Avertir le modérateur

21/11/2009

Fier d’avoir honte

image002_0.jpg

La connerie nationaliste n’ayant pas de frontière, le chauvinisme étant universel, je suis assez fier, pour une fois, que la France ait honte de se qualifier en se disqualifiant. En ce sens le peuple français, sans doute pas plus vertueux qu’un autre, exprime pourtant une de ses valeurs qu’on croyait à jamais dissoute dans la médiocrité sarkoziste – une forme de romantisme élégant : le goût du panache.

A savoir : mieux vaut perdre dans la dignité, que de gagner dans la triche. (Je ne suis pas certain qu’il en soit de même en Italie ou chez les Anglosaxons)

Il reste donc, dans notre mémoire collective, ce vieux sens chevaleresque de la beauté du geste et ce sens de l’honneur que la sous culture vulgaire et pseudo pragmatique (culture du résultat, performance, compétitivité…)  qu’on nous inflige depuis deux ans n’a visiblement pas entamée.

Et peut être même, pouvons nous y voir une forme de résistance et le rejet de cette politique « racaille » et opportuniste - pas vu pas pris - prête à tout, à toutes les bassesses, à tous les vices, à toutes les instrumentalisations, pour arriver à ses fins.

Ben non, pour nous encore, ici et maintenant, la fin ne justifie pas tous les moyens. Il y a un prix que nous n’acceptons pas de payer – le prix du déshonneur. L’essentiel encore, n’est pas seulement d’atteindre les objectifs mais d’y mettre la manière. En cela le Bernartapisme ne nous a pas tant contaminé que ça. Et c’est méchamment réconfortant.

Si nous avons appris à gagner avec Zidane, à passer l’éponge sur un coup de boule théâtral, par gratitude et passion indulgente, si nous aurions pu fermer les yeux sur un fait de jeu finalement assez commun, la grosse mimine d’un Thierry Henry plus filou que truqueur, nous avons décidément la nausée devant une équipe  qui ne joue pas mal mais qui ne joue pas du tout, une équipe sans âme, sans envie, sans grâce, et devant l’obscénité surtout d’un entraîneur pitoyable, avec prime de 800 000 euros gagnée à la sueur de son incompétence, incapable de la moindre décence et de la moindre empathie.

m457.jpg



Non on n'a rien contre un petit coup de pouce du destin, contre un chouïa de bol, contre un réflexe instinctif, coup de boule ou coup de main, encore faut il qu’on en rajoute pas dans la fanfaronnade et qu’on se la joue profil bas.

Ou alors vergogna. 

Il est curieux finalement que sous ce triste sarkozisme, chaque résultat soit si ambigu, toujours entaché de quelque chose de pourri, de suspect, de pas net, que chaque action soit un peu sale sur les bords, chaque décision soit un peu tirée par les cheveux, voire par les poils du cul merdeux, que chaque discours frise l’escroquerie, l’arnaque ou la tartufferie, que chaque image soit sujette à caution. Bref il est curieux qu’on nous impose aujourd’hui d’aimer cette petite France là, menteuse, tricheuse, foireuse, un peu moche, un peu nauséabonde, un peu minable, un peu moisie. Alors que d’évidence on en aime une autre.

Flamberge au vent.

Oui il y a plus d’honneur chez le dernier pilier de bistrot, le dernier supporter abruti que chez le premier des politiques, le premier des présidents de fédération, le premier des entraîneurs bidons. Oui ici on préférera toujours le dandy de grand chemin détournant un fourgon blindé sans armes et sans verser une goutte de sang plutôt qu’un banquier plié dans la soie et dans son parachute doré .

Il y a toujours en nous quelque chose de Mandrin, toujours en nous un vieux fond anar, toujours en nous un vieux fond de docteur Justice, qui nous fait admirer un héros, perdant peut-être mais avec classe, plutôt qu’un petit voyou de Neuilly, gagnant peut-être mais avec mépris.

Et, encore une fois le manque d’exemplarité de notre oligarchie, systématiquement à côté de la plaque, renforce ce divorce avec le peuple de France. Oui, ce malaise fouteux est emblématique du malaise profond en ce pays qui ne se reconnaît pas. Ni dans le miroir qu’on lui tend, ni dans ces élites qu’on nous vend. Ce malaise est d’évidence le signe avant-coureur d’un hiatus définitif. (et dangereux)

Tant pis pour les Irlandais, volés, violés, floués, spoliés. On le fût aussi, on le sera encore. Ce n’est pas plus grave que ça. Tant pis pour ces Irlandais donc, dignes et respectables ; on ne rejouera pas le match. Ce n’est pas comme pour le referendum.

Dans le foot au moins on est cohérent, quelque soit le résultat, estimable ou pas on applique la règle et on valide le score.

La France ira donc en Afrique du sud sur un hold-up. Ne lui reste plus alors qu’à être héroïque ou à disparaître sous les quolibets.

En tout cas aujourd’hui avec des millions de français, je suis fier d’avoir honte.

tgb

13:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (21)

18/11/2009

Ma première lettre anonyme

mariee_noir.jpg



Mr le ministre de l’immigration et de l’identité nationale,

Suite à la lecture d’une dépêche AFP, j’ai constaté avec bonheur que vous aviez l’intention (louable) de renforcer la lutte contre les « mariages gris » conclus entre un étranger et une personne de nationalité française qui serait abusée.

En brisant un de ces tabous humano-gauchiste avec un courage et une détermination qui vous honorent et que le monde libre nous envie, le bon citoyen, fier d’être français, qui jusque là sommeillait en moi, ne peut que vous féliciter.

N’écoutant donc que mon devoir civique, je tiens à vous signaler le cas particulièrement suspect d’une personne étrangère profitant d’un mariage  vraisemblablement de complaisance, pour obtenir en priorité des papiers bien français.

Cette personne, abusant d’un état de faiblesse psychologique (et momentanée ?) d’un brave père de famille en situation vulnérable (déception  sentimentale) victime de sa générosité et de son désintéressement, ce qui exclut d’évidence le mariage blanc, ne peut que renforcer la thèse du mariage gris. 

Sachant (grâce à vous) que 80% des annulations de mariage concernent des unions mixtes, source principale d’immigration dans notre beau pays, il me semble urgent de dénoncer cette monstrueuse escroquerie sentimentale d’une mariée peut être en noir.

L’épouse en question étant relativement connue je me contente d'un lien identitaire, en faisant confiance à notre police nationale, aussi efficace pour expulser du sans papier que, j’en suis sûr, pour démasquer une perfide et cupide trafiquante d’affection.

Fort maréchalement

Un bon français


tgb



16:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (16)

16/11/2009

Frustrés de tous pays...

2009_10_03_Anar-Chat_home.JPG


Echauffourées à Marseille, au cœur de la ville, Cours Jean-Ballard, sur le Vieux-Port, allées Léon-Gambetta, boulevard d'Athènes, gare Saint-Charles ; déflagrations, flammes, fumées, cris ;

affrontements à Paris, à deux pas de la tour Eiffel, voitures renversées, vitrines brisées, pillages, dégradations et destructions de mobilier urbain ;

heurts violents  avec des forces de l'ordre débordées ici, tentant de canaliser à coups de lacrymo, de tonfa, et d’arrestations là, des émeutiers survoltés et déterminés :

Serait-ce que l’insurrection viendrait, serait-ce que l’insurrection serait là ?
Serait-ce que ces révoltes incendiaires annonceraient les prémisses d’une révolution spontanée par un peuple chauffé à blanc et à l’exaspération  hautement inflammable  ?

Marseille  Brûle t’il ?
Paris brûle t’elle ?
La France s’enflammerait elle  enfin ?

Que nenni mon ami

Nulle conscientisation politique ici
Nul projet de société là
Nulle réponse aux injustices , aux inégalités, ou aux lois liberticides
Pas plus d’utopie que d’aspiration à la solidarité ou à un monde meilleur.

Juste un match de foot OM/PSG, annulé à Marseille.
Juste une distribution marketing et malsaine de biffetons, annulée à Paris.

Juste deux frustrations d’une foule consommatrice, hautement dépolitisée, sciemment acculturée, consciencieusement atomisée, qui dégénèrent.

 

2009_10_03_Anar-Chat_home.JPG


Si, on peut voir derrière ces deux faits de société emblématiques, le jeu et l’argent, l’accumulation d’une colère refoulée en irruption spontanée, d’une misère culturelle et sociale sans repères et sans perspectives et d’une violence instinctive comme seule réponse à la violence fabriquée  d’une civilisation consumériste, ils expriment avant tout, un réflexe conditionné non assouvi plutôt que la dénonciation d’un système qui abruti. 

C’est un constat assez déprimant pour nous et assez réjouissant pour le pouvoir.

Car à coups de « t’auras t’auras pas », de distribution de croquettes par çi ou d’opium du peuple par là, l’oligarchie méprisante pourrait bien finir par prendre plaisir et se distraire,  à voir s’entredévorer la foule pavlovienne enfin addict, pour un os à ronger. Car, il ne faut évidemment pas s’étonner qu’une foule incitée en permanence à consommer et à qui en permanence, on retire les moyens de le faire, finisse par s’énerver et se foutre sur la gueule. A instrumentaliser le manque, un gouvernement, cynique par définition, peut considérer avec ravissement qu’au moins pendant ce temps là, cette foule, ne fait pas de conneries.

Lui demander des comptes ou le renverser, par exemple.2009_10_03_Anar-Chat_home.JPG

Dans la prédominance idéologique de l’avoir sur l’être, tout pouvoir préfère naturellement que le peuple explose pour combler un désir frustré, posséder une Rolex avant cinquante ans par peur de rater sa vie, plutôt que de lutter pour défendre ses droits et tant qu’à faire ceux des autres.

Suite à cette analyse affligeante, si un théoricien breveté de l’insurrection et de l’émeute populaire, venait à passer par là, je ne peux que lui conseiller de programmer une révolution à date et horaire précis pour mieux l’annuler quelques minutes avant.

Nul doute qu’une telle stratégie pourrait faire quelques dégâts.

tgb

15:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

13/11/2009

Vini, Vidi, Vichy

83b8fb15a5745459d91e6f8b66baf5eb.jpg

Après la gauche épidermiquement Bruniste, priée d’arrêter ses conneries d’intello-tarlouze qui fait fuir la clientèle, le retour de la droite olfactivement camembert, chargée de resserrer les rangs.

Grognard Eric au rapport.

Tu connais pas le Raoult à la manœuvre ?
Tout dans la délicatesse et la subtilité tactique
On fonce dans le tas. Après on voit.

En grande forme le Eric
Le Beauf du terroir dans ses grands jours.

Sa vie son œuvre :

- peine de mort mon amour
- Ben Ali mon ami
- Le Goncourt modéré Français

rien que du raffiné du groin, versus - Les gros cons parlent aux gros cons -

Au moins à l’UMP question gros con ils n’ont que l’embarras du choix.

Gros con Paris : Lebefvre
Gros con bouseux : Raoult
Gros con affranchi : Estrosi

Le soldat Raoult donc, du courant « France profonde et TF1 » élément clef du dispositif « il faut sauver l’électeur UMP » 

Burqa, délinquance, caméra vidéo, identité nationale, Dany Boon
travail famille patrie, vaccin national contre épidémie métèque
vive la France allez les bleus et n’oubliez pas les régionales

la routine quoi !!!

nous a tétanisé le Fredo, nous a pétrifié le pédant cultureux.

Carlabrunisé le Miterrand !
A plus bouger une oreille de peur de s’en prendre une.

Le chef de rayon « culture et mésalliance » en a perdu son franc latin

- La culture oui mais avec préservatif -

Ciao Fredo, à peine arrivé et déjà parti.
ça lui apprendra à pactiser avec la droite pmu

Ça se passe comme ça en Narkozy, quand y’a du mou dans le manche on retourne aux fondamentaux :

Petain sur Seine
Maréchal tagada
Vini Vidi Vichy
Et le bon sens de la terre qui ne ment pas
Surtout à la Défense.

On ressert les rangs, façon militaire :

- Soldat Delphine je vous ordonne de redevenir Thierry sur le champ !
- oui chef !

pauvre Fredo !!!…

tgb

11:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu