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06/06/2011

D'une élection l'autre...

 

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Au Portugal, le peuple où ce qu’il en reste (41% d’abstention) dans sa grande clairvoyance, vient de chasser l’immonde social démocrate de « gauche » José Socrates et sa politique de rigueur et d’austérité (de gauche) pour un subtil social démocrate de droite, Pedro Passos Coelho, et sa politique encore plus de rigueur et encore plus d’austérité (de droite).

Fort d'une large majorité donc (plus de 50% des 59% qui votent, ce qui fait au final pas bezef) le futur Premier ministre portugais a promis un nouveau « nouveau paquet d’austérité » pour que son pays "ne soit pas un fardeau" pour ses créanciers (les banques) en allant au-delà des mesures prévues et afin de restaurer la confiance des marchés le plus rapidement possible".

Et dieu sait si la confiance des marchés qui saignent les états endettés pour mieux les remercier de les avoir renfloué est précieuse par les temps qui courent et qu’elle n’est surtout pas un fardeau pour les peuples à genoux.

1/4 du peuple Portugais donc et probablement le quart forcément le plus éveillé, dans un élan frénétique qui fait plaisir à voir vient de tendre la joue droite après s’être pris une mandale sur la joue gauche dans un enthousiasme mortifère qui pousse à l’admiration.

Ça donnerait presque envie de le finir à coups de pieds dans le cul, ce 1/4 de peuple là.

Devant cette admirable détermination à rembourser un secteur bancaire qui leur a fait les poches une fois déjà, José Manuel Barroso, président larbin et portugais de la commission européenne en fait pipi de joie dans sa culotte libérale, tandis que la main invisible de Sainte Tina le tripote.

 

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Coelho                                                                                                 Que du bonheur.

Moins sympathique en revanche pour le nouvel ordre mondial, que la victoire au Perou de l’indien de gauche Ollanta Humala, sur Keiko Fujimori, fifille obéissante de dictateur en fuite et qui peut donc retourner magouiller avec l’oligarchie, dans les roubignoles de son ripou de père sanguinaire.

 

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Humala

Ne reste donc en Amérique du sud que trois succursales atlantistes : le Chili aux mains d’un Berlusconi local, la Colombie porte avion officiel des USA et le Honduras, suite à un subtil coup d’état apprécié à sa juste valeur

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par la grande démocrate exemplaire Clinton.

Si le continent amérindien poursuit son émancipation politique et sa décolonisation, l’Europe à plat ventre accélère sa régression sociale tout en applaudissant sa mise sous tutelle.

Immense attente sociale et méfiance des marchés au sud, immense attente des marchés et méfiance sociale au nord : à ce rythme-là on ne devrait pas tarder à voir les deux continents se croiser, l’un dans la montée, l’autre dans la descente.

Une élection d’un côté qui change tout, une élection de l’autre qui ne change rien…tandis que nous, nous concentrons passionnément sur notre prochain simulacre à choisir entre rigueur de droite et austérité de gauche à faire risette aux agences de notation… alors que ce sont eux les cancres.

AHAHAH !!!

 

tgb

17:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (21)

04/06/2011

Dans quel état ?

 

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Ceci n’est pas la Grèce et son territoire, constitué de plus de 9000 îles et îlots en proie à la rapacité des crédits revolving de la banque européenne et du FMI jusqu'à la vente à la découpe.

Ceci n’est pas le Japon et sa géographie insulaire éclatée en 6852 îles, en proie aux radiations insidieuses du nucléaire privatisé de Fukushima.

Ceci est la Palestine représentée en archipel comme autant de bantoustans d’un territoire disloqué en proie au grignotage incessant d’une colonisation toute à son épuration ethnique.

Et encore si, d’un archipel on peut accoster d’une île l’autre, il faut imaginer ici, à chaque fois, à chaque parcelle, chaque confetti de chaque morceau de chaque lambeau du territoire, des murs et des checks points et des barbelés et d’interminables détours, des heures d’attentes arbitraires et humiliantes dans un lacis de frontières kafkaïennes et entrelacées d' un émiettement planifié.

La Palestine ? un état oui un jour…mais dans quel état ?

tgb

10:02 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

01/06/2011

Code 2806

 

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Si la disculpation du concombre hispano-teuton nous rappelle opportunément que tout cucurbitacée reste présumé innocent tant qu’il n’a pas été reconnu coupable, il n’en demeure pas moins qu’un paquet de grosses légumes aux scandales étouffés, continue impunément de graviter dans la sphère médiatico-politique, bénéficiant des privilèges douillets d’une caste dominante parfaitement décomplexée.

On comprend mieux aujourd’hui les glissements progressifs et transversaux d’un personnel médiatico-politique interchangeable, pour un maroquin, un job ou une breloque, tant la confrérie notabilisée des nantis finit par former une même classe solidaire effaçant au passage toute frontière idéologique et déplaçant la ligne de fracture droite/gauche vers élite et peuple.

Rien de moins qu’une opposition de classes renvoyée à la pure féodalité.

Si le 11.09 restera la date du trauma américain et la fin symbolique de l’hégémonie de l’hyper puissance, le code 2806 sera pour notre village gaulois en pleine dissolution, le chiffre emblématique, sésame non seulement d’une chambre de Sofitel mais surtout d’un divorce irrémédiable entre deux mondes. Celui des faibles et celui des puissants.

C’est donc l’homme Tron et ses abus de pouvoir ordinaires, c’est donc la marâtre Morano et son vulgaire mépris de classe congédiant l’ouvrier, confisquant le Louvre, c’est donc Woerth et ses conflits d’intérêts, c’est donc tel ancien ministre ou tel autre s’offrant des plaisirs hors la loi dans l’arrière cour discrète des restes de l’empire. …et c’est donc toute une palanquée de potentats locaux jouissant d’un statut préservé dont l’inénarrable salopiot Longuet et son valet de pied Jean-Marc Sylvestre, larbin officiel, soulignant à gros trait, la consanguinité entre élus et relais d’opinion, qui usent et abusent aux frais de la princesse en toute normalité.

Que cette princesse soit française ou tunisienne ne change rien au fait qu’au final, ce sont les pauvres cons de contribuables qui raquent et les enculés de riches bourgeois qui palpent.

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Savoir que le pouvoir se saisit du danger pédophile, prétexte à censurer la toile, d’une main tout en couvrant pudiquement de l’autre, les écarts délictueux de ses membres s’adonnant au tourisme sexuel ne peut que rajouter à la tartufferie et à l’hypocrisie de cette caste dominante si peu exemplaire.

Que la vie privée soit préservée certes, que la transparence génère le totalitarisme soit, mais que chacun ait droit heureusement à sa vie intime dissolue n’empêche pas que le crime, la corruption active ou passive, la joyeuse concussion, sans en assumer jamais les conséquences en toute permissivité, reste un délit.

Et que l’on soit puissant ou misérable.

Qu’une nouvelle nuit du 4 août soit nécessaire pour rappeler de façon musclée l’abolition des privilèges pourrait bien finir par s’imposer en ces temps de colère.

Si la Tunisie de Ben Ali fut longtemps la cour de récré de notre nomenklatura avant que la révolution les prît la main dans le sac ou au panier, ce n’est qu’hors d’oeuvre rapport au jour où l’on rendra visible, la main courante du palace « la Mamounia » tant notre club VIP y fût chouchouté par la dictature à peine voilée d’Hassan 2 puis de M6.

Qu’on ouvre la boîte de Pandore marocaine et notre élite médiatico-politique en serait purement et simplement décimée.

Constatant ce trouble voisinage, il ne faut guère s’étonner qu’ensuite, sur nos écrans télés, le calme règne dans le régime chérifien et que la répression organisée par le despote obscurci, conseillé par la France, se dilue si complaisamment dans la guerre civile libyenne.

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Nonobstant, la dictature marocaine s’effondrera, comme s’effondre sous nos yeux notre oligarchie dans un délitement politique, un délabrement moral qui leur fera regretter longtemps les heures indolentes et luxueuses des patios ombragés orientaux et gratos.

La récré est finie.

tgb

16:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

30/05/2011

Nous sommes tous des concombres

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« A partir du moment où, on ne consomme pas ce concombre, il n'y a pas de risque... » Xavier Bertrand.

Nous avions pris la bastille, du moins ses escaliers, mais une luxation d’épaule plus tard, c’est dire l’intensité des combats révolutionnaires, nous prenions le métro et tandis que nous décampions, les CRS y campaient.

L’armée avec nous !!!

Nous étions donc 500 mais par un prompt renfort de concombres matraqueurs, nous nous vîmes trois glands en repartant du port de l’Arsenal.

Paris ne s’éveille pas.

Paris flemmarde, Paris lézarde et l’embryon du Paris 1sur G retourne précariser chez sa mère, en attendant l’heureuse insurrection qui ne vient toujours pas.

A l’heure donc, où tout le monde fait son indignation sur place (Tahrir) ou à emporter, sauf nous, notons tout de même que la French révolution revient très fort dans la ligne droite par ses mots d’ordre universels "dégage" ou "los indignados". Hommage à l’honorable papy Hessel, qui d’un opuscule, simple mouvement d’aile de papillon, doit être épaté de constater les effets de son clapotis se transformant peu à peu en un hypothétique tsunami mondial.

Et c’est l’homme de nonante trois printemps, qui traversa le siècle vingtième, d’offrir à la génération nouvelle, l’opportunité d’embrasser le siècle 21 tout en reléguant l’oligarchie, la ploutocratie et le saint népotisme, sciant la branche capitaliste sur laquelle trône leur cul, à leur archaïsme du siècle passé.

Convertir en dette publique la dette privée en obligeant les derniers services publics à se privatiser ne peut être qu’une idée de génie. A la prochaine crise qui ne saurait tarder, il n’y aura donc plus rien à gratter et l’escroquerie cessera faute d’escroqués.

Youpi !!!

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C’est donc entre un fétichiste du pied et un trousseur de soubrette, entre un BHL en gants blancs sautant sur Benghazi et une Lagarde incontinente refilée au FMI, entre un JFK arrêtant le journalisme tout en continuant et une madame Merkel arrêtant le nucléaire tout en capitulant face au lobby nucléocrate, que nous entrons de plein pied dans le post n’importe quoi, le néo portnawak et dans la plus délicieuse des déliquescences.

Nous souhaitons donc bon courage au plus con d’entre nous pour imposer dans ce doux merdier de cette année fantasque, la belle mécanique de son « heroïc fantaisy » son histoire enchantée : Mini bush sur son char d’assaut, libérant la Libye outragée, tandis que sa princesse au petit pois attend sur le perron du château, un heureux événement inséminé.

Car à l’heure où semble se propager l’étrange bactérie du concombre tueur, se contenter de dire « ce n’est pas le concombre que je connais » ne pourra plus suffire.

Quand les concombres en sont à singer Mandryka et la justice à condamner Brassens, tout devient éminemment possible et particulièrement le grand n’importe quoi. Dans ce n’importe quoi, il y a sûrement quelque chose de comestible que Tina n'aura pas.

Aujourd’hui je le dis avec Colombani, nous sommes tous des concombres.

Crus ou cuits mais imprévisibles.

tgb

12:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

 
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