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10/08/2010

Florilège 3

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Sortez vos cahiers de vacances pour une révision générale de la saison Rue Affre - ou comment faire du neuf avec du vieux et continuer à produire sans écrire une ligne de plus.

Ginkgo biloba saison 4

Le fin stratège

Ga bu zo meu

La main invisible dans la culotte du Zouave

 

tgb

15:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

06/08/2010

La France archivée

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Ile de Ré. Atlantique. Je me tape quelques huîtres laiteuses, en buvant le regard iodé de ma belle enivrée. Instant insouciant et frivole. La vie quoi…

Et j’observe.

Remontant l’allée qui mène à la mer, une jeune femme blonde, bcbg lambda flâne, un enfant à la main.

Juste derrière elle, son mari, la trentaine, grand, chemise bleue ump, profil cadre HEC, marche fièrement poussant une poussette mac queen au design impeccable.

On pourrait en rester là. Au bonheur Ricoré d’une famille de la « France d’après » nageant en pleine oisiveté estivale.

Sauf que l’homme ne marche pas seulement. Sauf que l’homme ne marche pas vraiment. Sauf que l’homme ne jouit pas de son bonheur estampillé. Car l’homme, avant tout se regarde marcher et tout en se regardant marcher filme sa petite famille, l’œil vissé sur l’écran de sa caméra.

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Tout à immortaliser pour personne, son bonheur conforme, l’homme de la France archivée n’est pas dans son instant à lui mais dans l’idée de l’instant qu’il se projette de lui. Dans la représentation même de l’idée de sa félicité et la contemplation archétypale de son aboutissement et de sa réussite sociale.

Bref, l’homme s’emmerde et se fuit.

A vivre ses vacances par le truchement de la vidéo, dans la peur justement de n’avoir rien à vivre que le vide d’une représentation idéalement bourgeoise sans autre finalité qu’elle même et qui n’a rien à dire et rien à se dire, l’homme semble ne se convaincre réellement de son bonheur existant qu’en le vérifiant en différé sur l’écran pixélisé.

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A l’heure de la guerre en Sarkozie moisie, contre toutes les différences, contre tout ce qui dérange, le gitan, l’étranger et nos banlieues  énergiquement enragées, bref les grosses vieilles ficelles populistes du bon gros rouge qui tache, cette France qui meurt de se regarder marcher, qui phosphore au sentiment d’insécurité et finit par se convaincre d’avoir peur de son ombre tant elle s’ennuie, est mure pour la taxidermie.

Les ricains qui ne sont quand même pas si cons, l’ont bien capté. Ce sont eux qui aujourd’hui possèdent le meilleur réseau des leaders de quartier, le meilleur carnet d’adresse des personnalités « racaille »,  le meilleur répertoire des talents des cités.

Car, à l’heure où la France retraitée qui n’espère rien d’autre que de se perpétuer encore un peu devant Pujadas à croquer du Prosac, se méfie de toute effusion de vie et de ses inévitables dégâts collatéraux, faut il le rappeler, vivre tue, les américains eux, ont bien compris qu’au delà de la vieillerie xénophobe et sclérosée, l’avenir vital de ce pays est dans ceux qui ont tout à gagner et rien à perdre.

Pendant que le président rassis du haut de sa sarkomobile blindée excomunie, les ricains investissent.

Que la France cadavre à 80% de haine dans les sondages se rassure, elle qui se matte encore dans le confort de sa caméra et de ses vieux clichés rances et pétainistes n’aura plus peur longtemps encore. Elle est en voie d’extinction.

Permettez moi de m’en réjouir.

tgb

18:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (29)

03/08/2010

Nos romances estivales (2)

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Dans la torpeur languide de l'été, quelques belles histoires d'amour, qui, comme tout le monde le sait, finissent (au choix) - mal - bien - en queue de poisson - en général.

Eric et Florence


Il s’appelle  Eric, il est chauve et comptable.
elle s’appelle Florence, elle porte de jolis chapeaux au prix de Diane et n’est guère épanouie dans son travail.

Elle est bonne cavalière
Il n’est pas un mauvais cheval

Ils se rencontrent dans une modeste chasse à courre du côté de Chantilly
Ils trottent frénétiquement ensemble, cravachent follement de concert
Puis à bride abattue, le soir au fond du bois, s’aiment à cru et se marient.

Grâce à une relation d’affaire fiscale, Patrice de M., Eric met (par amour) le pied de Florence à l’étrier capital, en lui dégottant un bon petit job à mi-temps et à quelques centaines de milliers d’euros chez Liliane B. modeste milliardaire exonérée d’impôts (pas comme ces foutus gens du voyage un peu trop basanés du revenu).

Florence est ambitieuse
Eric est amoureux
Florence rêve de mener grand train (son argent de poche ne suffit pas)
Eric, par amour, cumule plusieurs emplois (ministre, trésorier, comptable, maire, fiscaliste, chef de micro parti, RH, chasseur de tête,…)  afin de combler sa femme et répondre à ses moindres désirs, comme, par exemple, cette fantasque écurie de course.

Un amour parfait et harmonieux à vivre, une brillante carrière qui se dessine, un avenir radieux en perspectives…

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sauf que, déjà les premiers symptômes apparaissent. 

Eric égare quelques enveloppes kraft.

On prend cela pour de la distraction

Eric vend une forêt domaniale à un prix défiant toute concurrence à quelque ami peu scrupuleux qui en profite.

On met ça, sur le compte de l’étourderie.

Mais quand Eric va jusqu’à occulter le fait, qu’il a remis, en personne, la légion d’honneur, à son ami Patrice de M. (fin gestionnaire) l’horrible vérité s’impose, le doute n’est plus permis :

Eric ne souffre pas de surmenage mais bien de la maladie d’Alzheimer.

Cruelle fatalité que cette amnésie galopante qui peu à peu efface les plus beaux souvenirs du disque dur d’Eric.

En confidence, devant le juge Courroye, ami intime de son patron qui pense à lui pour de hautes fonctions, Eric ira jusqu’à prétendre n’avoir jamais rencontré Florence, amour équestre de sa vie tristement algébrique.

- Crédible - répondra le juge, prévenant et psychologue, préférant ménager la santé mentale fragile d’Eric.

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Eric seul dans sa tête, réduit à l'onanisme législatif ?



Terrible tragédie que cette belle histoire d’amour, s’étiolant au cœur de l’été.

L’amour totalement désintéressé d’Eric pour l’écuyère (d’argent dans la bouche) Florence résistera t’il aux frimas ministériels de l’automne ?

Peut-on aimer sans mémoire ?

L’amour d’Eric et de Florence triomphera t’il de la terrible maladie, ou devra t’il être mis d’office à la retraite avant 65 ans ?

Existe t'il un bouclier mental contre l'amnésie ?

Patience : c’est ce que nous découvrirons dès la rentrée, dans la saison 2 de « l’affaire Woerth ».

tgb

17:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

30/07/2010

Florilège 2

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Mon avatar et moi

Kanellos ; portrait du rebelle en chien

Penser dans la surface de réparation

Des fois je bosse

 

tgb

09:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

 
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