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14/03/2008

Arthur et Marius

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Lazare Ponticelli, le dernier poilu français de la guerre de 14-18, cet italien d’origine au destin peu banal et qui connut trois siècles pas moins, est mort.  A l’age de 110 ans.

C’est donc le dernier témoin de cette immonde boucherie qui vient de disparaître. La dernière mémoire du carnage absurde, des frères de merde, de boue et de sang tombés au combat, des gamins éventrés entre les barbelés au milieu du no man’s land crépusculaire.

Arthur et Marius, mes deux grands pères auraient pu le croiser, au chemin des dames, à Douaumont ou ailleurs. Tous deux comme Lazare ne s’en tirèrent pas si mal.

En gros, il évitèrent d’orner de leurs patronymes, les monuments aux morts de leur village natal. Une performance en soi.

Dans cette guerre pour rien, aux millions de morts européens, Arthur mon grand père paternel y laissa ses poumons, Marius mon grand père maternel sa jambe gauche.

J’ai toujours vu Arthur, mort au début des années 80, un grand mouchoir à carreaux à la main. Mouchant crachant sa morve, séquelle presque bénigne dans le contexte monstrueux finalement de la der des ders, de gazages divers et expérimentaux.

La guerre sert aussi à ça.

J’ai toujours vu Marius, mort au début des années 60, que je connus à peine, avec sa jambe de bois cauchemardesque au harnachement rudimentaire, bien loin des prothèses orthopédiques d’aujourd’hui..
Sa jambe, il l’avait laissée dans un trou d’obus où il croupît des heures, bouffé par la gangrène..

Au moins Arthur et Marius eurent droit à leur vie après. J’en suis la preuve. Ce ne fut pas le cas du frère cadet de ma grand-mère maternelle qui partit un jour, et pour la première fois de sa jeune vie, de la ferme familiale pour ne jamais revenir.

Verdun : Ce fut le dernier voyage d’Andréa ma grand-mère, morte quasi centenaire. Chercher le nom de son petit frère, au milieu des ossuaires, sur les listes interminables des nécropoles, chercher le corps de ce petit frère au visage figé à 18 ans comme en arrêt sur image et à jamais porté disparu.

Comme si 80 ans après, la simple présence d’Andréa à arpenter les champs de bataille muséifiés, les tranchées comblées d’où seules pointent encore les baïonnettes des enterrés vivants et entretenant encore l’illusion de revoir son frangin, pouvait réincarner le corps de son cadet volatilisé.

C’est toute la mémoire vivante, de toute cette immense saignée d’une génération entière, de tous ces fils de la campagne, qu’ils furent allemands, français, belges ou sénégalais, qui vient de s’éteindre avec Lazare.

Tous ces jeunes gens, ennemis artificiels, sacrifiés officiellement au nom de la patrie mais surtout officieusement au nom d’intérêts économiques les dépassant et amis fraternels dans la douleur, l’angoisse, le froid, la charogne et la mort.

Tous ces enfants du 20éme siècle ayant plus de points communs entre eux jusqu’à la fraternisation ou la mutinerie, qu’avec leur propre hiérarchie, jouant aux petits soldats, les envoyant par milliers crever en enfer pour un galon de plus, vérifier une stratégie débile ou jouir de leur droit pervers de vie et de mort.

La guerre, une lutte de classe en fait, moyen politique radical de régler les problèmes sociaux tout en faisant pour une élite, du fric avec.

Rien n’a changé. Les marchands de canon du complexe militaro-industriel et autre, les Wandel-Seillière ici, les Halliburton ailleurs sont toujours là, à spéculer toujours sur le cadavre des plus pauvres.
 
Avant que le récupérateur élyséen de cadavres tout frais, expert en victimes triées et choisies, l’ami des prédateurs et autres spéculateurs mortifères offre en grandes pompes nationales un grand moment d’émotion pipole merdique et sondagier à Lazare, celui qui refusait les honneurs et qui finit par donner son accord à des obsèques nationales "au nom de tous ceux qui sont morts" :

La chanson anonyme de Craonne, l’hymne des mutinés longtemps interdite par les autorités, en hommage à Arthur, Marius, le petit frère d’Andréa et pour les millions d’autres soldats inconnus, qu’on obligea à s’entre mutiler, s’entre-massacrer, s’entre-exterminer pour des prunes.

