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24/11/2010

Il eut semblé que le sparadrap sale de Karachi collât

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Pour faire dans l’imparfait du subjonctif, fort tendance ces temps ci, depuis que l’illettré chef à décidé de se refaire à coups d’artifices communicants un vernis culturel, nous pourrions dire, qu’il eut semblé que le sparadrap sale de Karachi collât de plus en plus aux doigts crispés de l’ignare.

Dans le bouillon hargneux en zig du off
, ou en zag du on, de la diarrhée d’onomatopées indigné en tous points "désargumentée" mais nourrie de pétitions de principes du genre : vous allez pas me dire…non mais qui peut croire …mais où va t’on ma pauvre Lucette … et ah elle est belle la France journalistique…et au delà du fumet nauséeux d’un brouet pour le moins indigeste, s’il est une phrase digne d’intérêt c’est bien celle ci : 

« Y a-t-il un document qui montre à un moment ou à un autre que j'ai donné instruction de créer des sociétés luxembourgeoises ? Alors peut-être que le ministère l'a fait à un moment, j'ai été ministre du Budget deux ans, mais moi non, jamais ! »

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Donc donc donc, et la perquisition fructueuse du juge Van Ruymbeke à Bercy, juge qui se trouve être l’exact opposé de Marin-Courroye, les Jacob-Delafon de la justice sanibroyeuse, ne doit pas y être tout à fait étrangère, comme le début des prémices du commencement de quelque chose qui ressemblât à une défausse en direction d’un lampiste, mais en même temps comme la validation de faits avérés devenus irréfutables. 

Il y aurait bien du côté ce chez Clearstream, comme un compte off shore, dans un de ces paradis fiscal qui n’existe plus, depuis que Vagal 1er moralisa d’une phrase hop là, le capitalisme démoralisé avec ses petits bras musclés.

Et pendant que le paltoquet polymorphe qu’à tellement changé qu’il est toujours pareil, tout à mentir et démentir deux en un, s’essuie consciencieusement les pieds sur la pédophilie journaleuse qui s’en pâme, les scribouillards tout à avaler leur clef usb de peur de se faire chourer leurs ordinateurs par le même (il est où ton dossier Karachi ? dans mon cul !) de ne voir rien venir sœur Anne, tel le sieur Leparmentier du journal de révérence centripète sans tripettes, le Monde.

Spécialité de hachis Leparmentier : refiler la patate chaude aux confrères et faire un billet pour expliquer pourquoi il n’en fait pas – un nouveau genre !!!

Non dans son délire autocentré, le petit commandeur des pipoles ne pète pas les plombs, il est juste méchamment kéblo en boucle sur un des disques durs de l’un de ses six cerveaux, à bugger tout seul sur un gouffre de non-dit qui affleure tant que ses dénégations oiseuses hurlent à la mords-moi-le-nœud.

En temps et en heure, donc il se pourrait que le cuistre de la république nous délivrât de ces documents un jour... que Fillon, Morin, Accoyer…refusèrent de fournir hier ; en temps en années ou en siècles plus qu’en heure d’ailleurs, tant, de Villepin à Chirac en passant par Juppé, le cul entre deux maroquins, de procès en procès, tout le gratin de la pataugeoire se tient les uns les autres par les poils pubiens.

Cette affaire Karachi d’autant plus révélatrice et tortueuse qu’elle touche ainsi à la faute originelle balladurienne qui vit la bande se déchirer entre les Jets et les Sharks, vient solder les comptes 15 ans plus tard et l’on pourrait trouver ça foutrement cocasse, si, entre temps, 14 personnes n’y avaient laissées leur peau.  

On croit mourir pour la France et on meure pour Séguéla.

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Il nous faut bien reconnaître tout de même que si dans le genre casseroles, l’histrion de service n’est pas le premier à se trimballer de la grosse quincaillerie, il aura réussi en peu de temps à cumuler toute la batterie de cuisine, que ces précédents de la république irréprochable mirent à eux tous, des années à récurer : bel exploit.

