Avertir le modérateur

26/01/2017

Ma 892 ème note à 0 euro (Ce qui fait quand même 50 000 euros de moins que la note de lecture de Penelope Fillon)

15620702-primaire-de-droite-5-conseils-a-fillon-pour-doubler-sarkozy.jpg

Donc Mme Pénélope Fillon a palpé 500 000 euros d’argent public à rien foutre. D’accord !

Que ce soit légal admettons. Que 20% des parlementaires fassent pareil admettons aussi. Encore que certains assistants, même fils de famille, travaillent-ils sans doute vraiment et que s’ils bénéficient d’un emploi de complaisance du moins n’est-il pas fictif.

On peut être compétent ET pistonné - ça arrive !

François l’intègre donc a du plomb dans l’aile du château. Fillon l’a dans le fion. Bien fait pour sa raie au milieu et ses mocassins à glands : mort aux tartuffes !

C’est d’ailleurs assez symptomatique du sentiment de normalité et de totale impunité de ces gens-là de que de se présenter sous les traits du père la rigueur, du mr propre de la probité et du vertueux de la morale en se trimbalant des boulets pareils sans même en envisager l’aspect potentiellement dévastateur auprès des palefreniers.

78488943_o.jpg

Maintenant revenons sur l’histoire de la Revue des Deux Mondes dont le propriétaire Marc Ladreit-de-Lacharriere , joyeux mécène à ses heures et propriétaire de l’agence de notation Fitch, a rémunéré la même Pénélope 100 000 euros pour au final la livraison de deux notes de lecture ( que je laisse à votre appréciation).

50 000 euros la note soit la pige la mieux payée du monde.

Vous me direz c’est de l’argent privé, le Marco sponsor fait ce qu’il veut de son pognon et s’il pense que l’immense talent de la dame vaut 50 000 balles le feuillet c’est son droit après tout. Chacun sa danseuse, son canasson, sa petite fantaisie. Libre donc à mr Ladreit de Lacharrière de considérer miss Pénélope comme la plus grande critique littéraire de son temps et de s’attacher sa géniale collaboration, de parrainer son oeuvre, d’être son Saint Patron au prix de ce qui reste un pourboire pour l’oligarchie.

Mais justement non, on se doute bien que chez ces gens-là rien n’est tout à fait gratuit, que le désintéressement n’est pas la première qualité qui saute aux yeux et que les biffetons ne se distribuent pas à fonds perdus, bref, que l’influent ne balance pas 100 000 balles pour lire 20 lignes d’un truc dont tout le monde se ballec.

On a beau aimer les belles lettres on compte bien quand même un retour sur investissement.

CxSp2uCWgAAohtw.jpg

Quand on sait que rien qu’avec la puissance de son agence de notation, Mr Ladret de machin chose fait déjà ramper le moindre gouvernement, on subodore facilement voire on suppute, que si en plus il allonge l’argent de poche de la légitime, il n’a pas besoin de prendre rendez vous avec le premier ministre pour un renvoi d’ascenseur ; qu’il n’a plus qu’à le siffler.

Et c’est là que tout s’explique, pourquoi telle politique, pourquoi telles puissances d’argent tiennent les leviers du pouvoir et pourquoi les lobbies d’influence pèsent sur le cours des choses et notre misère.

Les hommes politiques achetés pour ne pas dire vendus sont forcément redevables, le doigt sur le pli du pantalon de chez Smalto.

ON se souvient par exemple d’Eric Woerth faisant embaucher sa femme par Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt.

Cu_RJl4WEAA4m1z.jpg

On peut toujours se demander pourquoi en plus de son salaire de député, les gras revenus de sa société de conseil, Mr Fion a besoin encore d’arrondir ses fins de mois pas franchement difficiles et se retrouver ainsi pieds et poings liés à de sulfureux personnages surpuissants.

On ne peut qu’en conclure qu’enivrés par l’argent roi, plus ils en ont, plus ils en croquent, contrairement au mythe qui prétend que s’ils étaient milliardaires ils seraient moins corruptibles.

Rien que cette semaine, qui n’est même pas terminée, les innombrables affaires politico-financières montrent à quel point le système vérolé, déliquescent, pourrit par la tête et combien les magouilles elles mêmes finissent par faire système et n’attendent qu’une chiquenaude pour le faire s’écrouler.

M’est avis qu’il y aura d’autres cadavres à l’autopsie avant le joli mois de mai et que si ça ne sent déjà plus la rose ça ne risque pas non plus de sentir le muguet.

Sinon, si quelqu’un d’extrêmement généreux et me trouvant forcément génial veut m’acheter 50 000 euros la note 892 (ou une autre) je tiens à sa disposition le mail pour me joindre, à peine plus haut à droite.

tgb

Share|






17:36 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (17)

23/01/2017

De l’anéantissement du parti socialiste comme oeuvre d’art

Cw98oGOXgAAu7wn.jpg

Fallait bien que le champion de la nécrophilie et de la commémoration pluvieuse mette une touche finale à son grand oeuvre. Hollande donc, en tournée d’adieu au Chili, pourra dès son retour déposer une gerbe sur le parti socialiste français qu’il contribua si brillamment à pulvériser avec l’aide de quelques disciples valeureux ni de gauche ni de gauche.

Qu’il en soit ici chaleureusement remercié.

Si le fin tacticien qui se prit même, parait il, pour un pur génie de la stratégie à été largement favorisé par le cours de l’histoire, puisque grosso merdo toute la sociale démocratie européenne (voire plus) après avoir mis le petit doigt dans l’engrenage du libéralisme y laissa tout le restant pour finir pasokifié, n’empêche, difficile de lui retirer tout génie dans cette sublime dissolution.

L’art de la triangulation poussé à cette perfection, jusqu’à ne plus distinguer sa main droite de sa main gauche et inversement, cette manière de mépriser si parfaitement ses électeurs jusqu’à les traquer au dernier, ne peut que provoquer l’admiration et le respect : quelle maestria !!!

CvHF99QXEAA55YA.jpg

Car, en détenant pour la première fois de son histoire absolument tous les leviers du pouvoir, arriver à ce stade d’idéale décomposition ne peut reposer uniquement sur l’incompétence, la maladresse, ou la médiocrité. Une telle radicalité ne peut tenir que de la performance.

Et si par le plus grand des hasards, ce n’est véritablement pas la quête absolue, l’ambition obstinée de réaliser une oeuvre d’art, une création fulgurante, qu’est ce donc ?

On peut toujours tenter une explication paranoïaque et complotiste et décréter que depuis le début Hollandréou a pour mission de détruire le parti solférinien, qu’il roule pour une puissance étrangère ou des intérêts privés (lesquels ? quels sont leurs réseaux ?) et allons y tout de go puisque c’est assez tendance ces temps-ci y voir la papatte poilue de l’ours Poutine.

Mais est-ce bien raisonnable ?

B33lAcUCIAEipeh.jpg

Au delà du conspirationisme débridé, on peut tenter d’y voir aussi la main invisible du marché,

C2dXWsXWEAMBj8-.jpg

le désir inconscient de se venger de s’appeler Pays Bas plutôt que De Gaulle, ou la fibre humanitaire de Flanby, résolu à mettre un terme aux souffrances du parti solférinien en l’euthanasiant.



Mais est ce bien probant ?

On peut explorer même d’autres hypothèses toutes aussi saugrenues et loufoques :

1 Hollande n’a jamais été de gauche (pas tellement saugrenu en fait)

2 il a des ordres

3 ça le fait marrer

4 c’est un pari fait avec Ségolène en état d'ébriété

5 il est un dangereux activiste nihiliste

6 c’est un artiste

CvHF99QXEAA55YA.jpg

La dernière proposition me parait de loin être la plus enthousiasmante dans une perspective esthétique post moderne.

On lui confie le PS dans un état plus ou moins avancé et tel Cesar, il en fait une compression, l’a signe, et se barre au Chili refaire sa vie avec Julie.

En tout cas quelles que soient ses réelles motivations, devant cette admirable décomposition, on ne peut qu’applaudir et s’esbaudir :

- chapeau l’artiste !!!

tgb

Share|






15:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

18/01/2017

Vive la spéculation

Cy6fMklXEAARAPt.jpg

 Spéculer - Littéraire. Réfléchir sur une question, en faire un objet de réflexion, d’étude.

- Faire des opérations financières ou commerciales sur des valeurs négociables, afin de tirer profit des variations de leurs cours.

- Compter sur quelque chose pour en tirer avantage, pour parvenir à ses fins.

En ces temps de spéculations boursières ou de cupidité commerciale, à nous les spéculations philosophiques et politiques, à nous de nous réapproprier le concept même.

Si dans l’agonie de ce capitalisme qui dure et qui dure et qui peut durer encore un certain temps vu qu’ils sont 8 milliardaires à tout posséder et que nous ne sommes que 7 milliards à nous partager le reste, il y a une bonne nouvelle : c’est que la gauche (et quand je dis la gauche, je dis la gauche on se comprend), se remet à penser.

et ça dépote.

Cckb5DEXEAULCEC.jpg

Qu’on adhère ou pas, qu’on y mette des nuances ou des objections, n’empêche, après avoir entendu ou lu ce que nos fortes têtes pensantes qui pensent avec leur matière grise et pas avec celle des autres, on se sent plus intelligent, mieux ventilé du crémol et décapé des couches de catéchisme appauvri accumulées en strates depuis 40 ans.

Grosso modo depuis qu’une brochette de médiocres poseurs imposteurs du prêt à penser domestique et du tout à l’égo subventionné par papa, ont mis un couvercle botulien sur l’ébullition intellectuelle de ce pays.

Je ne parle même pas de la Chantal Goya du concept dont les propos de bistrot accompagnés d’un vittel menthe n’ont même l’excuse de l’ivrognerie plus ou moins fulgurante.

Que ce soit Lordon, Todd, Zizek ou Stiegler pour ne citer que les plus connus, c’est autrement plus tellurique que le moindre prout cacateux d’un nouvel élu à l’académie ou les fadaises d’un visionnaire plagieur assez tiède du bulbe.

Car la pensée est faîte pour déranger, créer de l’inconfort. On doit en ressortir différent qu’avant d’y être rentré. Déstabilisé, changé, indisposé même, pas forcément dans ses convictions mais dans ses représentations, dans sa façon même d’appréhender les choses, dans ses raisonnements avant de les reconsidérer au scalpel.

Penser c’est d’abord penser contre soi, contre ses circuits imprimés, ses certitudes verrouillées et ses petits arrangements avec les idées à consommer sur place ou à emporter. C’est confronter son entendement à plus costaud, s’obliger à changer d’angle, à dépasser son système de réflexion et de compréhension, accepter de se prendre une opinion comme un gnon dans la gueule.

Que cette pensée « radicale » se déploie à nouveau, et ensuite tout le reste suivra…et forcément les suiveurs,

C2X6ovxXUAArt7g.jpg

toujours soucieux de penser comme tout le monde quand il s’agira à nouveau de penser autrement.

tgb

Share|






17:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

13/01/2017

Le grand marché fécal ou le caca rente

CmHHEFUWQAA4Iv6.jpg

 “Quand la merde vaudra de l’or, le cul des pauvres ne leur appartiendra plus.” Henry Miller

Au delà du droit de vote (pour le moins pire), du droit à la santé (avant Fion), du droit à l’éducation pour tous (avant Lepen) …, s’il est bien un droit fondamental, nécessaire, vital, un absolu besoin, c’est bien celui justement de faire ses besoins, de se soulager de sa petite et grosse commission et pour parler cru et dru, du droit à chier et pisser (épicé ?).

Comme manger dormir ou boire, ce droit est la base même de notre survie et ne se commande pas forcément. Or ce droit dans nos villes n’existe pas ou plus, puisqu’il est a peu près conditionné partout par l’argent. Tu dois payer pour uriner, déféquer, caguer, crotter, mettre un sou dans la fente, et parfois même raquer luxueusement, quand c’est au prix d’un demi que tu dois aller te le vidanger dans un grand magasin.

3+(Custom).JPG

Pissotières, sanisettes, latrines et autres lieux d’aisance et de commodités gratuites ont ainsi peu à peu disparus du paysage urbain avec leur lot de dames pipi et de messieurs caca, le libéralisme rampant et prédateur s’immiscent ainsi sournoisement par l’entremise de nos tripes et vessies jusqu’à la cabane privatisée au fond du jardin public : le grand marché fécal faisant son caca rente.

Sauf que, si tout un chacun connaît la même nécessité d’y aller de son pissou ou de son colombin, tout le monde n’a pas, dans nos fourmilières citadines, la pièce qui va avec et donc se débrouille comme il peut dans l’espace et dans l’urgence.

Et par exemple, dans mon pittoresque quartier de Château Rouge, c’est pas toujours folichon à voir. C’est ainsi que l’on trouve dans nos halls d’entrée ou nos arrières cours quelques beaux spécimens d’étrons que l’on confie pudiquement à la concierge, sans compter les innombrables traces de marquages de territoires devant nos portes.

Qui n’a pas croisé le regard humilié d’une dame accroupie entre deux voitures se gardant à droite se gardant à gauche mais m’oubliant du haut de mon balcon, me jette son premier rouleau de PQ.

74116106.jpg

Bref, c’est ainsi que dans nos concentrations urbaines, si tu n’y va pas de ton obole chez Decaux, ou d’un café dans un bistrot, ou, et c’est le comble, d’une solidarité sanitaire te tenant la porte chez Mac Do, le privé se substituant au public (et ce malgré jeton ou code sur ticket), tu fais là où tu peux et pas forcément là où on te dit de faire.

Tout ça pour dire qu’à l’heure, où l’on privatise l’eau, les forêts et bientôt l’air, où l’on commercialise les organes, les molécules, le ventre des femmes…, il serait peut-être fondamental de repartir de notre fondement pour rebâtir une société plus fluide du transit et moins constipée du profit.

Je dois reconnaitre que quelques efforts timides sont faits par la ville de Paris depuis peu, puisqu’on trouve quelques vespasiennes gratuites de ci de là et quelques urinoirs au design discutable (on a beau dire même bourré on tient un minimum à l’intimité dans ces moments là)

10200_18.jpg

mais qui ont au moins le mérite d’être là.

Revendiquer le popot gratos, les gogues publics, la tinette solidaire, les chiottes ouvertes, tout le monde n’ayant pas à sa disposition un arbre ou un buisson favori, pourrait paraitre accessoirement trivial. Voir la merdification des choses et du monde par le petit coin de la lorgnette pourrait s’avérer vulgaire, il me semble pourtant que c’est quand même bien le premier service public à rendre au public que de le libérer du fruit de ses entrailles, tout le monde n’ayant pas le loisir

C1MpfKJXgAEtAlc.jpg

de vider ses intestins en direct à la télé.

tgb

Share|






16:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu