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28/01/2010

Les bronzés font du fric

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C’est donc à Davos, charmante station de ski helvétique sans minaret, mais avec émirs saoudiens en parka et leurs dames en burqa molletonnée (les arabes riches étant des riches, les arabes pauvres étant des fanatiques musulmans, comme tout Zemour le sait ) que notre moralisateur en chef vint moraliser, en 30 minutes Rolex, le capitalisme.

Sarkos à Davos une première et vraisemblablement une dernière, vu le flop à double flip que se prit en gamelle, le roi du slalom parallèle, en chasse neige offensif jusqu’à la ligne d’arrivée, alors qu’il tentait de coiffer au poteau moralisateur, son adversaire en moralisation combinée Obama.

Thème du tire pince fesses économico neigeux mondain :

"améliorer l'état du monde : repenser, redessiner, reconstruire".


Personnellement, je serai moniteur de ski, je ferai retravailler d’urgence le planter du bâton à toute l’oligarchie planétaire d’en haut, jusqu’à la prochaine crevasse, afin qu’ils ne repensent rien, ne redessinent rien et ne reconstruisent surtout rien vu l’état des dégâts, et qu’ils remboursent au préalable la coquette ardoise, plutôt que de la mettre sur le compte des 280 générations à venir de contribuables surgelés.

On peut toujours espérer une avalanche salvatrice nous débarrassant enfin de la racaille bancaire et de ses larbins politicards, mais les catastrophes naturelles ne profitant à priori qu’aux pauvres, j’ai peu d’espoir.

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Délaissant un instant la bande du Fouquet’s, club humaniste bien connu pour son sens de la régulation financière, de la redistribution populaire et de la protection sociale, c’est donc avec ses moufles moralisantes pré chauffées à TF1, que notre guest star président en moon boots à talonnettes, s’en vint fustiger autour d’un vin chaud, les dérives d’un capitalisme tout schuss dans la piste noire et militer pour le port du casque obligatoire  dans la descente.

En effet, super crédible en probité et fort de son éthique en toc, le grand diseur et petit faiseur, après avoir moralisé à lui tout seul et par le bouclier fiscal, l’Epad familial, la dépénalisation des affaires et autres salaires vitaminés dont le sien, la France de l’identité Besson tellement intègre, qu’i l pense à s’expulser lui-même, ne pouvait que se sentir autorisé à reblanchir la poudreuse qui poudroie dans des paradis fiscaux délocalisés et à rafraîchir la merde qui merdoie dans les stocks options défiscalisés.

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Bizarrement le discours éthique de super tocard jeta comme un froid glacé.

Tout à sa lutte héroïque contre le capitalisme, tel Saint-Michel affrontant le dragon, le casseur d’ambiance de la répartition entre nous, dû regretter un instant de ne pas avoir mis dans son scooter des neiges, Ferrari et Pernaut, assistants moralisateurs de télévision gouvernementale pour lui repasser les plats en barquette pré moralisée.

Si j’aurai su j’aurai pas v’nu, gambergea sans doute dans cette langue châtiée qu’il manie si bien, notre moralisateur tricolore tout à son refroidissement. Pisque c’est comme ça, m’en vais aller moraliser Villepin tout congelé dans la chambre froide, du t’il se penser pour se remonter le moral.

Aux dernières nouvelles c’est raté.

Joyeux anniversaire président !!!

tgb

 

dessin de l'excellent Chimulus

13:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

26/01/2010

Etaix et textes

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J’avais toujours voulu monter du Pierre Etaix sur scène. Une idée fixe. Je ne sais pas d’où ça me venait. Je connaissais à peine le bonhomme, encore moins son oeuvre. Jusqu’au jour où je me suis rendu compte (c’était un temps d’il  y’a longtemps) que Pierre Etaix n’avait quasiment rien écrit.

Juste des bouts de poèmes marrants, des bidouillages graphiques, des calligrammes assez fendards, des virgules grinçantes et poétiques.  

Comme à cette époque, j’animais un atelier théâtre à l’école nationale de commerce (ENC) j’avais finalement conçu avec mes étudiants, un montage  à partir de ces bouts de textes tirés de « Dactylographisme »  et du « Carton à Chapeaux ». Des bouquins quasiment introuvables.  J’avais été quelque part en banlieue, jusqu’à chez Gilbert Salachas, un pote d’Etaix devenu éditeur rien que pour le publier lui.

Le spectacle s’appelait « clowns » C’était profondément léger ou légèrement profond et plutôt réussi.

On avait invité Pierre Etaix et Annie Fratellini sans trop y croire et à la première représentation  - au palais des glaces – du coté du Faubourg du temple, ils  étaient là, discrètement ensemble, même si ça faisait des années qu’ils n’étaient plus ensemble. A l’issue du spectacle, ils avaient reçu une ovation du public. Etaix, déjà un peu aux oubliettes, en avait été assez ému et moi donc.

J’ai encore la vidéo de ce moment-là quelque part…

Il nous avait alors proposé de jouer le spectacle sous son chapiteau, dans le bois de Boulogne où il continuait à faire le clown avec ses élèves de l’école nationale du cirque ( ENC) comme un clin d’œil. C’était un beau cadeau. On avait commencé à prendre nos marques, à repenser le spectacle en circulaire, rapport à la piste. On s’est vu deux fois, on a parlé un peu, on s’est téléphoné un peu aussi on s’est écrit très peu et puis les choses se sont bousculées, des événements ont bouleversés ma vie, mes étudiants se sont égayés dans la nature et le projet n’a jamais abouti.

Je n’ai plus jamais revu Etaix ; sauf dans ses films - le soupirant - yoyo - tant qu’on a la santé – Manquent à ma culture de cinéphile  - le grand amour - et - pays de cocagne - que je ne suis pas prêt de visionner,  vu que le cinéma d’Etaix est toujours invisible rapport à un producteur indélicat.

Comme Etaix ne peut nous faire profiter de son talent sur grand écran, il remonte sur scène, en famille, à 81 ans, sans la moindre subvention  et presque dans l’anonymat du côté de Bordeaux dans un nouveau spectacle musical :

MIOUZIK PAPILLON

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On se demande bien comment l’ami de Jerry Lewis, le copain de Jean-Claude Carrière, le Gagman de jacques Tati, notre Buster Keaton à nous, notre prince du burlesque, notre cinglé du music hall, peut se retrouver à ce point dans le confidentiel et la mouise et ce malgré tous les hommages…

Il y a quelque chose de noble et de douloureux, un peu comme Chaplin dans les feux de la rampe, à voir ce vieux clown génial sur les planches et dans la dèche.

Pour ce que j’en sais et ce que j’en ai vu, Etaix est un immense petit monsieur au sourire charmant, à la voix douce, profondément humain et généreux. Un petit homme grand ( sans talonnettes), et simplement gentil.  Non pas de cette gentillesse un peu conne un peu mièvre mais de cette gentillesse féroce qui soulève des montagnes et rend le monde plus fraternel et intelligent .

Alors que tant de daube dégouline de partout avec son comique abêtissant et vulgos, l’humour sensible et pudique d’un Etaix trop discret, reste hélas confiné. Dans ce monde de fric et de frime, avoir la grâce pudique, ça ne pardonne pas. 

Il va de soi que Pierre Etaix sera plus grand mort que vivant.
En attendant il est vivant. Autant l’applaudir  maintenant.

tgb

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18:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15)

25/01/2010

Rien à la télé

Nan nan nan, je le dis comme je le pense : marre des multi rediffusions jusqu’à l’écoeurement, des programmes sur programmés, des « films cultes » assurant un audimat pas cher durant les fêtes - le père Noël est une ordure - la grande vadrouille - les Bronzés - Sissi

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Impératrice…, des soirées télégéniques si peu hygiéniques mais à répétition.

 

Marre des remakes paresseux

Marre des scénars indigents

Marre des mêmes tronches cabotines qui squattent nos mêmes plateaux repas .

Le genre : un beauf un peu con, sensé représenter la France moyenne, servant de faire valoir à un tueur né dont l’objectif (et l’on devine d’avance qu’il n’y parviendra pas) est d’atteindre sa cible…

Pffffffffff...

On connaît la recette, l’affligeante dramaturgie .

On sait d’avance les dialogues téléphonés.

On sature d’entrée au numéro éculé de l’auguste et du clown blanc ou chacun en miroir se retrouve être le révélateur de l’autre, tout à surjouer des situations factices, conçues pour que le comédien principal en mal d’inspiration puisse se pignoler en gros plan, tandis que les seconds rôles ravalés à de la figuration à peine intelligente, finissent par se fondre dans un dispositif scénique parfaitement tartignolle.

Cette sorte de complicité faussement contrariée où l’antagonisme navrant n’est qu’un prétexte grossier à la connivence et au marketing. Collusion plutôt que collision.

Nan nan nan…je ne regarderai pas.

Déjà au premier visionnage, c’était plutôt raté, on ne pouvait s’empêcher de comparer avec les grands prédécesseurs. On ne retrouvait ni l’implacable mécanique, ni la force de conviction, ni même le rythme ou l’originalité du dialogue. A la deuxième vision ça devenait franchement pénible tant on avait repéré les grosses ficelles foireuses, les ressorts rouillés et ramollos d’un comique assisté. Au troisième visionnage, ça devient insupportable, les effets à la truelle ne faisant plus illusion et ne masquant pas un manque évident de créativité.

C’est donc sur Canal + cinéma qu’on ose nous refourguer encore et pour la enième fois « l’emmerdeur » ce navet revisité façon Veber Berry Timsit, triste copie poussive de l’excellent Opus éponyme d’Edouard Molinaro, avec les irremplaçables Brel et Ventura tout à leur délicieuse confrontation.

Pour résumer donc par un dicton ce triste lundi soir de janvier 25ême jour du mois

Oualou à la télé : James Ellroy au chevet.

tgb

 

15:36 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

22/01/2010

25% de rabais sur Proglio

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2 pour le prix d’1

Si, comme nous l’indique avec sa pertinence lumineuse l’idiot utile Lefebvre, 8,5% des adhérents UMP sont morts en 2009, un calcul à peine savant nous permet de conclure que, dans 12 ans, il n’y aura plus de militants encartés UMP sur cette planète.

Certes il y aura bien quelques nouveaux arrivants pour assister aux obsèques, mais qui ne compenseront pas les deuils successifs dus à la qualité  intrinsèque et spécifique du parti présidentiel en surreprésentation de 4éme age.  

C’est d’ailleurs bien, tout l’objet du banquet annuel des seniors, programmé lundi soir par TF1 et animé par le duo placebo du journalisme servile sénile, Ferrari Pernaut, stars des maisons de retraite. Ecouter le nabot compensé entre soupe et camomille répondre aux questions qu’il se pose lui-même, ne peut que rassurer nos anciens, vu qu’ils ont le même dans leur jardin, des pissenlits plein la brouette.

Thème du débat devant un panel tétanisé de français représentatifs-de-la-prostate : 

"Mourrez pas avant les régionales"

Un bien beau slogan pour la France, les pieds devant, d’après.

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1 pour le prix de 2

Sinon, revenons à l’aimable ristourne de Proglio le héros :

nom de code  « rond de serviette 45 », l’un des 54 convives des agapes du Fouquet’s, qui nous fait grâce de 450 millions d’euros annuels tout en conservant 1,6°+ 13 M de retraite chapeau, ce qui devrait quand même le mettre à l’abri du besoin pour les mille prochaines années.

Et pendant que l’hyper cumulard  à double casquette privé/public, continue de surendetter Véolia tout en se préparant à surendetter EDF, penchons nous sur l’argument massue de ses argumenteurs :

Proglio : l’un de ces patrons français que le monde entier nous envie (et faisons l’impasse avec regret sur l’argument couillu de Jef Copé  : Plafonner du gros salaire c’est revenir au bolchevisme)

Et je dis testons.

Vendons Proglio, 23 éme rémunération du Cac 40, sur Ebay et estimons les enchères.

Ensuite, seulement négocions.
M’est avis qu’on pourrait s’en tirer pour moins cher.

Parce qu’y a pas de raison, si y’a du dumping sur prolo,  de la directive service sur loufiat, dans le cadre de la concurrence libre et non faussée, peut tout aussi bien y avoir du discount sur big boss ou du « low cost » sur PDG.

Messier aujourd'hui ça vaut combien ???

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En janvier donc, Sarko solde.

25% de rabais sur Proglio  c’est bien, mais quitte à sacrifier, 95% c’est franchement mieux.

Et pour peu qu’on trouve un bon patron chinois premier prix…

Car, rappelons, que la plupart de ces capitaines d’industrie que le monde entier nous envie, ces anciens hauts fonctionnaires libéraux de la pantoufle audacieuse, n’ont jamais rien crées ou entrepris, qu’ils sont au mieux des joueurs attardés de mécano économique dont le métier consiste à renvoyer du 15% sur investissements à des actionnaires qui n’en branlent pas une, en délocalisant par çi, en réduisant les coûts par là, tout en s’augmentant les uns les autres sans obligation de résultat.

Justifier de joyeux émoluments à multiples zéros par l’offre et la demande sans en expérimenter vraiment le Mercato, c’est un peu comme évaluer le savoir faire électrique de Proglio en le regardant changer les fusibles chez moi.

Un peu fastoche quand même.

Souvenons nous enfin, par souci de cohérence, que le métier d’après président que vise l’élu en viager, faute de combattants, est le beau métier de Riche ; et dans le nucléaire si possible.

Tout à sa stratégie subtile à placer les convives sur son business plan (de table)...

Discrètement parlant, façon Proglio, c’est raté.

tgb


° Pierre Gadonneix ancien patron d’EDF émargeait à 1,1 million d’euros

17:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

 
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