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28/10/2009

Peut-on chanter la marseillaise en burqa ?

 

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Le petit joueur avait enfin perdu la pogne.
Entre le blagueur raciste anti-auvergnat, le touriste Fredo aux michetons de 40 balais, et le livreur de pizza de chez Darty-la Défense, de l’épate à l’Epad, les emmerdes volant en escadrille, il courrait à contre-temps derrière l’actu emballée sans plus rien contrôler du buzzeur ; sale temps pour le matamore.

Le toréador encorné se retrouvait « toro » enfin.

Commando diversion en catimini de chez Gandrange : fiasco
Castration chimique « qu’un zob impur n’abreuve plus nos sillons » :  laborieux
Charité bien ordonnée de 600 millions saupoudrés à la FNSEA : mitigé

Ça tapait à côté, ça souquait mou du genou, ça ramait grave et puis…

Et puis la bonne vieille recette à la sauce bien dégueu gauloise
La bonne vieille enfumade pour fumer le hareng de base
Un de ces fondamentaux de fond de tiroir éprouvé, pour ramener au troupeau la brebis grégaire égarée ;

l’insécurité ayant déjà beaucoup servie :

L’identité nationale.

Fier d’être français
drapeau à colorier

marseillaise tricolore

Max Gallo en érection (il est libre Max ?)

le tout sous la baguette BBR de l’homme qu’on aime particulièrement haïr, le traître à gueule de faux jeton du félon Besson et c’est reparti comme en 40 :

Maréchal nous voilà
Pétain is back
Lepénisation tsoin tsoin
Ligne Maginot de nos pseudos valeurs chauvino-patriotiques
Allez la France et Forza Italia

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Et toute la blogosphère y compris moi, pas dupes pas cons, pas folle la guêpe, gros comme une maison avec de l’énorme ficelle à tête de noeuds, à pas nous la faire avec le paravent du trompe l’œil du leurre du faux semblant du mirage de l’attrape couillon de l’appât de l’hameçon de la muleta du pipeau de l’écran de fumée pour faire diversion…de replonger fissa dans le court-bouillon crapoteux, de retomber dans le panneau indiqué par la direction pleine cible.

Et voilà le nabot vagal de reprendre la main. De remettre à découvert le couvert et de nous indiquer à nouveau le caniveau conseillé pour faire là où on nous dit de faire nos révoltes outragées.

Et tout à démonter le piège de se complaire dedans et de l’entretenir, dans le cercle vicié vicieux de l’effet pervers et de lâcher la chair du mollet droit là où ça faisait mal pour mordre le bois du mollet gauche juste sur les pointillés là où ça fait rigoler.

Ne serions-nous devenus rien d’autre, que de bons professionnels de l’indignation programmée qu’on ballade  ?

Au jeu cruel de la corrida et de la mise à mort, c’est toujours celui qui court qui se fait embrocher.

Olé.

tgb

17:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (14)

26/10/2009

Le non-choix pour la France

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Quand même un peu ballot, le doigt d’honneur taquin du député UMP, Jean-François Lamour, ancien escrimeur, ripe, manque une touche du boîtier, et l’index qui pensait oui, tapote non. Résultat de cet acte manqué de ce lapsus digital consternant : l’assemblée nationale dans sa divagation  politique gauchisante colle un petit 10% de taxes sur les bénéfices des banques.

« Fauuuuuuuuuuuuuuuuuuute !!!   - déclare illico l’arbitre Lagarde impartiale des banques - on refait le match. »

Explication de texte : on va quand même pas demander à des gens qui t’ont, privés de boulot, expulsés de ton pavillon et raclés soigneusement tes poches de renoncer à remettre le couvert et à palper des bonus qui dépassent ton entendement (parce que toi, sorti d’un chiffre à 3 zéros…)  sous prétexte d’un doigtage doigté  approximatif. Car je te rappelle, pauvre innocent aux mains vides, les fondamentaux de l’égalité selon Libéral : le principe  de la solidarité « moderne »  va de bas (les pauvres) en haut (les riches) et travailler plus ( dimanche, heures sup, congés maladie …) pour gagner moins – consiste, et c’est la moindre des justices sociales, à partager ce moins avec ceux qui ont déjà trop.

Ce concept, pour ta culture G, gros nigaud, se nomme : nouvel ordre mondial. 

Bref, il faut reconnaître qu’il y a, en termes ergonomiques j’entends, un vrai dysfonctionnement au niveau du bouton électronique et du bulletin  électoral, qu’il s’agit de résoudre au plus vite pour éviter de nouveaux et fâcheux malentendus.

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Déjà que les français, dans leur grande confusion mentale s’étaient trompés de vote lors du référendum sur la constitution européenne et que l’oligarchie dans sa grande sagesse avait du rattraper le coup et corriger le tir à Versailles, idem pour les Irlandais tellement distraits qu’ils durent s’y reprendre à deux fois pour valider un scrutin, pourtant assez basique – tu lis la question – tu réponds oui – et on s’occupe du reste – et je ne te parle même pas de la première élection de George Bush junior, ripolinée velue, par les juges suprêmes, il est quand même assez navrant de constater que c’est de la Bougnoulie centrale autrement appelée Tunisie que nous vient une leçon d’exemplarité ergonomiquement civique :

85% de participation – 90% en faveur de Ben Ali.
Ben Ali plébiscité comme convenu et fermez le ban.

Quand même pas sorcier :

Un seul bouton sur le boîtier électronique
un bulletin de vote unique sur la table des scrutateurs
(on peut toujours conserver l’isoloir pour la tradition et le folklore)
Gain de temps, gain d’argent, d’énergie et de suspens
et aucune embrouille possible.

Avec ce remarquable mode d’emploi, simple, balisé, efficace, transparent, inutile de dissoudre le peuple, qui fait enfin là où on lui dit de faire, ou de faire revoter les députés de l’assemblée nationale au doigté erratique. (voire dissident)

Si un barbare même pas français, d’un pays en voie de sous-développement peut comprendre ça, un énarque de civilisation sarkoïzée super éclairée, doit pouvoir l’intégrer

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aussi.

Ou alors c’est à désespérer de la démocratie.

tgb

13:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (19)

23/10/2009

Euro-crétinisation


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338 voix contre 335 – L ‘Europe moisie s’assoit sur la liberté de la presse.

Il a manqué 4 voix pour adopter une résolution demandant à la Commission européenne de proposer une directive « sur la concentration des médias et la protection du pluralisme », y compris dans les médias de service public.

C’est la troisième fois qu’une telle résolution échoue.

La bande à Berlusco harcelée par les médias comme tout le monde le sait exulte.
La bande à Sarko victime de complot médiatique traumatisant (pauvre petit Jean) comme tout le monde le constate se félicite.
La bande à Murdock qui a corrompu Blair et défie ouvertement Obama se marre.
La bande à Bertelsmann se frise les moustaches teutonnes.
Le journaliste à la déontologie de soupière, Jean marie Cavada, qui s’est courageusement abstenu s’honore une fois encore.
Et les membres du PPE (conservateurs et démocrates chrétiens) peuvent laisser exploser leur joie démocratique et vertueuse par l’exemple, sur les bancs du parlement européen.

Toute la droite réactionnaire et fascisante donc – accusant les eurodéputés de se prêter à une « farce absurde » - (la liberté de la presse, quel gadget rigolo en effet) peuvent savourer dignement leur défense héroïque de la lobotomie démagogo pour temps de cerveau disponible et continuer peinard, à fabriquer du consentement et de l’auto-aliénation.

Pensons à remercier Viviane Reding, commissaire européenne chargée de la société de l’information liberticide et des médias au pas, pour service rendu à la supériorité de la civilisation « implants , lifting et gros nichons » du pizzaïolo de Mediaset.

Crachons une fois de plus sur cette Europe pourrie qui pue le slip totalitaire , anti-social et vulgaire de Barroso et de bientôt Blair. (sympathiques criminels de guerre).

Notons aussi que pour une fois les libéraux ont, avec les socialistes, les Verts et la gauche de la GUE votés cette proposition avortée.

Et ouvrons là une fois encore, avant qu’on ne nous la ferme définitivement, qu’on nous épile maillot tout ce qui dépasse, avant que de balancer nos boîtes à cons sur la tronche de quelque ministre, esthétiquement carlabrunisé par devant, et allié objectif dans un opportunisme pédant par derrière, de la culture trash, de la communication cash et de la berlusconisation cérébrale en marche vers l’euro crétinisation.

tgb

10:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

20/10/2009

Suicide : l'arme fatale

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Le suicide est toujours un acte profondément intime et mystérieux, plus ou moins insondable et dont le « mobile » premier nous reste inexplicable. Il est sans doute l’amalgame de plusieurs facteurs, jusqu’à l’élément déclencheur fatal et définitif. Il est une forme d’échappatoire à la souffrance physique , psychique… qui fait qu’au final, la mort finit par devenir sans doute la solution la plus douce et appropriée à un moment donné, la seule finalement envisageable, rapport à une existence ou à une séquence de vie, devenue insupportable.

On a tous été confronté au suicide d’un proche qui nous reste comme un questionnement sans fin et une interpellation existentielle douloureuse.

Mais après tout, le suicide est une forme de liberté radicale et de droit humain absolu, comme peut l’être l’euthanasie pour la dignité ou l’immolation par le feu en termes de protestation politique.

A l’heure de la pseudo pandémie H1N1, l’épidémie de suicides liés au travail qui fait infiniment plus de victimes et semble se propager comme un virus nous apparaît soudain comme le symptôme profond d’un malaise social signifiant. Il n’est évidemment pas de virus du suicide
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, mais il est bien, en revanche, un terrain propice dans un climat d’une violence sociale insidieuse et programmée.

Pour la direction de France Télecom, qui n’est qu’une incarnation symbolique du malaise au travail et du management volontairement déshumanisé, la vague de suicides peut être considérée, avec une pointe de cynisme, comme la consécration d’une stratégie performante dont l’objectif est, et reste, par le harcèlement, la déconsidération et la surcharge de travail jusqu’au dégoût, de pousser à la démission le salarié et de le voir enfin disparaître.

En ces termes les « 25 départs volontaires » sont le résultat matérialisé d’un « process » efficace, voulu, pensé et élaboré, poussant à la négation même de l’individu, process où le collaborateur est devenu l’ennemi à effacer. En ce sens, France Telecom n’a rien d’une exception. Cette entreprise n’est que le révélateur d’un système totalitaire sournois et concerté généralisé en entreprise.

(voir l’excellent film « la question humaine de Nicolas Klotz)

Les procédures du management par la terreur sont connues : mutations permanentes ; compétitivité entre les salairés ; auto-surveillance en Open space ; mixité des équipes aux statuts divers et contradictoires ; objectifs hors d’atteinte ; humiliations constantes ; précarisations ; injonctions paradoxales ; individualisations, ; parcellisations ; évaluations arbitraires ; rémunérations minables ; primes aléatoires ; flicages divers…

Il s’agit donc, de morceler, de casser les solidarités, les défenses collectives, les luttes syndicales et de fragiliser l’individu isolé et soumis, de lui nier toute forme de reconnaissance et d’existence , toute initiative personnelle dans un système de procédures ou tout salarié devient interchangeable, chacun devenant son propre flic et le flic de l’autre puisque les intérêts particuliers sont alors contraires aux intérêts collectifs.

Il n’est donc pas surprenant de voir en réponse à cette violence institutionnalisée des réponses individuelles et désespérées. Quoi de plus individuel au final qu’un suicide ? Acte d’isolement, acte de désespoir, acte de renoncement, acte de soumission peut-être même.

Mais au 25ème suicide ici, au dixième là, ou au 5éme chez Pôle emploi (emblématique que là où se joue le travail on s’y suicide ostensiblement) le suicide redevient soudain une arme collective. Arme de dénonciation, arme de contestation, arme retournée contre soi certes mais arme faisant surgir une nouvelle forme d’appartenance et de solidarité. Exactement ce que cherchait à briser l’outil clinique du management par la terreur.

Car en effet, si l’esclave contre le maître n’a plus de liberté, il lui en reste pourtant encore une fondamentale, celle de vivre ou de mourir et ce choix redevient une arme et renverse alors le rapport de force. La peur change de camp. Et c’est bien sur la peur que tout se joue. Peur de perdre son emploi, peur de ne plus honorer ses factures, peur de finir SDF, peur d’être nié socialement, peur et haine de l’autre considéré comme un rival.

Il suffit de voir la tête de Lombard qui chaque matin se lève avec la peur au ventre de découvrir encore un nouveau suicide pour comprendre comment quand l’esclave n’a plus rien à perdre, le maître n’a plus aucune prise sur lui.

A la terreur de l’entreprise, le salarié répond par une forme de terrorisme : se faire sauter avec sa propre bombe.

Et encore, pour l’instant, si celui qui se sacrifie ne s’en prend qu’à lui-même, il viendra forcément une nouvelle phase ou il retournera l’arme contre son exploiteur et viendra faire des cartons à la Défense, bientôt aux mains du jeune Jean, petit monsieur pressé, au cœur même des sièges sociaux des prédateurs.

On se souvient sans doute de cette pub pour le loto où un salarié gagnant-gagnant en caleçon, un poil éméché vient dire au revoir à son président. J’avais écrit début septembre, que le principe de réalité aurait beaucoup d’imagination cette année et qu’il prendrait sa revanche sur le virtuel.

Il est probable que le prochain salarié, n’ayant plus rien à perdre et venant dire adieu à son président ne le fera pas avec des cotillons .

tgb


13:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (20)

 
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