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02/04/2009

Le G honte - minute par minute

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8h52
: petit déjeuner de travail. Les chefs d'Etat et de gouvernement du G20 arrivent au centre de conférence Excel de Londres. Le premier ministre britannique Gordon Brown accueille Barack Obama et d'autres dirigeants pour un petit-déjeuner de travail, avant l'ouverture formelle de la réunion, vers 9h30. Nicolas sarkozy exige immédiatement un Banania avec deux tartines beurrées, sinon il quitte la table.

 

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Malaise du côté américain. On frise l’incident diplomatique. Le premier ministre Brown négocie. Angela Merkel conciliante propose un arrangement en offrant une de ses saucisses de Franckort. Finalement un accord se fait autour d’un Nesquick et d’une seule tartine semi-beurrée.

Première victoire incontestable du président français.
L’ atmosphère reste tendue.

9h18 : Selon des sources diplomatiques, Nicolas Sarkozy fumax devant son mug aux couleurs de l’Otan attendrait toujours une cuiller pour touiller son chocolat refroidi. Son homologue chinois pince-sans-rire lui offre une paire de baguettes pour saisir sa tartine. Nicolas Sarkozy feint de se lever avant de se raviser. Selon certaines indiscrétions, Hu Jintao serait prêt à lui rendre sa cuiller si la France mettait fin à ses relations avec le Dalaï Lama.

9H 29 : Un communiqué de presse serait en préparation au ministère des affaires étrangères. Selon des sources bien informées, la teneur de ce message serait sans équivoque – les curés patchouli sont priés d’aller léviter ailleurs –

La France et la petite cuiller reviennent très fort dans le jeu diplomatique international.

 

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10H10 : Photo de famille – Nicolas Sarkozy réclame de tenir l’ardoise en place centrale de la photo de classe. Le président Russe Medvedev lui rappelle opportunément qu’il l’a vu chouravé tous les stylos de la salle de travail. Le président français lui vend pour deux euros symboliques la Guadeloupe à la condition express qu’il la ferme.

Un protocole d’accord  est conclu. Nicolas Sarkozy doit s’enfiler trois vodka pour entériner la décision. Nouveau compromis historique : Le problème des Antilles est réglé et le président français conserve six beaux stylos Mont-Blanc dans leurs étuis d’origine.

Une déconvenue toutefois, le président français se retrouve un poil excentré sur la photo finale.

10H 22 : la séance plénière commence. Barack Obama propose de bosser un peu même si tout est déjà finalisé. Nicolas Sarkozy bravache et déterminé demande que l’on ferme les fenêtres qui laissent passer les échos contestataires d’une manifestation anti G20

- « tout ce peuple dehors sans Rolex et qui a raté sa vie m’écoeure » déclare t’il officieusement à son voisin Turc

Barack Obama qui porte une montre à cent euros apprécie modérément.

La tension reste vive.

10 H 28 : La climatisation étant en panne, la proposition française est rejetée à l’unanimité. Nicolas Sarkozy dans un geste spectaculaire qui fera date se lève théâtralement avant finalement de se rasseoir.

Silvio Berlusconi toujours taquin, lui retire sa chaise au dernier moment. Le président français s’écroule littéralement avant d’opérer un rétablissement miraculeux.

Toute la salle se gondole  Nicolas Sarkozy un peu pompette se renfrogne - Angela Merkel se contient par solidarité :

Le couple Franco-allemand sauve les apparences. L'ambiance se détend.

11:38 :  Le sommet a pris un peu de retard – Pendant une pause, on remarque un aparté entre le président français et son homologue mexicain. De source autorisée, on indique qu’il est question d’un petit paquet oublié à l’hôtel du milliardaire Hernandez Martinez, narcotraficant supposé.

- Tonton pourquoi tu tousses ? – lui balance hilare et dans sa barbe le président Lula entre deux arabica.

En son for intérieur NS se promet de déclarer la guerre au Brésil à la première occasion.

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11 H 43
: La séance plénière reprend.


12H 37
: « quelqu’un a t’il une idée pour résoudre la crise ? « demande avec autorité Gordon Brown à ses hôtes qui plongent illico dans leurs notes en prenant des airs super affairés.

12 H 38 : Nicolas Sarkozy sentant que son heure d’accéder à la postérité vient de sonner propose solennellement un mini-décret avec date de péremption contre les chiens méchants.

13 H 38 :  flottement dans la salle.
13 H 39 : Rires contenus
13H 40 : messes basses
13H 41 : ricanements divers
13H 42 : silence lourd et pesant

13H44 : « et si on allait casser une petite croûte » propose le premier ministre indien Manmohan Singh, qui sauve diplomatiquement l’affaire.

13H 45 : soulagement général – la séance est levée - Nicolas sarkozy se renseigne auprès de ses conseillers – «  quoi j’ai dit une connerie ? »

- « mais non mais non monsieur le président pensez donc » rassurent fissa les sherpas français un peu livides quand même.

13H 54 : Nicolas Sarkozy déjeune  au côté du dirigeant japonais Yasuo Fukuda ; peu inspiré et pour fendre la glace, il déclare que « le Sumo est un sport de gros lourdaud Nipponno-chiraquien » Le japonais impassible et souriant rompt immédiatement ses relations commerciales avec la France.

–  " déjà qu’on n’ en avait pas des masses…. » déclare en off la ministre des finances Christine Lagarde tout en affirmant officiellement que la crise touche à sa fin.

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cherchez Charlie....



14H 38 : reprise de la séance de travail du G20.

Au bout d’une heure d’un « brain storming » laborieux et stérile, Barack Obama et Gordon Brown décident de ne rien décider tout en faisant semblant d’avoir décidé quelque chose.  L’assemblée est enthousiaste. C’est à un véritable consensus international historique qu’on assiste enfin. Les responsables politiques chantent à l’unisson et en chorale, une chanson paillarde qui choque quelque peu la présidente argentine Kirchner.

Silvio Berlusconi, toujours courtois avec les dames, lui met la main au cul. Tout s’arrange.

C’est beau un concert des nations. Le climat est au beau fixe.

15 H 45
: Le communiqué de presse final est rédigé. Nicolas Sarkozy, privé de son pain au chocolat, menace de claquer la porte avant de s’apercevoir qu’il est resté seul dans la salle.

Il envoie un sms vengeur à Carla - tous des cons -

16 H 17 : Il improvise une conférence de presse sur le perron du centre de conférence et déclare avec une certaine emphase :

- c’est encore moi qu’ ai tout fait  –

avant de prendre conscience qu’il n’y a que Jean-Pierre Elkabach (et encore…) à écouter sa déclaration, tous les autres journalistes entourant frénétiquement Barack Obama quelques mètres plus loin.

16 H 32
: Nicolas Sarkozy quitte furieux le G20 en menaçant de tout faire péter. Son avion présidentiel ayant encore une avarie, il rentre en France en mobylette peugeot subventionnée.

Pas gagné pour traverser la manche. Il vire Streiff le patron de PSA déjà viré.


"Nicolas Sarkozy sauveur du monde libre" titre le Figaro.


tgb

15:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

01/04/2009

quel jour déjà ?

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cliquez : Premier Avril !

18:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

30/03/2009

Vous reprendrez bien un peu de pathos monsieur le président !!!

 

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Une fillette de six ans est morte samedi, mordue par deux dogues allemands appartenant à sa famille. Les agressions canines ont fait une trentaine de décès en France en vingt ans. Alors, faut-il durcir la législation sur les chiens dangereux?

Oui
.
80.40%
.
Non
.
19.60%


Après 243 lois (grosso modo) sur les chiens dangereux, les lecteurs du Figaro, toujours en pointe dans les combats sociaux politiques essentiels en réclament une 244éme (avec en Bonus, déjà 67 commentaires sur le Figaro.fr, à l’heure où    j'écris ces quelques lignes).

Une loi bien sûr,  pas un vague décret réservé aux anecdotiques stock-options, ou quelques propos volatils mais volontaires sur la nécessité de moraliser le capitalisme.

Quand Le chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, déclare samedi sur LCI être "pour la suppression des stock-options, pendant cinq ans, (et pourquoi pas six pendant qu’on y est) sauf pour les entreprises naissantes" on tremble à l’idée qu’il pourrait un jour mettre ses menaces à exécution en accédant au pouvoir avec ses amis bolcho-révolutionnaires Lamy et Strauss Kahn.

Heureusement que, dans leur tentative radicale de transformation d’une mondialisation libérale indépassable, ils se leurrent.

Car, il faut bien l’avouer, l’ électorat se fout royalement que l’on marchandise la santé, l’université, la recherche et les derniers services publics, se branle allégrement qu’on restreigne les libertés (du moment qu’il peut continuer à regarder Drucker à la télé) et que le nombre de gardes à vue explose, se brosse tout pareillement que Strasbourg soit en état de siège, au moment de réintégrer l’Otan.

Non, l’électorat lucide quoique retraité, sachant toujours privilégier le prioritaire sur le dérisoire est avant tout préoccupé par la moralisation de l’espèce canine et accessoirement par les vergetures tropicales d’Ingrid Betancourt.

Et je les comprends.

Comme un enfant ce même week-end est tristement mort, pendu sur un toboggan, j’espère bien sûr, que dans l’émotion générale, relayée j'en suis convaincu par l'excellent impacteur Jean-Pierre Pernaut (od), une loi anti toboggan (pas un décret non) sera promulguée illico.

Il est bon que dans le bouleversement général et la confusion mondiale, des repères tangibles soient établis.

 

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Le toilettage du caniche et la déjection canine restant quand même le centre névralgique de la réflexion politique liée à notre civilisation.

Quant à moi, et dans le souci de sécuriser les enfants, le port obligatoire d’une muselière pour Monsieur Lefebvre (pas Jean non, mais le méchant comique) ne me paraît pas forcément superflu.

Une loi peut être ?!

tgb

13:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (21)

28/03/2009

Sous la plage, les pavés

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Le Zénith :

8 Mars 2009 sans aucune couverture médias
Meeting du Front de gauche (PC PG)  6500 participants

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20 mars 2009  avec large couverture médias
Meeting du PS - 1000 participants

Oui, le pari de Mélenchon était largement jouable.
un front de gauche uni et élargi pouvait passer devant le PS aux européennes et flirter probablement avec les 20%

ça changeait tout.

Les rapports de force
Les perspectives
Les valeurs

Ça créait

Un choc exemplaire en Europe
L’émergence d’une vraie gauche
Une locomotive alternative

Ne restait plus qu’à établir des passerelles avec l’Amérique du sud
Et l’avenir changeait définitivement de camp.

Mais non, bernique, rien que dalle nada, nothing, oualou,  !

Le NPA n’en veut pas (sauf la minorité Piquet)
Le MRC n’en veut pas (la bande à Chevènement)
Les alters n’en veulent pas (la bande à chacun pour soi, dont Clémentine Autain, touriste politique jouant des coudes pour la photo - mon conseil du jour - qu’elle aille se faire éplucher ailleurs )

Bref le front de gauche de juin sera un chouïa riquiqui.
Les voix de gauche de gauche au NON à la constitution s’émietteront sur 3 ou 4 listes et les politologues abonnés reconnaîtront les leurs.

Encore une occase de raté
Y’en aura pas tant que ça
Surtout par temps de crise
Songer à pas les rater toutes

Donc tout à leur petite cuisine moléculaire, dans leur micro entreprise à petites parts de marché électoral, entre calculs d’apothicaire et plans de carrière, les groupuscules de gauche tout à leur nombril, s’épuisant en de vaines querelles et prétextes à la con, et se disputant le bout du bout du gras, loupent une opportunité historique et nous laissent orphelins.

Comme d’hab.

A l’heure de la misère, de la colère, de cette immense urgence de cette immense attente du peuple de gauche, (exemple : ce film documentaire qui fait salles combles dans mon bled) à l’heure des défouloirs carnavalesques tous les deux mois canalisés par des gentils syndicats qui voudraient pas trop déranger….

Et pendant que la droite de chez dure, méprisante, arrogante, pleine de morgue et d’esprit de classe, flatte les pires instincts, entretient la vulgarité et l’abrutissement dans un espace de liberté chaque jour rétrécit et nous crache au visage….

Nos luttes collectives partent en fumée dans l’atomisation générale.

A la honte que nous inspire ce piteux PS en décomposition, de Rocard en banquise à Valls poseur, héros des lecteurs du point, en passant par Strauss Kahn Fmiste ou Royal pipoliste, à l’heure de tous ces nabots ambitieux à genoux, faisant passer le nain de l’Elysée pour un pseudo-géant qu’espérer encore ?

Je ne sais plus qui écrivait (et je cherche toujours son auteur)

- monsieur nous voulons notre place au soleil !
- alors faites moins de place et plus de soleil jeune homme !


pour l’instant sous la plage, les pavés sont gris.


tgb

10:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

 
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