La guerre ? le meurtre des fils par d’abominables vieillards

Michel Serres


tgb

 

Et bientôt la commémoration par nos anciens combattants dernière génération des 40 ans de mai 68. Kouchner amènera le sparadrap… .waouhhhhhh !!!!!! à ne pas manquer surtout. 

13:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (13)

11/03/2008

Petit cours de sémiologie subjective à l’usage des mal-votants

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                                                       Je ne connais pas ce type


Le type de la photo
Juste vu sa photo partout, affichée bien électoralement
dans le secteur stratégique (banlieue ouest) où je gagne laborieusement mon Kebab quotidien cette semaine. (c’est en cela que c’est stratégique pour moi)

Vu que cette tronche est désormais du domaine public
Je me permets de me l’accaparer en toute légitimité

Si ce type est à lui
Son image est à moi.

Bon deal.

J’aime beaucoup cette image.
Elle fétichise, il me semble, une sorte de matérialisation assez subtile du néant.
En cela je la trouve particulièrement non-signifiante et donc méchamment révélatrice.

L’image même de la modernité du siècle dernier

La tronche probable d’un sup de co relifté sciences po.
La poignée de main vaguement franche et exsangue d’un chef de cabinet ou d’un adjoint à quelque chose en attendant de savoir quoi
La cravate bleue pas trop mais quand même de droite
La blondeur à mèche jeansarkozienne
Le sourire faucon de chez faux cul en miroir à son nombril
Un soupçon de juvenilité ambitieuse dont l’accomplissement serait en toute mégalomanie pathétique d’être consacré un jour et dans pas trop longtemps quand même par un spécial Vivement dimanche France 2 totalitairement consensuel et épilé maillot. (ça ferait tellement plaisir à ses beaux parents)
 
Net, lisse, propre et aseptisé de chez personne
Bref du quelque chose qui n’existe pas.

(Rassurez vous son nom propre qui nous importe peu est en pure adéquation avec sa photomaton municipale)

Un chef d’œuvre d’objet clinique avec code barre en promo.

Finira maire ou ministre ou garçon coiffeur
Bref finira mal ou finira pas
C’est son problème.

C’est pour moi la nouvelle tronche hideuse du fascisme moelleux, anesthésiant et piteusement séducteur

Le fascisme rien
Le fascisme vide
Le fascisme même pas mal
Le fascismemêmepasfasciste

Le faascisme par consentement mutuel
Le fascisme Druckerien

La modération centrée du policé synchrétique
La vacuité dans son jus d’inanité soft
La normalité ordinaire
Celle qui précisément n’existe pas

Et donc comme cette photo ne montre rien
Forcément elle cache.

La part d’ombre
Le non dit
Le pas dire
Le rien à dire
Le plan de carrière

De toute façon servil aux prédateurs 

 
Et moi je rêve de sale
D’un grand coup de gueule avec plein de dents cariées dedans
Du crade qui dépasse
Du cruel en sueur
Du méchant pas cool pas super sympa mal rasé
Du pareil dans les idées avec de l’islamo-communiste dedans
Du pas correct du tout
Avec 0 pour cent d’humanitaire
Et plein de mégots autour.


Juste pour faire chier Philippe Val.

L’image châtrée de ce jeune Rastignac blondinet est à la modernité ce que le formol est au cadavre.

Une vieille illusion.

Décidément ce pays dans sa fadeur tiède manque tragiquement de mouches et d’imagination.

 tgb

21:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

08/03/2008

Façon Oedipe

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Dans la grande superette électorale

 

 

 

quand on a le choix entre a8ab3510e2827512e007a47f98ef510f.jpg

 

 

UMP       ou  1b3772247e99564461eb84aa70e3ab9d.jpg

 

 

 

Ps

 

 

 

                                                      entre la

 

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 Gauche ou la

 

 

 

 

droite    53d0f7d08c1a8bd2a204220874709d8e.jpg

 

 la gauche qui                     a8d37171213ea036e30f0ffe29b82653.jpg

 

 

caviar et la droite qui....

 

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caviarde 

 

 

 

 

quand on rève de3cd6f6698de2e093586f191e2fcfd851.jpg

 

et qu'on nous propose


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la gueule du conseil municipal3e5f4b047ae7c26aef0477cc9d77cea6.jpg

 

 

 

 

 

           on s'en fout un peu

 

encore au premier tour y'a ceux821f93bd19dde3d83c05fb58c0918c66.jpg
 

 

qui veulent remunicipaliser l'eau du robinet

 

 

 

 

 

ça mérite bien un effort

 

 

mais pour l'autre dimanche                franchementdef5026ff808b6b90917f743f648f5b7.jpg   

 

 

 

 

 

 

façcon Oedipe. 

 

 

tgb 

20:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

05/03/2008

L’effet pervers et le cercle vicieux

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Faut l’admettre.
Le Sarko-Bruni en tête de gondole c’est du lourd.
Du méga-bancable
Du pur produit de grande consommation.
L’aurait déposé la marque le gus
Des roupettes en or qu’il aurait
Son poids en Rolex
A faire honte à Bill Gates.

Question promo le Bruni
Il te fait péter stats et  commentaires.
Un coup de mou dans la fréquentation du bloug
Et hop
Une connerie de président
Et t’as la courbe en érection
L’asymptote turgescente
T’exploses direct les scores

Tu vérifies tes mots clefs :

- Casse toi pauvre con -
- Casse toi con -
- casse-toi pauvre con -


Dans l’ordre ou le désordre :
Jack-pot (en gloire pas en blé)

A côté tu peux chiader laborieusement
De la note de fond sur la casse sociale,
La misère au travail,
Le réchauffement climatique
L’apocalypse...
Macache bonnot
A peine si la courbe frétille
Si le commentaire bourgeonne

Faudra un jour penser quand même à remercier
Le grossier personnage
Pour le coup de turbo
A la presse
A la toile
L’avoir converti au pipole.

(Les gaffes de la nonne du Poitou à côté c’est pitié)

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Un inconscient imagina
Dans un moment d’égarement
Une Journée sans Sarko
Le Bide
Une journée sans S.
C’est encore du S.
En creux

A la rentrée moi-même résolu
J’avais décidé d’échapper au piège
De dénoncer sans personnaliser

Louable mais intenable avait dit l’ami Zgur
Je confirme.
Me faisais pas d’illusion faut dire
Au moins boycottais-je un temps le nom
La tronche en tranches

Mais

Faut sa dose
Sa nicotine en intraveineuse
La France addict en veut
J’en deale
Et d’la bonne.

Car l’andouille président
Mine inépuisable
Avec son quotas d’inepties au quotidien
Sa France d’après et d’à peu prés
Tout haut, tout bas
A la scène ou à la ville
Inspire
Motive
dope le ringardos.
Au caveau d’la république même le squelette
d’Amadou fait rire encore
C’est dire.

C’est tout le paradoxe
Nourrir la bête
En la traquant à mort
Se nourrir mutuellement
Dans la mise en abyme
Et le larsen diabolique

C’est le syndrome capote anglaise
Le préservatif pire ennemi du sida
Le sida meilleur allié du préservatif

Effet pervers et cercle vicieux
A l’ère du recyclage seconde
Du zapping permanent
Le jeu médiatique
Façon tamtam

Deux jours sans conneries
De l’idiot planétaire
Et te voilà orphelin
En manque
En rade

Peut bien pleuvoir des bombes
Génocider du palestinien
Guerroyer en merdef
M’ouais bof….
Faut de l’Ingrid avec les dents
Du sms Carla
De la Bruni en cloque
Du Sarko merde in France

Jusqu'à l’overdose
Jusqu'à l’usure
Jusqu’au prochain produit
Plus nul
Plus tocard
Plus glauque
Plus scabreux
Plus vendeur

Dur dur !!!

Cette nuit a dream
Un vrai président
Un géant
Un visionnaire
Classe, cultivé, inspiré
Humain, républicain…
Respectable

A dream ?


Le cauchemar du blogueur oui !!!


tgb

 

l'image cons sots mateurs vient de chez skalpa

l'image de Sarko en serie est de Françoise 

20:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

 
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