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01/06/2011

Code 2806

 

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Si la disculpation du concombre hispano-teuton nous rappelle opportunément que tout cucurbitacée reste présumé innocent tant qu’il n’a pas été reconnu coupable, il n’en demeure pas moins qu’un paquet de grosses légumes aux scandales étouffés, continue impunément de graviter dans la sphère médiatico-politique, bénéficiant des privilèges douillets d’une caste dominante parfaitement décomplexée.

On comprend mieux aujourd’hui les glissements progressifs et transversaux d’un personnel médiatico-politique interchangeable, pour un maroquin, un job ou une breloque, tant la confrérie notabilisée des nantis finit par former une même classe solidaire effaçant au passage toute frontière idéologique et déplaçant la ligne de fracture droite/gauche vers élite et peuple.

Rien de moins qu’une opposition de classes renvoyée à la pure féodalité.

Si le 11.09 restera la date du trauma américain et la fin symbolique de l’hégémonie de l’hyper puissance, le code 2806 sera pour notre village gaulois en pleine dissolution, le chiffre emblématique, sésame non seulement d’une chambre de Sofitel mais surtout d’un divorce irrémédiable entre deux mondes. Celui des faibles et celui des puissants.

C’est donc l’homme Tron et ses abus de pouvoir ordinaires, c’est donc la marâtre Morano et son vulgaire mépris de classe congédiant l’ouvrier, confisquant le Louvre, c’est donc Woerth et ses conflits d’intérêts, c’est donc tel ancien ministre ou tel autre s’offrant des plaisirs hors la loi dans l’arrière cour discrète des restes de l’empire. …et c’est donc toute une palanquée de potentats locaux jouissant d’un statut préservé dont l’inénarrable salopiot Longuet et son valet de pied Jean-Marc Sylvestre, larbin officiel, soulignant à gros trait, la consanguinité entre élus et relais d’opinion, qui usent et abusent aux frais de la princesse en toute normalité.

Que cette princesse soit française ou tunisienne ne change rien au fait qu’au final, ce sont les pauvres cons de contribuables qui raquent et les enculés de riches bourgeois qui palpent.

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Savoir que le pouvoir se saisit du danger pédophile, prétexte à censurer la toile, d’une main tout en couvrant pudiquement de l’autre, les écarts délictueux de ses membres s’adonnant au tourisme sexuel ne peut que rajouter à la tartufferie et à l’hypocrisie de cette caste dominante si peu exemplaire.

Que la vie privée soit préservée certes, que la transparence génère le totalitarisme soit, mais que chacun ait droit heureusement à sa vie intime dissolue n’empêche pas que le crime, la corruption active ou passive, la joyeuse concussion, sans en assumer jamais les conséquences en toute permissivité, reste un délit.

Et que l’on soit puissant ou misérable.

Qu’une nouvelle nuit du 4 août soit nécessaire pour rappeler de façon musclée l’abolition des privilèges pourrait bien finir par s’imposer en ces temps de colère.

Si la Tunisie de Ben Ali fut longtemps la cour de récré de notre nomenklatura avant que la révolution les prît la main dans le sac ou au panier, ce n’est qu’hors d’oeuvre rapport au jour où l’on rendra visible, la main courante du palace « la Mamounia » tant notre club VIP y fût chouchouté par la dictature à peine voilée d’Hassan 2 puis de M6.

Qu’on ouvre la boîte de Pandore marocaine et notre élite médiatico-politique en serait purement et simplement décimée.

Constatant ce trouble voisinage, il ne faut guère s’étonner qu’ensuite, sur nos écrans télés, le calme règne dans le régime chérifien et que la répression organisée par le despote obscurci, conseillé par la France, se dilue si complaisamment dans la guerre civile libyenne.

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Nonobstant, la dictature marocaine s’effondrera, comme s’effondre sous nos yeux notre oligarchie dans un délitement politique, un délabrement moral qui leur fera regretter longtemps les heures indolentes et luxueuses des patios ombragés orientaux et gratos.

La récré est finie.

tgb

16:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

30/05/2011

Nous sommes tous des concombres

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« A partir du moment où, on ne consomme pas ce concombre, il n'y a pas de risque... » Xavier Bertrand.

Nous avions pris la bastille, du moins ses escaliers, mais une luxation d’épaule plus tard, c’est dire l’intensité des combats révolutionnaires, nous prenions le métro et tandis que nous décampions, les CRS y campaient.

L’armée avec nous !!!

Nous étions donc 500 mais par un prompt renfort de concombres matraqueurs, nous nous vîmes trois glands en repartant du port de l’Arsenal.

Paris ne s’éveille pas.

Paris flemmarde, Paris lézarde et l’embryon du Paris 1sur G retourne précariser chez sa mère, en attendant l’heureuse insurrection qui ne vient toujours pas.

A l’heure donc, où tout le monde fait son indignation sur place (Tahrir) ou à emporter, sauf nous, notons tout de même que la French révolution revient très fort dans la ligne droite par ses mots d’ordre universels "dégage" ou "los indignados". Hommage à l’honorable papy Hessel, qui d’un opuscule, simple mouvement d’aile de papillon, doit être épaté de constater les effets de son clapotis se transformant peu à peu en un hypothétique tsunami mondial.

