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28/04/2013

Strabisme divergent

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« Laissez les chiens de l’empire aboyer, c’est leur travail. Le nôtre, c’est de se battre pour achever la véritable libération de notre peuple » Hugo Chavez

Je sais bien que même mort, l’ogre Chavez mange encore des enfants entre deux tortillas, que le président dauphin Maduro tue ses propres militants les soirs d’élection et met le feu à ses centres de santé et ses magasins d’état d’alimentation juste pour faire son intéressant.

Je sais bien que le jeune loup Caprilès, opposant milliardaire, fils de deux des plus puissantes familles du pays, putschiste d’extrême droite à ses heures, métamorphosé en charmant leader social-démocrate par la grâce des entreprises mondiales de communication liées aux yankees est fort photogénique.

Je sais bien que Castro c’est pas beau, Morales c’est pas presse et Ortega c’est caca mais sans trop vouloir déranger les chiens de garde dans leur feuille de route et leur plan de carrière, je tiens juste à leur signaler que pendant qu’ils scrutent à la loupe les agissements forcément suspects de ces quelques leaders de gauche censurant forcément à la truelle la liberté d’expression des empires médiatiques pour temps de cerveau disponible, 30 journalistes ont été assassinés au Honduras depuis le coup d’état de 2009 dans l’indifférence générale.

Je sais bien que trente confrères ainsi que 150 opposants passés par pertes et profits c’est bien peu de choses, rapport au fait que Rafael Correa par exemple, réélu triomphalement à la tête de l’Equateur en février 2013, a nargué outrageusement l’oncle Sam, en accordant l'asile au fondateur du site WikiLeaks, le réfugié politique dissident Julian Assange mais quand même…

les chercheurs opiniâtres de pailles dans l’œil gauche du voisin pourraient seulement en jeter un vers la poutre de l’œil très très droit.

Je sais bien que la poutre bien crado nommée justement Lobo (loup) et ses groupes paramilitaires si folkloriques au pays le plus meurtrier du monde à une longue tradition autochtone du golpe de estado.

Je sais bien aussi que même si Pepe Lobo est un fils de pute, il est NOTRE fils de pute (ou celui du patron), néanmoins tant d’aveuglement finit par en devenir troublant, sachant qu’il n’y a pire non voyant que celui qui ne veut rien voir, et que certaine occultation ressemble furieusement à une aveuglante complicité.

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D’où notre strabisme extrêmement divergent.

tgb

00:02 Publié dans Blog, Web | Lien permanent | Commentaires (4)

23/04/2013

Le rat et la centrale

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Un rat noir affamé, avisant un gros câble

Se mit à le bouffer, avec frénésie

A peine 3 secondes qu’il s’était mis à table

Qu’au cœur de la centrale, surgît un court-circuit

 

Le rongeur sur sa faim, pas très écologiste

Grogna « sans nucléaire, on passe à la bougie »

Il avait une vision assez productiviste

Basée sur la croissance et le tout énergie

 

La centrale disjonctée au passé traumatique

Se relevait à peine d’un séisme vécu

Sur le divan du psy son complexe atomique

Réveilla à nouveau sa tendance seppuku

 

« Putain de rat d’mes deux, espèce de nuisible

15 centimètres à peine et ça joue l’tsunami

Que ça vient boulotter mon précieux combustible

Histoire qu’l’humanité se fasse hara kiri »

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Le rongeur circonspect la gueule tout irradiée

Aurait juré pourtant du côté infaillible

Et donc de s’étonner de cette fragilité

Vu qu’tout était prévu même l’imprévisible

 

« la réduction des coûts, la rentabilité

Un max de profit pour les fonds de pension

Et que j’économise sur la sécurité

T’as entendu causer de privatisation ? »

 

Ainsi parlait encore la centrale dépressive

Recrachant ses déchets méga radioactifs

Elle qui s’était vanté d’être compétitive

Ne maîtrisait plus rien de son dispositif

 

Le gaspard eut alors comme un rêve électrique

S’élevait dans le ciel un fromage nucléaire

Que courageusement nos hommes politiques

Arrivaient à bloquer limite à la frontière

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Moralité :

Que ce soit rat des champs ou alors rat des villes

Un rongeur ne doit pas servir de conducteur

Près de Fukushima ou loin de Tchernobyl

Mieux vaut trappe à souris que mauvais réacteur.

 

tgb

16:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

20/04/2013

Exhortons nous nous mêmes !

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Les ministres des Finances des pays du G20 ont "exhorté" vendredi la communauté internationale à lever le secret bancaire.

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Premièrement, rappelons les quelques menus pays constituant cet intime cercle du G 20 : Afrique du Sud, Allemagne, Arabie Saoudite, Argentine Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, Etats-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie Union européenne. Soit 85 % de l’économie mondiale et 2/3 de la population mondiale.

Autant dire quasi la communauté internationale.

Bref, considérons donc que le G 20 s’appelle lui-même à lever le secret bancaire en s’auto motivant du genre : vas y, courage, mords y l’œil, même pas peur, banzaï…

Deuxièmement, donnons ici une définition basique du verbe exhorter : encourager, inciter par des paroles. En Anglais to exhort

Et quelques synonymes : animer, conseiller, encourager, inciter, persuader, recommander.

Bref, le G20 incite, encourage, conseille, recommande… au G20 de lever le secret bancaire.

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En conséquence, nous déduisons que fort de ces redoutables vœux pieux, le secret bancaire peut jouir en toute tranquillité de sa retraite bien mérité sous les tropiques fiscaux, loin de l’enfer imposé et l’urne de Thatcher aux cendres refroidies, de reposer en paix sur un compte anonyme.

Nous noterons donc l’impuissance des puissances internationales nucléaires et émergentes capables pourtant en une fraction de seconde de dévaster la planète et dont la vaine exhortation le dispute à la stérile parlotte face au système économique tel qu’il va.

Les paradis fiscaux qui n’existent plus depuis que Sarko le nabot l’a officiellement décrété en septembre 2009, ainsi que ses 10 000 milliards de dollars (estimation 2008), mélange subtil de fraudes diverses, d’argent sale tout blanchi, et de flux financiers variés, peuvent continuer sereinement leur transit intestinal semi clandestin.

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Tout à son allant et à sa politique du verbe qui sert à rien, le G 20 également, "prie (sic) l’Europe d’alléger (sic) son austérité", bref demande fort courtoisement à une partie de lui-même de s’étrangler un tantinet moins fort, que ça en serait presque émouvant.

Notons quand même au passage, rapport à l’austérité, la méga plantade de cette saloperie nommée FMI, l’incapacité à remplir correctement un tableau excel par deux notables vénérés de la suffisance libérale, et, pour la petite histoire, la supériorité du chimpanzé sur le trader au grand jeu aléatoire du boursicotage en ses théorèmes tout foireux et l’indépassable et divin 3% gribouillé au pif sur un coin de table.

Où l’on constate ainsi avec un rien de sarcasme que l’économie est à la rationalité ce que le G20 est à la pensée magique.

une fumisterie

tgb

12:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

15/04/2013

Le choc de déflambisation

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Depuis que les politiques ne font plus de politique mais de la gestion, nous offrant pour tout projet folichon et perspectives du pourcentage à virgule, rendant des comptes exclusivement aux banques, à Bruxelles et au Medef, les peuples en levrette assistent impuissants et sidérés à un choc de désintégration.

Ce choc de désintégration, nous l’appellerons ici par facilité, un choc de déflambisation, de cette technique consistant à démouler une crème dessert harmonieusement par la languette, sauf qu’en général elle te reste dans les doigts, et que tu finis le travail par de multiples secousses de plus en plus violentes sur la table jusqu’à ce que le flan se liquéfie dans l’assiette.

Voire par terre.

Ce choc de déflambisation ou mondialisation - comment éjecter un peuple de son moule pour le répandre partout sauf dans sa soucoupe - est une sorte de simplification par le vide avant recomplêxification par le chaos, à savoir que, quand ce qui structure un état part en couilles et que le reste, social, sociétal, économie, démocratie suit, tout redevient simple avant que tout redevienne compliqué :

On appellera ça le bordel.

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Puisque l’époque est effectivement à la douceur, l’harmonie et la délicatesse, il est évident que c’est à coups de chocs, voire d’électrochocs, de compétitivité, de civilisation, de génération, de moralisation…, que la société pourra se refaire une santé. Il ne manquait qu’une touche finale pour bien caraméliser l’affaire, un choc de transparence sur les patrimoines de nos élus, comme une cerise sur les parts de marché.

Certes plutôt que de glisser une caméra caché dans le slip de tout le monde, l’un fliquant l’autre, il eut été plus simple de s’en remettre à cette notion qu’on appelât jadis probité voire intérêt général, et de se remettre à faire de la politique, mais quand la cupidité est érigée en idéologie indépassable, que le talent se mesure à sa capacité à la fraude fiscale, faudrait voir quand même à pas trop s’étonner que la triche devienne valeur et que ça tape dans la caisse avec décontraction.

Nous qui ne gagnons rien d’autre qu’à être connu et encore et qui voyons se dissoudre sous nos yeux un peuple en ses valeurs de solidarité nous dirons comme ultime repère désabusé qu’à tout prendre, il vaut mieux quand même être riche et de gauche que pauvre et de droite.

Pas sûr que ça suffise au moral des ménages…

tgb

17:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

 
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