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19/11/2015

Tirer dans le tas

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Il faudra quand même bien un jour, entre deux coups d’état d’urgence et les errances d’une diplomatie vautrée et incompétente, s’interroger sur la violence et la vacuité d’une société qui engendre de jeunes connards sanguinaires et immatures prenant un pied certain à tirer dans le tas comme en 3 D.

Oui, ces minables d’entre les ordinaires, cédant à la toute puissance et se la jouant super héros macabres, maître du monde un instant, purgeant à la kalash leurs frustrations adolescentes avec cette promesse de refoulé chronique d’un jour je me vengerai.

Du fachochïde Breivik, aux allumés laborieusement islamistes du 13 novembre, en passant par tous les cracheurs de feu et de haine des campus américains en quête du quart d’ heure de gloire et de l’ivresse sanguinaire, s’arrogeant le droit de vie ou de mort sur leurs semblables, s’érigeant un instant en juge suprême, s’interroger oui sur ces furoncles purulents d’une société de consommation de masse comme de carnages.

De la télé réalité virtuelle au réel un peu flou, la vie comme sous acide, la mort comme mauvais trip, comment passer de rien à tout par la mitraille, la ceinture explosive, quitte à embrasser au passage la première cause à la con qui passe, le premier Jihad bricolé, le dernier mouvement sectaire un peu in à tirer son coup comme on peut.

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Dans ce monde en vrille et en sucette sans pitié sans amour, où pour toute utopie l’on vous somme d’être milliardaire en bossant le dimanche, devenir pour un instant enfin compétitif et attendre comme un « challenge » l’assaut final du Raid.

Le kif !

Incarner la terreur pour le bien. Le leur. Le mien. A imposer ma médiocre vérité en vérité. Le fanatisme pour tout bagages, le néant pour toute pathologie, remplir son vide de n’importe quoi et avoir enfin raison à en perdre la raison.

Quitte à être nié, foncer droit dans le déni. Etre le pire plutôt que rien dans ce bordel ambiant, ce monde renversé de la folle machine qui rassure les marchés en écrasant les hommes. Un œil sur le taux de stabilité, l’autre sur le taux de croissance.

Oui, être quelqu’un avant de redevenir personne, et à défaut de rites initiatiques de repères ou de rituels, noyer sa rage dans le sang et y trouver un sens.

Et pas tellement s’étonner que le chaos des bombes là-bas, finisse par nous revenir en tapis volant. Des guerres prétendues chirurgicales, en ramasser les dommages collatéraux ici, tandis que nos médiocres politiques lèchent de la babouche pétrolière et obscurantiste en tartuffes distingués.

A force de tirer dans le tas, pouvait on s’en tirer ?

Tout le monde connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui est mort au Bataclan et tout le monde d’être un peu mort dedans.

Rester vivant alors, humain et libre, pour toute vengeance.

tgb

 

20:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15)

12/11/2015

Blanc benêt benêt blanc

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Une fan à Macron : « Depuis que vous existez, je suis de gauche, avant j’étais de droite ».

Je comprends bien le doux frisson de la transgression gauchiste que cette honorable groupie en retour d’âge peut ressentir le long de sa moelle épinière en prononçant ces mots, s’étonnant elle même de tant d’audace révolutionnaire à briser les tabous.

Je m’en voudrais de lui dévoiler la terrible vérité à savoir qu’elle peut raisonnablement conserver son abonnement à Valeurs actuelles, vu que son directeur reste un très bon pote à Manu et que ce n’est pas tant elle qui se déporte voluptueusement à gauche, que le fils caché de Reagan/Thatcher qui reste bien planté dans le carré VIP de la bande à Merdef.

Une citation fleurie du délicat poète Cambadelis illustrant le tableau : Macron incarne la gauche post historique pro business et sociétale –

Ce qui t’en bouche un coin.

