Avertir le modérateur

04/11/2009

Le cru, moins le QI

QACTU_IMG_ZOOM.jpg



Même pour un anthropologue averti, plonger au cœur de la tribu primitive 'Huempé', dont les premières traces remontent au deuxième millénaire,  reste une expérience éprouvante dont le meilleur des ethnologues, Claude Levi-Strauss, in memoriam, ne sortirait pas tout à fait indemne.

Certes, comme tous les peuples premiers, la tribu Huempé, repose sur un socle d’us et de coutumes ancestraux et possède une culture indigène  particulière mais certains de ses rites, qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, semblent bien relever de l’étrange, voire du n’importe quoi.

Si, l’on retrouve dans cette communauté patriarcale, « les structures élémentaires de la parenté » assez classiques ; népotisme, lignage de père en fils, mariages intertribaux d’alliance dits  « d’ouverture » et des rites socio politiques assez subtils, comme celui consistant à confier au dernier des renégats le culte du totem (le bessonage) en revanche certains aspects des rituels sont nettement plus déconcertants.

LEVI-STRAUSS_Claude.jpg



Ainsi par exemple, cette coutume bizarre, qui consiste, en se rasant devant la glace le matin pour les hommes, en s’épilant le maillot pour les femmes l’après midi, de se projeter en chef de clan, dans une étreinte narcissique exacerbée et dans le culte d’un « moi je » mégalomaniaque, consistant au nom de la peuplade, de tenter de jouir littéralement par le nombril.

Autre exemple difficilement interprétable pour des esprits cartésiens - on touche ici aux limites de 'la linguistique structurale', dans l’analyse de la pensée sauvage - : les harangues à répétition d’un roi radoteur à six cerveaux, en pleine crise tectonique, juché sur des échasses rudimentaires (aucun membre du groupe ne doit en taille dépasser le chef) protégé par un bouclier fiscal, faisant exactement le contraire de ce qu’il dit, disant exactement le contraire de ce qu’il pense, jusqu’à l’irruption par la transe, d’un lapsus linguae libérateur, devant une assemblée d’élus prosternés ‘les godillots’  se livrant à un concours de cacophonie infernale.

Séance rituelle, nommée précisément ‘le grand nimportenawak’.

Ou encore, cette tradition archétypale, de la douche royale à 245 572 euros (pourquoi ce chiffre précis ?) sous laquelle le grand chef décrète de nouvelles taxes (jusqu’à une vingtaine) devant des sujets exsangues. Tradition fort surprenante pour nous, peuple révolutionnaire, qui s’insurgerait immédiatement devant un tel cynisme et une telle marque de mépris.

Ou enfin ce rituel fort original consistant à faire voter le peuple pour mieux s’asseoir sur les urnes, une fois l’opération terminée. 

Si plus classiquement, rapport au cru et au cuit, on retrouve le principe de l’anthropophagie la plus archaïque (empruntée sans doute à la tribu Péhesse) et le fait de faire bouillir ses amis, tandis  que l’on fait rôtir ses ennemis (on se dévore d'ailleurs assez goulûment entre femmes) cette tendance au cannibalisme n’explique toutefois pas la disparition de 45000 membres du clan en une seule année.

Si nulle pandémie H1N1 ne peut expliquer cette hécatombe, pas plus d’ailleurs que la pratique du sacrifice humain ou la moyenne d’âge particulièrement élevée des membres du clan, l’étrange parcours initiatique, lubie du chef « Malotru 1er » à l’égo surdimensionné, larguant sa tribu dans la jungle mondialisée après avoir brisé toutes les boussoles, pourrait expliquer cette énorme déperdition.
nadine-morano-intox200712112180991.jpg

d06dfd4286002fbc63bfe76fccf6de29.jpg

Le couple Morano Lefebvre, le cru sans le QI, derniers individus recensés de la tribu Huempé.



Oui, la tribu de l’Huempé, substrat du mythe sarkoziste, après celle du Péhesse, pourrait bien être en voie d’extinction.  Et si, quand un peuple se meurt c’est un peu de l’humanité qui disparaît et le musée des arts premiers qui s’enrichit, sur ce coup-là, ça pourrait bien être le contraire.


tgb

 

 

16:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (18)

02/11/2009

C'est la faute à Walter


Lire la suite

17:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

C'est la faute à Walter

img_affiche.png



C'est le genre de film, Walter retour en résistance, qui peut vous rendre fier de certains Français, souvent d’origine étrangère d’ailleurs et non pas fier d’être français, vu qu’en général, au grand loto des spermatozoïdes, on n’y est pas pour grand chose.

C’est le genre de film qui pourra aussi vous faire honte de certains Français, du premier d’entre eux notamment, dont la muflerie n’a d’égale  que la vulgarité indigne.

C’est pas un scoop mais c’est encore plus flagrant sur grand écran.    

Je suis allé voir ce film à Annecy en avant-première et je ne l’ai pas vu.
La salle était comble. Alors j’ai bu des bières.

Mercredi  4 novembre c’est la sortie nationale, j’irai le voir à Paris, ça me changera de l’identité du même nom et ça ne m’empêchera pas de boire des bières à la sortie…

Pour les parisiens donc, une seule salle, une seule adresse possible :

Cinéma Espace Saint Michel

Pour les horaires, vous vous débrouillez , faut pas exagérer quand même…

En prime l’interview du réalisateur Gilles Perret, chez l’indispensable Article 11

tgb


17:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

30/10/2009

L’esclavagisme libre et non faussé

IMG_0757.JPG



Du restaurant panoramique du centre Pompidou chez «Georges», restaurant chicobobo du groupe Costes, occupé par ses travailleurs  sans-papiers, vous pourriez contempler, avec une acuité visuelle toute mobilisée, les 4107 autres travailleurs étrangers en grève dans la capitale  et la quarantaine de lieux d’occupation, dont les médias respectables et bien informés ne vous informent surtout pas.

Faudrait voir à pas trop déranger.

On verrait, les piquets de grève, des agents de sécurité du Monoprix de Strasbourg St Denis (depuis mars 2009) ceux de l’hôtel Majestic, de la cité des sciences de la Villette (évacué depuis peu) du groupe SELPRO porte Champerret (700 occupants) du chantier du tramway porte des Lilas…

Ce mouvement social général de « clandestins », abonnés à la confidentialité donc, concernant aujourd’hui 33 départements et les communautés  chinoises, kurdes, turques, africaines, amérique latine, afrique du nord...tente de mettre au grand jour enfin les pratiques obscures et crapoteuses d’ un monde du travail chouchouté par un état hypocrite et négrier, expulseur à ses heures mais pas trop regardant sur l’identité nationale quand il s’agit d’exploiter des travailleurs taillables et corvéables, capitalistiquement parlant plus que rentables.

IMG_0758.JPG



Car s’il est de bon ton symboliquement, d’éjecter 3 lampistes Afghans en charter à l’heure du 20 heures pour faire mouiller la ménagère ménopausée UMP, il est quand même très appréciable, soyons pragmatiques, d’offrir au medef une main d’œuvre discount, docile et particulièrement vulnérable, obligée de raser les murs tout en faisant tourner, en sous-traitance et dans des conditions de travail déplorables, la bétonneuse du btp, entre autre.

Le travailleur clandestin ? le rêve éveillé du patronat et de l’état réuni ; pensez donc : cotisations et impôts perçus sans droits sociaux reçus dont au final nous bénéficions à leur place, flexibilité et précarité totale, horaires à rallonge avec accidents du travail qui n’apparaissent pas dans les statistiques, pénibilité sans revendication possible, employeurs multiples…bref une forme moderne d’esclavagisme libre et non faussé.

Ils nettoient nos bureaux
Ils goudronnent nos routes
Ils récurent nos casseroles
Ils torchent nos vieux
Et assurent même (le gag) notre sécurité.

IMG_0757.JPG



Quand un travailleur illégal, vigile de métier, rallonge son itinéraire de boulot de deux heures pour esquiver tout risque de contrôle, on commence à friser le kafkaïen. Surtout lorsque l’on sait, que le travail des agents de sécurité est soumis à une autorisation du ministère de l’intérieur.

Si, par simple humanité et souci d’équité, on se doit d’être solidaire, il y va évidemment de notre intérêt aussi, puis qu’ils sont aux avants postes de l’exploitation misérable qui nous pend au nez avec cette obsession malsaine du gouvernement à détricoter le droit du travail et les acquis sociaux.

A la limite et par pur cynisme, les défendre eux, c’est nous défendre nous, ce qui ne semble pas émouvoir plus que ça, le manager Delanoë aux abonnés absents comme d’hab.

A l’heure du débat bidon des valeurs de la France et de son identité, inutile de chercher bien loin ce qui nous définit et de se perdre en polémiques  à la mord-moi-l-nœud  : Liberté Egalité Fraternité - c’est marqué sur tous les frontons des écoles, des mairies, des batiments publics et ça suffit largement à nous rassembler.

Autant dire pour aller à l’essentiel et c’est pas pour cafter, que la mauvaise France, rapport à la république, c’est pas les piquets de grève qui dénoncent mais bien ceux qui exploitent : à savoir

tgb

 

photos : DA - (et en plus ce sont mes pognes)

17:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu