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05/11/2008

Avec un C, comme...

photo_0302_459_306_13153.jpgLe petit inculte président qui sait tout, qui s’occupe de tout, qui fait tout vite et mal, parce que les autres sont forcément nuls et incompétents, vient une fois de plus de se distinguer dans la goujaterie qui lui sert d’élégance.

C'est rien; ce n'est pas grand chose, c'est juste qu'il nous fout la honte à l'internationale, une fois de plus.

Ecorcher la langue française ne lui suffisant, pas autant écorcher le nom, c’est à dire l’identité même, du nouveau président des USA

On doit avoir le président lapsus qu’on mérite.

La France rance et vulgaire de Vichy et d'ailleurs doit s’y retrouver en miroir.

Quant à moi ce n’est pas de la vanité de penser que la culture Française et moi meritions mieux.

tgb

21:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

01/11/2008

Premier Secrétaire Manager

 

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Tout le monde n’a pas la chance de vivre dans une ville dirigée par un maire manager (de plus de 50 ans) :

Moi si (mais je n’y suis pour rien).

Un maire jonglant en ces temps trivialement politiques, avec des notions aussi romantiques que le benchmark, le reporting et autres beautés sidérales et conceptualisées de la gestion des hommes, ne peut être complètement mauvais.

Un homme dont le charisme égale au moins la stature historique et internationale d’un Manuel Valls  (on le voit moins en ce moment serait il souffrant ?) et dont l’audace lui fit rejoindre trois mois avant la crise fatale (finale ???) du capitalisme et par la complicité joyeuse et visionnaire du grand Joffrin-Mouchard, l’immense cohorte des idées dominantes et reçues nous fait ainsi la preuve de toute sa clairvoyance ;

En politique on appelle ça le flair.

- Qu’est ce que tu veux faire quand tu seras grand Bertrand ?
- Moi manager maire libéral ms’ieur !!! et accessoirement secrétaire manager du PS et pour finir président manager de la France.
- oh la belle vocation !!!!

C’est donc tout naturellement que le Figaro et les Sarkoziens (ah les braves gens et désintéressés en plus) s’emploient à faire élire aujourd’hui un super-manager à la tête d’un PS, si mal managé, par le biais de sondages d’une rare perspicacité : - sonder des sympathisants socialistes qui  ne votent pas plutôt que des militants socialistes qui votent - quelques jours avant le scrutin en positionnant le manager maire en large favori.

C’est dire si le petit Bertrand D, comme futur adversaire potentiel aux présidentielles 2012, terrorise le président du bling bling et du bla bla.

Quelques subtils faits d’armes du futur (je l’espère) cocu du PS, et de son légendaire pifomètre :

Recevoir en grandes pompes (ce qui ne veut pas dire avec des chaussures de clown) le théocrate Lama en son chiffon orange parfumé patchouli, gourou (sponsorisé par la CIA) d’une secte new age.

Orner, d’un portrait géant, le fronton républicain de la mairie de Paris du noble visage d’Ingrid, vedette nobélisée d’avance de la STAR AC des otages et copine d’un président colombien tueur à ses heures de syndicalistes indiens.

Manifester sa solidarité avec le prisonnier de guerre Franco Israélien Guilad Shalit et se foutre royalement du prisonnier arbitraire de la justice militaire israélienne, Salah Hamouri

Selon que vous serez Franco Colombien Franco Israelien ou Franco Palestinien, le maire de Paris, le cul se bougera.

Pétitionner pour le neo-con Philippe V. petit autocrate pas drôle d’un fanzine qui le fût contre le toujours déconnant Siné, fondateur d’un fanzine chaque mercredi plus rigolo et en train de tailler des croupières à l’apprenti Voltaire méchant et vaniteux.


Une nuit blanche jacklanguienne, un paris plage plus trois vélos ne faisant pas le corps d’une politique, faudrait que d’urgence le manager aspirant ayant atteint visiblement son point d’incompétence se ramone les sinus, s’il veut enfin sentir le vent et aspirer encore à quoi que ce soit.

De toute façon ce sera sans moi (déjà que j’ai jamais pu encaisser les paroles de ses chansons)

Tgb

18:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

28/10/2008

Mal loti

suburbia.jpg



Le lotissement, cet immeuble par terre, étalé, horizontal, est, en ces temps de subprimes et d’accession à la maison individuelle (idéal définitif du rêve français qui s’effondre) et dans cette France de propriétaires ( à l’époque où notre visionnaire président idéologisait en plein American way of life) incarne bien le triomphe de l’individualisme dans une illusion communautaire :

- cette « petite maison individuelle dans la prairie » entité clôturée isolée refermée sur elle-même au sein d’une entité plus large, clôturée, isolée également.et refermée sur elle même tout pareil.

Sorte de mise en abîmes.

En ce sens, il fétichise remarquablement cette nouvelle organisation sociale qui s’installe.

Ensemble mais seuls.
Regroupés mais pas solidaires
Agglomérés et atomisés à la fois.
Indépendant sous le regard (le flicage) de l’autre
Autonome dans la promiscuité.

Une forme d’intimité dans l’inter-surveillance.
Un collectif de gens seuls.

Le lotissement est le lieu même du ni ni
Du non lieu - Du nulle part –
Une forme de délocalisation
De non localisation.

Ni à la ville, ni à la campagne.
Ni culture urbaine, ni culture rurale (on notera tous les contentieux, rapport aux cloches des églises, au chant matinal du coq du voisin, au son des clarines ou aux odeurs des épandages…)
Ni autochtone, ni étranger
Ni tout à fait public, ni tout à fait privé
Ni nomade, ni sédentaire vraiment

Enraciné là par hasard, sans fondations, à crédit et sans racines :

- une communauté aléatoire plaquée sur une autre communauté historique avec mémoire. Une communauté qui, devenue souvent majoritaire finit par prendre le pouvoir (aux municipales par exemple) aux dépends mêmes des « indigènes » de leurs traditions, (s’il en reste) de leurs modes de vie (sans les idéaliser évidemment)

Espace indéfini donc, no man’s land, à la culture indéfinie, voire à l’acculturation dans une non identité, une non identification sociale et géographique au moins.. .

Le lotissement est l’espace même de l’uniformisation et du conformisme.

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Boites rangées alignées pareilles, semblables et différentes.
Pareilles dans leur style architectural et leur urbanisation
et différentes dans les détails, qui rendent les inégalités sociales encore plus criantes et plus insupportables à vivre.

Une plus grande baie vitrée par çi, un étage supplémentaire par là, un 4X4 garé ici, un barbecue plus sophistiqué là, voire carrément une piscine, accomplissement définitif de l’accession à la bourgeoisie et symbole même d’une réussite sociale dans sa représentation cliché.

Ce vis a vis qui pousse à l’envie, à la jalousie ou à la compétition
A l’étalonnage de sa propre existence sociale, ce côte à côte où on mesure d’emblée sa position sa progression dans la hiérarchie ou sa dégringolade, ce miroir déformant, cet autre soi-même qui valorise ou dévalorise, auquel on se confronte en permanence, famille contre famille.

On se tolère, on coexiste, mais a t’on un véritable sentiment d’appartenance ?

Le lotissement est l’expression même de l’anti-écologie par excellence

Espace banlieue sans les avantages, les infrastructures
paysage suburbain sans esthétique définie, privé de transports public le lotissement impose à chaque ménage actif de posséder au minimum deux bagnoles (et un seul garage - on imagine que c’est le chef de famille qui en hérite).

Le jardin, accessoire indispensable et rétréci, voire symbolique., impose évidemment des choix draconiens, voire des non-choix d’évidence.

Entre l’arbre fruitier et le barbock, entre le jardin potager et la cabane en plastique pour les mômes, entre le panier Basket, la parabole, le parasol, le salon de jardin Grosfilex et un espace sauvage pourquoi pas voué aux orties, l’espace vert du pavillon moderne, pratique, fonctionnel, de plein pied, (avec sa cuisine américaine) se veut forcément rationalisé et fait l’impasse sur le superflu à savoir l’essentiel. Le végétal.

Une petite maison individuelle dans la prairie c’est comme un appartement à plat, le jardin n’étant qu’une pièce en plus finalement.

Pas d’arbres donc et donc pas d’ombre.
Pas d’ombre et donc la clim (pour le sud et les plus fortunés)
10m2 de gazon et sa tondeuse individuelle
Une piscine enfouie pour la classe supérieure, en toile et posée là, pour la classe inférieure, une pataugeoire à boudins pour les plus modestes.

Le lotissement dans sa conception même est un bouffeur d’énergie, un gaspilleur d’espace, un non sens dans une économie maîtrisée.

 

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Il est aussi l’espace du conflit.

On se renvoie le week-end ses odeurs de saucisses et de sardines, ses petites soirées conviviales (quel mot atroce) qui débordent après 22 heures, on y dépose plainte, pour des histoires de chiens et chats, des différents de haies mal taillées, ou de palissades abusives, on y expose en vitrine, ses légitimes scènes de ménage qui nourrissent le commérage et rassurent les autres.

On fait dans le procédurier.

On est chez soi et chez les autres
On ne se connaît pas mais on se reconnaît
On ne voisine pas : on se juxtapose.
On est le spectateur de l’autre comme il l’est de nous-même.

Je suis frappé par le nombre de faits divers sanglants qui se situent précisément au cœur même de ces lotissements.

Divorces coïncidant souvent avec la livraison de la maison
suicides, massacres familiaux, pétages de plomb divers entre coexistants…

Et en corollaire, le témoignage abasourdi du voisinage après l’horreur :

…rien ne laissait présager…une famille normale…un monsieur courtois…une dame sympathique…bonjour/bonsoir…un couple sans histoires…

Je suis frappé aussi du nombre de panneaux à vendre sur ces maisons-là.

Etrange turn over. : Du aux accidents de la vie. Aux surendettements Aux licenciements. Aux séparations. Aux mutations. Ce genre de maisons provisoires qu’on ne transmet pas, dont on rêve et qu’on s’approprie finalement si peu.

Une accession à la propriété si fragile….

Contrairement aux tours des cités qui ont évidemment leurs inconvénients, leurs violences, leurs solitudes, mais aussi et paradoxalement leur solidarité, leur esthétique, une forme d’appartenance, une identification jusque dans les gangs des halls d’immeubles et des organisations structurées comme on l’a vu même durant les émeutes, dans ces lotissements pas d’enfants qui jouent dehors, pas de bandes de lotissements en vadrouille…

Le lotissement est t’il même un espace pour l’enfance, le souvenir de l’enfance ?

Sociologiquement il serait intéressant de voir ce que donnent de singulier les générations élevées dans cet univers parcellisé.
Politiquement il serait intéressant aussi de sonder particulièrement cette population.

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Je paierai mon billet que c’est là, l’électorat lambda Sarkozien.
Couche moyenne (celle qui va déguster sévère avec la crise)
Famille composée et bientôt recomposée aspirant au confort matériel individuel, croyant aux valeurs de l’effort, du mérite et de la récompense cablée et consommée, recherchant une forme de sécurité grégaire dans un isolement théorique et une intimité de faux semblant..

Le lotissement exemple de désocialisation cloisonnée réussie

Enfermé autant dehors que dedans..


tgb

17:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

25/10/2008

Maraboutage, mode d'emploi

2805032023-nicolas-sarkozy-assigne-une-societe-qui-vend-des-poupees-vaudou.jpgTrès procédurier le petit monsieur.

Très à cheval sur son image à bascule, le leader du monde libre, dealer de sa propre came qu’il nous inflige en dose média, gélule, suppo ou patch, matin midi et soir.

Depuis notamment, que par son avocat Herzog, plainte fût déposée contre le fabricant de la poupée vaudou à son effigie, Sarko, hyper crédible en victime expiatoire vient de faire exploser les ventes du produit marabouteur.

Joli coup de pub.

Poupée vaudou prochainement interdite à la vente ou pas, quelques aiguilles, une photo découpée dans les journaux, (et c’est pas ce qui manque) feront l’affaire.

Mode d’emploi :


Pour commencer avec délectation, plantez deux ou trois aiguilles rouillées dans la langue du blablateur démago qui en docteur Sarkoz, refonde réforme, moralise, ripoline, le système qui vient de bouffer 25 000 milliards de dollars (ce qui aurait largement suffit à éradiquer misère, famine et apocalypse écologique) pendant que Mister Y, en bon télégraphiste continue de cautionner la machine folle bien servilement.

Pour promettre au peuple en colère quelques bonnes têtes de coupable, un trader par çi, un patron de banque par là et dépénaliser le monde des affaires comme jamais, enfoncez en jouissant une bonne série d’aiguilles tétaniques dans le cœur du petit méchant pas drôle, si vous le localisez.

Pour dénoncer avec force de persuasion, sur toutes les scènes du monde les paradis fiscaux, tout en créant par l’intermédiaire de Médor Lefebvre de nouvelles niches fiscales, introduisez sauvagement  une ou deux alênes plantées bien profondément dans les miches qu’il a d’ailleurs assez flasques. 

Pour polluer autant que 823 vaches (et je ne parle même pas de sa nana) et alors qu’il essaie laborieusement  de nous refourguer du Grenelle de l’environnement méchamment frelaté, lardez le baratineur, d’une grosse aiguille tordue dans le téton gauche ce qui devrait, lui, en termes d’acuponcture je sais pas, - mais vous, en termes d’exorcismes et de défoulements, vous soulager incontestablement.

Enfin et pour faire court, tant les raisons de faire des trous dans le paltoquet à talonnettes sont innombrables, et afin de protester contre les nationalisations de banques et la privatisation en loucedé de la sécu, plantez avec ravissement un énorme tison affûté et rougeoyant dans les testicules du nabot vaniteux.

Qu’il ne se reproduise plus serait déjà un moindre mal.

Mon conseil du week-end :

A sa place j’autoriserais tout simulacre et autres jeux d’envoûtements puérils, tant, il me semble, qu’il est préférable de laisser la fureur s’exprimer sur des poupées de chiffons plutôt que de se prendre, par le peuple au coup de sang imprévisible, des coups de piques et de fourche dans la tronche.

Ne jamais sous-estimer le pouvoir libératoire du substitut et de la magie…tel est mon avis

Je crains toutefois que malgré ses grandes oreilles le petit monsieur s’en cogne :

Il a tort.

tgb

16:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

 
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