Non, nous ne prendrons pas le risque de traumatiser la dame ménopausée à peine dépucelée du bolchevisme à Deauville, en lui révélant qu’en plus d’une bouffée de chaleur friponne, elle reste une indéfectible vieille peau liftée aussi droitarde que le Manu Macron, même si un poil plus à gauche que le Manu Valls.

Il se chuchoterait dans les milieux autorisés que le premier ministre fut un jour socialiste, mais si l’on doit tenir compte des calomnies et des ragots…

Quant à être de gauche ça tient de la pure médisance.

Ainsi le charmant duel du Manu contre le E Manu, de celui qui porte le plus à droite et fait mouiller la versaillaise sous les yeux émus de Fanfoué président qui nous déclare inspiré :

- La paix est très fragile et la guerre est toujours possible

– Ce qui vaut largement le dernier tweet sybillin et peut-être codé du fulgurant Moscovici :

- Au Musée de la mer à Biarritz superbes phoques

????

Bref en route vers l’umps enfin, la coalition du blanc benêt benêt blanc s’organisant sans rire dans une vison stratégique toute de triangulation autour de la personne du morveux helveto-catalan se voyant déjà un destin.

Rappelons que le principe de la triangulation consiste à occuper le terrain de l’ennemi, le privant ainsi de toutes munitions. Tactique qui peut se révéler gagnante à condition toutefois de conserver quelques électeurs de son camp.

Il reste en effet à démontrer, même à un comptable libéral, que gagner les faveurs de la dame du Vésinet en perdant 12 électeurs de Tourcoing reste une affaire rentable.

Non de grâce, ne dites pas à ma mère que Macron est de droite, elle le croit banquier subversif chez Rothschild.

Si l’on regarde par inadvertance le sondage inutile du jour, la surprise n’est pas que 83% des jeunes interrogés ne croient pas en la politique, c’est qu’il reste 17% d’ innocents à y accorder encore un vague crédit.

De chez Rothschild ?

tgb

 

16:36 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

01/11/2015

J'suis pas gauchiste, j’ai même un ami socialiste

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En 2013, 34 848 salariés intérimaires ont été victimes d’accidents du travail et 67 en sont morts, l’histoire ne dit pas s’ils portaient des chemises ou si Pujadas et son orchestre, à immédiatement branché son fer à repasser les infos dans les plis.

Il n’est pas précisé non plus, si Zied et Bouna, Remi Fraisse et les autres.. portaient des boutons de manchette chromés au moment de succomber à l’impunité policière mais je peux toujours en toucher deux mots à mon tailleur.

Il y a sûrement des paires de manchette qui se perdent.

Si, comme l’écrit Honoré de Balzac, « l’esclave a sa vanité . Il ne veut obéir qu’au plus grand des despotes », alors nous aurons eu la servilité peu fière, tant, même tyrannique, Mr Pays Bas eut été un dictateur normal.

On ne coupe pas la tête à quelqu’un qui n’en a pas.

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Et tandis que la CFDT mercurochrome, le président lambda de nous mouler à la louche dans la copie conforme du nouvel ordre mondial. Un peu comme notre rugby formaté au gros bourrin tentant de reproduire sans y parvenir l’efficacité des confrères tout en oubliant notre latin, tandis que les autres équipes retrouvent avec allégresse, les vertus bondissantes de la gazelle.

Ni fait ni à faire, à courir après les trains et les pourboires de quelque monarchie obscurantiste pour toute diplomatie finaude. Parfaitement hors jeu.

Soyons nous-mêmes, les autres sont déjà pris ! (Oscar Wilde)

Mais qui sommes nous ? sommes nous encore ?

Tout ça pour dire que je me fiche comme de ma dernière chemise des régionales et de ses simulacres, que nul chantage à l’union des idiots inutiles n’aura de prise sur moi et que pour ce qui est de l’alternative qui ne vient pas mais qui pourrait bien finir par pointer son nez après l’apocalypse, me remonte une histoire de deux mecs bourrés dans un bar :

- et dis donc toi si t’avais 3 châteaux tu m’en donnerais un ?

- ben ouais c’est sur t’es mon ami !

- et…et… si t’avais… 3 Limousines tu m’en donnerais heu…une ?

- pour sur t’es mon… pote….. !

- et si t’avais 3 chemises…tu m’en donnerais une ?

- ah non !

- ben pourquoi ?

- parce que J’AI 3 chemises !

 

Je ne suis pas anar, j’ ai même un ami flic !

tgb

 

15:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

17/10/2015

La prochaine fois, le calbut…

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Une chemise déchirée et ils font dans leur froc.

Non Sire, ce n’est pas une révolution, pas même une révolte, même pas une émeute, tout juste quelques jacqueries spontanées surgissant dans l’exaspération populaire et la saturation du mépris de classe et du crachage de gueule quotidien de l’oligarchie et de ses suppôts appointés.

Une chemise déchirée et Valls le petit martial d’y aller de son - agissements de voyous - Hollande tout à son business plan de ses - violences inacceptables qui nuisent à l’attractivité de la France - Macron dans sa délicatesse ordinaire de son - : pouvoir de nuisance d’abrutis !

- Touchant réflexe de classe dans sa solidarité patronale à tenter en sus de couvrir la « chienlit » du nabot fouteur de haine, le révélateur « voyous » du cuistre Philippot en phase avec Manu tout à abuser du prolo pour mieux le contraindre.CRH8amJXAAAieuf.jpg

On fait chercher les malfrats syndicalistes à l’aube chez eux tels des criminels, on envoie le sondage maison qui montre une France scandalisée, Pujadas et son orchestre fait dans l’outragé, le coma évaporé et le zèle policier et puis…soudain…

une non poignée de main au président...

(Je sais bien que selon la phrase du premier ministre sarkocompatible qui marquera l’histoire de la pensée politique au zénith "Quand on refuse de serrer la main, on ne fait pas avancer la France")

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...et un jet de yaourt plus tard en direction du petit marquis poudré de chez Rotschild...

et comme de la nuance dans les propos

- Reconnaissons qu’il y a eu des erreurs des deux cotés – Royal deux petits pois douze mesures

- Je déplore la brutalité des mouvements syndicaux et des décisions qui peuvent être celles des patrons – Hollande je dis une chose et l’annule aussitôt

- Nous pensons que ce plan peut être aujourd'hui évité si le dialogue social s'approfondit -… Valls à contre temps

Quant à MicroMacron fouettant du yaourt, il ferme sa gueule, son haleine de fond de poubelle commençant à indisposer tout le monde.

Bref qu’est ce à dire mes amis que ce radoucissement ?

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qu’il est des élections à venir voui, que les sondages ont beau être bidonnés ils finissent quand même par se retourner et que ces belles images fleurissants à l’automne (les amerloques qui s’y connaissent en insurrection assistée te mettraient ça en scène en te baptisant l’affaire « révolution des chemises ») commencent à atteindre l’intestin grêle de nos pseudos dirigeants tout à se dire que la prochaine fois c’est le calbut qui pourrait bien y passer

et quand on sait l’état douteux de leurs dessous…

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Bref, quand cinq syndicalistes donnés en pâture et fabriqués en terroristes finissent par devenir héros ou martyrs, y’a de la craquette dans l’air.

Et alors O joie, la peur change de camp.

Et alors O ravissement, on se met tout à coup à nous parler gentiment.

Et alors O miracle, on se remet à nous prendre avec des pincettes.

Ça s’appelle le rapport de force.

Et tandis que Narvalo 1er organise un de ces référendums à la con dans des boîtes à chaussures, il ne serait guère étonnant de trouver un fort pourcentage de glaviots dedans selon la formule consacrée - Un mollard un vote –

- Et encore j’avais pas envie de pisser - nous déclare un glavioteur éclairé.

On a assez baissé nos frocs, c‘est à poils qu’on les veut !

Histoire de leur apprendre la politesse.

tgb

 

14:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

 
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