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18/02/2010

mea culpa medias gracias


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Tiger Woods, Tiger, parce que programmé par papa pour devenir prédateur de chez winnerwinnerandwinner, Woods, parce que, le son du club le soir au fond des greens, surdoué de la baballe sans toucher la bouboule, était donc the sportif milliardaire et modèle, the mari exemplaire et propret, the parfaite success story noire américaine ouvrant la route au fadasse Obama, jusqu'à ce que patatras, on le surprenne la main dans la culotte de pas sa femme, à courir 18 trous au moins, alors que son mannequin vedette légitime n’en possède officiellement que trois.

Et le voilà au cœur du gros scandale pipolé, à perdre ses sponsors, son swing et ses millions de dollars tout en même temps, ce qui finit par faire cher la pipe.

Confondre le put et la pute, dans cette Amérique tartufiée par les lobbies évangéliques, puritaine par dessus et putaine par dessous, ne pardonne pas.

Dans cette Amérique schizophrène, ce cauchemar climatisé, ce qui en vérité ne devrait regarder que le golfeur et sa dame, finit par devenir une affaire d’état, obligeant le jeune prodige débraguetté à non seulement s’excuser de ses immondes turpitudes dans un grand mea culpa médiatique, mais encore, à se faire traiter illico  dans une clinique privée pour addiction sexuelle, puisque, comme tout le monde le sait, aimer la bagatelle peut être considéré comme une déviance maladive des plus tordues.

Précédemment, Michael Phelps héros olympico-nautique aux huit médailles d'or, surpris à fumer du cannabis ou Hugh Grant gendre idéal, choppé en pleine turlutte de prostituée noire (circonstance aggravante) s’empressèrent tout pareillement de confesser leurs perversions en mondiovision, et de faire acte de contrition, pour sauver leur conforme carrière, et réparer leur « rupture d’image », tandis que Lance Amstrong et consorts peuvent continuer peinards à se trouer les fesses, du moment qu’on ne les l’attrape pas un pétard au bec.

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hypocrisie tranquille et ordinaire…
soumission motivée au code du commerce
etc…

A l’opposé, Jean-Marc Rouillan, (quel rapport ? – j’y viens) membre d’action directe, condamné en 1989 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de dix-huit ans, pour l'assassinat de l'ingénieur général de l'armement René Audran ainsi que celui du PDG de Renault Georges Besse n’a rien renié de sa lutte armée et c’est bien, après avoir pourtant purgé sa peine et donc payé sa dette, ce qu’on lui reproche aujourd’hui.

Il ne s’agit pas ici de justifier les actes ciminels de Rouillan, les errements d’Action Directe en sa logomachie révolutionnaire ; ne serait-ce qu’en termes de stratégie, éliminer madame Parisot° aujourd'hui par exemple ne ferait que précipiter la prise de pouvoir du dangereux Kessler à la tête du Medef : tu parles d’une avancée ! mais subir 25 ans de prison sans rien regretter et sans plier devant la société est en soi remarquable.

Plus respectable en tout cas qu’un Tiger Woods s’empressant de se couler dans le formatage de la vertu mercantile pour récupérer ses pubs autocollées au cul.

A tort ou a raison, Rouillan persiste et signe, sans remords, sans repentance, accuse encore et ne s’excuse pas de ses crimes politiques. Et c’est bien là que le bât blesse, car en cette société capitaliste hyper moralisée et forcément honorable, il ne suffit évidemment pas de purger sa peine, encore faut-il regretter sa faute, rentrer dans le rang et s’autoflageller.

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Ce qui ne manquera pas de vous valoir quelques circonstances atténuantes, la société étant bonne fille allez allez…

Oui ce n’est pas que Rouillan l’ouvre encore dans « l’express » qui dérange mais bien le fait qu’après 25 ans d’enfermement, il ne s’amande pas, ne batte pas sa coulpe.

Or la justice pourtant n’a rien a voir avec la morale mais tout avec la loi.
La loi étant passée Rouillan à droit à sa morale.

Et qui au final, qui de Tiger Woods aujourd’hui et malgré son luxe et ses dollars, tenu à un comportement de moine soldat, sans le droit ni de boire ni de tirer un coup en douce ou de Rouillan enfermé entre quatre murs est le plus prisonnier ou le plus libre des deux ?

tgb

°à lire dossier Parisot dans la revue Fakir/avril en kiosque

15:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (20)

16/02/2010

Faut-il tondre Henry-Claude Cousseau ?

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Quatre bannières noires avec les mots “travailler”, “moins“, “gagner”, “plus”, inspirées d’un slogan anachronico-simplet, accrochées à la façade de l’Ecole des beaux arts dans le cadre d’une exposition d’étudiants et voilà qu’Henry-Claude Cousseau, directeur zélé de l’établissement, trouve l’œuvre « trop explosive pour rester in situ » et la censure bravement par anticipation offusquée, avant que le ministre de la Fredoculture annule judicieusement la décision.

Outre que pour la jeune artiste d’origine chinoise Ko Siu Lan, se faire interdire en France doit méchamment remettre en cause sa vision  de la carte géographique de la libre création, l’invention par Henry-Claude Cousseau du concept de l’art neutre qui doit surtout pas déranger à la saison des subventions nous met en exergue la mécanique de l’autocensure intégrée.

Où comment devancer par excès de zèle, goût de la reptation, et opportunisme rampant, les hypothétiques demandes liberticides du château. 

Le principe même de la collaboration par la lâcheté ordinaire et motivée.

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Que risquait donc Henry-Claude Cousseau qui grâce à sa performance de défécation en ses frocs carriéristes vient de passer du gris anonymat où il semblait tranquillement prospérer à l’incarnation patronymique du veule fonctionnaire agenouillé, prêt, par servilité civique à dénoncer " l’art dégénéré ?"

Rien ou si peu.
Pas de finir dans quelque camp de rééducation en tout cas, ou de mourir pour la cause, mais au pire du pire, de se faire un peu mal voir du côté du mari de Carla épidermiquement chanteuse et fils de Pal sensiblement peinturlureur,  ce qui eût pu freiner peut-être, le bon déroulement de son plan de carrière.

Nul besoin donc de censure arbitraire un peu voyante, un peu sale, quand, dans une France au climat spongieux et délétère, le principe de l’autocensure fonctionne à plein et que le caniche bien dressé au susucre, se couche avant même qu’on lui en donne l’ordre. 

On n’est pas sous Pétain certes, mais le mécanisme en reste le même, car si en risquant si peu en ce régime, on se coucouchepanier déjà, on ose imaginer le comportement de ce genre de pleutres durant l’occupation.

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Dans ce système trop sympa où chacun consciencieusement devient son propre flic et le flic de l’autre, où la délation est élevée au rang de cause nationale, inutile de lâcher les chiens puisque les chiens eux-mêmes enfilent leurs muselières.

C’est le syndrome de la carpette ordinaire, du chef, sous chef, au moindre pouvoir minable, du chefaillon simple exécutant (je n’ai fais qu’obéïr aux ordres) du maillon quelconque mais essentiel d’un encadrement au service de quelque autorité qui ne peut exister sans kapos sans valets.

On devient larbin  donc, par conviction, par intérêt, par suivisme  ou par peur. Peur de déplaire, peur de perdre son boulot ou son salaire, peur de manquer le prochain échelon, peur de sa propre peur.

Or la peur ne fonctionne que si on lui cède. Or le pouvoir n’avance qui si le contre-pouvoir recule.

Les journalistes témoignant, n’avoir jamais subi quelque pression que ce soit dans le cadre de leur boulot, m’ont toujours fait marrer. Car il suffit en général de rester dans le cadre de références définies, de ne pas dépasser les limites circonscrites, bref de la fermer là où il faut quand il le faut, de penser avec le chef et comme le chef, pour ne pas trop souffrir d’affres et d’insomnies.

Les insomnies n’empêchant pourtant pas de dormir, comme tout le monde le sait ou devrait le savoir.

tgb

14:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (26)

13/02/2010

Mon avatar et moi

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Paraît que je passe trop de temps sur mon écran d’ordi.
Comme si que j’étais marié avec
Que c’est pas sain, pas hygiénique
pas convivial des masses.

Convivialité : un mot de la langue française que j’abhorre particulièrement.

Paraît qu’il y a la vie aussi, juste dans la rue d’en bas
Avec de vrais morceaux de vrais gens dedans
Un peu comme à la télé, des vrais gens du genre qui interviewe le président
qu’est pas qu’un avatar, qu’est aussi un avorton en vrai.
S’il existe des vrais gens, c’est qu’il  y en a des faux
de la contrefaçon qu’on doit appeler des gens vrais.

Ça doit être bien intéressant les vrais gens
J’en ai déjà vu une fois, dans le métro serré
qui allaient au charbon, filmés par des caméras
vidéoprotection disent les vrais gens
vidéosurveillance disent les gens vrais.

J’en garde un souvenir mitigé.

Paraît que c’est facile de lutter le cul derrière un écran
Que c’est de la révolte confortable
Virtuellement peu engagée me dit ma douce
Qui passe son temps à ne faire que passer
Entre deux tracts militants.

Ben mince

- migraines a répétition
- dos en compote
- acuité visuelle  à la ramasse
- tendinites  en stéréo
- teint palot tout chiffon



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si c’est pas payer de sa personne
se rendre accro à la wifi comme ça
à incarner physiquement le risque
à avachir son joli corps d’athlète.

ça vaut les barricades non ?

Jamais contente ma souris
qui rêve d’espace de conviviali/QUOI ?
ose répéter ce mot là…

Mais je sais, mais je sens, c’est la proximité de la Saint Valentin qui vient l’hormoner quelque part, cet espèce d’enfoiré de saint des vrais petits gens commerçants, qui oblige les amoureuxencouple (et ce vieux retour de dyslexie qui me fait écrire en acte manqué copule ) à se réaccoupler en vrai avec toutes sortes de sécrétions, et à bouffer du viagra à l’apéro et à programmer du sexe avec des fleurs autour directement importées des territoires occupés : ça doit être beau des fleurs en barbelés.

Si encore on en revenait bestialement à la fête des Lupercales où la brute qui ne demande qu’à, pouvait s’adonner à la poursuite lubrique de nos compagnes en les frappant à grands coups de lanières en peau de bouc afin de leur assurer une joyeuse fécondité.

De bonnes vieilles bacchanales
De quoi réveiller notre matrimoniale libido.

Ben allez ok ça va ça va bien, on va faire un effort mon avatar et moi



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on a le don d’ubiquité…

Tgb


08:39 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (21)

10/02/2010

Parricide la monnaie

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31 janv. 2010 : Martine Aubry lance la campagne de la "gauche décomplexée"


C’est vrai qu’elle a fière allure cette gauche socialo–démocrate, toute décomplexée de l’oedipe et assumant comme jamais ses valeurs.

Et faut reconnaître qu’il faut être assez décomplexé pour siéger avec le PSE, (parti socialiste européen) qui, en échange de quelques postes, vote en faveur de l’ultra libéral peu complexé Barroso, bouffeur de gamelle, dans la main invisible de Monsanto. 

Oh oui, qu’elle fait envie cette gauche pas complexée d’une Aubry décomplexée, qui avant même d’entamer toute négo sur les retraites, pousse le curseur un peu loin avant d’expliquer, un peu complexée quand même, mais c’est juste une rechute, que son doigt a maladroitement ripé.

Que c’est excitant en effet une gauche décomplexée qui, évoquant un foulard sur une tignasse indécemment trotskiste, jure qu’au PS on fera pas dans le fichu, des fois que le peuple merdeux des obscures cités, vienne à salir les tapis rutilants de Solférino. Bouleversant aussi cette « décomplexion » du Péhesse affichée, qui suite au coup de pied dans l’paf d’un Peillon un peu gauche, s’empresse de s’excuser auprès de la déontologue chef du journalisme libéré : m’âme Chabot.

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C’est tout à fait décomplexée donc, que cette gauche décomplexée est prête à perdre la Septimanie pour ne pas perdre son âme, tout en espérant avec une impatience décomplexée, Mr FMI de chez DSK, gauchiste décomplexé du plafonnement salarial par le bas et du haut déplafonnement par chez lui.

Et c’est vrai qu’elle est enthousiasmante cette gauche décomplexée, qui, comme en Grèce, à peine arrivée au pouvoir, s’empresse de nettoyer les chiottes de la droite salopeuse, avec un zèle récuré qui fait plaisir à voir, et pour mieux les lui rendre nickels, et pas dans l ‘état où elles les avaient trouvées en entrant.

Qu’elle est stratégiquement finaude cette gauche décomplexée, qui, à l’instar du studieux et dévoué professeur Prodi, se fait un point d’honneur à appliquer avec méthode, les recommandations du dogme libre et non faussé, pour mieux ‘s’autodafer’ et remettre en selle un mafioso cathodique plutôt décomplexé du chéquier.

Non, elle n’a plus honte cette gauche conne comme un balai à chiottes, à faire le sale boulot, sous le regard hilare d’une droite décontractée, qui depuis Reagan-Friedman, explose allégrement les déficits, privatise les profits, nationalise les pertes, à la santé de la ploutocratie, tout en évitant de se salir les mimines, puisque : - « It's the economy, stupid! » de l’idiot utile et de la troisième voie : Bill(e) Clinton.

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C’est quand même admirable une gauche enfin décomplexée de la serpillière budgétaire, qui du Chili à l’Espagne, du Portugal au Brésil, astique  bien dans les coins, pour mieux célébrer le retour arrogant d’une droite en gants blancs et à bonus décomplexé.

Oui c’est émouvant d’observer Obama, qui, dans un subtile surplace à la prudence de sioux, travaille au retour triomphant d’une Sarah Palin, qui sait donc lire au moins trois mots dans la main de Dieu.

Avec une gauche décomplexée comme ça on en regretterait presque une droite bien complexée.

Mais merdre de merdre, quitte à faire dans l’oedipe, le complexe ou le décomplexé, que la gauche baise enfin cette salope de Tina, crève enfin cette ordure d'Adam Smith.

Et qu'enfin parricide la monnaie !!!

tgb

17:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (20)

 
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