Avertir le modérateur

10/10/2011

Qui de madame Titine ou de monsieur Tina…

5891377004_8a3bfb7e6f.jpg

Les 10 questions qui me turlupinent encore, à l’heure de l’effondrement systémique du ciel capitaliste sur nos têtes gauloises.

1) Qui de madame Titine ou de Monsieur Tina (Blair ?) aura l’insigne honneur d’affronter dans le cockpit en flamme du zinc en chute libre, l’aspirant bling bling qu’atteint pas les pédales mais qui s’accroche encore à son parachute doré, le manche à balai dans le cul inséminé de Carla ?

2) Mais c’est quoi ce foutu pays où les zélites ensondagées ne peuvent même plus fabriquer du candidat lambda laborieusement dégrossi à la sucrette, sans que les électeurs (ou les femmes de ménages) y aillent encore de leur humble avis à 1 euro balle ?

3) De quelle étrange mortification masochiste, le social-démocrate souffre t’il à mettre tant d’énergie pugnace et d’opportunisme rhétorique pour mieux postuler à se faire papandréouter à l’issue du combat ?

4) Doit-on considérer Arnaud Montebourg comme un pur concentré de stratégie clausevitchienne, lui qui n’eut le choix, un petit matin frileux, plutôt qu’un grand soir radieux, que d’occuper par défaut et avec un certain bagout, le dernier créneau encore disponible chez les socialistes ramollos de l’oculaire à l’heure de l’agonie libérale : la gauche !? (mais ça lui passera)

5) Le ralliement des forces bolcho-Vallsiennes, section Bilderberg, à Super rose gnangnan est-il de nature à recomposer le spectre politique de l’échiquier mondial et à terroriser le Bankster et si oui puis-je tirer un taffe sur la même chose que vous ?

6) De quoi Jean-Luc Royal ou Ségolène Mélenchon est-il le nom ?°

7) Peut-on raisonnablement imaginer que l’apocalypse est l’unique solution objective pour échapper aux tronches inamovibles d’Attali, Lang, Kouchner, Jouyet, Minc quelque soit le prochain président, sur des éditos de Bernard Henri Duhamel dans des journaux dirigés par Jean-Christophe Joffrin ?

8) Si l’électeur dominical plongé dans le n’importe nawak était originalement révolutionnaire et avait lu Debord, n’aurait-il pas porté en triomphe dès le premier tour Jean-Michel Baylet juste pour voir au Grand Journal la gueule d’Aphatie en pleine somatisation ?

9) L’impopularité chronique se soigne t’elle au bébé médicament ?

10) Perdre ses illusions n’est-ce pas raisonnablement les prémisses obligés du véritable chambardement ?

 

tgb

°un jour je m'expliquerai....

 

16:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

08/10/2011

Les histoires de Tina (la compil)

168261_17982833…7_1207912_n.jpg

Rassurer les marchés

On refait le match

Même la mort n'a pas d'odeur

15:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

04/10/2011

Laissez descendre avant de monter...

grosbois3-2.jpg

Comment on nous parle, comment on nous traite, nous du troupeau de cons allant bosser un lundi matin agglutinés, station debout, sur un quai qui déborde, forcément alignés derrière la ligne jaune, ultime limite de démarcation.

« …veuillez laisser descendre avant de monter… »

Comment on nous parle, comment on nous traite, on nous infantilise, nous individus bourrins conditionnés dans la foule sans même se défouler, chacun cherchant à sauver sa peau tirée à quatre épingles, contre la pointeuse chagrin.

« …laissez descendre avant de monter… » crachoté au micro du chien de berger rhabillé de jaune et de fluo, à faire la circulation des flux et des reflux. Tandis que nous, de l’électron grégaire et panurgiste, dans le flot moutonnier et dans la souricière, piégé par le clivage artificiel du camp de ceux qui montent contre le camp de ceux qui descendent, à se demander avec Brel s’il vaut mieux être montant ou plutôt descendant, ou pousseur ou poussé…

Oui comment on nous parle, comment on nous traite, chacun dans son apnée, à triturer de stress son bout d’écran, sa fenêtre, son hublot, à envoyer sur son clavier autant de SOS, à se gaver de gratuit Bolloré et à la pavlovienne, viser perso, le canot de sauvetage annoncé du Matin Titanic, dans un sursaut mécanique de survie salariée, de panique réprimée…

Laisser descendre avant de monter, à moins de monter pour finir par descendre, passer du troupeau A au troupeau B, du troupeau stagnant au troupeau transporté, dans la compression statique des uns contre les autres mais avec, à partager sa bulle avec n’importe qui, à entrer dans la bulle du premier venu, entre loterie A et promiscuité B.

troupeau.jpeg

Comment on nous parle et comment on nous traite, jusqu’au jour de la grève enfin où la machine figée et la fatalité redonnent comme de la liberté aux cohortes aliénées.

Et de me souvenir de ce quai noir de monde à attendre pour rien.

Et dans le lourd silence du bétail résigné, la voix stridente et terrifiante comme une litanie d’une handicapée mentale.

Et de se lamenter tout haut, qu’il n’y aura jamais plus de métro, que nous mourrons tous, que c’est la fin du monde, et qu’allons nous devenir et d’appeler au secours et d’appeler maman…

Et comme la traduction gênée de nos propres silences, de nos malaises accablés, nous de la termitière, levés avant même que d’être réveillés, pour gagner et perdre une vie éreintée.

Nous qui ne demanderions pas mieux que de laisser descendre avant de monter, dans l’intelligence, dans la fluidité, si seulement seulement on nous accordait un brin d’humanité, si seulement seulement on nous autorisait une once de considération distinguée.

tgb

11:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

01/10/2011

Quadrat

C’était au début des années 2000.
Ma copine m’avait traîné à la biennale de Kassel.

Moi, l’art contemporain j’y connaissais que dalle.

Ça s’arrêtait à Klein ou Warhol et encore…

Un rien réfractaire, voire bourrin.

Je déambulais bougon donc, dans les allées de la Documenta.

Un poil perplexe devant les installations et autres dispositifs visuels.

Et puis d’un coup, je me suis bloqué net, fasciné scotché

devant ça :

Les autres pouvaient aller se rhabiller.

Cette vidéo, des années que je la cherche sans vraiment la chercher.

Ça date des débuts 80 interprété par les lumineux mummenschanz

C’est signé Samuel Beckett

tgb

merci à D.A.

23:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu