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24/05/2011

Sommes nous prêts à mourir ?

 

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Lagarde et DSK, l’homme qui fout son adn partout, étant parfaitement interchangeables selon l’ultragauchiste Aubry, on ne s’étonnera guère de voir les jeunesses européennes s’asseoir sur les pompes de Zapatero, Papandréou ou Socrates, la fine fleur de la sociale reptation européenne, tous concentrés à remettre au pouvoir les poils de cul de la moustache d’Aznar ou de ses frères en réaction.

 

Hollande et son programme diététique peut déjà préparer ses mocassins.

Quand l’alternance n’est plus une alternative, autant apprendre à ne rien espérer et à laisser déborder sur le trottoir ses méchantes exaspérations.

Les peuples, orphelins d’utopies, à force de chercher leur salut entre quelque chose et n’importe quoi et à qui on a aimablement transféré la dette privée rhabillée en dette publique, commencent légitimement à s’émouvoir et à ne compter que sur leur rage à eux.

Heureuse conscientisation.

Comprendre enfin que le simulacre électoral entre la même chose et tout pareil mais en mieux est une pure escroquerie ne peut avoir qu’une vertu émancipatrice.

Il n’y a guère que la caste politique et ses valets de pieds tout à leur médiocrité pour s’en étonner et pleurnicher en chœur, le beau duel gâté de Sarko à ma droite DSK à ma gauche ou le contraire, déjà pré emballé.

Qu’ils jouent à la baballe sans nous.

Dans les ultimes soubresauts de la bête immonde et le sillage des insurrections arabes, voilà que les foules sentimentales sortent enfin du ruisseau et recouvrent les places publiques opportunément ensoleillées, devant une classe dirigeante vautrée lézardée qui s’effondre ne parvenant plus à masquer sa vacuité.

Mais…

Sommes nous prêts à mourir ?

Puisque c’est la seule question qui vaille.

Sommes nous prêts à n’avoir rien à perdre puisque nous avons encore tout ? Sommes nous prêts à les sortir à mains nues de leurs palais blindés ? Sommes nous prêts à affronter leurs balles réelles ? Sont-ils prêts eux-mêmes à tirer sur la foule ? Sommes nous prêts à l’immolation ? Sommes nous prêts à sacrifier notre barbock estival ?

Nous les indignés de la profession, sommes-nous prêts enfin, comme les mômes des cités, à autre chose qu’à l’indignation indignée en zest de billets pas contents ?

ou alors contentons nous de nous révolter avec François Hollande !!!

 

tgb

16:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (31)

21/05/2011

Le Léviathan

 

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L e léviathan est un monstre biblique colossal ; d r a g o n , s e r p e n t , c r o c o d i l e… à la forme imprécise ; il évoque un cataclysme capable de modifier la planète d'en bousculer la géographie, sinon d'anéantir le monde. Il est souvent représenté sous la forme d'un serpent de mer, dont les ondulations sont à l'origine des vagues.

 

Depuis que le tremblement de terre du tsunami de Fukushima a déplacé l’axe de la terre de 10 cm on voit de drôles de trucs.

Les dimanches notamment !

tgb

photo D.A

20:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (30)

18/05/2011

Un intouchable touche le fond

 

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Réjouissons nous.

 

La gauche est enfin débarrassée de monsieur DSK, l’ami ricoré du FMI et de son frère de caste en VIP, BHL. De cette sorte d’acronyme comme un sigle, une marque, une griffe (et c’est tgb qui le dit) qui « impacte grave » et suffit à l’identification immédiatique.

Réjouissons nous plutôt que de nous lamenter, d’être débarrassé enfin d’un de ces ersatz préfabriqué, d’un social libéralisme en dosette. Une de ces versions light du capitalisme vaguement allégé, pire des versions, puisqu’elle est à mes yeux, la plus insipide et la plus anodine à nous faire ingurgiter en loucedé la mixture TINA, cette mondialisation « heureuse » libre et non faussée.

Une des composantes de ce non-choix démocratique entre deux choses pareilles.

Certes DSK est tombé pour de sales raisons. Nous n’y sommes pour rien. Nous aurions préféré qu’une insurrection populaire en Grèce, en Irlande ou au Portugal par exemple, nous le vire à coups d’œufs pourris islandais, mais mais mais, ne faisons pas la fine bouche, un oligarque tombé de son piédestal, ça dégage les bronches.

Et puis, symboliquement, qu’une femme de ménage, bien malgré elle, fasse mordre la poussière à un de ces prédateurs, maître du monde, pourrait bien avoir quelque chose de signifiant, sans user de grands mots, qui aurait à voir quelque part avec une certaine revanche de classe.

Qu’un intouchable touche le fond et le peuple de remonter un peu à la surface.

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Bien sûr, il nous reste Hollande, Aubry, Montebourg, Royal, Valls, Huchon, Cambadelis, Delanoé…toute une tripotée encore de rejetons managers convertis à cette saloperie pragmatisme. On peut rêver que lors d’un de ces pèlerinages dont la secte rose bonbon a le secret, un petage de plomb collectif se produise au Sofitel chambre 2806.

C’est peu probable certes, mais ne sous estimons pas l’imagination d’un réel qui semble, au jeu du grand chamboule tout 2011, avoir en stock tout un tas de facéties dominicales et une insatiable créativité.

Alors bien sûr me direz-vous en vous bouffant anxieusement les ongles des pieds, voili voilou un boulevard qui s’ouvre devant Sarko, géniteur chef de guerre, qui va nous la jouer moralité, stabilité et protecteur en pouponnant d’une main, tout en se décarcassant grand seigneur de l’autre pour DSK façon Cassez, jusqu’à faire semblant de défier l’Amérique bordel : tout bénef.

Sauf que rien ne dit que le champion des sondages prévendus eut battu à plates coutures le nabot. Sauf que j’ai le sentiment diffus mais insistant, que dans ce fourbis systémique, cet étrange vortex, il pourrait y avoir quelques dommages collatéraux dont certain pourrait finir par faire les frais.

Car et nos éditocrates désemparés faute de candidat clefs en main, feraient bien d’y penser, pour ce qui est des prédictions façon Alain Duhamel /Elisabeth Tessier :

Super Méfiat.

Qui eut cru, fin 2010, que 4 mois plus tard nous aurions déjà biffé de nos listes d’émargement, Ben Ali, Moubarak, Ben Laden, DSK, et qu’à la cadence soutenue d’une tête par mois, le petit caddy des peuples en colère pourrait sans doute se remplir de quelques autres trophées, entre deux Fukushima ?

Quand on vit au rythme du buzz, de l’immédiateté planétaire, qu’une semaine après, l’escamotage de Ben Laden semble déjà de la préhistoire, un an c’est long, c’est terriblement long, c’est interminable, particulièrement en cette année électrique qui semble s’être donnée pour aimable mot d’ordre :

Dégage !!!


Quid de la prochaine tête ?

 

tgb

19:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (13)

16/05/2011

Cinoche

 

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Blasé ou pas, on dira ce qu’on veut, la sélection officielle du festival de Cannes 2011, restera, au delà des œuvres convenues et de ses stars bankables sur tapis rouge, un millésime exceptionnel, alliant éclectisme et densité.

Première bonne surprise, ce film tunisien qu’on n’avait pas vu venir « La révolution du Jasmin » qui, bien que construit sur un scénario improbable, aura donné un coup de jeune et une fraîcheur populaire à la programmation parfois académique. On aura noté d’ailleurs la prestation très réaliste bien que surjouée, parfois ridicule, de l’actrice confirmée Michèle Alliot Marie, bien placée selon les rumeurs, pour décrocher un prix d’interprétation féminine.

Si l’on peut déplorer d’ailleurs qu’un autre film ambitieux égyptien « Place Tahrir » abordant la même thématique sociale et révolutionnaire et qui ne manquait d’ailleurs pas de qualités visuelles, scènes de foules particulièrement réussies, fasse un peu doublon, on gardera longtemps néanmoins en mémoire, cette fantasia à chameaux assez hallucinée, captée caméra à l’épaule, au milieu d’une foule pittoresque et affolée.

La révolution : sujet curieusement décliné et revisité par la plupart des productions d’Orient dans des tentatives filmiques foisonnantes, pas toujours abouties, hélas.

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Pour ce qui est du classique film catastrophe, « Fukushima » Opus japonais à gros budget, aura audacieusement renouvelé le genre avec une inventivité technique et des effets spéciaux qui marqueront sans doute l’histoire visuelle du cinéma mondial. Une oeuvre tellurique, qui n’a pas fini d’irradier les salles des multiplex planétaires.

Nous passerons rapidement sur la création anglaise « Kate et William », mélo mièvre, dégoulinant d’affèteries et de joliesses, remake bien falot de «Charles et Diana » vite éclipsé par l’indigent film familial français « Carla ‘s baby » une réalisation bavarde et grand public produite par TF1, qui nous entraîne confusément entre deux guerres en côte d’ivoire puis en Libye à la poursuite d'un coufin perdu, passée quasi inaperçue, au point que la jeune comédienne Bruni, meilleur espoir féminin en son temps, en annulera sa montée des marches.

Ce nanar filandreux, n’ayons pas peur des mots, sera lui-même rapidement occulté par la production vaticano-italienne papale « Jean-Paul 2» qui ne nous fera pas oublier, c’est le moins que l’on puisse dire, les grandes heures du cinéma italien.

L’événement marquant était la présentation coup de poing et spectaculaire du blockbuster « Geronimo » western moderne et manichéen dans une superproduction hollywoodienne. Cette énorme machinerie cinématographique industrielle, aussi mécanique qu’efficace met en scène tout en les confrontant, deux monstres sacrés du grand écran dans une distribution épatante :  le jeune Barack Obama (révélation 2008), dans un de ces rôles de gentil élégant quoique ambigu, dont il s’est fait une spécialité et l’excellent Oussama Ben Laden confiné aux compositions de méchant barbu dont on voit mal aujourd’hui qui pourrait le remplacer.

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Si évidemment le prix de la meilleure interprétation masculine semblait définitivement promis à l’un de ces deux immenses acteurs (dont l’un à titre posthume) c’était sans compter sur le choc de ce festival décidément de grand cru et l’interprétation magistrale du séduisant Dominique Strauss Kahn dans un contre emploi d’obsédé sexuel dégenté, tiré du long métrage qui aura décoiffé cette année la Croisette – « La femme de chambre »

Le festival tient enfin son scandale.

Même si le scénario semble a priori, assez rocambolesque et peu crédible - la rencontre foudroyante et destructrice d’un maître du monde affameur de peuples avec une obscure boniche de Sofitel - cette histoire d‘amour violente et scabreuse (la scène du droit de cuissage notamment) entre deux luttes des classes ( il n’y a guère que des scénaristes américains pour nous inventer des pitchs aussi fictionnels et peu réalistes) fera date.

Comme restera longtemps gravé dans nos mémoires cinéphiles, la descente aux enfers du patron du FMI, alias DSK dans une interprétation sobre et bouleversante jusqu’à sa sortie menottée entre deux flics proprement saisissante. (Mon confrère Valls en fit couler son Rimmel - "Des images de cruauté insoutenable" - c’est dire).

A bientôt l’heure protocolaire on peut regretter toutefois, que les succès des superproductions marketées, se fasse au détriment de films plus intimistes et discrets quasi clandestins, tel ce dramatique et émouvant « Nakba » petite production palestinienne confidentielle aux moyens rudimentaires et dérisoires qui se bat chaque jour, simplement pour survivre dans cette société du spectacle.

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La vie est un story telling.

tgb

17:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

 
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