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13/04/2011

Délicatesses printanières

 

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Bon assez de ces horreurs banalisées en ce monde à genoux qui retourne au barbare. Montrons courageusement en ces temps printaniers et bucoliques qu’il est aussi de ces petites délicatesses quotidiennes qui font que nos jours ensauvagés sont plus beaux et nos nuits cauchemardesques bien plus douces.

Au hasard par exemple, ce si charmant no fly zone, non pas à Gaza, restons corrects, mais au dessus du Lavandou, où, du 8 avril 13 h au 26 avril 12h, le survol du Cap Nègre sera interdit pour le plus grand confort voluptueux du nid Bruni. Attention délicate pour les 18 jours de vacances de nos deux tourtereaux qui pourront tout à loisirs remplir leur « panier des essentiels » de plein de petits cocons cacao made in Ouattara.

Que les contrevenants passibles d’une amende de 15.000 à 45.000 euros et/ou d’un emprisonnement de six mois à un an se le tiennent obligeamment pour dit.

Les petits zoiseaux aussi.

Touchante prévenance itou de l’Elysée, qui, dans un souci de laïcité carrément positive organise en ces périodes pascales, un concours parallèle aux Grandes écoles, réservé aux juifs pratiquants. Un examen sur mesure pour les uns, une mise en examen gracieuse pour les autres et la laïcité française ainsi restera subtilement bien gardée.

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Toute aussi aimable, notons le, l’attention généreuse et naturellement désintéressée en ce début de saison électorale du jeune et délicieux éphèbe Baroin, que de gratifier potentiellement d’une prime exceptionnelle de 1000 euros, liée au versement des dividendes, les salariés exploités de France. Les menues modalités et autres détails restant à définir nous rappellerons avec tact et courtoisie aux travailleurs précaires que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, tout autant que la croissance s’arrache avec les dents.

Tout à évoquer les dividendes, soyons sensibles également aux gentillesses faites à Mr Pérol François, naufrageur chef de Natixis en son temps. Nul doute que le bonus d'un million d'euros au titre de l'exercice 2010, somme correspondant au double de sa rémunération fixe, dont on le gratifiera sous peu, ensoleillera nos petits matins blêmes et rendra le monde meilleur et plus harmonieux encore, tout autant que la suppression aimable de L'ISF pour les patrimoines nécessiteux inférieurs à 1,3 million d'euros.

Rendons grâce également au raffiné Nanard Tapie, qui après avoir scrupuleusement touché un pactole de plus de 200 millions d'euros (net) prélevés sur fonds publics, investi avec audace et altruisme à Malte. Gageons qu’il saura subtilement faire fructifier notre argent devenu le sien en cette place privilégiée de l'optimisation fiscale et remercions le d’avance pour se dévouer ainsi au développement équitable d’une île lointaine quoique européenne.

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Réjouissons nous encore du fait que la responsabilité financière de Tepco, entreprise privée malchanceuse mais O combien publique soudain, pourrait être justement plafonnée et que ces petits soins civiques et attentifs aient permis une hausse de l’action à peine irradiée de 11,5%.

" il y a un peu d’ingérence française…" Notons aussi avec finesse cette déclaration mesurée de Jean-Louis Carrère, sénateur socialiste des Landes et vice-président de la commission des Affaires étrangères, revenant prudemment sur l’arrestation Gbagbo, et sachons apprécier au passage la prévenance d’un social libéral qui en général veut bien faire la guerre ou la mondialisation mais pas trop.

Enfin et pour conclure sur une dernière note roborative et légère, laissons nous attendrir par ses honnêtes gens de Toulouse, huissier, serrurier, policiers, qui expulsèrent de chez eux en cette fin de trêve hivernale, Corinne 48 ans et Christopher son fils de 24 en jetant leurs meubles par la fenêtre, leur épargnant ainsi un laborieux déménagement.

