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24/02/2008

« Casse toi, pauvre con »

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Ce qui m’interpelle n’est pas tant que le paltoquet de Neuilly, ait pu balancer cette phrase minable à un quidam de passage entre deux vaches et un discours incantatoire de plus, mais qu’un français lambda se sente autorisé à lui cracher à la gueule devant des millions de gens en le tutoyant.

Ce qui m’intrigue, ce n’est pas tant que Mr Bruni ne soit pas à la hauteur de son destin même sur la pointe des pieds, mais que son autoritarisme manque à ce point d’autorité.

Que le gugusse à Ray-ban soit une petite frappe de la banlieue ouest, on le savait déjà.

Qu’il soit pingre, vulgaire, menteur, frimeur, tricheur, égotiste, égoïste, inculte, ignare, suffisant, arrogant, mal sapé, mal élevé, cupide, sans-gêne, hâbleur, non fumeur, non buveur, branleur, méprisant, teigneux, agité, laborieusement sportif, superficiel, rancunier, complexé, goujat, démagogue, populiste, hargneux, colérique, capricieux,  m’as-tu-vu, caractériel, immature, pas fini, ringard, bedonnant, flasque, grossier, disgracieux, avec des goûts de chiottes et des amis qu’on ne souhaite à personne,…oui on le savait mais faudrait voir à pas louper l’essentiel, ce type-là est surtout

incompétent
.

a atteint son seuil d’incompétence.

Il est nu
Il est nul.

Si en principe, le statut de président grandit l’homme qui entre dans l’habit et l’histoire en même temps, il se trouve que notre chef d’état stagiaire réussit l’exploit d’abaisser la fonction en en sortant par l’anecdote et en slip kangourou.

Une performance.

Que Mr Bruni refondateur de morale à l’école, de vertu à l’église et de principes à la scène en soit le vibrant contre exemple à la ville, qu’il instrumentalise la Shoah, la peur du monstre, qu’il s’essuie les pieds sur la république, qu’il se torche avec la constitution ne m’étonne pas.

Plus rien ne m’étonne chez ce gougnafier, devenu la risée du monde et le problème de l’Europe en attendant Berlusconi.

A l’heure du casting de la nouvelle star aux 28000 prétendants (travailler plus pour gagner plus hihihihi) que la vedette soit devenue l’idiot du village ou le petit caïd du quartier prouve même qu’il est plutôt en phase avec le pire de son époque.

Non ce qui m’interpelle disais-je, c’est qu’après Juju le pêcheursi je descends je te mets un coup de boule - Et le vulgum pecus du salon de l’agriculture – touche moi pas, tu vas me salir – c’est cette familiarité tutoyée en toute normalité d’un président désacralisé qu’on ne respecte pas.

Que l’on se permette comme une évidence de cracher son mépris à la gueule de Mr Bruni comme on n’oserait même pas le faire au beauf du Balto PMU à l’heure de l’apéro est assez révélateur du niveau caniveau de ce quinquennat.

Qu’on ait aimé ou pas Mitterrand ou de Gaulle on imagine aisément les traiter de facho ou de collabo, les conspuer, voire les assassiner, sûrement pas de leur mettre la main au cul.

Et si par inconscience quelqu’un l’eût fait, on envisage assez que l’un, l’eût dédaigné d’un revers de la main et l’autre, l’eût ignoré d’un haussement de sourcil du genre :

La bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe.

Or avec Mr Bruni, on joue tous dans la même division.
Et on commence à se dire que si ce guignol qui nous demande de parler français en assassinant la syntaxe est président alors pourquoi pas nous ?

Que si ensemble tout est possible (ce qui est évidemment une plaisanterie) alors son cousin soixante-huitard tout seul tout est permis n’est pas loin non plus et que si tout est permis alors pourquoi avoir des égards ou de la considération pour ce gugusse à grelots grimpé sur des échasses qui se la joue perso.

Ironie du sort, le décomplexé complexé a décomplexé tout le monde. Il a explosé le cadre de références, les repères sociaux, les règles du savoir-vivre ensemble et il devient bien illusoire de demander aujourd’hui aux enfants de se lever à l’entrée du professeur quand notre président nous a autorisé en mettant ses pieds sur la table, à chier sur son bureau.

A n’avoir point d’allure et plus de manière plus personne aujourd’hui n’en prend avec lui.

C’était fatal.

Oui, cette distance perdue, c’est bien le paillasson de Neuilly qui l’a initiée.

Symboliquement, elle fut inaugurée par un lâcher de « racaille » retentissant en banlieue.

A faire dans le même registre mafioso que le petit voyou, à draguer le populo en disant (soi disant) tout haut ce que l’on pense tout bas ( et en général si on le pense tout bas c’est qu’on a de bonnes raisons et qu’on en est pas spécialement fier), tout le monde s’y est mis et tout le monde se lâche et se relâche.

On ne retient plus ses pets. On les revendique.

Et quand on a personnalisé par une extrême surexposition son nombril aux JT en toute consanguinité (et je l’avais théorisé qq notes avant) la contestation inévitablement glisse du politique à l’homme, et le conflit se déporte de l’objet au sujet.

Aujourd’hui donc Mr Bruni, le néo-président de la république Française, contrairement à ses prédécesseurs, qui quelque soit leurs opinions fédéraient tous les français, ne représente plus rien, ni plus personne que lui même (et quelques amis)
 
Il est nada nothing oualou en deux mots, il est que dalle.

Dangereusement instable, psychologiquement douteux, pathologiquement suspect, potentiellement méchant, ce type qui nous parle de transcendance les pieds dans le bidet n’est plus craint par personne, n’est plus pris au sérieux.

Il n’impressionne pas.
Ne fait plus impression :


C’est assez grave.

C’est assez grave, car en France aujourd’hui, il n’y a plus de pouvoir, il n’y a plus d’opposition, il n’y a plus de parlement (que des commissions) plus de ministres (que des conseillers) plus de constitution (que le fait du prince) plus de république laïque, plus de suffrage universel (Versailles) il n’y a plus de peuple (que des communautés sectaires) plus qu’une lente décomposition, qu’une immense fragmentation, une machine à diviser et à déconstruire qui génère autant d’électrons libres en fureur, orphelins de valeurs communes.

La nature ayant horreur du vide, elle y colle, pour l’instant, et par compensation, le pâle, mais au moins décent Fillon, qui est tout aussi vide aussi.

Que les français désorientés se raccrochent à l’inconsistance d’un premier ministre en dit long sur cette peur du vide, cette inanité ambiante, ce trop plein de riens, de vacuité et de bides.

La nature donc ayant horreur du vide, quelque chose finira forcément par la remplir…

Quelque chose mais quoi ?

On le saura vite. La France est pleine d’imagination.


tgb

 

 

18:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (23)

21/02/2008

Do not disturb

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Cette affiche d’une campagne de pub pour RSF m’a toujours fait marrer.

Autant que la tête de Robert Menard d’ailleurs, pleutre secrétaire général à vie de Reporters Sans Frontières sauce Bush.72ee687d4858a122c95c0114d4257775.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Cette affiche m’a toujours fait marrer parce que je ne vois pas qui aurait l’idée saugrenue d’éliminer la journaliste de révérence Christine Ockrent. (pas plus que Guillaume Durand ou Emmanuel Chain, d’ailleurs les deux autres têtes de gondole de cette ancienne campagne pour la liberté d’inexpression)

un entartage à la rigueur....

Ce journalisme de complaisance bcbg, propre sur lui, qui ne dérange personne, qui dénonce courageusement les faibles et bichonne héroïquement les puissants est la marque subtile de la conformation.
 
Même Jean-Pierre Pernaut à sa manière, en osant le journalisme caricatural, beauf et poujadiste s’expose davantage.

A l’heure où, la célèbre journaliste belge, pot de fleur médiatique dont on n’a pas changé l’eau tiède depuis trente ans, accède pour service rendu à son mari, à la légion d’honneur et à la direction de France 24, nouvelle chaîne internationale Française sous la tutelle directe et concubine de son ministre des affaires étrangères, à t’on le droit de s’ombrager ?

A t’on le droit dans ce nepotisme ambiant, d’y voir comme le titre si perfidement Libé, la nomination d’une ministre de l’audiovisuel extérieur et de la propagande (c’est moi qui souligne)

Que nenni hurle notre reine Christine, notre admiratrice littéraire de l’odieuse Fallaci, dénonçant le complot sexiste fait à son endroit ou plutôt son envers (puisqu’elle est belge). Qu’on la juge sur sa compétence et non en tant que femme de…s’offusque t’elle….

Sur sa compétence que le bon public formaté vante en effet à longueur de colonnes sans jamais nous préciser laquelle ?

Chiche !!!

