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24/03/2010

Braderie politicarde

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Bon c’est vrai, on râlait, on se plaignait, mais au fond, on était bien content d’avoir trouvé preneur de nos vieilleries, de nos déchets, rebuts et autres ustensiles bancals, de tout ce bric-à-brac socio-démocrate accumulé dans quelque penderie, placard ou entassé à la cave et dont on n’avait plus l’usage. 

Parfois c’était même pire, obligés que nous étions, dans nos espaces urbains confinés, de faire appel à un garde-meubles spécialisé dans l’empilement de cartons remplis de bricoles politicardes sentimentalo-inutiles.

Vous savez comment c’est, on se dit que tel bibelot, chaise à trois pattes, casserole sans queue ou halogène fluo kitch, témoignage du mauvais goût familial des soirs de noël, peut toujours resservir, dépanner un pote en galère et rendre service à l’occase et pendant ce temps-là, ça ramasse la poussière et ça bouffe de la place.

C’est pas pour rien qu’on appelle ça des encombrants.

Bref, l’opération dite « ouverture » du brocanteur chef nous permettait de joyeusement déstocker nos saloperies et d’éviter quand même de tout bazarder à même le trottoir ou de se déplacer laborieusement jusqu’à la déchèterie locale.

 

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C’est ainsi  que nous avions pu recycler de l’humanitaire Kouchner (et sa dame) et tout un lot de pharmacie périmée, à peu de frais, les refilant au camp d’en face trop heureux de remettre en vitrine du sparadrap diplomatique tout juste bon à "rafistoler" de l' africain. (avec bénef quand même)

On n’était pas mécontent non plus, de se débarrasser enfin d’un idolâtre alsaco-blairiste, objet singulier mais sans aucune valeur, assuré qu’aucun collectionneur même fantaisiste, nous aurait soulagé d’un Bockel, vieux souvenir décati d’un passage express à Mulhouse.

On avait même réussi, et ce n’est pas un mince exploit, à se départir d’un espèce de truc empaillé assez vulgaire, genre mi-pute-mi-soumise,  gadget ne ressemblant à rien et dont personne jamais n’avait défini l'emploi, et qui fit pourtant, du moins un temps, la joie capricieuse de l’enfant gâté d’en face.

Tant qu’on peut faire plaisir… 

Je ne vous raconte pas non plus l’immense soulagement, quand, sans trop y croire, nous vîmes le responsable de la braderie de Neuilly, faire l’acquisition d’un  Rocard, pur vintage certes mais en très mauvais état, d’un Philippe Val en son jus, au vernis attaqué par les termites, d’un Besson tout moisi qui commençait déjà à sentir méchamment le renfermé, ainsi même in extremis que d’un Charasse authentique mais totalement délabré, antiquité rurale et auvergnate parfaitement hors d’usage.

A l’occasion d’un vide grenier, on était même à deux doigts de fourguer à ce couillon tout un salon simili cuir comprenant, un gros divan en skaï véritable, tendance Allègre, et deux poufs avachis tirants sur la droite en mousse Valls expansée et au design improbable façon Boutih. Trouver un acquéreur pour cette mocheté indéfinie tenait quasi du miracle. Mais bon, l’affaire ne se fit pas et nous obligea à rempiler matin pour la braderie de Lille avec le toutim sur les bras.

Pas de bol.

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Quant à la chose Jacklangienne, cet espèce de machin des années trente en boule collector, totalement désuet mais qui fait toujours rire, c’est pas parce qu’on le retourne et qu’il neige sur la moumoute que c’est forcément indispensable. Le formica revenant à la mode, on avait quand même pu s’en défaire un temps chez le roi de la récup’ et du « tout doit disparaître », particulièrement les acquis sociaux, mais il ne m’étonnerait pas qu’on nous prie de le rapatrier fissa. Même franco de port, quand même pas un cadeau.

Car terminé Balzac la brocante ump ! Non seulement nos saletés ébréchées de pseudo-gauche, ils collectionnent plus, mais voilà t’y pas qu’ils essaient même de nous les rendre en l’état.

Hirsch de chez Emmaüs, retour à l’envoyeur.   

Et maintenant à qui on va les refourguer nos « sert à rien », nos « pas la peine », nos mités, nos viciés, nos copies libérales, nos contrefaçons droitières, nos tocards strapontins ? A qui on va le refourguer notre binôme Thibault Chérèque, même en presse livre reformé ou en paire de nubiens vénitiens pour grève tamisée ? Au modem de Bayrou, que c’est tout p’tit chez lui !? Et le Frêche défraîchi ?... au FN qu’à même plus les moyens de payer son loyer !?

Non vraiment, tout ça nous arrange pas, qu’on a encore tout un stock à virer du grenier. Tandis que le Villepin de se frotter les mains. Sacré veinard celui-là, à brader pour rien, à peine un maroquin, le fond de son capharnaüm ringardo-Chiraquien redevenu subitement à la mode, toute une bimbeloterie véreuse de chez Tron et Baroin. 

Je vous le dis comme je le pense, au prochain déménagement, s’il faut encore se coltiner de l’armoire à Huchon normande et du bureau de manager Delanoë, faudra pas compter sur moi.

tgb

15:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (17)

22/03/2010

Je consulte

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Lectrices, lecteurs,

Je vous le dis tout net, suite à la consultation populaire aux multiples enseignements de dimanche dernier et aux inévitables répercussions de ce sondage grandeur nature, c’est pas le moment de déranger, je consulte.

Je consulte, vu que j’ai entendu le message des affre’uses et affre’ux.
Je consulte vu que c’est quand même trop la faute de la crise.
Je consulte vu qu’il me faut analyser à froid les résultats.
Je consulte même si pendant les gravats, les réformes toutes pourries continuent.
Enfin, je consulte pour procéder à un léger remaniement technique au sein de l’ équipe managériale de Rue-Affre, voire à un subtil réajustement sur les bords.

Bref, comme le dirait mon conseiller plagieur préféré Alain Minc (qui me coûte bonbon en ne me faisant faire que des conneries), je fais le job.

Certes il est une légère difficulté que je n’avais jusqu’à présent pas identifiée : l’équipe en question se résumant à ma personne, j’en suis un peu réduit à ME consulter moi-même. Mais au final, en tant qu’hyper-rédacteur-illustrateur-correcteur président, forcément infaillible et incontestable  (parce que tous des cons) c’est quand même moi le plus lucide stratégiquement et le plus à même tactiquement d’opérer quelques légères corrections, rapport au cap fixé il y a près de trois ans auprès de la population francophone pas trop illettrée :

Soit, 100 millions de connexions mensuelles au pouvoir d’achat renforcé. Objectif résumé par ce fulgurant slogan :

Me lire plus pour penser plus et inventer la blogosphère d’après.


Je me consulte donc à droite, je me consulte donc à gauche, je me circonférence médiamétriquement le nombril, j’interroge tour à tour mes six cerveaux, et le nez sur mes statistiques, mes courbes d’audience et mes mots clés, j’analyse les résultats des hautes fréquentations et le fort taux d’adhésion populaire quoique relativement fluctuant à ma géniale politique éditoriale tout en préparant de ci de là, quelques éléments de langage décoratifs pour occuper les médias.

J’ai mis mon équipe de comm’, c’est-à-dire moi sur le coup, et après étude fouillée et approfondie de mon lectorat, et vu que je garde une haute idée de moi-même, que mon égo-narcissisme-hypertrophié-du-je  ne doute de rien, j’ai au final, en toute conscience, décidé de me recentrer sur mes fondamentaux.

A savoir : 1 -  Vous haïr
2 - Ne rien changer.

tgb

15:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (25)

18/03/2010

Croque mort et Naphtaline

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J’voudrais pas balancer, c’est pas mon genre allez, mais quand on en est réduit à sortir du placard à balais, l’ectoplasme Fillon et ses fonds de tiroir sécuritaires et naphtalinés, comme ultime argument dynamique, c’est que ça sent vraiment le chrysanthème.

Chrysanthème, fleur préférée du nabot étiolé, reconvertit électoralement dans la pompe funèbre, s’empressant de déposer trente ans de prison automatiques, sans autres formes de procès aux pieds du policier flingué, victime malheureuse d’un accident du travail.

A la pêche au gros balourd, quand même petit joueur ! Le lynchage immédiat eut pu ramener dans les filets moisis du parti en sucette, un peu plus d’estampillés FN. Aller chasser du lourd avec de la ficelle, fait un poil amateur ; quasiment un affront à Chasse Pêche et traditions qui savent autrement mieux chevrotiner.

Et nos vieux tocards de l’internationale démago, tout au zèle paniqué de la récup urgente de cadavre fumant, de nous ressortir du chapeau, les vieux fonds de sauce de l’insécurité et du groupe terrrrrroriste, jusqu’à nous faire mourir du policier tout vivant avant que de s’en excuser platement.

Ce qu’il y a de platement sympa avec le fils du notaire, devenu « collaborateur » d’omni président c’est que même dehors il sent le renfermé.

 

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Fillon donc, qui ne doit sa relative popularité qu’à sa discrète consistance et l’aimable comparaison décente d’avec le marchand de cravates fluos, à sur les foules un tel impact mobilisateur, qu’après avoir fait la tournée des régions en véritable guest-star, il aura contribué à porter la droite à son plus bas niveau historique depuis 60 ans. On admire la force du stimuli et on le recommande.

En effet qui n’a rêvé d’assister à un meeting avec Fillon, la camomille préféré de la France assoupie ? 

Ce faux modeste - "de Chirac on ne se souviendra de rien, sauf de mes réformes -" (dont on ne se souvient pas) aussi réac que papa vulgos mais en mieux coiffé, reste toutefois un larbin docile et motivé du nouvel ordre mondial, d’autant plus dangereux qu’il est peu identifiable.

Notons quand même au passage, l’extraordinaire sens tactique de mr Bruni, qui en moins de deux ans aura réussi l’exploit de donner à un insipide  premier ministre une vague aura de président, tout en se retrouvant carbonisé, façon fusible.

Belle inversion des rôles.

 

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8 ans maintenant que le petit VRP de la matraque dopée au Prosac, nous vend de l’insécurité tout en en assumant la charge. Sacrée performance. Comme pour son baratin usé jusqu’à la corde qui ne fait plus illusion, nous refourguer encore de la peur vérolée en promo, finit par dévoiler l’escroc.

Un peu comme ses « éléments de langage » des naufrages électoraux, qui fabriqués en labo par des communicants et mis en « congruence » dans la bouche des disciples parachutés, deviennent terriblement contre-productifs, d’autant soulignés au gros rouge, qu’ils finissent par sonner faux et cliniques et révéler l’arnaque. Le comble de l’artifice.

Bref, l’imagination étant au pouvoir et ses acteurs au summum de leur créativité, le croque mort assistant à son propre enterrement et la naphtaline à son couronnement mais en creux, ils nous ressortent leur énième numéro de has been.

A trop conserver ses chaussettes sales, la politique populiste finit par puer des pieds.

Et ça sent.

tgb

15:02 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (31)

15/03/2010

Le fin stratège

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Dialogue entre le Maréchal Président et son gros poussah poussif, le tout en alexandrins

- Maréchal président, O Sun Tzu vénéré 
De l’art de la guerre qui pue un peu des pieds
Vous le grand rabougri du bling bling d’Austerlitz
O prince de la tactique, vous le fourbe Clausewitz
J’avoue ne pas comprendre la manœuvre de dimanche
Cette funeste branlée que j’en ai plein les branches
Voyez donc les stigmates sur mon fessier rougi
Pommadez moi de grâce afin que d’être assis

- Cap au cap Bertrand, qu’importe le dimanche,
Vu qu’nous sommes lundi et conservons le manche

- Ben je dis pas c’est sûr, lumineux président
Mais curieuse stratégie de mettre tous nos gens
Dans la grande bataille sans réserve aucune
Où qu’on va les chercher nos alliés, sur la lune ?
Nous partîmes 30% mais par zéro renfort,
nous nous verrons trois glands en arrivant au port…

- Lefebvre et Estrosi Longuet de Bolloré
Le compte y est ainsi, nous voilà belotés.

- En l’an 2014, si ça se reproduit
Nos beaux tripatouillages nous mettront dans l’ennui
Réforme territoriale, tour uninominal
Pourraient bien en retour, nous ramoner l’anal

- Mais n’oublie surtout pas mon Xavier tout mielleux,
Que les justes découpages et charcutages vicieux
Sont les nobles mamelles de l’élection perfide
Détends toi du nougat, relâche-toi du bide


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- Je n’oublie certes pas, mais immense est mon trouble
Rapport au renégat ach’té pour quelques roubles
L’ignoble Eric Felon et son identité 
Qui devait nous goinfrer les Lepen éborgnés…

- Une burqa par çi, une vidéo par là,
Un crime basané, comptons sur Pujadas
Un fait divers et le colonel Boutefeux
Nous fera une loi en fusillant un peu…

- A propos d’basané, ben Ali Soumaré
Attaqué proprement rapport à son casier
Nous à mis la pâtée dans son département
Si même sous la ceinture, ça fait fuir les votants…

- Rassure toi Bebert mon doucereux iguane
Ils n’auront pas j’te jure l’Alsace et la Guyane

- On conserve la choucroute alsacement garnie
En revanche en Guadeloupe, la Penchard Luce-Marie
Qu’a trop voulu nous vendre de l’acra de morue
Est officiellement bien portée disparue.

- Qu’ils se dévorent entre eux, avec un os dans l’nez,
On renverra Jégo s’faire canibaliser…


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- Ce qui m’inquiète surtout Maréchal Président
C’est qu’la moitié d’chez nous est porté désertant
Nos grognards nos loqu’teux nos vieux et nos prolos…
Des années de travail à la sauce Pernaut
A bien les abrutir sous nos propres boulets
Portés en première ligne, victimes et satisfaits

- On en fabriquera d’autres, j’connais personnellement 
Chabot à la télé et j’nomme ses présidents

- Et Villepin et Copé qui affûtent leurs couteaux

- Qu’ils sortent leur canif, et j’les colle au barreau

- Donc on est massacré mais c’est pas une défaite

- C’est une victoire en creux, pas de quoi faire la tête

- En somme Maréchal, tout baigne et tout va bien

- Vini, Vidi, Déni…assieds-toi nom d’un chien

- Que cet aveuglement est doux à mon courroux
Mon désarroi s’épuise quand je suis près de vous

- La campagne fut jolie la guerre sera belle
J’aime que l’on ramasse les cadavres à la pelle.

- Quelle sérénité alors même qu’Aubry
Nous frôle de ses ailes et prépare la chienlit


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- Je travaille ces temps-ci à une arme fatale

- Maréchal me dites pas, Fillon présidentiable ?

- Je te parle munitions, pas d’la Rillette du Mans…

- Vous me faites languir, dites moi Président

- J’vais engrosser Carla, d’la layette dans les urnes

- Le truc du périnée c’était donc pour les burnes ?

- Pas tout à fait Xavier, j’ai délégué quelqu’un,
Un type nommé Biolay, un certain Benjamin…

- Vous êtes un génie, Président Maréchal

- Ben oui j’ai six cerveaux et ça fait même pas mal

- J’ai honte d’avoir douté, suis-je digne encore ?

- Viens me lécher les pieds et fais gaffe à mon cor

- Je vous fais un grand slurp de ma langue de velours

- J’aime cette langue ump, avant le deuxième tour.

tgb

19:59 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (29)

 
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