Comme quoi, à ne voir toujours que le verre à moitié vide, à ne souligner que le vilain côté des choses, à tout voir en noir plutôt qu’en rose, on passerait à côté de tous ces petits riens, ces petits gestes discrets d’humanité qui font que la vie en est soudain enjolivée et l’humanité en uranium enrichie.

 

tgb

15:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

11/04/2011

Tellurisme social

 

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La bande à connard club du Siècle, du Bilderberg ou du Merdef a beau nous ressasser en boucle à longueur d’ondes radioactives, que, compétitivité, rigueur, concurrence, mondialisation, état providence, assistanat…tout le bréviaire du catéchisme des mantras de la doxa du pipeau libéral agonisant, la bande à politicard tout à chasser de la fraude sociale chez les pauvres et surtout pas de la fraude fiscale chez les riches a beau nous expliquer que si tu dors dans la rue c’est la faute aux barbus, aux chômeurs, aux 35 heures et à Kadhafi, le peuple un peu con mais quand même, commence gentiment à s’émouvoir de la comprennette.

Par exemple chez Carouf Carpet, les caissières à force de biper pour un demi smic de la bonne marchandaille et de se nourrir chez daube discount, de se voir généreusement attribué du 1,08% d’augmentation sur l'année, pendant que les effectifs en baisse de 10 % soit 8.000 suppressions d'emploi regardent passer les 6 milliards d'euros versés aux actionnaires à rien foutre, s’autorisent enfin une grève historique qui rappelle à la direction que gagner 1 pendant qu’elle gagne 1000 suggère comme un léger problème d’arithmétique dans ta gueule.

Même si la masse laborieuse abonnée à Laurence Pujadas n’est pas forcément affranchie du fait que l’honorable Lloyd Blankfein, patron de la banque Goldman Sachs sauvée par les contribuables américains, a reçu plus de 14,1 millions de dollars en 2010, salaire multiplié par quatorze, rapport à l’année précédente, elle subodore, voire elle suppute la garce, que, lorsqu’on lui demande fermement de faire un trou supplémentaire à sa ceinture de misère et que l’autre se la desserre de 14 crans cousus d’or, y’a comme du foutage de gueule quelque part.

Pas toujours clairvoyant le peuple, mais l’instinct parfois peut lui servir d’intelligence.

 

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Alors certes, dans la perspective réjouissante où la fin du capitalisme est pour demain soir 18H, 18 H 30 et la fin du monde deux heures après, on peut comprendre que la nomenklatura dans une fuite éperdue, se bâfre une dernière fois, en raclant les fonds de tiroirs. On peut même être tenté d’apprécier esthétiquement comment elle va dépenser des sommes avec tellement de 0000000000000000000 que nous ne nous les représentons même pas, en 24 heures chrono à défaut d’emporter le magot dans la tombe.

S’il ne s’agit même plus de discuter raisonnablement avec l’accro au profit et de lui contester son dernier shoot de dividendes, plus vite il crèvera d’overdose spéculative, plus vite l’addiction lui passera, il s’agit quand même pour nous d’au moins sauver ce qu’il reste de notre peau. Que le Junkie du CAC 40 tout à son avidité morbide dans une dépendance pathologique à la boulimie financière se rêve d’une dernière injection létale et dégage le plancher est son affaire, mais qu’il ne se sente pas obligé de nous passer direct dans la colonne pertes et profits en nous sommant de servir pour l’accompagner de dégâts collatéraux.

Et voilà que, du Wisconsin à Budapest, en cette année sismique, les peuples se relèvent en de multitudes irruptions populaires qui pourraient bien, comme le montre avec éloquence cette mappemonde animée, sorte d’échelle de Richter du tellurisme social, changer les rapports de force et remettre à la mode la lutte des classes plutôt que la lutte des places.

Car, et contrairement à ce qu’on nous bassine, si le monde appartient à ceux qui se lèvent tard s’enrichissant sur des gens qui se lèvent tôt, ce monde pourrait tout autant appartenir, ne serait ce qu’un instant, à ceux qui, comme l’écrit l’impeccable Eric Hazan, se soulèvent tôt. (ou tard).

tgb

Photo : Marie Seven

12:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

08/04/2011

Réussir à tout rater

 

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- Bonjour monsieur le président, si on fait aujourd’hui le bilan de votre presque quinquennat, on peut considérer que vous avez à peu prés tout raté - ce n’est plus un bilan mais carrément un dépôt de bilan - en tirez vous une certaine satisfaction ?

- Je dois avouer que j'en suis assez fier. Car c’était mal parti. J’avais beaucoup misé sur "une France de propriétaires", entièrement basée sur les subprimes. On m’avait dit beaucoup de mal de ces saloperies, c’était tentant. Ça devait ruiner une partie des classes moyennes. Malheureusement la superbe crise économique m’a pris de court, survenant avant même que la réforme fût en place. J’en étais fort chagrin.

- Vous vous êtes bien rattrapé ensuite…

- Ça n’a pas été facile notez le. En m’augmentant de 200%, en nommant mon bon à rien de fils à L’EPAD, en m’offrant un « air force One » à 200 000 000 d'euros, le montant des économies faites sur le non renouvellement de cent mille fonctionnaires, j’ai du mettre la barre très haut. En France, les médias sont d’une totale servilité, même en leur volant ouvertement leurs ordinateurs. Il faut vraiment mettre la dose pour qu’ils s’indignent. Tenez le « casse toi pov’con » s’il n’y avait pas eu le web pour faire le buzz, mais ça passait inaperçu….

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- La succession des « affaires » à beaucoup contribué à ce chef d’œuvre de ratage total . Etait-ce prémédité ?

- J’espérais bien sûr que l’affaire Karachi sorte enfin. Une belle affaire pourrie comme ça, c’eût été dommage… de même que faire traîner l’affaire Woerth-Bettencourt six mois était une riche idée. Quant à Blanc Joyandet… je n’en espérais pas tant, mais je savais que je pouvais compter sur leur solidarité. En revanche j’avais beaucoup parié sur l’affaire Tapie et ses malversations qui devaient exploser à la gueule de Christine Lagarde. Pour l’instant ça n’a pas donné l’effet escompté, mais je garde espoir. Entre nous, balancer 400 millions d’argent public à un escroc notoire aurait du scandaliser tout le monde. C’est à peine si Jean Michel Aphatie en a parlé. C’est assez décourageant des fois.

- En tout cas votre premier cercle de donateurs à mis les bouchées double pour nourrir ce beau fiasco…

- Oui, Wildenstein, Servier…que des gens que j’ai pris soin de décorer pour bien montrer où chercher les collusions, les corruptions, les conflits d’intérêts. Il suffit de prendre la liste des remises de légions d’honneur pour avoir les scandales d’état. Difficile de faire plus explicite mais bon, allez demander à Duhamel de faire de l’investigation…

- En revanche pour la réforme des retraites…

- C’est un de mes plus mauvais souvenirs. J’avais réussi à mettre deux millions de gens dans la rue, à bloquer un pays durant dix jours, à unir tous les syndicats contre moi. Pendant ce temps-là arrogant et tout je recevais Thierry Henry pour exaspérer le monde - notez au passage que j’ai réussi à foirer deux coupes du monde, foot et rugby c’est pas rien ça, quand je pense à ce pauvre Chirac - enfin bon, du grand art, j’avais même mis mes deux frangins, des crétins notoires, sur le coup, et patatras, tout s’est arrêté brutalement et ma réforme est passée comme une lettre à la poste privatisée. Je pense que l’opposition a flairé le piège d’un succès possible ; du gâchis. Mais vous savez, le ratage n’est pas une science exacte.

- N’empêche, vous avez remarquablement raté les révolutions arabes, belle prouesse, c’était pas évident…

- J’ai nommé un maximum d’incompétents et d’abrutis autour de moi : Hortefeux, Estrosi, Morano, Yade, Dati, Besson, l’écrivain Lefebvre, Mitterrand et ses boxeurs de 40 ans, même Laporte vous vous souvenez de la lettre de Guy Moquet dans les vestiaires ? ça aide...mais celle qui m’a donné le plus de satisfaction est indéniablement Alliot Marie. J’espérais beaucoup d’elle. Elle a mis du temps à faire sa connerie, mais elle fut prodigieuse. Là, je dis respect. A elle toute seule, elle a bien dû me faire perdre au moins cinq points dans les sondages. D’ailleurs j’ai tellement apprécié que j’ai gardé Ollier dans le gouvernement , c’est dire si j’ai confiance…

 

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- Vous étiez enlisé en Afghanistan, vous avez réussi à vous enlisez en Libye…avez vous bon espoir de vous enliser contre toute attente en Côte d’Ivoire ?

- Franchement comme tout planqué du service militaire, j’adore la guerre. Enliser la France en Afghanistan était assez prévisible, l’embourber en Libye était déjà plus improbable, mais connaissant BHL je sentais qu’il y avait une belle opportunité de connerie à faire, en revanche m’enliser en Côte d’Ivoire, je ne l’espérais même pas. Avec un peu de chance, on devrait finir par se mettre toute l’Afrique à dos. Je croise les doigts.

- Les élections cantonales furent elles totalement ratées ?

- La stratégie nauséabonde de nous aligner sur le front national pour mieux échouer aux élections, a relativement portée ses fruits. De plus l’augmentation de l’abstention est appréciable. Pourtant nous aurions dû perdre davantage de départements. Il faut dire que, pour ce qui est de se vautrer dans des scrutins gagnés d’avance, les socialistes sont imbattables. Nous aussi nous nous essayons à la zizanie, Fillon, Copé, Bertrand, Borloo…mais le PS a quand même plus d’expérience.

- Des regrets concernant certains ratages de ratages…

- Fukushima !!! j’aurais tellement aimé un accident nucléaire en France. L’idée par exemple de ne plus pouvoir mettre les pieds dans le Cotentin pour 250 000 ans m’aurait enthousiasmé. Nous la première nation atomique, dépendant à 95% du nucléaire, nous faire souffler le cataclysme par le Japon est un rien humiliant. Mais rien n’est perdu. Reste l’EPR. Avec une technologie chère et non maîtrisée dans une Areva privatisée ça devrait finir par le faire. Sans compter que ma politique islamophobe pourrait à la longue être justement récompensée par un attentat opportun sur une de nos centrales. En tout cas j’y suis déterminé.

 

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- Avez-vous un rêve de ratage particulier ?

- Le naufrage du Charles de Gaulle en méditerranée. Franchement ça aurait de la gueule.

- Un ratage dont vous êtes particulièrement fier ?

-J’avoue qu’être en passe de perdre Neuilly et les Hauts de Seine me donne une grande satisfaction personnelle.

- Avez-vous peur parfois de réussir quelque chose ?

- Tout le temps. Cette idée m’obsède. Avec le Grenelle de l’environnement par exemple j’ai tremblé. Heureusement je me suis vite ressaisi avec cette déclaration inspirée « l’écologie, ça commence à bien faire » : il était temps. On commençait à me prendre au sérieux chez les verts.

- Le bouclier fiscal, c’était quand même une idée géniale de ratage annoncé…

- Là j’avoue que c’est un ratage parfaitement maîtrisé. Prendre de l’argent aux pauvres pour le donner aux riches allait fatalement marquer symboliquement ce fiasco qu’est mon quinquennat. Même si finalement certains éditocrates ont quand même réussi à justifier cette immense arnaque. On ne peut pas compter sur eux.