Et c’est l’homme de nonante trois printemps, qui traversa le siècle vingtième, d’offrir à la génération nouvelle, l’opportunité d’embrasser le siècle 21 tout en reléguant l’oligarchie, la ploutocratie et le saint népotisme, sciant la branche capitaliste sur laquelle trône leur cul, à leur archaïsme du siècle passé.

Convertir en dette publique la dette privée en obligeant les derniers services publics à se privatiser ne peut être qu’une idée de génie. A la prochaine crise qui ne saurait tarder, il n’y aura donc plus rien à gratter et l’escroquerie cessera faute d’escroqués.

Youpi !!!

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C’est donc entre un fétichiste du pied et un trousseur de soubrette, entre un BHL en gants blancs sautant sur Benghazi et une Lagarde incontinente refilée au FMI, entre un JFK arrêtant le journalisme tout en continuant et une madame Merkel arrêtant le nucléaire tout en capitulant face au lobby nucléocrate, que nous entrons de plein pied dans le post n’importe quoi, le néo portnawak et dans la plus délicieuse des déliquescences.

Nous souhaitons donc bon courage au plus con d’entre nous pour imposer dans ce doux merdier de cette année fantasque, la belle mécanique de son « heroïc fantaisy » son histoire enchantée : Mini bush sur son char d’assaut, libérant la Libye outragée, tandis que sa princesse au petit pois attend sur le perron du château, un heureux événement inséminé.

Car à l’heure où semble se propager l’étrange bactérie du concombre tueur, se contenter de dire « ce n’est pas le concombre que je connais » ne pourra plus suffire.

Quand les concombres en sont à singer Mandryka et la justice à condamner Brassens, tout devient éminemment possible et particulièrement le grand n’importe quoi. Dans ce n’importe quoi, il y a sûrement quelque chose de comestible que Tina n'aura pas.

Aujourd’hui je le dis avec Colombani, nous sommes tous des concombres.

Crus ou cuits mais imprévisibles.

tgb

12:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

24/05/2011

Sommes nous prêts à mourir ?

 

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Lagarde et DSK, l’homme qui fout son adn partout, étant parfaitement interchangeables selon l’ultragauchiste Aubry, on ne s’étonnera guère de voir les jeunesses européennes s’asseoir sur les pompes de Zapatero, Papandréou ou Socrates, la fine fleur de la sociale reptation européenne, tous concentrés à remettre au pouvoir les poils de cul de la moustache d’Aznar ou de ses frères en réaction.

 

Hollande et son programme diététique peut déjà préparer ses mocassins.

Quand l’alternance n’est plus une alternative, autant apprendre à ne rien espérer et à laisser déborder sur le trottoir ses méchantes exaspérations.

Les peuples, orphelins d’utopies, à force de chercher leur salut entre quelque chose et n’importe quoi et à qui on a aimablement transféré la dette privée rhabillée en dette publique, commencent légitimement à s’émouvoir et à ne compter que sur leur rage à eux.

Heureuse conscientisation.

Comprendre enfin que le simulacre électoral entre la même chose et tout pareil mais en mieux est une pure escroquerie ne peut avoir qu’une vertu émancipatrice.

Il n’y a guère que la caste politique et ses valets de pieds tout à leur médiocrité pour s’en étonner et pleurnicher en chœur, le beau duel gâté de Sarko à ma droite DSK à ma gauche ou le contraire, déjà pré emballé.

Qu’ils jouent à la baballe sans nous.

Dans les ultimes soubresauts de la bête immonde et le sillage des insurrections arabes, voilà que les foules sentimentales sortent enfin du ruisseau et recouvrent les places publiques opportunément ensoleillées, devant une classe dirigeante vautrée lézardée qui s’effondre ne parvenant plus à masquer sa vacuité.

Mais…

Sommes nous prêts à mourir ?

Puisque c’est la seule question qui vaille.

Sommes nous prêts à n’avoir rien à perdre puisque nous avons encore tout ? Sommes nous prêts à les sortir à mains nues de leurs palais blindés ? Sommes nous prêts à affronter leurs balles réelles ? Sont-ils prêts eux-mêmes à tirer sur la foule ? Sommes nous prêts à l’immolation ? Sommes nous prêts à sacrifier notre barbock estival ?

Nous les indignés de la profession, sommes-nous prêts enfin, comme les mômes des cités, à autre chose qu’à l’indignation indignée en zest de billets pas contents ?

ou alors contentons nous de nous révolter avec François Hollande !!!

 

tgb

16:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (31)

21/05/2011

Le Léviathan

 

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L e léviathan est un monstre biblique colossal ; d r a g o n , s e r p e n t , c r o c o d i l e… à la forme imprécise ; il évoque un cataclysme capable de modifier la planète d'en bousculer la géographie, sinon d'anéantir le monde. Il est souvent représenté sous la forme d'un serpent de mer, dont les ondulations sont à l'origine des vagues.

 

Depuis que le tremblement de terre du tsunami de Fukushima a déplacé l’axe de la terre de 10 cm on voit de drôles de trucs.

Les dimanches notamment !

tgb

photo D.A

20:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (30)

 
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