Oui m’est avis depuis le début, que ce sparadrap sale de Karachi, n’a pas fini de coller à la plaie purulente initiale, et de s’infecter peu à peu, et de prendre le doigt, et la main et le bras, par cette insidieuse septicémie qui gangrène peu à peu le petit corps de l’état.

A la fin, même la poêle Tefal, en tétra-fluoroéthylène, finit par attacher.

tgb

14:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

21/11/2010

Je suis né à Paris le 19 décembre 1910. Pupille de l'assistance publique,

 

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Eté 99, on roule entre les ânes et les camions à tombeau ouvert, juste après Lixus, les jardins d’Hespérides.

Larache, le long de la corniche qui surplombe la mer. Quelques vieux restes cradingues de station balnéaire et coloniale ; la vieille mosquée historique qui s'écroule, la médina qui s’effondre. 

ça pue : une odeur de pourriture et de décomposition. La zone, les premiers faubourgs de merde, la rue poussiéreuse et défoncée ; les sacs de plastiques noirs qui volent comme d'inquiétants corbeaux. Tout est sale, sauf la mer immense, immaculée de loin.

Et toujours la misère, cette saleté crasse, dans la pesanteur du soleil le long de la route principale, ce chemin de terre cahoteux. Enfin, entre une ordinaire prison blanchie à la chaux et un amoncellement d'ordures où grésillent des grappes de mouches grasses : le mur délabré et austère du cimetière chrétien.

Quelques pas, à chercher une issue, une fissure, une brèche, mais pas de porte, pas de grille rouillée qui grince, l'entrée se fait forcément du côté de la corniche, en contournant le vieux mur à travers le tas d'immondices, au bord de la falaise. C'est le prix à payer.

Là, des centaines de tombes oubliées, éventrées qui s'affaissent dans un terrain vague et accidenté. Le précipice n'est plus loin, une à une au fur et à mesure des années, les tombes sont avalées par l’érosion. La prochaine risque bien d’être la sienne.

Sa tombe est immanquable, à l'écart, face à l'océan, en biais, en direction de l'ouest : la Palestine ?

Sa tombe est minuscule, de la taille d'un petit homme, comme un lit d'enfant, propre et blanche ; pas de croix. Elle tranche avec les autres tombes grises et défraîchies. Sur la pierre de craie, simple et sobre, son nom, dates de naissance et de mort. Ce qui, au bout du compte, nous résume.

Personne n'a l'air d'être passé par ici depuis longtemps. Mais peut être que si. On reste un instant, suspendu entre la mer, le ciel et le dépôt d'ordures, entre la prison, derrière et l'infini devant.

Le vent souffle, le soleil cogne, l'ordure schlingue avec parfois une bouffée d'océan et d'herbes sauvages. On laisse une trace discrète sur la tombe, presque rien, un dessin avec le doigt, une clope, et on s'en va. On traverse à nouveau le monceau d'ordures en apnée, on se laisse à nouveau happer par les essaims de mouches qui tourbillonnent et font comme un rideau infecte au tombeau discret.

On retrouve la voiture garée n'importe où et n'importe comment. On cherche le gamin mâchuré qui en avait la garde. Pas là mais forcément pas loin. Comme toujours au Maroc, toujours une paire d'yeux quelque part, qui dix secondes après prend forme et coûte un Dirham.

Tout coûte toujours un Dirham au Maroc.

On démarre et on s'arrache de là en se disant qu'il est bien ici, presque chez lui, entre la saloperie et la grâce, à Larache, tout prés de Tanger, Jean Genet.

tgb

 

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Je suis né à Paris le 19 décembre 1910. Pupille de l'assistance publique, il me fut impossible de connaître autre chose de mon état civil. Quand j'eus vingt et un ans j'obtins un acte de naissance. Ma mère s'appelait Gabrielle Genet. Mon père reste inconnu.

