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11/11/2009

Sarkozy ment, Sarkozy est allemand (mais le 16)

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Donc, le mythomane président n’était pas dans la face nord du mur de Berlin avec son piolet de chez casto à enfourcher l’histoire le 9 novembre, mais le 16 comme tous les couillons de touristes lambda.

Les faits sont établis, l’affaire  est entendue :
Sarkozy ment, Sarkozy était bien allemand, mais à retardement.
(pas très réactif sur le coup en fait)

Fondamentalement qu’il ait été là ou ailleurs, ce jour-là ou un autre, on s’en contrebalance, d’autant que pendant le buzz, les travaux continuent.

On privatise la poste, on taxe les accidentés du travail, on oublie de faire le bilan d’un mi-mandat foireux.

Pourtant il est symptomatique de constater l’étrange tendance pathologique de Fanfaron 1er, à toujours en rajouter une couche, à toujours (se) nous la raconter-moi je, à systématiquement tirer la couverture (des journaux)  à lui,  à toujours se hisser sur la pointe de ses ergots, en petit coq prétentieux, pour imposer sa crête d’ahuri gominé, retouchée sur la photo.

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Et de se donner une mention à un bac laborieux
Et de se choisir des plus petits que lui pour se sentir plus grand
Et de se stopper les Russes d’un seul regard Poutinien en Georgie
Et de se libérer à la OSS117, les infirmières roumaines en Lybie
Et de se moraliser le capitalisme d’un claquement de doigt hop là…

C’est plus fort que lui, tout à son story telling, faut qu’il  se la pète, qu’il se la ramène, qu’il se vante du col, dans une politique survendue du tout à l’esbroufe.

Sauf que, et c’est nouveau, certains journalistes commencent à faire leur boulot.

Sauf que, échaudés, les blogueurs qui parlent aux blogueurs , se méfiant pour le moins de l’arracheur de dents (de lait) vérifient les infos.
Sauf que, à chaque fois que le bonimenteur nous (se) la raconte, il se fait chopper les doigts dans le pot de déconfiture.
Sauf que, même si sur ce coup-là, l’embrouille paraît dérisoire, on imagine les enfumades sur les faits essentiels.
Sauf que, et c’est une manie assez immature, plutôt que de corriger le tir et de s’ écraser platement, (après tout on peut se tromper) le petit capricieux insiste lourdement, jusqu’à vouloir avoir raison na ! jusqu’à imposer à ses sbires et larbins de piètres parjures.

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Pour quelqu’un qui n’a pour seul talent que sa tchatche de VRP et sa com de spin doctor, le fait que son discours soit à ce point décrédibilisé et inaudible est un véritable tournant.

Le roitelet est nu. Et c’est pas beau à voir.

Entre l’appel du 18 juin qui fait l’histoire et la pioche du 9 16 novembre qui nous en raconte une, comme un sacré problème d’envergure.

Tandis que le géant écrit l’histoire, le nabot la contrefait.
La marque et sa contrefaçon.

Et si finalement, ce laborieux prétendant à la postérité historique, au prix Nabot de la paix, qui ne sait pas plus orthographier le prénom d’Obama au soir des félicitations, qu’endosser le costume trop grand pour lui d’un JFK modélisé, jusqu’à boire le bouillon Berlinois, n’était définitivement  qu’une simple et ridicule anecdote ?

tgb














14:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

09/11/2009

Où étiez vous le 9 novembre 1999 ?

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Le 9 novembre 1999, un lundi déjà, sous un ciel obstinément pluvieux, une foule estimable de 30 000 personnes, bravant le froid et les intempéries se réchauffaient fraternellement avec du vin chaud et des saucisses au curry, spécialité locale, prés de la porte de Brandebourg, pour fêter, jour pour jour, les dix ans de la chute du mur de Berlin.

Un événement historique considérable que cette commémoration des dix ans de l’effondrement du mur.

Dix ans déjà.

Aujourd’hui, 9 novembre 2009, par maintes festivités politiques culturelles et symboliques, nous commémorons les dix ans de la commémoration des dix ans de la chute du mur de Berlin.

Une bien belle commémoration de la commémoration que cette émouvante mise en abîme.

Bizarrement et ce sont là les aléas et les facéties de la mémoire je ne me souviens absolument pas de ce que je faisais le 9 novembre 1999, journée commémorative historique de la commémoration des dix ans de la chute du mur de Berlin. 

Je ne me souviens pas non plus du 9 novembre 2000 et moins encore du 9 novembre 2001. Quant au 9 novembre 2004, jour historique de la commémoration des 15 ans de la chute du mur de Berlin, je ne m’en souviens pas davantage.

Faut dire, je ne me souviens même pas du 9 novembre de l’année dernière.

Tout à la commémoration des commémorations, j’en profite pour vous rappeler qu’en mai 2008 nous commémorions, 20 ans après, mois pour mois, par toute une série d’émissions spéciales, de publications variées et de témoignages fascinants, la commémoration des 20 ans de mai 68 qui eut lieu et c’est assez extraordinaire pour être souligné, en mai 88 précisément. (Cohn Bendit était déjà encore toujours présent)

Bizarrement je ne m’en souviens pas non plus.

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Je vous précise également que l’année prochaine, le 11 septembre 2010, nous commémorerons certes les 9 ans de la chute des Twins Towers, mais surtout les 5 ans de la commémoration du 11 septembre qui eut lieu, en présence de George Bush, et c’est assez incroyable pour être noté, le 11 septembre 2006.

Si, l’année prochaine hélas nous ne pourrons fêter le premier anniversaire de la première commémoration de la mort de Mickaël Jackson, en 2011 fort heureusement nous pourrons célébrer la célébration, un an après, jour pour jour,  de la première commémoration un an jour pour jour également, de la mort de Mickaël Jackson et de sa première exploitation commerciale. (je ne sais pas si vous me suivez)

A cette occasion et c’est assez passionnant à découvrir je le concède, nous pourrons vérifier si le Moonwalker est plus rentable mort que vivant ? 

Tout ça pour dire que la machine à commémorer façon tee shirts, mugs et autres produits dérivés est le meilleur moyen de produire de l’anecdote  plutôt que de l’histoire et de l’amnésie plutôt que de la mémoire.

Pour conclure je vous informe que l’exploitation de la commémoration de la mort du capitalisme (septembre 2008) est en préparation, ainsi que la mort (inéluctable) de Johnny Hallyday et ses innombrables commémorations consuméristes sur lesquelles nous comptons énormément afin de relancer l’économie flagada de notre pays pseudo mémoriel.

tgb

15:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (20)

06/11/2009

Lettre motivée d’un convoyeur de fonds

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Cher Loomis,

C’est d’un joli paradis fiscal tropical que je vous écris cette petite bafouille ensoleillée pour m’excuser d’avoir du emprunter votre fourgon blindé quelques instants, le temps d’une affaire pressante.

Rassurez vous, si je l’ai effectivement allégé de la trentaine de caisses qui l’encombraient, ainsi que des 11 millions d’Euros malencontreusement glissés à l’intérieur, j’ai pris bien soin, et c’est la moindre des courtoisies, de refaire le plein d’essence et de glisser les clefs sous le siège conducteur.

Cher leader Français du transport de fonds de mon cœur, symbole de l’excellence, je tenais à vous remercier pour votre chaleureux management « à la suédoise », à savoir être traité à peu prés comme un chien, votre culture d’entreprise unique consistant à finir éparpillé façon puzzle pour 1300 euros brut par mois ou suicidé orange et votre fine éthique, basée sur l’intégrité et la confiance, j’en suis aujourd’hui, une Margharita à la main, le témoignage vivant.

Je tenais également à rendre un vibrant hommage à la manière exemplaire dont vous avez su faire preuve, au coeur de votre métier d'expert de référence, pour votre gestion des ressources humaines et autre chair à canon, et votre sens inné du service auprès de votre clientèle bancaire à parachute doré sur tranche.

C’est d’ailleurs, je dois bien vous l’avouer, à force de voir convoyer les bonus de ceux qui ont déjà tout par des loufiats en sursis qui n’ont droit à rien que j’ai décidé à l’unanimité de moi-même, de m’octroyer cette prime de fin d’année que vous m’aviez si gentiment refusée.

Veuillez également transmettre à mes collègues de Sécuritas de la Brink’s et autres entreprises de coffiots ambulants, que, s’ils ont envie (et les couilles) de troquer leur vie de merde pour une vie radieuse et opulente, il suffit d’un peu de logistique et qu’au prochain carrefour ils prennent à gauche, plutôt qu’à droite.

Qu’ils cessent également de jouer au loto comme des cons. Inutile d’attendre la bonne fortune du ciel quand on a le cul sur un tas d’or.

Enfin, je vous signale, histoire de pas vous faire perdre un temps précieux, que le cachet de la poste figurant sur cette carte postale ne fait pas foi.

Quand même pas si ballot.

bien à vous

un convoyeur de fonds en tongs.

tgb

Photo D.A

16:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (18)

04/11/2009

Le cru, moins le QI

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Même pour un anthropologue averti, plonger au cœur de la tribu primitive 'Huempé', dont les premières traces remontent au deuxième millénaire,  reste une expérience éprouvante dont le meilleur des ethnologues, Claude Levi-Strauss, in memoriam, ne sortirait pas tout à fait indemne.

Certes, comme tous les peuples premiers, la tribu Huempé, repose sur un socle d’us et de coutumes ancestraux et possède une culture indigène  particulière mais certains de ses rites, qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, semblent bien relever de l’étrange, voire du n’importe quoi.

Si, l’on retrouve dans cette communauté patriarcale, « les structures élémentaires de la parenté » assez classiques ; népotisme, lignage de père en fils, mariages intertribaux d’alliance dits  « d’ouverture » et des rites socio politiques assez subtils, comme celui consistant à confier au dernier des renégats le culte du totem (le bessonage) en revanche certains aspects des rituels sont nettement plus déconcertants.

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Ainsi par exemple, cette coutume bizarre, qui consiste, en se rasant devant la glace le matin pour les hommes, en s’épilant le maillot pour les femmes l’après midi, de se projeter en chef de clan, dans une étreinte narcissique exacerbée et dans le culte d’un « moi je » mégalomaniaque, consistant au nom de la peuplade, de tenter de jouir littéralement par le nombril.

Autre exemple difficilement interprétable pour des esprits cartésiens - on touche ici aux limites de 'la linguistique structurale', dans l’analyse de la pensée sauvage - : les harangues à répétition d’un roi radoteur à six cerveaux, en pleine crise tectonique, juché sur des échasses rudimentaires (aucun membre du groupe ne doit en taille dépasser le chef) protégé par un bouclier fiscal, faisant exactement le contraire de ce qu’il dit, disant exactement le contraire de ce qu’il pense, jusqu’à l’irruption par la transe, d’un lapsus linguae libérateur, devant une assemblée d’élus prosternés ‘les godillots’  se livrant à un concours de cacophonie infernale.

Séance rituelle, nommée précisément ‘le grand nimportenawak’.

Ou encore, cette tradition archétypale, de la douche royale à 245 572 euros (pourquoi ce chiffre précis ?) sous laquelle le grand chef décrète de nouvelles taxes (jusqu’à une vingtaine) devant des sujets exsangues. Tradition fort surprenante pour nous, peuple révolutionnaire, qui s’insurgerait immédiatement devant un tel cynisme et une telle marque de mépris.

Ou enfin ce rituel fort original consistant à faire voter le peuple pour mieux s’asseoir sur les urnes, une fois l’opération terminée. 

Si plus classiquement, rapport au cru et au cuit, on retrouve le principe de l’anthropophagie la plus archaïque (empruntée sans doute à la tribu Péhesse) et le fait de faire bouillir ses amis, tandis  que l’on fait rôtir ses ennemis (on se dévore d'ailleurs assez goulûment entre femmes) cette tendance au cannibalisme n’explique toutefois pas la disparition de 45000 membres du clan en une seule année.

Si nulle pandémie H1N1 ne peut expliquer cette hécatombe, pas plus d’ailleurs que la pratique du sacrifice humain ou la moyenne d’âge particulièrement élevée des membres du clan, l’étrange parcours initiatique, lubie du chef « Malotru 1er » à l’égo surdimensionné, larguant sa tribu dans la jungle mondialisée après avoir brisé toutes les boussoles, pourrait expliquer cette énorme déperdition.
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Le couple Morano Lefebvre, le cru sans le QI, derniers individus recensés de la tribu Huempé.



Oui, la tribu de l’Huempé, substrat du mythe sarkoziste, après celle du Péhesse, pourrait bien être en voie d’extinction.  Et si, quand un peuple se meurt c’est un peu de l’humanité qui disparaît et le musée des arts premiers qui s’enrichit, sur ce coup-là, ça pourrait bien être le contraire.


tgb

 

 

16:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (18)

 
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