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08/01/2010

Romantic Ken Killer

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Climat de panique dimanche soir à l'aéroport de Newark, à New York. Un amoureux a pénétré illégalement  dans une zone sécurisée pour embrasser sa douce avant son embarquement. L'alerte a immédiatement été donnée, les vols suspendus pendant plusieurs heures et les passagers fouillés. Les autorités cherchent à identifier l'individu  aperçu sur les vidéos quittant l'aéroport sans être inquiété.


Fait divers, appelé à devenir ordinaire dans une société jouant à terroriser sa population pour mieux la contrôler. Un citoyen lambda ayant une chance sur 1 milliard (minimum) d‘être victime d’un cinglé avec une bombe dans le slibard, crèvera plus sûrement de faim de froid ou d’un accident du travail si seulement il en a un ; rassurons nous.

Je ne sais ce qu’il adviendra de cet amoureux transi dans ce monde fraternel et romantique, mais trouvant la fin quelque peu fadasse et postulant à une place de scénariste pour quelque série hollywoodienne je me propose de la réécrire dans une veine plus bancable et un poil plus trashy.

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Décor : salle d’embarquement  – ambiance sonore d’aéroport  - Plan séquence  -


Ken se précipite vers Barbie pour lui donner un dernier baiser d’amour avant séparation douloureuse pour cause de rancune tenace. Rapport aux subprimes 

Gros plan sur Ken dont le visage peu à peu se décompose


Voyant avec fureur que deux gros douaniers blacks hilares ayant forcément votés pour Obama et sa "guenon" mattent à mort la prothèse mammaire et le piercing génital du corps dénudé de Barbie sa compagne, sur l’image renvoyé par le scaner corporel, Ken ulcéré, se saisit soudain de sa Machine Gun cachée sous son pardessus.

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Zoom rapide sur la petite mitraillette  ergonomique américaine, réputée pour être le « jouet » favori de la CIA, et que Ken recommande tout particulièrement à ses camarades de la National  Rifle Association .

Une chance qu’il ait programmé sa vengeance et prévu de se faire en rafale, dans une des tours de Manhattan l’après midi, quelque banquier désobligeant shooté aux bonus et lui ayant englouti par inadvertance voire cupidité, les 500 000 dollars qu’il  destinait à sa retraite californienne.

Poursuite en travelling

Ken enjambe les cordons de sécurité en direction de la guérite des douaniers tout à l’anatomie de Barbie, et bientôt à bout portant commence à arroser fiévreusement les deux fils de pute sous le regard horrifié puis excité de Barbie.

Visages explosés, corps qui s’effondrent – giclées de sang maculant les vitres en plexiglass - Panique générale - cris hurlements mouvements de foule – sourire sardonique de Ken.

Enivré par ses décharges d’adrénaline et de balles traçantes, le voilà à retourner posément l’arme vers la foule et à faire quelques délicieux  cartons, mitraillant par çi un groupe d’enfants scouts, flinguant par là quelques hôtesses en uniformes stricts, plus quelques touristes chinois  à moins que japonais pour faire dans l’international .

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Scènes de carnages divers…large panoramique de la camera sur hall d’aéroport dévasté.


Alerté par le tumulte, le vieux Jim, agent de sécurité de la société Blackwater se rappelant avec nostalgie ses cartons irakiens, et trafiquant à l’occase de la photo pédophile d’images d’enfants scanérisés, parvient à neutraliser, au péril de sa vie, dans un duel insoutenable  - champ contre champ - suspens – musique haletante le psychopathe ravagé à coups d’arc électriques du meilleur effet  image  ralentie

Plan Américain

Ken agonise dans les bras de Barbie, en prononçant cette sentence définitive :

Plan sérré

- C’est encore cet enfoiré de banquier qui s’en sort le mieux ! -

Il meurt.

L’image se fige -  générique…

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Ben moi je dis que si avec ça je me choppe pas un oscar, je vends carrément le pitch à TF1.

On vit une époque formidable !!!


tgb

19:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15)

06/01/2010

Columbo : brigade anti bling-bling

 

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J’ai reçu à Noël une compilation de la série Columbo.
J’ai déjà vu tous les épisodes vingt fois (au moins) et je les reverrai encore une 21 ème fois avec le même indéfectible plaisir,  la nostalgie kitch des années 70 en plus et la version VO enfin.

J’ai toujours  été fan de cette série et quand je zappe à la télé, désespérant de trouver quoi que ce soit de regardable qui n’insulte pas trop mon honorable intelligence, je finis  toujours au final, par me caler sur un épisode de Columbo ou des indémodables Simpson, sur une de ces chaînes négligeables dont je n’ai nulle envie de citer le matricule.

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Peter Falk acteur héros de l’anti héros de la série, souffre aujourd’hui d’Alzheimer. Il sucre méchamment les fraises et ne se souvient plus de grand chose et évidemment pas qu’il incarna durant tant d’années (18 saisons) et tant d’épisodes (prés de 70) ce personnage de flic à l’imper beige, à la 403 Peugeot pourrie et décapotable, au basset artésien répondant au nom inspiré de « le chien » et marié à une femme mille fois évoquée mais jamais représentée, répondant au doux prénom de « ma femme ».

Peter Falk donc, grand pote de Cassavetes, dans sa fin de vie naufragée est même aujourd’hui l’enjeu d’une mise sous tutelle et d’un combat juridique entre une de ses épouses (peut être bien la dernière) et l’une de ses filles (peut être bien légitime). Déchéance ordinaire et sordide du mythe Hollywoodien.

L’originalité folle de cette série classiquement policière est de balancer direct le nom du meurtrier, le comment du pourquoi d’un crime toujours  très trop sophistiqué (alors qu’il est si simple de faire simple) et de se débarrasser recta de toute intrigue et de tout suspens. Fallait oser.

Oui le flic choppera l’assassin, oui la vertu triomphera du vice et non le crime parfait n’existe pas ni ne paie. L’affaire est entendue. On s’en tape.

Car l’intérêt du feuilleton réside avant tout dans la manière implacable dont le flic justicier à l’air con, à la vue basse, au style brouillon, ce bouffeur de chili con carne invétéré, ce machouilleur de cigare éteint qui pue, ce collectionneur maniaque de petits détails, va coffrer le meurtrier, pour qui, il peut avoir à l’occase plus ou moins de sympathie mais à qui il ne laissera pas l’ombre d’une chance.

La rédemption n’étant pas son rayon.

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Que ce feuilleton soit apparu au début des années 70 n’est pas anodin, car il y a dans son mécanisme et sa dramaturgie, quelque chose de la lutte des classes, de la revanche jouissive du petit contre les grands, du modeste fonctionnaire ne payant pas de mine et mal payé surtout, démasquant le notable baignant dans le luxe, la gloire et les dollars qui vont avec.

Oui, l’assassin, le "méchant" est toujours un de ces « winner »  socialement aisé, partie intégrante de la ploutocratie californienne, plutôt beau,bronzé, brillant, bien sapé, étalant sa réussite décomplexée dans le dream Américain climatisé avec ce cynisme et cette désinvolture propre à ceux qui se savent intouchables.

Tandis que le Lieutenant Columbo, flic volontairement terne, quasi transparent, en rajoutant même dans sa gaucherie, se fichant radicalement de son look et cultivant une sortie d’innocuité ahurie, affiche un anti bling bling compulsif et propice même à son enquête et à ses obsessions.

Il fait pitié, il amuse, il agace, il déconcerte et gagne à la fin.

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C’est l’anti pipole se goinfrant le pipole, c’est le faux modeste se jouant du mépris, c’est la pseudo insignifiance venant à bout du clinquant et de l’esbroufe. C’est Diogène rappelant aux pédateurs de s’ôter de son soleil. 

C’est la force de l’être sur le culte de l’apparence.
La force du raisonnement et le mépris du revolver
C’est la certitude patiente que la ténacité triomphera de la vacuité.

En cela bien sûr, Columbo et son œil de verre parle de nous, de ce rapport instauré entre ceux qui ont tout et qui en veulent encore et ceux qui n’ont rien et qui doivent le payer. En cela bien sûr Columbo nous rassure et nous venge :

c’est par la ruse que les faibles mettrons en taule les puissants, victimes de leur propre vanité.

tgb

18:31 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (24)

04/01/2010

Baisons futés

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Si le plan B (polonais) est de retour avec son Bolkestein relooké voluptueusement en « directive services », si vous pouvez encore fignoler votre système D pour survivre dans les décombres d’une civilisation occidentale très avancée (c’est le mois du blanc profitez en), si vous pouvez mollement espérer encore l’instant T de L’heure H du jour J, en revanche pour ce qui est du "point G" des fois que ça vous démangerait encore, vous pouvez lâcher l’affaire :

Le point G n’existe pas.

C'est ce qu'affirme en tout cas, une étude britannique, l'étude du King's College de Londres portant sur 1.800 femmes et mettant en évidence que la zone érogène féminine, dite point G, ferait partie d’un imaginaire encouragé par les magazines Petasse Beauté… et autres sexologues, grands spécialistes du consumérisme sexuel et du marronnier printemps été du touche pipi hautement performant.

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"Le point G, zone érogène réduite, située dans le vagin, censée concentrer de nombreuses terminaisons nerveuses et supposée mener à un plaisir  sexuel intense n’est au final qu’une arnaque marketing et donc une idée à peu prés aussi subjective que la grippe  A (90 millions de doses en moins).

Pour ceux ou celles qui tel le graal le recherchait encore éperdument la nuit dernière, ils peuvent éteindre la lampe frontale, ranger les étriers et adresser leurs légitimes doléances à Ernst Gräfenberg, gynécologue allemand, inventeur prétendu de l’objet sus cité et à Beverly Whippleen qui popularisa le concept en se faisant des couilles en or dans les années 80.

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Et pendant que le nigaud de service qui n’est pas du genre à renoncer à la première difficulté, cherche encore le point G de Carla B en se moralisant le capitalisme d’une main tout en se rééduquant le périnée de l’autre, le mieux c’est encore d’oublier toutes ces conneries logomachiques sorties directes du monde abruti de l’entreprise, de bazarder définitivement des concepts aussi foireux qu’évaluation, performance, optimisation et compétitivité et d’étreindre sa (son) bon(ne) ami(e) sans se soucier de la moindre prouesse sexuelle.

Baiser futé c’est se décomplexer du gland, pas tenir la moyenne.

tgb

18:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (16)

01/01/2010

Allons enfants de l’apathie

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Ch’ais bien, les lendemains  de fête, tout ça, on a l’œil penaud, la pensée pâteuse, et la casquette à l’envers, pour peu que les plus masos, ou les plus scrupuleux, dont je ne suis pas, (hier soir j’ai fait un geste pour la planète, j’ai éteint ma télé, pile à 20 h) se soient enfilé le mauvais mousseux du type qui nous sert de président …

Bon apathie…

Alors pour se ragaillardir le muscle de l’estomac et attaquer ce 2010 avec un entrain républicain, ce condensé d’un discours de Jean-Paul Marat, qui comme tout le monde l’apprit à l’école d’Hortefeux, mourût dans la baignoire  à égorger les moutons.

Leçon d’histoire avant disparition  :

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« …Les citoyens timides, les hommes qui aiment leur repos, les heureux du siècle, les sangsues de l'Etat et tous les fripons qui vivent des abus publics ne redoutent rien tant que les émeutes populaires ; elles tendent à détruire leur bonheur en amenant un nouvel ordre de choses…

…ils  ne parlent que d'apaiser le peuple, ils ne travaillent qu'à l'empêcher de se livrer à sa juste fureur…

…ils  ont pour cela de puissantes raisons…

…car, à quoi devons nous la liberté, sinon aux émeutes populaires ?…

…c'est une émeute populaire…,qui  a éveillé l'insurrection de la nation…

…c'est une émeute populaire, …qui a fait avorter la seconde conjuration…

…ce sont les émeutes populaires qui ont subjugué la faction aristocratique …

…l'Assemblée nationale,… n'est entrée en activité qu'à la suite de quelque émeute populaire, ..elle n'a décrété de bonnes lois qu'à la suite de quelque émeute populaire…

C'est donc aux émeutes populaires  que nous devons tout, et la chute de nos tyrans, et celle de leurs favoris… et l'abaissement  des grands, et l'élévation des petits, et le retour de la liberté…

…Réveillez  vous citoyens, Réveillez  vous !

Marat

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Affr’euses et Aff’eux encore enfarinés , je vous la souhaite non frigide et bien phrygienne…

tgb

09:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (17)

 
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