- Votre prochain projet de ratage c’est évidemment les présidentielles ?

- J’ai encore quelques idées de ratages pour l’année à venir. J’espère une ou deux bavures sous la matraque de Guéant, une autre guerre pour mieux nous enliser encore…mais évidemment me vautrer aux présidentielles reste mon objectif numéro 1. J’y travaille jour et nuit. J’ai quand même fait reculer la France dans à peu prés tous les domaines : l’éducation, la liberté de la presse, la justice…ça devrait finir par payer. De plus supprimer l’ISF à quelques mois de l’élection suprême doit me donner un net avantage…

 

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- A priori vous devriez quand même facilement échouer non ?

- Soyons prudents. Les socialistes sont vicieux et bien entraînés. Ils ont réussi en 2002 je vous le rappelle à perdre dès le premier tour. Ça reste une performance. Idéalement, pour faire mieux, il me faudrait devenir impopulaire au point de ne même pas être en mesure de me présenter. Ce serait du jamais vu. C’est ambitieux, j’en conviens, mais jouable.

- C’est tout le mal que l’on vous souhaite monsieur le plus mauvais des présidents de la cinquième république.

- flatteur !!!

 

tgb

14:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

06/04/2011

Mort d'un trait d'union

 

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Est il écrit quelque part, que de ce territoire maudit, nous n’aurons, égrenées inlassablement au fil des jours, que de mauvaises nouvelles ?

Que la moindre espérance devra être, immédiatement exécutée ?

Que la moindre parcelle d’intelligence définitivement abrutie ?

Que le moindre projet d’humanité nécessairement ruiné ?

Que nous n’aurons pour toute brève, brute et brutale que du rapport Goldstone renié, que de l’épuration ethnique méthodique, que de la pensée beauf et branleuse du côté du manche…

Juliano Mer-Khamis, israelo-palestinien, comme son nom l’indique était un trait d’union.

Né de mère juive, Arna Mer et de père palestinien, Saliba Khamis, tous deux communistes, du temps encore où la pensée définissait les hommes, au delà de la couleur de peau où de la prétendue appartenance à telle ou telle pseudo religion, Juliano Mer-Khamis avait l’audace, quasi indécente dans cet espace d’anéantissement, d’oeuvrer encore à rapprocher les communautés à travers l’art et le théâtre.

Un soupçon de sensibilité dans l’enfer du camp des réfugiés de Jenine.

Une tentative d’Intifada créative dans un univers voué à la destruction

Etait-ce bien raisonnable ?

Obstinément, il avait perpétué, construisant, reconstruisant cet unique lieu d’expression vivante : "le théâtre des pierres" devenu "freedom théâtre", fondé par sa mère, au cœur même des combats les plus sanglants, de toutes les violences, de toutes les répressions, donnant pour seule arme, la parole à des enfants pulvérisés par la guerre.

Ce combat toujours recommencé, on peut le découvrir dans le magnifique documentaire « les enfants d’Arna » qu’il avait réalisé rendant hommage à l’oeuvre maternelle.

Juliano Mer-Khamis vient d’être assassiné ce lundi 4 avril dans ce même camp de Jénine par un groupe d’hommes armés.

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D’où que viennent les balles, cet assassinat minable et lâche est l’acte le plus misérable, le plus désespérant et le plus nihiliste qui soit.

A peu prés aussi glorieux et héroïque que de tirer dans le dos d’un homme désarmé, d’arracher le sac d’une vieille dame ou d’attaquer un cinéma.

C’est s’acharner à tuer le moindre trait d’union et le moindre symbole tentant de s’affranchir absolument du manichéisme primaire et du néant.

Juliano Mer-Khamis est mort. Il est encore un nom.

Pour ne pas se résigner au calcul des abrutis que ce nom soit le début de quelque chose.

D’abord continuer ensuite commencer.

Avons nous d’autre choix ?

 

tgb

12:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

 
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