamiste conservateur, converti au libéralisme, plutôt que laïc, progressiste et non-aligné.

Le nouvel ordre mondial étant particulièrement chatouilleux sur tout ce qui n’entre pas dans son officiel périmètre décrété avec le résultat que l'on sait, sans alternative.

le-corps-de-mouammar-kadhafi-a-ete-exhibe-a-misrata-le-21-octobre-10570692klsot_1713.jpg

On peut aussi légitimement se demander si, le fils de pute rebelle Muammar, avait réellement acheté à coups de pétrodollars comme promis sous la tente plantée dans les jardins de l’hôtel Marigny des « Mirage » centrales nucléaires et autres diverses saloperies à la bande du Fouquet’s, mini-Bush sur les conseils avisés de Botul, observateur borgne assis sur un char de Tsahal, eût gardé tant de rancune au colonel.

Comme on peut tout aussi bien s’interroger sur la pertinence d’une guerre préventive façon « Minority Report » quand on sait aujourd’hui que les « massacres » de Benghazi firent entre 100 et 300 morts de part et d’autre et que l’opération compassionnelle de l’Otan déboucha sur + ou – 50 000 victimes.

En termes de ratio, on peut discuter de l’intérêt phénoménal de l’ingérence.

Mais ne gâchons pas notre plaisir à constater qu’au grand concours de l’ADM (armes de distraction massive) l’intox propagandiste n’a pas pris une ride et que la cible médiatique dégaine toujours plus vite son mouchoir plutôt que sa mémoire ou sa capacité d’analyse.

Pour conclure, on ne saurait trop conseiller au fils de pute syrien, prochainement éjectable, Afez el-Assad, d’acheter le PSG et autre babiole occidentale plutôt que des chars russes.

Le massacre des populations, on l’a vu n’étant pas forcément éliminatoire.

Le fils de pute néo conservateur Botul n’y connaissant rien au foot (rien au reste non plus mais c’est une autre histoire) il ferait l’économie d’une campagne indignée avec mèche rebelle à géométrie variable de chez Maniatis en option.

tgb

19.10.2011

ben finalement no he can't

 

obama-turkey-m.jpg

glop

pas glop

 

tgb

16.10.2011

Hypothèse d’école vaguement excentrée

294989293.jpg

Admettons, je dis bien admettons, qu’un enfant lambda d’Hiroshima, d’Indonésie, du Vietnam, du Panama, d’Irak, d’Afghanistan, du Yemen, de Libye ou d’ailleurs ait vu un beau matin, sa famille, son immeuble, son quartier, son village, sa ville entièrement anéanti par un tapis de bombes, disons au hasard, américain.

Admettons, avec ce sens de la litote qui va si bien au teint du tartuffe occidental qu’on nomma cette boucherie atlantiste super émancipatrice, d’un pudique sobriquet genre « dommage collatéral ».

Admettons que le type en question, un poil traumatisé, en ait gardé, on se demande bien pourquoi mais faut s’étonner de rien chez les sauvages, comme un léger ressentiment, voire une tenace rancune.

Admettons que ce type ayant grandi, accède un jour fort démocratiquement au pouvoir de son pays et jouisse d’une technologie avancée quoique indigènne.

Admettons encore que ce type, disons pour étayer et faciliter la démonstration, un Irakien, méchamment ethnocentré, décide unilatéralement de débarrasser la planète d’un dangereux criminel de guerre, Dick Cheney, Tony Blair, Bibi Netanyaou ou George Bush par exemple.

Admettons toujours qu’un drone barbare quoique sophistiqué ou qu’un commando super balèze dans une opération d’ingérence audacieuse, flingue le Dick, le Tony ou le George en plein milieu de son ranch au volant de son 4X4 hybride (le prix Nobel° de la paix Obama reste en option).

Devinez ce que Laurence Pujadas ou Claire Roselmack titrera le soir au JT de 20 heures, rapport à cette exécution ciblée sans autre forme de procès, juste avant une intervention indignée de Bernard Henri Botul en rangers Weston ?