J'étais venu au monde au 22 de la rue d'Assas. Je saurai donc quelques renseignements sur mon origine, me dis-je, et je me rendis rue d'Assas. Le 22 était occupé par la Maternité. On refusa de me renseigner.


Né en décembre 1910, Jean Genet aurait cette année cent ans.

23:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

16/11/2010

Tout doit disparaître

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Dans les rayons foisonnants de la superette hyper démocratique, les citoyens consommateurs attirés par les marques rivalisant de pubs prometteuses, de logos accrocheurs, de promos alléchantes, semblent n’avoir que l’embarras du choix.

Sauf qu’à force d’épuiser les produits électoraux, du tout classique au tout nouveau, ils finissent par comprendre, accablés, qu’au-delà du packaging matraqué, tout à toujours le même goût.

Que 86% d’électeurs de droite aiment d’amour le patron du FMI, devrait finir par nous convaincre que l’intitulé du produit, quelque qu’il soit, ne masque plus son goût génétiquement formaté.

Qu’ils préviennent, accélèrent ou accompagnent la purge libérale, ces produits clonés, placebos de consommation ordinaire, finissent tous par produire les mêmes effets intestinaux et la même nausée : le dégoût.

C’est ainsi qu’aux dernières élections régionales et municipales en Grèce, berceau de la démocratie dois-je le rappeler, et dans un contexte de vote obligatoire, 55% des électeurs se sont abstenus et jusqu’à 66% à Athènes sans compter les 11% de bulletins nuls.

Après avoir tâté de la désastreuse droite Nouvelle Démocratie, puis de la calamiteuse gauche Pasok, le citoyen consommateur grec, tâte du blanc de chez nul et de la pêche à la ligne assumée, ce qui n’empêche évidemment pas le premier ministre Papandreou, Secrétaire Général de l'Internationale Socialiste à ses heures, de se considérer conforté par le vote populaire dans sa politique épaulée couchée.

A ce jeu-là, un sondage quelconque sur une échantillon plus ou moins représentatif, eut fait l’affaire ; je suis certain qu’ils y pensent déjà.

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Le peuple anglais après avoir subi durant des années l’ersatz de "gauche blairiste" et se méfiant des héritiers de Thatcher comme de la peste mentholée, finirent par se laisser aller à tester du Nick Clegg, Lib/Dem, qui aux heures bénies de sa pré dégustation en avril dernier ravissait à 72% de satisfaction les papilles britanniques. Six mois après et suite à de forts jolis reniements électoraux coalisés, le Nick Clegg, tête de gondole, plafonne à un ravissant 9% d’opinions favorables, ce qui ne présage rien de bon pour la reconduction de ce produit d’illusoire substitution.

Je ne parle même pas de l’espérance Obama, noyée dans la machine à Dollars de Wall-Street.

Qu’on tâte encore, en désespoir de cause, du gros populisme qui tache ici ou de la nauséabonde démagogie bien épicée là, qu’on se débarrasse enfin d’un Berlusconi en Italie pour, histoire de s’en convaincre une dernière fois, choisir pire encore, dans la gamme des produits surgelés de la politique pas la peine, les peuples semblent se résigner peu à peu à ne plus rien voter du tout.

D’ailleurs pour peu qu’une fois, ils optent vraiment pour un choix non conforme, on saura leur rappeler que dans un référendum, ils peuvent effectivement voter oui ou non dans la mesure où la réponse est oui.

A bon entendeur…

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La Belgique n’a plus de gouvernement depuis des mois. L’administration expédie les affaires courantes. L’Europe au doucereux totalitarisme managérial gère le reste et l’oligarchie de constater qu’elle peut se passer avantageusement de tous ces artifices démocratiques et de ces pseudos autorités trop sensibles encore à l’opinion publique.

Comme en Chine enfin, un parti unique, composé d’échelons administratifs à la Kafka, d’un strict contrôle policier et de médias abrutissants et aux ordres devraient finir par nous empaqueter tout ça (ce soir spot présidentiel sur 3 chaînes privées et publiques …pourquoi seulement 3 ?)

A moins que, le consommateur maté au plasma, réveille le citoyen rebelle qui roupille en lui sur son canapé…

tgb







13:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (14)

11/11/2010

En français dans le texte

 

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On nous avait vendu de l’anglais résigné, du british apathique, du rosbeef flegmatique, gagné à l’idée raisonnable de « l’austérité juste », de la réforme radicale de l’état providence, déjà taillé en pièce par la gâteuse Thatcher et le criminel de guerre enrichi Blair : 

 

My ass !!!

 

On nous avait vendu de la coalition Conservateurs/Lib/Dems (libéraux démocrates) furieusement audacieuse, terriblement post moderne, carrément visionnaire, au grand enthousiasme de nos éditocrates en pré retraite, July, Fottorino, Aphatie et autres ectoplasmes de la pensée surgelée, ironisant sur notre incapacité française à nous adapter à la mondialisation heureuse.

 

My bollocks !!!

 

C’est au cri de « tous ensemble, tous ensemble, ce n’est qu’un début… » en français dans le texte, que 50 000 étudiants britanniques ont manifesté mardi 10 novembre, dans les rues de Londres, jusqu’à aller botter le cul de leur petit marquis poudré de la high classe, David Cameron, apprenti premier ministre en son sursis et QG.

 

C’est au cri de « grève générale » en français dans le texte, et « Tory racaille » que les jeunes manifestants remontés comme des pendules contre le triplement des droits d’entrées à l’université : 3290 livres soit 3777euros aujourd’hui et 6000 à 9000 livres demain, sont allés fort opportunément, saccager le siège du parti prédato-conservateur.

 

Oh la belle idée.

 

Et c’est une foule en une colère spontanée qui submergea soudain une police aux abois, ne soupçonnant même pas cette fureur rentrée qui se libérait soudain.  

 

 « J’ai vu des images montrant des gens se livrant à la violence et à la destruction de biens, ce qui est complètement inacceptable » nous déclare le petit Lord Cameron, fossoyeur de la classe moyenne anglaise où ce qu’il en reste, et nous sommes bien d’accord avec lui.

 

Que les casseurs planqués, les saccageurs en gants blancs de l’oligarchie politico financière, infligeant de la misère, rebaptisée rigueur en leurs éléments de langage pernicieux, de derrière les vitres fumées de leur Bentley, soient châtiés et congédiés enfin comme ils le méritent.

 

Que les petits merdeux du mécano libéral, consistant à toujours prendre aux classes inférieures pour toujours redistribuer à la classe supérieure, afin de bien satisfaire au AAA de la police privée des marchés, commencent à mouiller leurs caleçons déjà bien douteux.

 

Oui, il y a comme un pandémie insurrectionnelle, qui enfin se propage en Europe, et les peuples cocufiés, dressés à bien courber l’échine, le regard baissé sur le caniveau enfin se relèvent.

 

Et c’est, comme souvent, la mobilisation exemplaire et opiniâtre du peuple français contre la racaille ploutocrate qui redonne de la force et du courage aux autres peuples méprisés.

 

Et c’est la meilleure des réponses circonstanciées au larbin Pujadas, demandant sans vergogne à Thibault, s’il n’avait pas le sentiment d’être la risée de l’Europe.

 

Ce n’est pas une risée, mais bien une vaguelette ici, une vague là, qui s’en viennent à cogner à la porte de l’histoire . Et ça pourrait bien être soudain, un tsunami social et populaire, nourri à la violence qui nous est faite, qui pourrait balayer d’un revers de main ces pouvoirs fantoches, pendus à leurs privilèges et emporter comme fétus de paille, les marionnettes Clegg, Cameron et autre petit cadre fanfaron du pseudo ordre mondial.

 

Les médias tout à la discrétion anglaise et à la pudeur servile nous démontrent en creux, combien ils redoutent ce retour de lame :

 

Ici ou ailleurs le combat n’est pas fini, juste, il commence.

 

tgb

16:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (19)

 
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