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07/07/2010

Votre enveloppe estivale

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Fatalement, dans un pays où le référent journalistique, sous la haute direction déontologique d’Arlette Chabot, s’appelle David Pujadas, justement récompensé par une laisse d'or brillamment mérité, que des médiums indépendants, Médiapart ou le Canard Enchaîné, se mettent tout à coup à faire leur métier d’informer ne peut que casser l’ambiance.

Pensez donc, au pays même de Jean-Michel Aphatie, grand reporter de l’anecdote politicienne, que des journalistes se laissent aller à l’investigation, ne peut que confiner au « fascisme » (et encore le mot est faible, « nazisme » eut été mieux indiqué ).

Je conçois la stupeur du subtil et nuancé Xavier Bertrand. Quand on a pris l’habitude d’être servi à table par Laurence Ferrari, l’irruption soudaine  de questions  dérangeantes basées sur des recoupements factuels, ne peuvent que révéler une intention perfide et totalitaire assez déstabilisante.

Et ce n’est pas parce qu’à l’heure où je vous parle, de sympathiques collabos, tels que, Val, Hess, Olivennes, Askolovitch …redoutant d’être tondus à la libération, se commandent des perruques à la redoute, qu’il s’agit de céder toutefois à cette lâche déviance du journalisme :

l’information.

Car l’information pour les journalistes,  c’est un peu comme l’intérêt général pour un homme politique : une honteuse dérive.

A ce rythme-là, ne manquerait plus que la justice, elle aussi, fasse son travail. Dieu soit loué, on n’en est pas encore là. Tant qu’un magistrat tel que Courroye peut rester juge et partie, être cité dans les écoutes téléphoniques de l’affaire Bettencourt et en charge du dossier (et de tous les dossiers des hauts de Seine) la justice reste dépendante et sous contrôle politique. Marque évidente d’une démocratie digne et équitable.

Et quand on sait que, dans le monde des affaires, des joyeuses collusions et autres prévarications politico/économico/patronales, les  condamnations peuvent représenter jusqu à 0,002% des délits sanctionnés, il est sain et urgent effectivement d’envisager la suppression des juges d’instruction, véritables Khmers rouges du goulag pénal de l’oligarchie opprimée.

Et au-delà des calomnies, ragots, rumeurs qui courent sur internet, alors qu’il est si plaisant de s’adonner à l’intox officielle des grands médias de masse, s’il est une vérité première à rappeler au peuple français :" ce n’est pas de la pourriture dont se nourrit le populisme mais bien de sa dénonciation".

Encore fallait-il, que ce soit dit.

Bref, maintenant, si vous êtes un peu juste pour partir en vacances (et vu ce qui vous attend à la rentrée ce sont sans doute les dernières de votre vie ) je vous suggère d’être méchamment créatif.

Par exemple, allez voir tata Liliane, dites que vous êtes un ami de Nicolas ( celui du bouclier fiscal) vérifiez qu’il n’y a aucun dictaphone sous le sofa, parlez fort et distinctement et demandez lui une enveloppe (modèle craft de préférence) :

paraît qu’elle distribue.

tgb

15:46 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (25)

03/07/2010

C'est la faute à Raymond

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Si la France va mal, si elle cause mal dans le poste, si le chômage monte, si le pouvoir d’achat baisse, si la république est austère, le cigare public et le permis de construire complaisant, si l’image de la France est toute dégoûtante, si son minus président salope tout ce qu’il « moralise », si les pauvres sont plus pauvres et les riches plus riches, si la racaille sportive ne chante plus la marseillaise  tandis que la racaille financière, tu l’aimes ou tu la quitte, la chante sur sa valise en Suisse, cherchez pas midi à septante heure, ni du côté bancaire, ni du côté Medef : c’est la faute à Raymond. 

 

Si l’on ne crée pas de commission d’enquête, sur l’affaire Woerth et ses petits arrangements entre amis donateurs de la crème Chantilly, sur les 100 millions de vaccins H1N1 de la pharmacienne des caïds, la madame cachalot et fils de la santé en short, si on ne Karachi guère du sous marin en plongée off shore, mais qu’en revanche, on auditionne, façon confessionnal, en commission culture, les responsables du Waterloo footeux en diversion d’honneur, tandis que les journaleux  de cour n’oublient surtout de ne jamais poser la question qui tache : c’est la faute à Raymond.   

 

Si les héros 98 du mondial black blanc beur, ceux qui s’empressèrent, un lendemain de victoire, d’embrasser le crâne d’un mac do cheese sponsor, ceux qui cachetonnent à la pub addictive de l’arnaque en ligne et du consulting  Bouygues nous font aujourd’hui  leur pucelle  du crampon : c’est la faute à Raymond.

 

Si Laurent Blanc au nom prédestiné, plutôt irréprochable, nous fait fort Finkielkrautement  (de la bande à Botul) du team white white white, de l’équipe pas rebelle, du milliardaire pas gréviste, à faire jouir précoce l’encore  tout boutonneux aspirant Valls sur son banc de touche droite : c’est la faute à Raymond.

 

Si le clown Domenech devient officiellement le salaud expiatoire où acérer les crocs de l’abruti supporter tout bariolé encore de bave tricolore, histoire  de dégourdir les haines nationales, tandis que tranquillement, dans le genre petit pont, on le tacle méchant de ses acquis sociaux : c’est la faute à Raymond.

 

Et si les juges forcément « rouges », laxistes comme ils se doivent, condamnent à 5 ans de prison le lampiste  Kerviel, tandis que sans pitié, en toute discrétion, ils  donnent l’absolution  à Monsieur Messier de chez maître du monde : c’est la faute à Raymond.

 

Et si ça suffit pas, pour sauver le comptable Woerth et sa contre réforme, en ces temps de soldes et de bouclier fiscal, où l’on fait une ristourne à 30 millions d’Euros à mme Loréal, touriste fiscale nécessiteuse, parions que Bachelot poissonnière, ministre  brumisateur, prendra soin d‘hydrater en ouverture JT, illusoire variante, les riches retraités de la rente à rien foutre.

 

La faute à canicule

tgb

 

08:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (33)

30/06/2010

Kozy Baba et les 40 branleurs

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Comment faire des économies de bout de chandelles sans en faire, tout en faisant croire qu’on en fait, en ces temps d’austérité pour les pauvres ?

 

Telle est la question ardue, en ces jours de bac, sur laquelle durent phosphorer les conseillers com du pique assiette présidentiel,  l’homme de chez Fouquet’s qui s’augmenta de 170% en une fois, à valeur d’exemple.

 

Question subsidiaire : Comment faire passer la pilule de la purge intestinale des masses laborieuses, à l’heure ou l’augmentation du gaz privatisé et de l’explosion du nombre de coupures, finit par dissuader même un salarié de France telecom d’opter pour ce moyen radical de suicide et tenter de mentholer la persistante odeur de putréfaction morale du gouvernement.

 

Idée numéro 1 : Demander aux collaborateurs de ministres une diminution de 10% de leur salaire alors qu’ils viennent d’être augmentés en 2009 de 21%.

 

Idée numéro 2 : supprimer les chasses présidentielles alors qu’elles l’avaient déjà été sous Chirac, et les remplacer par des battues régulatrices, ou l’art du glissement sémantique dans le refroidissement du fût du canon.

 

Idée numéro 3 : Exiger un maximum de 4 collaborateurs  par ministre, préconisation maintes fois exigée et selon Fillon jamais appliquée  dans les faits.

 

Idée numéro 4 : Faire démissionner Escalettes, président de la FFF, (fédération française de foot), plutôt que le ministre de la pénibilité  Woerth de la FFF (fédération de la fiscalité  fastoche)

 

Idée numéro 5 : supprimer 10 000 véhicules  et 7000 logements de fonction, d’instits tant qu’à faire…

 

Bref on le voit, la cure d’amaigrissement de l’arrière-train de l’état ne risque pas de faire gagner le moindre cran dans le serrage de ceinture de l’oligarchie partouzarde, si exigeante à corseter les autres, si complaisante avec son propre pétard.

 

On lui suggérerait bien pourtant, au pique ascète de Neuilly, à l’hyper crédible père la rigueur qui inaugura  sa présidence par une retraite méditative sur un yacht off shore, le non remplacement de 40 ministres sur 40, vu le nombre de commissions doublons et le staff élyséen faisant tout vite et mal, la réduction par deux des députés godillots cumulards gangrenés par l’exemplarité douteuse des cimes Elyséennes et autre mesure de vertu publique...

 

Mais bah, à l’heure où l’esbroufeur qui nous sert encore de président, nous fait son caprice à s’offrir un gros navion à 180 millions  d’euros (ça nous fait combien en cigares ?) qu’il ait renoncé à y installer un four à pizza est en soi un sacrifice si remarquable qu’il est déjà sage de s’en contenter.

 

A mettre le gros pognon au centre des valeurs, le frustré de Neuilly, qui pour la suite de sa carrière rêve de faire milliardaire comme métier et prendre sa revanche sur Auteuil Passy pour enfin en être, montre combien la politique n’est plus qu’un pis aller médiocre, rapport à la finance.

 

Et puisqu’en ce bientôt 14 juillet  républicain,  nous serons privés de Garden Party (mais pas de défilé militaire), acte symbolique fort discutable d’ailleurs que l’on peut percevoir autant comme une pseudo restriction budgétaire que comme la peur de l’irruption sauvage d’un apéro géant et populaire au beau milieu  du buffet garni, remplaçons le pince-fesses Elyséen par un pique nique joyeux à la Bastoche.

 

Inutile de perdre son temps à couper la tête du couple roturier, priver le pique assiette pourri gâté de chocolat, une compote et au lit, devrait suffire à générer une crise d’aérophagie fatale, chez le vagal bouffon.

    

 tgb

11:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (19)

27/06/2010

La machine à vide

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Comme il est établi par quelques penseurs incontestables, Perdriel, Seguela, Denisot,…que  le Ouebe est une immonde saloperie ordurière propageant la rumeur, la calomnie et la désinformation, tournons nous vers cette presse indiscutable dont le travail fouillé d’enquêtes minutieuses,  d’investigations patientes et d’informations recoupées reste la référence objective.

Deux exemples récents pour montrer le sérieux et le professionnalisme de ces médias que le monde entier nous envie :

Une certaine Sylvie François, appelle le 18 juin à bouter hors de nos rues Barbesiennes, telle Jeanne d’Arc, sauciflard en étendard, le Saladin  allergique au jambon beurre.

Cette Sylvie François, de ce François le français qui sent si bon son pseudo facebook, Sylvie meurtrie, Sylvie outragée, Sylvie brisée mais Sylvie libérée des forces occupantes de la Musulmanie intérieure, est sensée habiter au cœur de la Goutte d’or décochonisée.

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Que firent les médias exemplaires et notamment cette Radio France qui sent si bon son Val Hess, de ces jeunes putains qui font les vieilles bigotes, vérifièrent-elles l’adresse, l’identité et les allégations de la passionaria porcine ?

Que nenni, trop heureuses du buzz sentant bon son graillon, ils reprirent in extenso les élucubrations brameuses de l’avatar cochonne en leur tam tam médiatique pour ne pas dire ramdam, et amplifièrent l’intox identitaire autant qu’alimentaire.

Sylvie François n’existait pas, la presse sérieuse dans toute son intégrité factuelle ne se laissa pas parasiter par ce léger détail.

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Exemple 2– Un certain Anelka, joueur millionnaire non imposable en France et "racaille musulmane" de son état, grommelle en sa barbichette de chez Maniatis dans un coin de vestiaire puant la sueur (enfin vu les résultats, pas tant que ça) un truc du genre : « va te faire foutre entraîneur de mes deux avec ton système de merde » commentaires d’une rare banalité, dans des coulisses à haute tension.

« L’équipe », journal sportif forcément de référence puisqu’il détient le monopole du créneau "short crampons et pédales à l’eau claire", organe du groupe Amaury, organisateur de tour de France irréprochable (comme la république  du caïd de Neuilly) et complice de Fifa incorruptible, reniflant l’affaire juteuse et putassière, épiça la sauce par un montage photo racoleur jouant de l’affrontement, tout en corsant l’insulte, histoire  de rentabiliser la pénétration anale.

Pas du ragot de chiottes, pas du potin lubrifié, pas du trou de serrure poilu et trash, mais de l’info coco, de celle qui fait la liberté de la presse et l’honneur Pulitzer et qui permit d’ailleurs à la philosophie de comptoir sans alcool,  de celle qui se choque du mot enculé mais cautionne indignée  la sodomie des mineurs de 13 ans; d’exalter la haine et la pensée vinaigre.

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Tel est ce système médiatique exemplaire, celui qui regarde la main d' Henry dans la culotte du coach Elyséen quand ça manifeste à millions, que ça Karachigrave ou que ça Woerthgate à mort. Affaires sorties par Mediapart sur le web ordurier d’ailleurs, pendant que l’ectoplasme du "Monde" se demande à quel cul il sera torché, de la bande à Sarko ou de celle à Strauss Kahn.

Non bien sûr : "On ne peut rien reprocher" (dixit Sarko) à Woerth et surtout pas du conflit d’intérêt, puisqu’en tant que ministre des finances, il se contentait de favoriser la fraude fiscale, par l'intermédiaire de sa femme, d'une pauvre milliardaire qui renflouait le parti dont il est lui même trésorier...

Non Woerth bien sûr, n’a pas une tête à couvrir les fraudes fiscales, tout juste une tronche à pratiquer le headfucking  sans les lunettes, tandis qu’un pauv’neg marron au faciès idoine est autrement plus vendeur à la une. Car non seulement il nous faut du coupable à donner en pâture, mais encore faut-il fournir la tête qui va avec.

Quand la rigueur ne peut être que sociale et surtout pas morale…

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Oui exemplaires que ces journalistes, vierges héroïques, hurlant au loup à 20 millions contre 1, le temps du procès médiatique et du lynchage en direct et qui se corporatisent par réflexe de meute, dès qu’un Peillon, avant de s’excuser pour récupérer son rond de serviette télégénique, fait un instant dérailler la machine à cons ou qu’un Melenchon, sans s’excuser lui, botte le cul d’un apprenti Demorand (faible avec les forts fort avec les faibles) frappant à la porte de la société du spectacle.

Oui, quelle  était belle et émouvante dans sa nudité crue, cette presse racaille, sidérée soudain, comme un lapin pris dans les phares, par une équipe  de 23 ne jouant plus le jeu de l’enculage sponsorisé, crachant solidaire dans la soupe tiédie, et ne justifiant plus le tarif des consultants à masquer la vacuité de la machine à vide.

tgb

 
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