1) Bien fait pour sa gueule !

2) Plus 10 points dans les sondages d’après nos experts

3) Vengeance n’est pas justice

4) L’acte sanguinaire d’un terroriste psychopathe

securedownload..jpeg

Parce que l’assassinat calibré d’ennemis politiques à demeure et par convenance avec quelques contorsions avec la constitution locale et le droit international c’est sympa jusqu’au jour où l’on retrouve son propre killer national en cuissardes baignant dans son vomis sanguinolent juste à côté de son vélo après s’être pris une bastos téléguidée d’un drone ivoirien ou libyen,sur l’ordre d’un président, enfant de Syrte, vaguement aigri, instrumentalisant l’affaire en vue de sa prochaine réélection.

Vous me direz bon débarras. Mais ce serait quand même nous gâcher le plaisir de nous le défourailler nous-même.

Au grand jeu du farwest, du duel au soleil, du cow-boy bouseux et de son pittoresque folklore y’a intérêt à dégainer du holster le premier.

Obama ferait bien de s’en souvenir s’il ne veut pas finir un jour, malencontreusement lynché, à une branche d’arbre.

 

tgb

 

° après tout c’est bien Alfred qui inventa la dynamite.

13.10.2011

La vessie de la dame pour les lanternes d’Homer

scaled-1.jpg

 Amis citoyens démocrates, dépositaires civiques de vote souverain, enfileurs motivés de bulletin pile poile dans la fente, électeurs abonnés à l’isoloir du dimanche, mes semblables mes frères, mes couillons de votants…

Sans doute avez-vous comme moi bien noté que dans notre sémillante démocratie, ce produit occidental que nous aimons (altruistes que nous sommes), exporter à coups de bombes phosphorées, une nouvelle tradition approximativement participative est née :

l’élection libre et non faussée jusqu’à ce que le oui s’ensuive.

Charmant rituel que nous devons à nos zélites, autrement conscientisées que les masses dissolues.

Vous ferais-je donc l’affront de vous rappeler :

- Qu’avec la complicité active des socialistes Chapi Chapo, en quête ces jours-ci de bouleversante caution populaire, notre « non » ferme et définitif au traité de Lisbonne fut reconverti fissa en un oui bien senti du côté de Versailles

- Que le peuple irlandais dans sa grande sagesse affinée à la Guiness, dû trois fois successivement revoir sa copie avant que de voter comme on lui avait prescrit et faire là où on lui avait dit de faire

- Qu’en Slovaquie les députés usant maladroitement de leur libre-arbitre en refusant mardi soir de ratifier le FESF (fonds européen de stabilité financière) et après s’être fait remonter les bretelles par l’excellent oligarque mao-bushien Barroso, s’apprêtent dés vendredi à corriger le tir.

Aussi, quand je vois 2,5 millions de gens y aller de leur euro pour désigner qui de Chapi ou de Chapo appliquera les futures directives européennes de cette Europe financière au totalitarisme mollement mais sûrement rampant par petites touches policières, je ne peux que pousser un cri d’admiration confinant au respect.

Car, dans ce monde à la brutalité cynique toute en cupidité, il nous faut souligner combien la candeur citoyenne au geste gratuit et votant pour rien, peut avoir quelque chose de frais et de distrayant.

scaled-1.jpg

Certes à l’heure où 7 milliards d’individus confrontés à 4 crises, morale, économique, énergétique, écologique, sans précédents, vont devoir se partager les 3 derniers barils de pétrole et les 20 derniers litres d’eau potable, on peut supputer que ça ne se fera pas forcément ni dans la dentelle ni à la bonne franquette.

