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06/11/2009

Lettre motivée d’un convoyeur de fonds

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Cher Loomis,

C’est d’un joli paradis fiscal tropical que je vous écris cette petite bafouille ensoleillée pour m’excuser d’avoir du emprunter votre fourgon blindé quelques instants, le temps d’une affaire pressante.

Rassurez vous, si je l’ai effectivement allégé de la trentaine de caisses qui l’encombraient, ainsi que des 11 millions d’Euros malencontreusement glissés à l’intérieur, j’ai pris bien soin, et c’est la moindre des courtoisies, de refaire le plein d’essence et de glisser les clefs sous le siège conducteur.

Cher leader Français du transport de fonds de mon cœur, symbole de l’excellence, je tenais à vous remercier pour votre chaleureux management « à la suédoise », à savoir être traité à peu prés comme un chien, votre culture d’entreprise unique consistant à finir éparpillé façon puzzle pour 1300 euros brut par mois ou suicidé orange et votre fine éthique, basée sur l’intégrité et la confiance, j’en suis aujourd’hui, une Margharita à la main, le témoignage vivant.

Je tenais également à rendre un vibrant hommage à la manière exemplaire dont vous avez su faire preuve, au coeur de votre métier d'expert de référence, pour votre gestion des ressources humaines et autre chair à canon, et votre sens inné du service auprès de votre clientèle bancaire à parachute doré sur tranche.

C’est d’ailleurs, je dois bien vous l’avouer, à force de voir convoyer les bonus de ceux qui ont déjà tout par des loufiats en sursis qui n’ont droit à rien que j’ai décidé à l’unanimité de moi-même, de m’octroyer cette prime de fin d’année que vous m’aviez si gentiment refusée.

Veuillez également transmettre à mes collègues de Sécuritas de la Brink’s et autres entreprises de coffiots ambulants, que, s’ils ont envie (et les couilles) de troquer leur vie de merde pour une vie radieuse et opulente, il suffit d’un peu de logistique et qu’au prochain carrefour ils prennent à gauche, plutôt qu’à droite.

Qu’ils cessent également de jouer au loto comme des cons. Inutile d’attendre la bonne fortune du ciel quand on a le cul sur un tas d’or.

Enfin, je vous signale, histoire de pas vous faire perdre un temps précieux, que le cachet de la poste figurant sur cette carte postale ne fait pas foi.

Quand même pas si ballot.

bien à vous

un convoyeur de fonds en tongs.

tgb

Photo D.A

16:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (18)

04/11/2009

Le cru, moins le QI

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Même pour un anthropologue averti, plonger au cœur de la tribu primitive 'Huempé', dont les premières traces remontent au deuxième millénaire,  reste une expérience éprouvante dont le meilleur des ethnologues, Claude Levi-Strauss, in memoriam, ne sortirait pas tout à fait indemne.

Certes, comme tous les peuples premiers, la tribu Huempé, repose sur un socle d’us et de coutumes ancestraux et possède une culture indigène  particulière mais certains de ses rites, qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, semblent bien relever de l’étrange, voire du n’importe quoi.

Si, l’on retrouve dans cette communauté patriarcale, « les structures élémentaires de la parenté » assez classiques ; népotisme, lignage de père en fils, mariages intertribaux d’alliance dits  « d’ouverture » et des rites socio politiques assez subtils, comme celui consistant à confier au dernier des renégats le culte du totem (le bessonage) en revanche certains aspects des rituels sont nettement plus déconcertants.

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Ainsi par exemple, cette coutume bizarre, qui consiste, en se rasant devant la glace le matin pour les hommes, en s’épilant le maillot pour les femmes l’après midi, de se projeter en chef de clan, dans une étreinte narcissique exacerbée et dans le culte d’un « moi je » mégalomaniaque, consistant au nom de la peuplade, de tenter de jouir littéralement par le nombril.

Autre exemple difficilement interprétable pour des esprits cartésiens - on touche ici aux limites de 'la linguistique structurale', dans l’analyse de la pensée sauvage - : les harangues à répétition d’un roi radoteur à six cerveaux, en pleine crise tectonique, juché sur des échasses rudimentaires (aucun membre du groupe ne doit en taille dépasser le chef) protégé par un bouclier fiscal, faisant exactement le contraire de ce qu’il dit, disant exactement le contraire de ce qu’il pense, jusqu’à l’irruption par la transe, d’un lapsus linguae libérateur, devant une assemblée d’élus prosternés ‘les godillots’  se livrant à un concours de cacophonie infernale.

Séance rituelle, nommée précisément ‘le grand nimportenawak’.

Ou encore, cette tradition archétypale, de la douche royale à 245 572 euros (pourquoi ce chiffre précis ?) sous laquelle le grand chef décrète de nouvelles taxes (jusqu’à une vingtaine) devant des sujets exsangues. Tradition fort surprenante pour nous, peuple révolutionnaire, qui s’insurgerait immédiatement devant un tel cynisme et une telle marque de mépris.

Ou enfin ce rituel fort original consistant à faire voter le peuple pour mieux s’asseoir sur les urnes, une fois l’opération terminée. 

Si plus classiquement, rapport au cru et au cuit, on retrouve le principe de l’anthropophagie la plus archaïque (empruntée sans doute à la tribu Péhesse) et le fait de faire bouillir ses amis, tandis  que l’on fait rôtir ses ennemis (on se dévore d'ailleurs assez goulûment entre femmes) cette tendance au cannibalisme n’explique toutefois pas la disparition de 45000 membres du clan en une seule année.

Si nulle pandémie H1N1 ne peut expliquer cette hécatombe, pas plus d’ailleurs que la pratique du sacrifice humain ou la moyenne d’âge particulièrement élevée des membres du clan, l’étrange parcours initiatique, lubie du chef « Malotru 1er » à l’égo surdimensionné, larguant sa tribu dans la jungle mondialisée après avoir brisé toutes les boussoles, pourrait expliquer cette énorme déperdition.
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Le couple Morano Lefebvre, le cru sans le QI, derniers individus recensés de la tribu Huempé.



Oui, la tribu de l’Huempé, substrat du mythe sarkoziste, après celle du Péhesse, pourrait bien être en voie d’extinction.  Et si, quand un peuple se meurt c’est un peu de l’humanité qui disparaît et le musée des arts premiers qui s’enrichit, sur ce coup-là, ça pourrait bien être le contraire.


tgb

 

 

16:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (18)

02/11/2009

C'est la faute à Walter


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17:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

C'est la faute à Walter

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C'est le genre de film, Walter retour en résistance, qui peut vous rendre fier de certains Français, souvent d’origine étrangère d’ailleurs et non pas fier d’être français, vu qu’en général, au grand loto des spermatozoïdes, on n’y est pas pour grand chose.

C’est le genre de film qui pourra aussi vous faire honte de certains Français, du premier d’entre eux notamment, dont la muflerie n’a d’égale  que la vulgarité indigne.

C’est pas un scoop mais c’est encore plus flagrant sur grand écran.    

Je suis allé voir ce film à Annecy en avant-première et je ne l’ai pas vu.
La salle était comble. Alors j’ai bu des bières.

Mercredi  4 novembre c’est la sortie nationale, j’irai le voir à Paris, ça me changera de l’identité du même nom et ça ne m’empêchera pas de boire des bières à la sortie…

Pour les parisiens donc, une seule salle, une seule adresse possible :

Cinéma Espace Saint Michel

Pour les horaires, vous vous débrouillez , faut pas exagérer quand même…

En prime l’interview du réalisateur Gilles Perret, chez l’indispensable Article 11

tgb


17:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

 
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