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08/05/2010

L’embarras du choix

 

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Ce que j’apprécie particulièrement dans notre exemplaire démocratie que nous aimons à exporter à coups de bombes phosphorées altruistes et civilisatrices chez les populations frustres et barbares, c’est notre système électoral et le choix infini de politiques diverses et variées auquel il nous convie.

Ainsi, de la Grande Bretagne où les électeurs de chez Rosbif pouvaient opter pour pas moins de trois candidats, délaissant ainsi un bipartisme un peu réducteur.

Profusion de choix donc, puisque loin de l’alternative, Coca ou Pepsi, ils pouvaient s’adonner à un candidat de droite thatchériste, un candidat de droite blairiste, ou un candidat de droite « bayrouiste » ; candidats certes d’accord sur à peu prés tout mais avec de subtiles différences dans les détails. Ne serait-ce par exemple que dans la couleur du libéralisme : bleu pâle, bleu ciel ou bleu marine.

Devant une offre d’une telle richesse et dans l’embarras d’un choix aussi cornélien, les électeurs britanniques ne tranchèrent donc pas et n’en choisirent aucun, voire tous.

Le peuple dans son extrême sagesse et à 70% avait parlé.

En ce qui concerne les élections régionales de ce week-end en Allemagne, rappelons encore la chance de la population teutonne de se voir offrir maintes propositions politiques allant de la droite bien droite à la droite moins droite sans oublier la droite toute droite. Sans me risquer à d’audacieux pronostics, il ne m’étonnerait pas que la droite gagne la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Land le plus peuplé et le plus dense, à moins qu’une coalition de droite light et de diet droite…

C’est ainsi qu’en Grêce également, l’électorat hellénique peut en toute liberté inviter au pouvoir et une fois sur deux, soit la famille de droite Caramanlis, soit la famille de droite Papaandreou et tâter tout à loisir d’un conservatisme libéral bonnet blanc ou d’un libéralisme social blanc bonet.

Libéralisme social qui plaît tant au marché d’ailleurs, puisque comme nous le montre l’Espagne ou le Portugal, rien ne vaut une dosette de socialisme pour mieux faire passer la pilule de l’austérité bestiale et de la privatisation FMI dans la toute complaisance syndicale inféodée.

Et voici que de surgir la pointe du museau du socialiste de droite DSK, patron du FMI, saluant auguste, l'attitude d'Athènes et tout admiratif du plan de sacrifices mis en place.

Et il est bien réconfortant de voir un socialiste appointé à 500 000 euros par an se réjouir d’une cure de rigueur faisant passer les salaires des pâtres grecs de 600 à 400 euros par mois. Ce permanent souci de justice sociale chez ce probable futur candidat de gauche de droite, ne peut que rassurer l’électeur dominical qui sommeille en chacun de nous quant à l'opportunité d'une alternance radicale.

Où l’on décerne bien ici la chance démocratique que nous aurons bientôt, de choisir entre la droite bleu UMP et la droite rose PS. Un DSK quand même autrement plus présentable et bien élevé, qui, à n’en pas douter ne pourra que jouir de la préférence du joli monde de la finance assez à cheval sur les bonnes manières à table. (quoique sous la table…mais c’est une autre histoire)

Tout ça pour dire que je plains O combien, les peuples ensauvagés n’ayant pas encore accès à la petite cabane au fond de la salle de classe appelée « isoloir » ; symbole orgueilleux de nos alternances politiques et de nos choix souverains.

tgb

12:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (29)

04/05/2010

re-vu sous cet angle...

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Que Pierre Lombard, membre de la Bac de Chambéry (73) se soit soulagé de la matraque sur la tête de Mickaël Verrelle, toujours plongé dans le coma depuis la nuit du 23 au 24 avril, suite à une embrouille d’ivrognes, n’a rien de très original.

Il est de notoriété publique que les victimes policières ont le goût assez étrange d’aller perfidement se fracasser le crâne contre des tonfas qui ne leur avaient rien demandé.

C’est d’ailleurs pourquoi assez régulièrement, les tonfas agressés portent plainte pour coups et blessures, outrage et rébellion à agents.

Un classique.

Que notre policier lambda de la brigade anticriminalité donne une version falsifiée des faits, corroborée il va de soi par ses petits camarades de paniers à salades, n’a rien non plus de très remarquable.

Le faux et usage de faux étant chez des gens assermentés une tentation aussi difficile à repousser qu’une branlette chez l’onaniste.
Et puis si on n’a relativement peu d’imagination dans la police, la thèse de la chute dans l’escalier reste un stéréotype indépassable dont il serait dommage de se passer.

Ne serait-ce qu’au nom des us et coutumes.

Que Jean-Paul Borelly, un des responsables du syndicat (de droite) de police Alliance critique l'incarcération du brigadier finalement confondu, estimant « qu’ envoyer un policier en prison n'est pas une bonne chose, ni pour notre pays, ni pour la police en général » ne devrait pas nous émouvoir non plus.

La police a pour noble tradition de planer au-dessus des lois, et de sortir relativement couverte quelque soit ses agissements. Si l’on prive le flic du droit de tuer en toute impunité, je vous le demande en toute  franchise : où va t’on ?

Non, ce qui est « relativement paradoxal » et presque gaguesque, s’il n’en allait pas de la vie d’une jeune homme, c’est que ce soit une caméra de surveillance de protection qui soit à l’origine de la mise en examen et en détention du flic super-cogneur super-menteur, bref super normal, pris en flagrant délit par une bande magnétique sans même de gyrophare.

Que la parano sécuritaire et démago pour gogos finisse par dénoncer les déviances de la maréchaussée française, voilà un argument assez singulier auquel, j’en suis certain, le Colonel anti-auvergnat polygame n’avait pas songé à nous vendre dans sa croisade vidéaste.

Pas sûr, au final, que ça réjouisse le fin fond des commissariats, dont l’effectif est inversement proportionnel à la multiplications des petites caméras voyeuses à 200 000 euros pièce.

Cela dit, nul doute que si la caméra surveillance (véritable saloperie totalitaire) devenait une machine à casser du flic ripou, une loi sur mesure viendrait assez à propos, protéger la police partout et contrôler la justice nulle part, avant que de nous auto détruire sur l’heure de la bande numérique à géométrie inflammable.

En attendant, ce qu’il y a de réconfortant c’est que même dans les pires scénarios et autres coups tordus, il est toujours des effets pervers en boomerang, délicieusement inattendus.


La matraque de Pierrot ?
Au trou !


tgb

17:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (30)

01/05/2010

Penser dans la surface de réparation

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Sans doute connaissez vous ce test géométrique consistant à relier par quatre segments les 9 points du schéma sans lever le crayon.

Et si vous ne le connaissez pas vous pouvez toujours vous y astreindre

Inutile de vous dire, qu’à ce jeu là, Jean Marie Colombani et Jean-Claude Casanova, les deux salonards corses, de la pensée ronde dans le périmètre carré, ont zéro chance.

Il faut les entendre ronronner leur bréviaire libéral aux angles doctement émoussés pour se faire une idée de la pensée officielle et tiède sur son lit de conformisme suffisant, avec ces sentences définitives et doucereuses qui n’appellent aucune contestation, tant, engoncés dans le fauteuil club de leur notabilité satisfaite et privilégiée, ils savent.

40 ans qu’ils pensent dans la brise de leur carrière pontifiante, dans le suivisme mou et centré, à balancer une chose et son contraire dans le sens du vent dominant. 40 ans à fossoyer du journal de révérence, à balladurer entre soi et entre deux laits fraise, à reprendre de la compote mondialisée passée au mixer. 40 ans à se planter contre l’histoire, sans plus s’émouvoir et sans jamais, surtout, sortir du champ sémantique réglementaire.

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40 ans d’analyse faussement tempérée, plus odieuse dans le fond, plus modérée sur la forme. Une pure merveille de la pensée empaillée et du taxidermisme intellectuel entre deux bouillottes.

Oh ce juste moment de vide et de componction, que ni les cendres islandaises ni les marées noires pétrolières ni les Europes fracassées sur les récifs du dépeçage AAA et de la spéculation rentière ne sauraient atteindre.

Oh ce juste monde arrondi, où l’on pense chez soi, avec les mêmes neurones qu’on économise avec la prudence du pré-retraité et la même fadeur normée, dans l’outrecuidance obséquieuse et policée de la conscience prospère.

Oh ces Voix mièvres et mielleuses, porte paroles assurés de tout un monde fermé, à se fréquenter soi-même, dans les dîners en ville et les pince-fesses bien en cours entre deux invités Alain Minc ou Eric le Boucher à penser pareil.

On les imagine sans peine dans le confort intellectuel de leur boudoir calfeutré, s’adonner entre compères, je t’invite tu m’invites, à l’échange courtois et mesuré de leur conversation badine et sans appel à déclarer leur flamme à Tina et à lécher le manche, les pieds dans la cuvette salée sans même de clapotis à soigner leurs chevilles enflées.

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C’est curieusement à l’heure du café que l’auditeur les accompagne à prendre un thé soporifique avec sucrettes. 

Il faut les entendre entre gens raisonnables, pérorer de la rigueur et du sacrifice pour pauvres dans le cadre du nouvel ordre mondial, à s’écouter parler chez l’autre, à pinailler du détail, histoire de polémiquer dans les clous et à célébrer du consensus spongieux avec délectation, tout en les imaginant téter du cigare chez l’un et de la bouffarde chez l’autre en se resservant pour digérer, un cognac de trente ans d’âge à un SMIC ou deux, devant un bon feu de cheminée.

La pensée digestive entre deux édredons. Un pur moment de roupillon aseptisé fait d’inconvenance et de subtile vulgarité, à réclamer des efforts
aux gueux, tandis qu’on plie consciencieusement son parachute doré.

Et surtout qu’aucune idée ne dépasse, dans le juste périmètre admis tandis que leur monde s’écroule et qu’on les retrouvera pourtant lalalère, dans 10 ans encore, à penser solennel entre deux oreillers, toujours à séquestrer les pensées autrement pour mieux les recycler.

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Emblématiques représentants jusqu’à la caricature de cette pensée molle et morte, laborieusement élaborée, qui exhale son parfum de cadavre faisandé, à tel point qu’on se surprend enfin à éteindre la radio avec la délicatesse de celui qu’aurait peur de déranger.

Car la solution peut-être, pourrait bien se révéler externe au cadre de référence et exiger de sortir du périmètre.


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Colombani et Casanova, les corses clonés, élevés curieusement à la limonade, n’en ont depuis longtemps plus les facultés mentales. Gardiens appointés de l’orthodoxie en place, un excès d’imagination ou d’audace nous les tuerait.

Conservons les donc dans leur jus pour témoignage :
Leur formol hebdomadaire :  « la rumeur du monde » samedi 13H45  merci France culture pour cet exemple édifiant de pensée sous vide.

tgb

 

Siné Hebdo est mort et le plan B pareil, en revanche Fakir est toujours vivant et toujours faché avec presque tout le monde - Mai/Juin paru

14:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (25)

26/04/2010

Soliloque et tondeuse à gazon

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Bah oui, quand on se met au vert, on a bien quelques échos d’une actu vautrée, qu’on jette, tel un os à ronger, à la gueule du bon peuple les pieds dans le bidet.

Bah oui quoi, quelque chose du genre, tous les curés sont homosexuels donc pédophiles, tous les arabes sont musulmans, donc polygames, toutes les femmes de Musulmanie centrale sont voilées et donc planquent sous leur burqa des chiées de mômes qui permettent de vivre des allocations familiales à rien foutre.

Chiée de mômes qui, évidemment, finira en garde à vue après caillassage réglementaire des forces de la Bac en rodéo nocturne dans les rues de la cité et après violences sauvages et scolaires, d’où la nécessité urgente de sanctuariser les collèges par de la vidéo surveillance, pardon, protection, tandis qu’on supprime autant de postes d’enseignants et de pions et de flics et qu’on fait la fortune du « brillant intellectuel » Zemmour.

Autant de thèmes rances qui occultent fort à propos les déroutes et l’agonie des politiques libérales en sa nocive et fatale compétitivité mon cul.

Bah oui on entend au loin comme en écho, la montée européenne des populismes et de la xénophobie ambiante liée à toute crise de civilisation. Comme une vieille rengaine rance de l’instrumentalisation par des pouvoirs aux abois, des angoisses nationales et des peurs sociales que l’on détourne vers plus pauvre et plus étranger que soi. Pouvoir s’octroyant par le biais du bouc émissaire et de l’exutoire, un illusoire et malsain sursis.

Manquerait plus qu’on s’en prenne vraiment à l’oligarchie mondiale qui, pendant ce temps là, s’empiffre encore au buffet de la spéculation vaine et joyeuse.

Bah oui tiens, on distingue vaguement aussi la balkanisation des états qui explosent sous les haines régionales, en Belgique, en Italie, en Espagne… en autant de petites baronnies locales moisies, suivant le vieux principe élémentaire que diviser c’est régner et que plus rétréci sera le territoire et l’ethnie et plus grande sera l’autorité du nouvel ordre mondial et de Goldmann Sachs.

Et de constater impuissant, que la mondialisation, virant à l’ostracisme, au repli communautaire et à la pestilence, loin de rapprocher et mélanger les peuples les divise pour mieux les uniformiser au rayon Wall Mart.

Mais heureusement, on a bien d’autres sujets de préoccupation rustique, quand par hygiène mentale et instinct de survie, on se met au vert.

Ne serait ce que de faire démarrer cette foutue saloperie de tondeuse à gazon…

tgb

12:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

 
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