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03/05/2017

Captif ou pas

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Vous êtes comme moi chez SFR, vous apprenez qu’on a vendu illégalement durant la campagne électorale votre nom tiré du fichier client à Macron (Bernard Mourad ancien banquier et directeur d’Altice Media Mourad Group - SFR Presse Drahi - ayant rejoint l’état major du candidat d’En Marche).

Vous avez légitimement les boules.

Vous souhaitez résilier pour vous abonner ailleurs mais où ? Chez Orange (ex France Telecom) qui suicide ses employés ? Chez Bouygues qui vend du temps de cerveau disponible ? Chez Free dont le boss macroniste possède comme les copains une grosse part des médias en France ?

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Bref vous n’avez aucun choix réel, si ce n’est au final de vous passer de téléphone portable. Et encore…

A un ami très cher qui m’avouait n’avoir ni mobile, ni ordinateur, ni même CB, et m’assurait ne pouvoir absolument pas être surveillé, je répondais que bien au contraire il en était d’autant plus suspect, et que sans doute le GIGN planquait déjà dans la ferme d’en face.

Bref, dans tous les cas on est de la baise.

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Ainsi, la mondialisation, Tina, cette Europe ordolibérale, que nous avons majoritairement refusé et qu’on nous impose tout de même, tout pareil.

Aucune alternative possible. Aucune échappatoire.

Captif tu es, captif tu demeures.

Le système t’oblige à rester dans le cadre défini et te fait injonction à renoncer à toute indépendance d’esprit.

S’il consent à l’alternance, cette parodie démocratique, il interdit tout autre possible et donc toute forme de libre arbitre.

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Comment appeler donc un système politique qui, par le bais du parti médiatique, dicte ses choix, t'ordonne de voter dans les clous et verrouille toute tentative d’y échapper, si ce n’est un système totalitaire ?

Dénoncer le fascisme de l’extrême droite en utilisant des méthodes fascisantes n’est pas le moindre des paradoxes dans cette histoire.

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Précisément c’est ce carcan qu’il est vital de faire péter.

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Et c’est précisément le meilleur service que nous puissions rendre à la démocratie. Faire dérailler la mécanique implacable du stratagème infernal mis en place est une priorité. Que cette stratégie comporte un risque oui, mais l’enjeu en mérite le jeu.

De toute façon, reconquérir sa liberté a toujours un coût.

Etre prêt à en payer le prix est la seule façon de mettre fin au chantage perfide.

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Car si nous ne luttons pas pour ouvrir enfin une voix de sortie, une issue de secours, alors c’est l’enfermement, l’aliénation, le pétage de plomb généralisé, la dépression, la résignation, la haine de l’autre, voire le terrorisme, le lexomil, le suicide, le renoncement, ou le vote n’importe quoi Lepen, Trump…comme autant d’actes de colère et de désespoir.

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En ce sens, ma conviction tranquille et déterminée est que les insoumis à la tête dure ne doivent pas se soumettre. D’autant que c’est à la violence paniquée de nos adversaires que l’on peut mesurer aujourd’hui notre force et leur faiblesse.

Etre captif ou pas,

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tel est l'enjeu de cette phase historique.

tgb

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15:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

Commentaires

Nous nous appelons tous Brad O'Neur, na !

Écrit par : babelouest | 03/05/2017

les irlandais avec nous !!!

Écrit par : tgb | 03/05/2017

Extrait du Discours de la Servitude Volontaire d’Étienne de La Boétie, rédigé en 1549. (il avait 15 ans, il avait déjà compris).

« Pauvres et misérables peuples insensés, nations opiniâtres en votre mal et aveugles en votre bien, vous vous laissez emporter devant vous le plus beau et le plus clair de votre revenu, piller vos champs, voler vos maisons et les dépouiller des meubles anciens et paternels ! Vous vivez de sorte que vous ne vous pouvez vanter que rien soit à vous ; et semblerait que meshui ce vous serait grand heur de tenir à ferme vos biens, vos familles et vos vies ; et tout ce dégât, ce malheur, cette ruine, vous vient, non pas des ennemis, mais certes oui bien de l’ennemi, et de celui que vous faites si grand qu’il est, pour lequel vous allez si courageusement à la guerre, pour la grandeur duquel vous ne refusez point de présenter à la mort vos personnes. Celui qui vous maîtrise tant n’a que deux yeux, n’a que deux mains, n’a qu’un corps, et n’a autre chose que ce qu’a le moindre homme du grand et infini nombre de nos villes, sinon que l’avantage que vous lui faites pour vous détruire. D’où a-t-il pris tant d’yeux, dont il vous épie, si vous ne les lui baillez ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne les prend de vous ? Les pieds dont il foule vos cités, d’où les a-t-il, s’ils ne sont des vôtres ? Comment a-t-il aucun pouvoir sur vous, que par vous ? Comment vous oserait-il courir sus, s’il n’avait intelligence avec vous ? Que vous pourrait-il faire, si vous n’étiez recéleur du larron qui vous pille, complices du meurtrier qui vous tue et traîtres à vous-mêmes ? Vous semez vos fruits, afin qu’il en fasse le dégât ; vous meublez et remplissez vos maisons, afin de fournir à ses pilleries ; vous nourrissez vos filles, afin qu’il ait de quoi soûler sa luxure ; vous nourrissez vos enfants, afin que, pour le mieux qu’il leur saurait faire, il les mène en ses guerres, qu’il les conduise à la boucherie, qu’il les fasse les ministres de ses convoitises, et les exécuteurs de ses vengeances ; vous rompez à la peine vos personnes, afin qu’il se puisse mignarder en ses délices et se vautrer dans les sales et vilains plaisirs ; vous vous affaiblissez, afin de le rendre plus fort et roide à vous tenir plus courte la bride ; et de tant d’indignités, que les bêtes mêmes ou ne les sentiraient point, ou ne l’endureraient point, vous pouvez vous en délivrer, si vous l’essayez, non pas de vous en délivrer, mais seulement de le vouloir faire. Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres. Je ne veux pas que vous le poussiez ou l’ébranliez, mais seulement ne le soutenez plus, et vous le verrez, comme un grand colosse à qui on a dérobé sa base, de son poids même fondre en bas et se rompre ». Étienne de La Boétie

Écrit par : Alexandrovitch | 04/05/2017

hé oui indémodable et il a écrit ça avec la fulgurance de ses 20 ans

Écrit par : tgb | 04/05/2017

Si vous vous sentez mal, les ordonnances ne devraient pas tarder...

Écrit par : des pas perdus | 04/05/2017

et la pilule amère avec (et sans remboursement)

Écrit par : tgb | 04/05/2017

Les commentaires sont fermés.

 
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