Déjà qu’en temps ordinaires, on se fout sur la gueule pour moins que ça…

Certes à l’heure du chaos qui vient et qui n’est pas pour déplaire ni aux marchands d’armes ni aux spéculateurs précoces à court de munitions argumentaires, nous de la plèbe en pleine tiers-mondisation, avons « quelqu’autre mouron » à nous faire…

mais ce goût du folklore, cette inclinaison à la conservation du patrimoine tout ça…

Si j’osais, je vous dirais bien :

- Que plutôt qu’à perdre vos dimanches à vous demander qui de Chapi ou de Chapo ne changera rien et qu’à tout prendre et pour ce qui reste d’honneur à « la gauche », si quelqu’un doit s’aplatir le groin dans le bac à sable autant que ce soit le naincapable …

- Qu’il serait plus urgent de casser rapidos votre PEL et d’acquérir avec vos quelques sous et avant qu’ils ne vaillent plus tripette, un arpent de terre quelque part en ruralité profonde pour y planter des patates.

Non pas que le tubercule sauvera le monde mais peut-être provisoirement votre estomac. Le temps du moins qu’on passe « apocalyptiquement », du compétitif crétin au coopératif raisonnable.

Mais ce goût immodéré d’occulter et de se raconter des histoires et de prendre les ombres pour la proie et les vessies de la dame pour les lanternes d’Homer…

scaled-1.jpg

En tout cas vous voilà affranchi. A l’heure de la désillusion qui pointe (au chomdu) ne venez :

- ni vous plaindre

- ni surtout me taxer mes frites.

tgb

10.10.2011

Qui de madame Titine ou de monsieur Tina…

5891377004_8a3bfb7e6f.jpg

Les 10 questions qui me turlupinent encore, à l’heure de l’effondrement systémique du ciel capitaliste sur nos têtes gauloises.

1) Qui de madame Titine ou de Monsieur Tina (Blair ?) aura l’insigne honneur d’affronter dans le cockpit en flamme du zinc en chute libre, l’aspirant bling bling qu’atteint pas les pédales mais qui s’accroche encore à son parachute doré, le manche à balai dans le cul inséminé de Carla ?

2) Mais c’est quoi ce foutu pays où les zélites ensondagées ne peuvent même plus fabriquer du candidat lambda laborieusement dégrossi à la sucrette, sans que les électeurs (ou les femmes de ménages) y aillent encore de leur humble avis à 1 euro balle ?

3) De quelle étrange mortification masochiste, le social-démocrate souffre t’il à mettre tant d’énergie pugnace et d’opportunisme rhétorique pour mieux postuler à se faire papandréouter à l’issue du combat ?

4) Doit-on considérer Arnaud Montebourg comme un pur concentré de stratégie clausevitchienne, lui qui n’eut le choix, un petit matin frileux, plutôt qu’un grand soir radieux, que d’occuper par défaut et avec un certain bagout, le dernier créneau encore disponible chez les socialistes ramollos de l’oculaire à l’heure de l’agonie libérale : la gauche !? (mais ça lui passera)

5) Le ralliement des forces bolcho-Vallsiennes, section Bilderberg, à Super rose gnangnan est-il de nature à recomposer le spectre politique de l’échiquier mondial et à terroriser le Bankster et si oui puis-je tirer un taffe sur la même chose que vous ?

6) De quoi Jean-Luc Royal ou Ségolène Mélenchon est-il le nom ?°

7) Peut-on raisonnablement imaginer que l’apocalypse est l’unique solution objective pour échapper aux tronches inamovibles d’Attali, Lang, Kouchner, Jouyet, Minc quelque soit le prochain président, sur des éditos de Bernard Henri Duhamel dans des journaux dirigés par Jean-Christophe Joffrin ?

8) Si l’électeur dominical plongé dans le n’importe nawak était originalement révolutionnaire et avait lu Debord, n’aurait-il pas porté en triomphe dès le premier tour Jean-Michel Baylet juste pour voir au Grand Journal la gueule d’Aphatie en pleine somatisation ?

9) L’impopularité chronique se soigne t’elle au bébé médicament ?

10) Perdre ses illusions n’est-ce pas raisonnablement les prémisses obligés du véritable chambardement ?

 

tgb

°un jour je m'expliquerai....

 

08.10.2011

Les histoires de Tina (la compil)

168261_17982833…7_1207912_n.jpg

Rassurer les marchés

On refait le match

Même la mort n'a pas d'odeur

04.10.2011

Laissez descendre avant de monter...

grosbois3-2.jpg

Comment on nous parle, comment on nous traite, nous du troupeau de cons allant bosser un lundi matin agglutinés, station debout, sur un quai qui déborde, forcément alignés derrière la ligne jaune, ultime limite de démarcation.

« …veuillez laisser descendre avant de monter… »

Comment on nous parle, comment on nous traite, on nous infantilise, nous individus bourrins conditionnés dans la foule sans même se défouler, chacun cherchant à sauver sa peau tirée à quatre épingles, contre la pointeuse chagrin.

« …laissez descendre avant de monter… » crachoté au micro du chien de berger rhabillé de jaune et de fluo, à faire la circulation des flux et des reflux. Tandis que nous, de l’électron grégaire et panurgiste, dans le flot moutonnier et dans la souricière, piégé par le clivage artificiel du camp de ceux qui montent contre le camp de ceux qui descendent, à se demander avec Brel s’il vaut mieux être montant ou plutôt descendant, ou pousseur ou poussé…

Oui comment on nous parle, comment on nous traite, chacun dans son apnée, à triturer de stress son bout d’écran, sa fenêtre, son hublot, à envoyer sur son clavier autant de SOS, à se gaver de gratuit Bolloré et à la pavlovienne, viser perso, le canot de sauvetage annoncé du Matin Titanic, dans un sursaut mécanique de survie salariée, de panique réprimée…

Laisser descendre avant de monter, à moins de monter pour finir par descendre, passer du troupeau A au troupeau B, du troupeau stagnant au troupeau transporté, dans la compression statique des uns contre les autres mais avec, à partager sa bulle avec n’importe qui, à entrer dans la bulle du premier venu, entre loterie A et promiscuité B.

troupeau.jpeg

Comment on nous parle et comment on nous traite, jusqu’au jour de la grève enfin où la machine figée et la fatalité redonnent comme de la liberté aux cohortes aliénées.

Et de me souvenir de ce quai noir de monde à attendre pour rien.

Et dans le lourd silence du bétail résigné, la voix stridente et terrifiante comme une litanie d’une handicapée mentale.

Et de se lamenter tout haut, qu’il n’y aura jamais plus de métro, que nous mourrons tous, que c’est la fin du monde, et qu’allons nous devenir et d’appeler au secours et d’appeler maman…

Et comme la traduction gênée de nos propres silences, de nos malaises accablés, nous de la termitière, levés avant même que d’être réveillés, pour gagner et perdre une vie éreintée.

Nous qui ne demanderions pas mieux que de laisser descendre avant de monter, dans l’intelligence, dans la fluidité, si seulement seulement on nous accordait un brin d’humanité, si seulement seulement on nous autorisait une once de considération distinguée.

tgb

01.10.2011

Quadrat

C’était au début des années 2000.
Ma copine m’avait traîné à la biennale de Kassel.

Moi, l’art contemporain j’y connaissais que dalle.

Ça s’arrêtait à Klein ou Warhol et encore…

Un rien réfractaire, voire bourrin.

Je déambulais bougon donc, dans les allées de la Documenta.

Un poil perplexe devant les installations et autres dispositifs visuels.

Et puis d’un coup, je me suis bloqué net, fasciné scotché

devant ça :

Les autres pouvaient aller se rhabiller.

Cette vidéo, des années que je la cherche sans vraiment la chercher.

Ça date des débuts 80 interprété par les lumineux mummenschanz

C’est signé Samuel Beckett

tgb

merci à D.A.

Toutes les notes

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu