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25/01/2010

Rien à la télé

Nan nan nan, je le dis comme je le pense : marre des multi rediffusions jusqu’à l’écoeurement, des programmes sur programmés, des « films cultes » assurant un audimat pas cher durant les fêtes - le père Noël est une ordure - la grande vadrouille - les Bronzés - Sissi

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Impératrice…, des soirées télégéniques si peu hygiéniques mais à répétition.

 

Marre des remakes paresseux

Marre des scénars indigents

Marre des mêmes tronches cabotines qui squattent nos mêmes plateaux repas .

Le genre : un beauf un peu con, sensé représenter la France moyenne, servant de faire valoir à un tueur né dont l’objectif (et l’on devine d’avance qu’il n’y parviendra pas) est d’atteindre sa cible…

Pffffffffff...

On connaît la recette, l’affligeante dramaturgie .

On sait d’avance les dialogues téléphonés.

On sature d’entrée au numéro éculé de l’auguste et du clown blanc ou chacun en miroir se retrouve être le révélateur de l’autre, tout à surjouer des situations factices, conçues pour que le comédien principal en mal d’inspiration puisse se pignoler en gros plan, tandis que les seconds rôles ravalés à de la figuration à peine intelligente, finissent par se fondre dans un dispositif scénique parfaitement tartignolle.

Cette sorte de complicité faussement contrariée où l’antagonisme navrant n’est qu’un prétexte grossier à la connivence et au marketing. Collusion plutôt que collision.

Nan nan nan…je ne regarderai pas.

Déjà au premier visionnage, c’était plutôt raté, on ne pouvait s’empêcher de comparer avec les grands prédécesseurs. On ne retrouvait ni l’implacable mécanique, ni la force de conviction, ni même le rythme ou l’originalité du dialogue. A la deuxième vision ça devenait franchement pénible tant on avait repéré les grosses ficelles foireuses, les ressorts rouillés et ramollos d’un comique assisté. Au troisième visionnage, ça devient insupportable, les effets à la truelle ne faisant plus illusion et ne masquant pas un manque évident de créativité.

C’est donc sur Canal + cinéma qu’on ose nous refourguer encore et pour la enième fois « l’emmerdeur » ce navet revisité façon Veber Berry Timsit, triste copie poussive de l’excellent Opus éponyme d’Edouard Molinaro, avec les irremplaçables Brel et Ventura tout à leur délicieuse confrontation.

Pour résumer donc par un dicton ce triste lundi soir de janvier 25ême jour du mois

Oualou à la télé : James Ellroy au chevet.

tgb

 

15:36 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

22/01/2010

25% de rabais sur Proglio

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2 pour le prix d’1

Si, comme nous l’indique avec sa pertinence lumineuse l’idiot utile Lefebvre, 8,5% des adhérents UMP sont morts en 2009, un calcul à peine savant nous permet de conclure que, dans 12 ans, il n’y aura plus de militants encartés UMP sur cette planète.

Certes il y aura bien quelques nouveaux arrivants pour assister aux obsèques, mais qui ne compenseront pas les deuils successifs dus à la qualité  intrinsèque et spécifique du parti présidentiel en surreprésentation de 4éme age.  

C’est d’ailleurs bien, tout l’objet du banquet annuel des seniors, programmé lundi soir par TF1 et animé par le duo placebo du journalisme servile sénile, Ferrari Pernaut, stars des maisons de retraite. Ecouter le nabot compensé entre soupe et camomille répondre aux questions qu’il se pose lui-même, ne peut que rassurer nos anciens, vu qu’ils ont le même dans leur jardin, des pissenlits plein la brouette.

Thème du débat devant un panel tétanisé de français représentatifs-de-la-prostate : 

"Mourrez pas avant les régionales"

Un bien beau slogan pour la France, les pieds devant, d’après.

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1 pour le prix de 2

Sinon, revenons à l’aimable ristourne de Proglio le héros :

nom de code  « rond de serviette 45 », l’un des 54 convives des agapes du Fouquet’s, qui nous fait grâce de 450 millions d’euros annuels tout en conservant 1,6°+ 13 M de retraite chapeau, ce qui devrait quand même le mettre à l’abri du besoin pour les mille prochaines années.

Et pendant que l’hyper cumulard  à double casquette privé/public, continue de surendetter Véolia tout en se préparant à surendetter EDF, penchons nous sur l’argument massue de ses argumenteurs :

Proglio : l’un de ces patrons français que le monde entier nous envie (et faisons l’impasse avec regret sur l’argument couillu de Jef Copé  : Plafonner du gros salaire c’est revenir au bolchevisme)

Et je dis testons.

Vendons Proglio, 23 éme rémunération du Cac 40, sur Ebay et estimons les enchères.

Ensuite, seulement négocions.
M’est avis qu’on pourrait s’en tirer pour moins cher.

Parce qu’y a pas de raison, si y’a du dumping sur prolo,  de la directive service sur loufiat, dans le cadre de la concurrence libre et non faussée, peut tout aussi bien y avoir du discount sur big boss ou du « low cost » sur PDG.

Messier aujourd'hui ça vaut combien ???

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En janvier donc, Sarko solde.

25% de rabais sur Proglio  c’est bien, mais quitte à sacrifier, 95% c’est franchement mieux.

Et pour peu qu’on trouve un bon patron chinois premier prix…

Car, rappelons, que la plupart de ces capitaines d’industrie que le monde entier nous envie, ces anciens hauts fonctionnaires libéraux de la pantoufle audacieuse, n’ont jamais rien crées ou entrepris, qu’ils sont au mieux des joueurs attardés de mécano économique dont le métier consiste à renvoyer du 15% sur investissements à des actionnaires qui n’en branlent pas une, en délocalisant par çi, en réduisant les coûts par là, tout en s’augmentant les uns les autres sans obligation de résultat.

Justifier de joyeux émoluments à multiples zéros par l’offre et la demande sans en expérimenter vraiment le Mercato, c’est un peu comme évaluer le savoir faire électrique de Proglio en le regardant changer les fusibles chez moi.

Un peu fastoche quand même.

Souvenons nous enfin, par souci de cohérence, que le métier d’après président que vise l’élu en viager, faute de combattants, est le beau métier de Riche ; et dans le nucléaire si possible.

Tout à sa stratégie subtile à placer les convives sur son business plan (de table)...

Discrètement parlant, façon Proglio, c’est raté.

tgb


° Pierre Gadonneix ancien patron d’EDF émargeait à 1,1 million d’euros

17:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

20/01/2010

La Sainte trinité néo-présidentielle

 

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Barack Obama devait prononcer son discours sur l'état de l'Union le 2 février prochain. Problème : la chaîne américaine ABC devait diffuser le même soir le premier épisode de la nouvelle et dernière saison de sa série Lost (saison 6)

"Je ne prévois pas un scénario où des millions  de gens qui espèrent assister à une sorte de conclusion  à Lost se verront empêchés par le président"
Robert Gibbs porte-parole de l'administration américaine.


Que l’homme le plus puissant du monde, paraît-il, abdique de la zapette devant un épisode de saison 6, illustre bien son impuissance. Si Mister Président himself,  se vautre devant Lost, on imagine sans mal sa capacité à résister à Wall Street.

A force de composer pour ne pas déranger, Obama finit par décomposer son propre électorat. Perdre le jour anniversaire de sa présidence l’état du Massachusetts, bastion du parti démocrate et de Ted Kennedy son mentor, et par là même sa majorité au sénat en est le plus redoutable symbole.

Qu’à son niveau Obama ne soit ni milliardaire, ni patron de chaînes télés, ni heureux propriétaire d’un club de foot montre chez ce néo-romantique  tout en prudence, une certaine candeur, voire de l’ amateurisme.

Car, il n’aura échappé à personne que le nouveau profil du dictateur télégénique branché, light, bio, à développement durable et à croissance verte tant qu’à faire, demande de sacrifier à cette Sainte trinité post-moderne  : le fric, le foot et la boîte à cons.

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Tapie (à qui l’état versa deux fois plus de pognon qu’aux haïtiens cela dit en passant) nous en montra la voie. Berlusconi nous la finalisa jusqu’au  lifting et Pinera, Chicago boy caché et relooké du couple glamoureux Pinochet /Thatcher, nous le vulgarise aujourd’hui au Chilii.

Le mode d’emploi en est somme toute assez rudimentaire

1) Gagner du fric dans des conditions douteuses (blanchiment d’argent sale, fricotage avec mafieux, narcotrafiquants, ou caudillo local ...  )
2) Posséder une ou plusieurs  chaînes de télévision
3) Diriger un club de foot.
4) Etre de droite décomplexée  (dur sur le fond/cool dans la forme)

5) avoir pour opposition une gauche de droite complexée

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Au coup d’état sanglant et un peu sale, type Honduras, il est aujourd’hui vivement conseillé par les spin docteurs et autres esthéticiennes du corpus politicard, de privilégier le coup de projo séducteur et divertissant ; foot et foutre restant socialement le prosac idéal pour temps de cerveau plus ou moins disponible. A consommer sur place ou à emporter dans l’isoloir.

Ultime alternative de ce qui nous reste de démocratie.

Le consentement et l’auto aliénation étant autrement plus efficace que la coercition, les prédateurs auraient tort de se gêner. Quand dans le grand panel de l’insécurité, on y rajoute tout seul et comme un grand, la peur panique de rater l’épisode de la saison 2, on se demande bien pourquoi  on construit encore des centres de détention.

La prison chez soi restant pour l’Etat, du meilleur rapport qualité /prix.

Prenons le cas du bien inoffensif Peillon, tout surpris d’avoir court-circuité la machine à gaver et de s’être pris sur le râble la meute de la corporation mensualisée, plutôt que de revendiquer le modeste attentat, il tremble encore à l’idée de ne plus être invité à la table pixélisée de la pensée en rond. 

Sûr qu’il recommencera pas de sitôt. Bien fait.

L’homo médiaticus ayant depuis longtemps renoncé à son statut d’acteur citoyen et à son encombrante liberté de pensée dont il ne savait que foutre le dimanche à Ikea, peut continuer, tout à son infantilisation  à dépenser son énergie dialectique dans la surface de réparation autour de la méchante problématique du penalty ou pas.

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Dans cette société individualisée et grégaire, tout à la satisfaction du plaisir immédiat et à l’assouvissement compulsif, il faut bien l’admettre, ce sont les plus pauvres qui mettent au pouvoir les plus riches. Qu’un possédant possède déjà tout et ils s’empressent de lui confier ce qu’il ne posséderait pas encore : le pouvoir politique.

En ce sens, on comprend mieux qu’aucun puissant n’ait intérêt à éduquer sa population, l’on saisit mieux l’anti-intellectualisme ambiant dévoué à la cause du pipole et le zèle à malaxer dans le grand sanibroyeur consensuel, David Douillet et Victor Hugo, Mickey, Jaures et Guy Moquet.

Le totalitarisme chic avec nichons siliconés, c’est Pinochet

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moins la casquette plus les UV

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suffisait d’y penser. 

Au nom du Fric du foot et de la boîte à cons

Amen !!!

tgb

18:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (13)

18/01/2010

cadavres exquis

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Si, pour notre très inspiré président, pourtant à l’agonie fétide « mourir n’est pas facile » en revanche pour un haïtien pauvre, jouer au zombi tout droit sorti d’un clip jacksonien dans les rues macabres de Port au Prince, est assez aisé.

Il n’a, à vrai dire que l’embarras du choix.

S’il n’est pas déjà mort étouffé dans l’indifférence générale, par une de ces bonnes galette de terre, spécialité culinaire du FMI, qui à l’art consommé de paupériser un pays tout en prétendant lui offrir la prospérité, s’il n’est pas dévasté par un cyclone anticapitaliste primaire faisant 793 victimes ici et 4 à Cuba, un cataclysme de 7 sur l’échelle de Richter (qui eut fait quelques victimes au Japon) devrait finir par le convaincre de jouer le rôle que lui a dévolu l’occident tout à sa compassion médiatiquement condescendante  :

Celui de mort vivant dopant l’audimat.

Car il faut bien reconnaître que le pauvre à décidément une prédilection certaine pour crever comme un con sous les gravats. Pour peu qu’il échappe aux tsunamis, aux inondations, ou aux pandémies, il finira tout de même et ce parce que telle est sa vocation génétique n’en doutons pas, de pourrir sous nos bombes chirurgicales qui ne lui veulent c’est évident que du bien :

Ne serait-ce par exemple, que pour le libérer d’un oppresseur sanguinaire ou d’une burqa dégradante, autrement aliénante qu’une bombe au phosphore.

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Indéniablement oui, le pauvre a le don inné du dommage collatéral et prend un plaisir certain, peut être bien pervers, à égayer sensiblement nos soirées télévisuelles de charité bizness.  Il n’y a qu’à voir d’ailleurs notre bon à rien de ministre Kouchner re-frétiller soudain de l’humanitaire pour s’en réjouir.

Parler de malédiction pour Haïti, ou de triste fatalité, serait admettre que Dieu lui même en aurait après ce peuple voué au vaudou et lui ferait payer possiblement le fait de s’être inconsidérément libéré de l’esclavage sans nous en demander la permission. 

Que la justice divine frappe de ses foudres les fils de Toussaint Louverture rejetant notre aimable tutelle n’est pas en soi scandaleux certes, mais ce serait renier toute aptitude au désastre du pauvre programmé et accepter au final que le miséreux n’ait aucune responsabilité dans sa vocation de cadavre exhibé. Rôle dont il s’acquitte pourtant avec un talent exemplaire.

Imagine-t’on sérieusement des Haïtiens affalés dans leur sofa, zapper larmoyant des Parisiens hagards dans les décombres d’une capitale  quadrillée par des soldats chinois prévenant tout pillage et contrôlant déjà l’aéroport de Roissy ? 

En cela chacun est bien à sa place. Les riches dans leur sensiblerie misérabiliste de dame patronnesse, les ricains dans leur débarquement à tendance hégémonique et anti-castriste, les pauvres dans leur fosse commune, les médias dans leur voyeurisme émotionnel avec reportages à haute valeur ajoutée sur les chiens renifleurs et Bono au micro de la bienfaisance blairisée.

Le nouvel ordre mondial est dans les clous et ce n’est pas le peuple chilien mettant au pouvoir son propre malheur qui nous démentira.


tgb

17:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (28)

 
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