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16/10/2010

Travail Famille Fratrie

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Chez les Nagy-Bocsa on a le sens de la famille.
On se souvient bien sur de l’affaire du petit Sarkozy qui eut le tort de ne pas faire dans le CV anonyme à l’Epad (vu le CV y’avait zéro chance faut dire)

Après le fils le frère.

Le cadet de Neuilly en a deux (et demi) :

Un ainé : Guillaume

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Un benjamin : François

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Guillaume Georges Didier Sarközy de Nagy-Bocsa est à peu prés aussi nul que son patronyme est long. Ce grand amateur de faillite «…fier d'être un patron qui délocalise » déposa le bilan des Tissages de Picardie en 2005. Passant opportunément du textile râpé à l’assurance prometteuse, il est depuis 2006 et jusqu’en 2012 (renouvelable si,…je  suppose) délégué général du groupe Médéric, devenu depuis juillet 2008 le groupe Malakoff Médéric.

François Sarközy de Nagy-Bocsa, qui curieusement est le seul membre de la famille à ne pas avoir d’entrée Wikipedia,  pédiatre de formation et lié à l’association humanitaro-zozo « l’Arche de Zoé », est aujourd’hui, dirigeant du cabinet AEC Parners, spécialisé dans le conseil santé auprès de grands groupes pharmaceutiques.

Bref pour faire simple et dans le processus rampant de la privatisation des services publics :

Le fric des retraites, c’est pour Guillaume
Le fric de la sécu, c’est pour François

Une chance pour la France que Nicolarsouille n’ait que deux frangins (et demi).

tgb

10:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

14/10/2010

Du cadenas et du marteau

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Je tape dans le paquet de journaux à disposition à la fac.
La Croix, journal à priori moins indigeste que les autres.
Edition du mardi 12 octobre
J’ouvre au hasard

Article page 26 ; titre : Nouvelle ère pour les travaillistes.

Je lis le chapeau :

« Ed Miliband est un social-démocrate pragmatique, conscient que les chances d’une politique progressiste sont désormais sévèrement contraintes partout dans le monde développé.»


Fermer le ban.
Je replie consciencieusement le canard et le dépose dans la corbeille.

A voté.

Pourquoi lire un article que je connais déjà puisque c’est le même message du même discours, de ce même catéchisme Tina qu’on m’assène jour et nuit sur tous les médias qui, il n’y a pas de petits profits, en profitent de plus, pour dénoncer l’odieuse pensée unique et hégémonique d’une gauche pourtant portée disparue au FMI.

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Mais revenons tranquillement à ce chapeau, élément d’une doxa au matraquage commun et tranquillement verrouillée de l’intérieur.

" Ed Miliband est un social-démocrate pragmatique.. " – trois gros mots en une phrase – respect !

Social démocrate ? on connaît ! c’est ce truc genre François Flamby, qui cause de son régime dans Gala pendant que trois millions et demi de français sont dans la rue ou comment digérer le libéralisme avec de la Badoit ; Passons.

Pragmatique ? ça c’est le concept pilon du moment.

Par pragmatique entendons la soumission inconditionnelle au réel.
Quel réel ? celui qu’on nous impose idéologiquement, à savoir LEUR réel. Une facette d’une réalité subjective que nous devons admettre comme postulat de départ.

De la stratégie de Sun Tzu – l’art de gagner sans combattre. En forçant l’adversaire à renoncer même à la lutte par fatalisme.

Ainsi par exemple pour les retraites ce subtile raisonnement préfabriqué :

Cette réforme est nécessaire donc inévitable. Comme elle est inévitable elle est déjà votée : donc résigne toi et marche à l'ombre.

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Etre réaliste c’est donc en cette doxa souveraine, entrer dans le rang, renoncer à toute alternative, faire le deuil de quelque utopie que ce soit, admettre par avance qu’il n’y a pas d’autre choix ; nul idéal vers lequel tendre, pas d’élévation, d’émancipation ou de progrès humain à espérer et même pas en rêve. Ne reste donc plus qu’à intégrer cette donnée initiale, avant d’élaborer quelque pensée que ce soit et jouer au loto en écoutant Alain Duhamel. Ensuite et si t’as vraiment rien d’autre à foutre, je sais pas moi, voir du foot à la télé ou Koh Lanta et dans le cadre seulement de ce renoncement de base, tu peux, dans les nuances, débattre de points de détails, histoire d’autoriser pour la galerie une pseudo dialectique à visage artificiellement démocratique.

Pourtant si, De Gaulle avait été pragmatique il serait resté ministre de Pétain, si Churchill avait été pragmatique, il aurait pactisé avec Hitler et si Mandela avait été pragmatique, il passerait encore par la porte de derrière, celle réservée aux « nègres. »

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Que le collabo, le valet, le laquais, le larb1, le petit rouage plus ou moins cadre chefaillon du système gagne en confort ce qu’il perd en humanité soit, mais ce n’est évidemment pas ce vulgaire pragmatique là qui infléchit le cours de l’histoire mais bel et bien le résistant, le rebelle.

Cette injonction permanente au pragmatisme peut être considérée donc, comme parfaitement idéologique à vocation éminemment totalitaire. Nous n’avons droit qu’à une seule idée et même si la lecture des faits dément et contredit chaque jour cette idée enfermée, elle reste incontestable. La questionner est se mettre immédiatement et socialement hors jeu.

Enchaînons joyeusement dans le texte chapeau :

…conscient (lucide, clairvoyant) que les chances d’une politique progressiste (apprécions la litote) sont désormais (à partir de maintenant et pour toujours ) sévèrement contraintes partout (mondialisation globalisation) dans le monde développé. (donc pas partout).

Et l’on est alors en droit de se demander si un monde développé contraint à régresser dans l’humain, à renoncer à tout projet d’amélioration sociale, politique, écologique, économique est encore un monde développé ou pas plutôt un monde qui se rétracte. Et l’on est encore en droit de se demander à quoi sert d’avoir une conscience, un esprit critique, une créativité, une capacité d’analyse, si l’on doit renoncer à s’en servir, puisqu’il  n’y’ a, nous dit-on, pas à discuter ; que c’est ainsi ; que cette vérité-là est intangible et que nous ne sommes là dorénavant uniquement pour la « gérer » et faire le JOB ???

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Mais bah, se poser ce genre de question est déjà sortir du contrat de départ et transgresser ce dogme du pragmatisme qui fait qu’en dehors de cette notion absolue et indépassable, il n’est point de salut ou de considération.

Donc nous y voilà. Avant même d’être au seuil de la lisière du pouvoir, nous dit le journal qui fait de la prose propagandiste, peut être même sans le savoir, tant le conditionnement à cette normalité rhétorique est ancrée, le jeune ED, à déjà heureusement renoncé.
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L’affaire est verrouillée – le cadenas est libéral. Et la gauche à L’OMC.

C’est donc bien ce putain de verrou mental, ce sale carcan idéologique qu’il s’agit d’exploser. Ce n’est évidemment ni en composant, ni en accompagnant à coups de compromis pourris qu’on y parviendra. Certes on peut toujours en chercher la clef ou la combinaison sésame, mais plus surement, c’est bien à force de grands coups de marteau dans la gueule qu’il cédera.

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Tous chez Casto.

tgb

13:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

12/10/2010

Cette manie des allumettes…

 

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C’est pas compliqué. Quand quelqu’un se bouche les oreilles pour ne pas entendre la rumeur amplifiée de la rue et du mégaphone, qu’il fait dans le comptage soldé automne hiver du genre 999 999 manifestants et 299 lycées touchés par les grèves, ou, par exemple, trouve plus urgent d’écouter Thierry Henry que d'entendre les millions de français dans les rues, il reste 3 solutions à l’émetteur du ramdam dans sa fureur et son tapage diurne (à quand une grande manif nocturne pour changer) :

1) se lasser : on appelle ça le pourrissement
2) monter le son : on appelle ça l’amplification
3) sortir la grosse Bertha : on appelle ça la radicalisation

Car, et c’est la base même de toute interaction, nier l’existence de l’autre, ne lui offrir aucune reconnaissance, jouer le déni, c’est, soit miser sur sa capitulation dans sa rancoeur, soit le contraindre au conflit, le pousser à la rage.

Visiblement, la déconsidération finement entretenue et l’encouragement médiatique (façon larb1) à la résignation ayant échoué, nous glissons progressivement de la phase 2 à la phase 3.

Le mouvement à pris racine. La météo est solidaire. Le peuple est à cran.

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Et tandis que les leaders syndicaux, champions de la régulation sociale, courent derrière leurs troupes, jusqu’à leur imposer prudemment le vote à bulletin secret pour la reconduction des grèves, c’est l’exaspération d’un peuple dans sa surprenante détermination qui se répand et se focalise.

En cela, le ressentiment va bien au-delà de la simple réforme des retraites, la révolte bien au-delà de l’ordinaire arnaque économique, qui n’est plus que prétexte et exutoire. C’est tout une charge d’écoeurement et de frustrations, qui s’exprime et se cristallise. Et comme en miroir, le peuple offensé finit par faire du mépris affiché de l’autiste Elyséen du petit haut de son insuffisance, une affaire personnelle .

C’est eux ou moi, c’est donc lui ou nous.

Il est un symptôme assez effrayant chez le morveux tout à ses caprices, cette tendance immature à jouer avec le feu, à attiser la haine, ce goût exécrable et maladif pour l’incendie : « Sarkozy aux pouvoirs c'est mettre un barbecue dans l'Esterel.» disait Chirac.

Qu’il se brûle à sa sale manie nous indiffère. A répandre la poudre, aujourd’hui ou demain, l’enfant roitelet se cramera la merguez, simple affaire de retour de flamme. Ce qui nous importe avant tout c’est que ce pays chauffé à blanc et qu’on ulcère, ait à sa tête un pompier pas un pyromane complètement allumé.

tgb  















16:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (14)

08/10/2010

Me calcule pas (2)



L’économie mon pauvre garçon, l’économie !sarkozy-rigueur-sarkostique-09.jpg


Ainsi parlait mon père avant de replonger le nez dans les cours de sa bourse, du temps où on se fréquentait encore.

Fort de ces conseils paternels, j’optais naturellement pour la philosophie.

Tout ça pour dire que je n’ai jamais eu le goût ni des chiffres ni des nombres, ni des relevés bancaires, ni du pognon en général et que j’apprécie depuis pas mal d'années février pour sa fin de mois un tantinet moins difficile. 

Mais au vu des derniers exploits de l’hyper compétence économique mondiale, vu les centaines de milliards engloutis par le nec plus ultra de la fine fleur de l’excellence de l’expertise supérieurement comptable, pas évident de faire pire.

Donc, tout décomplexé de la calculette et en dix minutes chrono, le profane que je suis se lance (sur les traces paternelles) et nous trouve quelques dizaines de milliards d’euros, façon de ventiler quelque peu notre budget national tout congestionné.

L’affaire semble assez simple : suffit de prendre l’oseille au bon endroit et de bien le transférer ensuite et pas forcément en Suisse.

Commençons léger – quelques  économies de picaillons de ci de là, histoire de se mettre en bouche :

Renoncement au joujou présidentiel aéroporté : 150 millions
Récupération du pognon braqué par Nanard.com : 400 millions
Retrait des troupes otanisées en Afghanistan : 470 millions
Suppression du bouclier fiscal (et pas de l’ISF gros malin) : 680 millions

1 petit milliard  7 de mignardises vite fait bien fait sur le plat sans trop me fouler

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Entrons dans le lourd et la résistance :

Retour à 19,6% de la TVA des restaurateurs, passée fort électoralement à 5,5%, sans même que ces Thénardier se fendent d’un chocolat pour accompagner l’addition : 3 milliards
Restauration de la taxe professionnelle qui impose aux régions à nous imposer davantage : 8 milliards
Suppression de la niche fiscale du fox terrier Copé : 9 milliards (La "niche Copé" permet à "une personne physique ou morale, holding par exemple, qui vend des parts d'entreprise détenues depuis plus de deux ans, d'empocher la plus value réalisée à l'occasion de cette vente totalement défiscalisée. " bénéficiaires  principaux : Lagardère, Bolloré,  banques.)

Et comme le suggère la Cour des comptes elle-même, qui n’est pas, aux dernières nouvelles, une officine particulièrement bolchevique : fin du régime des heures supplémentaires issu du "paquet fiscal" voté après l'élection présidentielle de 2007 : 4 milliards.

J’en colle une à qui tu sais et j’en retiens 2 pour qui je veux et me voilà à 24 milliards sans même être passé par la case master à Dauphine.

Trop fastoche.

Petit problème de robinet élémentaire :

Sachant qu’un rapport du Conseil des prélèvements obligatoires, présidé par le forcément ultra gauchiste Didier Migaud nommé par le président, a évalué les mesures sociales et fiscales dont bénéficient les entreprises à 150 milliards d'euros chaque année ; sachant qu’en y allant super mollo, du genre à épousseter léger sans même bien frotter dans les coins, une révision de certains dispositifs permettrait d'économiser de 15 à 29 milliards d'euros par an, considérez vous qu’il soit urgent, équitable, prioritaire, décent, gobable, de, par exemple, raboter les indemnités journalières des accidentés du travail pour un bénéfice de 120 millions ou de mesquiner dans la corbeille nuptiale, la niche fiscale des jeunes mariés estimée à 200 millions ?

Si oui quittez ce blog immédiatement.

tgb

14:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (36)

 
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