Sa compétence :

1) de directrice de journaux par exemple :
- l’Européen : éphèmère canard laquais englouti avec l’aide de l’expert en naufrage journalistique Colombani
- l’express dont elle fut virée promptement après accident industriel et effondrement de lectorat (faut dire y’avait pas Carla Bruti à l’époque)

2) de caution rétribuée du journal à colorier et gratuit métro 

3) De Ménagère de plus de 50 ans pour séminaristes du medef
 
4) De Pigiste bilingue de luxe à 25 000 euros l’heure pour TV5

Si compétence il y a, c’est bien de maîtriser l’art de la godille politique, du passage de plat flagorné et de savoir se rendre incontournable et hors de prix, auprès des décideurs et ce, quelque soit le régime en place.

Savoir se vendre : quel beau métier !!!


Il existe en France, une caste d’intouchables, un peu comme en Inde sauf que ce ne sont pas les mêmes :

En Inde c’est tout en bas
En France c’est tout en haut.

Aux thuriféraires de la compétence télévisuelle et objective de cette grande professionnelle de la profession, je rappelle simplement ce court dialogue :

- j’ai écrit un roman objectif – (disait l’auteur)
- Alors vous n’avez plus qu’à ne pas le signer - (disait Guitry)

La femme de (k)….interwievant le mari de….(O) ça risque en effet d’être un grand moment de déontologie

Objective….

tgb. 

16:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

18/02/2008

Villiers le bel, le retour

fdecac6b140e408922cbc601db1d1888.jpgune superproduction Elysées/TF1
un scénario de Jean-Pierre Pernaut
des dialogues de Charles Villeneuve

réalisé par l’acteur vedette Nicolas Sarkozy

Pitch :

Pour faire oublier son impopularité croissante, et sa croissance en berne, un chef d’état, élu sur le thème de l’insécurité, lance ses forces de polices à l’assaut d’une banlieue pourrie espérant par ses provocations enflammer à nouveau les cités et se refaire une santé en vue des élections municipales. 


On le sait Nicolas Sarkozy n’a jamais fait dans le cinéma intimiste ou novateur. Privilégiant le spectaculaire à la créativité, au moins réussissait-il à trouver un large public et à nous concocter des fictions sans génie mais du moins populaires : d’aimables divertissements.

Dans Week end sur le Nil par exemple, grand film d’amour produit par les studios Disney, il nous contait, sur fond de décors pharaoniques, l’histoire d’un couple traqué par des paparazi "charognards" offrant son premier grand rôle à Carla Bruni, passant avec fracas de la scène à l’écran.

Ce film classique, basique, sans audace particulière mais avec quelques trouvailles de scénario, (le fils encapuchonné sur les épaules du héros par exemple) une mise en scène soignée avait su du moins déchaîner la critique et une fois de plus cartonner au box office.

Dans Noyade à Neuilly, NS nous avait même surpris en revenant sur les lieux de sa jeunesse et en développant non sans une certaine auto-dérision un thriller psychologique assez farce.

Même si le jeune David Martinon dans un rôle de composition trop grand pour lui ne parvenait pas à convaincre, au moins NS nous révélait il son fils Jean dans une courte apparition de traitre prometteur et cette comédie grinçante aux moyens pour une fois modestes avait suscité un certain intérêt.

Avec Villiers le Bel, le retour, Nicolas Sarkozy revient à ses fondamentaux : le film d’action à gros budget et nous ressert une suite laborieuse de ses premières compositions qui firent son succès, il y a quelques années.

Films de genre aux répliques devenues cultes

- vous en avez assez de cette racaille….
- On va vous nettoyer tout ça au kärcher

Tout le monde s’en souvient

Pas sûr que ce nouvel opus soit à la hauteur des films précédents. Misant visiblement sur le spectaculaire, des scènes d’actions stéréotypées avec plus de 1000 figurants et des effets spéciaux un peu gros pour compenser la maigreur d’un scénario mal ficelé, on a très vite le sentiment d’images déjà vues, de dialogues maintes fois rabâchés.

Sacrifiant carrément l’intrigue de Villiers le bel 1 (l’accident de moto contre la voiture de police) les scénaristes peu inspirés ne tentent même pas de revenir sur la résolution de l’énigme, mais dans une débauche de moyens se contentent de mettre en scène une sorte de clip policier assez plat et grossier.

Si Nicolas Sarkozy était, dans ses premières réalisations, assez crédible en ministre de l’intérieur (quoique toujours caricatural et incorrigiblement cabotin), on le retrouve ici carrément en contre emploi dans un rôle de président très peu vraisemblable.

Ce n’est pas la seule erreur de casting.

Certes l’idée de confier le rôle du ministre de l’intérieur à une femme, en l’occurrence la sobre et inquiétante Michèle Alliot Marie était originale, mais embarquée dans cette galère, elle semble en permanence se demander ce qu’elle fait là et nous aussi.

Quant à Marie-Thérèse Givry, inconsistante en procureure de Pontoise, son premier grand rôle au cinéma risque fort d’être le dernier.

Si ce nouvel opus très markété, réjouira sans doute les aficionados du genre, il est à craindre que cette grosse production française
rechauffée ne suffise pas à faire oublier aux spectateurs électeurs leurs fins de mois difficiles.


Le cinéma français s’en remettra t’il ?


tgb

15:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

15/02/2008

La croisade s'amuse

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Avec ses discours illuminés de Latran, de Riyad et du Crif, l’ascète président tout en exhibitionnisme bigotement bling bling commence sérieusement à nous briser menu les burettes laïques.

L’immense prédicateur du SMS érotico-métaphysique, le pittoresque gourou de l’église de Sarkologie troquant le ringard                 « liberté-égalité-fraternité » vulgairement républicain, pour la moderne et sainte trinité « Cecilia, Nokia, Carla »  continue divinement à nous prendre pour des brebis à tondre.

Très au-dessus des basses contingences matérielles, l’adorateur de Rolex, en génuflexion Bushienne, qui dans un élan mystique préféra, on s’en souvient, à une retraite monastique pour investir la fonction, le yacht d’occase pour se bronzer le fion, du très désintéressé Bolloré, s’attaque enfin au matérialisme dialectique entre deux marchands du temple fashion de l’avenue Montaigne.

Notre pur mystique de chez Fouquet’s et Disney, notre born again de l’esbroufe transcendantale, notre instrumentaliseur de croyances sauce évangélique, notre raviveur de guerre de religion apaisée depuis cent ans, notre chercheur de résurrection miracle dans les sondages nous déclare :

"Le drame du XXe siècle n'est pas né d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa redoutable absence"

Tu l’as dit bouffi !!!

Notre chanoine super froqué Prada du dévot super défroqué Bigard tout en odeurs de pieds et de sainteté, notre stoppeur onctionné de papamobile 16 cultuellement et culturellement inculte n’a sans doute jamais entendu parler du ceinturon nazi où l’on pouvait lire le désopilant slogan parfaitement athée :

"Gott mit uns" (Dieu est avec nous)

Il est bien connu aussi qu’Hitler, Pinochet, Mussolini, Videla, Franco …étaient de grands laïcs scrupuleux devant l’éternel.

Le désacralisateur beauf de fonction sacerdotale, le surfeur désintégrateur de communautarismes cloisonnés, le crapaud de bénitier voulant se faire aussi gros que le boeuf de la crèche nous suggère donc en creux que la Saint-Barthelémy fut l’œuvre de dangereux bolcheviques, les inquisitions, celles de communistes sanguinaires et anticléricaux, les croisades, période bénie d’une humanité fraternelle tombée en amour, l’œuvre même de mécréants bouffeurs de curés..

Notre tartuffe donc, travailleur zélé et inlassable de guerre de civilisation, préférant de loin les psaumes goitreux d’un Sardou
sanctifié à donf, aux chants grégoriens de Salem, nous révèle une fois de plus ce don iconoclaste pour l’histoire façon Paris-match.

Mais on connaît la chanson néo-con des pseudo culs-bénis :

A l’atomisation libérale, à l’individualisme consumériste, à la casse des solidarités humaines, des valeurs républicaines et de l’esprit des lumières, nos « Sainte Thêrèse » de la flagellation capitaliste et du sermon néo-ordurier  (les derniers ici seront les premiers là-haut en attendant ta gueule et passe moi mes stock-options)  répondent par un « in god we trust » en kit et sans appel.

A la déréglementation : la morale
Aux inégalités : la justice divine
A l’injustice sociale : la charité
A l’espoir : l’espérance
A l’éducation : TF1
A l’angoisse : Dieu

Vieilles ficelles.c470e4faf20a9e7ef91f3031457daa93.png

Aux mères maquerelles des églises hypocrites, aux allumeurs de feu idolâtres de la star ac, aux diviseurs de peuples pour ne même pas régner, aux faiseurs fondamentalistes de chapelles et de sectes -les uns contre les autres- aux zélotes du catéchisme mondialisé avec code-barre, j’affirme qu’il y a plus de Dieu chez l’agnostique qui doute, plus d’esprit chez le rationaliste qui pense, plus de ciel chez le mineur qui rampe que dans tous les simulacres des télévangélistes pour carte bleue.
 
Ni Dieu, ni maître, libre-penseur…car
si le diable est le malin c’est que Dieu est un peu con.

tgb

15:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

 
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