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31/01/2008

Passe ton Bac d'abord...

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Je m’en souviens comme si c’était hier….

Le jour où j’ai décroché mon bac Mac Do, option Pizza Hut, avec mention Pepsi, j’ai fait une sacrée nouba..

Tournée Big Mac arrosée de Diet coke
Le grand jeu.

J’entrais avec fracas, non sans une certaine fierté, dans une société de civilisation sauce Ronald et ketch up..

A consommer sur place ou à emporter.

Après avoir obtenu brillamment ma dernière UV Carla Bruni, ce diplôme m’ouvrait enfin les portes de stages de manager polyvalent et gestionnaire de terrain, rémunérés 300 euros, chez Leader Price, Starbucks coffee, voire Flunch carrément :

Une consécration.

Grâce au ministre-stagiaire Xavier Bertrand (DUT Procter & Gamble) je pouvais enfin prétendre gagner 10 fois plus qu’un ouvrier chinois et réévaluer par mon seul exemple, la valeur travail, tandis que le groupuscule gauchiste Génération Précaire, ces dégénérés archeo-bolcheviques avaient l’outrecuidance de considérer cette rémunération XXL comme une insulte à notre jeunesse avachie…

Salauds de staliniens.

Pendant que notre Grand Timonier (C.A.P TF1) injustement en vrille dans les sondages, moralisait courageusement avec ses petits poings, le méchant capitalisme sauvage et l’odieuse spéculation bourgeoise s’infligeant moult jet-lag dans le jet privé de son ami Bolloré (BTS St Maclou) le génial Attali, (Deug de chez Leclerc) phare de la pensée moderne et grand éclaireur de l’orthodoxie sociale abolissait les odieux privilèges des chauffeurs de taxi nantis et profiteurs sous le regard attendri de la veuve Ségo (ENA promo Michel Drucker)

J’accédais enfin au pouvoir d’achat.
Manquait plus que le pouvoir de payer.

J’ai bon espoir


tgb

16:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

28/01/2008

Même pas peur

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Il fut un temps où les aristocrates russes magnifiaient leur banqueroute en se faisant sauter le caisson juste après avoir éclusé une bouteille de vodka.

Ça avait de la gueule.

Il fut un temps où la cavalerie polonaise montait à l’assaut des panzers allemands sabre à la main.

C’était con, mais ça ne manquait pas de panache.

Il fut un temps ou Danton, allant à l’échafaud, balançait au bourreau avec aplomb - Tu montreras ma tête au peuple, elle en vaut la peine ! –

La classe.

Il fut un temps pas si lointain où Salvador Allende, un certain 11 septembre 73, préférait mourir les armes à la main, en son palais de la Moneda avec ses camarades, plutôt que de négocier une médiocre survie en un exil doré…

             Respect.

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(quand même mieux que les sanguinaires généraux Pinochet ou Suharto crevant dans leurs lits en légumes grabataires ne commandant même plus à leurs sphincters)

 

                            On a la mort qu’on mérite.

 

 Il fut un temps où les convictions, les principes, ou même, mot terriblement démodé et scabreux j’en conviens, l’honneur, valait largement le sacrifice d’une vie.

Quand la mort donnait un sens aux valeurs dont on se réclamait
Quand le savoir-vivre donnait du savoir mourir et qu’on ne confondait pas orgueil et vanité, muscles et gonflette, amour et Carla Bruni.

Sans idéaliser, il fut un temps où, on préférait le seppuku (trivialement nommé hara-kiri) à la la honte ou au déshonneur.

Les temps ont bien changé

A l’heure de la vulgarité d’état, du petit président médiocre et ridicule, nouveau petit riche, parvenu au quinquennat dans un yacht d’occasion prêté par un ami (faut pas jouer les riches quand on n’a pas le sou disait l’autre) l’élégance comme le CAC40 est sérieusement à la baisse.

Exemples chevaleresques

Pour s’excuser d’avoir dégueulassé toute la côte atlantique avec son Erika de complaisance, Thierry Desmarest (patron à l’époque de Totalfina) dans un élan de générosité fort compassionnel, offrit une journée de son salaire soit  22OOO francs

On voit l’envergure du bonhomme

Lagardère junior, fils à papa et frère de, accusé de délit d’initié préféra passer pour incompétent plutôt que malhonnête.

On découvrit assez vite qu’il cumulait les deux.

Nanard Laporte, médiocre secrétaire d’état aux sports et casinotier en short tout en grande gueule et dans le registre couillu ‘c’est pas moi c’est ma sœur’ dédicaça avec fair-play sa branlée rugbystique à ses joueurs…

Super mentalité de winner en effet.

Oui aux salaires, aux honneurs, aux prébendes, aux voitures et call-girls de fonctions non aux emmerdes qui vont avec.

En ces temps bénis ou les donneurs de leçons prédateurs, décideurs, tout en parachutes dorés nous expliquent qu’il faut prendre risques et responsabilités, conjuguer audace et esprit de compétitivité en bon entrepreneur, il est assez jouissif de les voir à plat ventre au premier coup de canon du dernier coup de vent boursier.

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Quand le premier de la classe (dominante) Daniel Bouton à la chasse au lampiste breton, propose six mois de salaires (pourquoi 6?) pour se dédouaner de sept milliards de pertes sèches on peut constater une fois de plus que le big-boss de la société générale (plutôt qu’un coup de pouce publicitaire un majeur fièrement dressé eut été plus judicieux) fait partie (comme les copains) de cette race d’entrepreneurs bien nés assez doués pour la reptation.

Pour justifier de leurs salaires exceptionnels les cadors de la ploutocratie libérale devraient au moins nous donner l’illusion d’être des êtres exceptionnels justifiant leurs transferts à coups de millions en période de Mercato

Je t’en fous.

Quitte à passer pour un tricheur autant se la jouer sauvage et mafieuse.
Un poutine espiègle  au moins tout à sa logique féroce, ne se serait pas contenté de faire porter un chapeau un peu grand à un obscur trader un peu benêt et mégalo, collabo de chez Davos, catholique pratiquant et conseiller municipal RPR en son temps de Pont-l’Abbé (Finistère 8ooo habitants) mais l’aurait balancé direct par la fenêtre avec pertes et profits.

Un suicidé au moins c’est pas bavard.

Qui se soucie d’un petit soldat conventionnel et lambda broyé par la machine folle à Wall street ?

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( Jérôme Kerviel trader facétieux, arrivant au pôle financier de Paris en Berlingo - pas très Hollywood-sexy-glamour, tendance franchouillarde quoi, la méga-production du petit spéculateur )

 

Non seulement, tricheur le Bouton, mais petit joueur au petit bras un peu con. Auteur d’un très médiocre polar pas très Dostoïevskien.

Tout ça pour dire que si c’est à l’épreuve du feu qu’on mesure la Société Générale, ben le général Bouton en son état-major est du genre poltron-tous-aux-abris-couvrez-moi.

Quand, les forces soi disant vives, d’une société décadente et repue ont plus peur de rater le feuilleton dominical ou les soldes de janvier que de se battre pour leur idéal (même tristement financier) on peut se dire qu’irrésistiblement les soldats de misère, un cutter a la main, n’ont pas fini de botter le cul à ces polytechniciens obèses du bouclier anti-missiles et de la frappe chirurgicale.

Mains propres mais pas de mains.
 
A mon humble avis, le jour où une poignée de révolutionnaires résolus, considérant avec allégresse que décidément c’est un beau jour pour mourir et pour virer les forts en thème de leurs charentaises à dividendes, cette poignée là ne devrait faire qu’une bouchée de ces maîtres du monde-ci furieusement pétochards, pleurnichards et baisseurs de froc de première au premier Trafalgar.

Saigneurs ou grands seigneurs de la ploutocratie ?
Même pas plouCtocrates.

Seuls ceux qui n’ont ni peur de rire, ni peur de mourir (ou de rater l’épisode du feuilleton du samedi soir) sont les maîtres du monde.

Même pas peur !!!

tgb


Photo du haut : Fortino Samano, révolutionnaire membre de l'état-major de Zapata photographié par Augustin V. Casasola, quelques minutes avant qu'il ne soit fusillé , en 1913.

18:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

24/01/2008

Rien de personnel

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Prenez un garçon charmant, propre sur lui, éloquent, un peu lisse sur les bords, leader attardé de mouvement étudiant (l’unef), contestataire certes mais bien coiffé, revendicateur oui mais bien poli, le genre syndicaliste élevé en plein air, avec label CFDT, le genre à s’essuyer les pieds sur les acquis sociaux avant d’entrer dans la carrière ou le compromis (c’est pareil).

Présentable quoi. Druckérisable même. Un profil de dimanche après midi France 2, à capter le cœur de cible, la ménagère de plus ou moins cinquante ans.

Félicitez le pour sa victoire politique contre le CPE. Géniale stratégie qui mit sur la touche un certain Villepin, dernier obstacle au triomphe présidentiel du frangin cadet du vice-président du medef qui enterra d’autant le contrat précaire hier qu’il peut démolir carrément le code du travail aujourd’hui.

Laissez Bruno signer bien responsablement durant l’été une réforme sur les universités avec dame Pecresse, laissez le déclarer qu’il serait « irréaliste » d’en exiger le retrait, puis un poil dépassé par le mouvement étudiant, laissez le prendre le train en marche pour mieux en descendre avant de rejoindre une liste socialistement correcte et politiquement parisienne.

Attendez quelques mois à feu doux, laissez le troquer le tee-shirt estudiantin contre la cravate assermentée du député d’ouverture :

Ça commence à ressembler à ça 
 
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                                                                            Manuel Valls

Faites mijoter quelques années encore et avec un peu de réussite et d’entregent ça peut finir raisonnablement, en lobotomisateur de cerveau disponible sauce TF1, puis en censeur zélé et servile de Figaro-coiffure pour marchand de canons sauce UMP.

Non rien de personnel, rien contre le petit mignon Juillard, juste l’étude d’un parcours programmé, d’un glissement progressif à coups de petites touches par ci, de petits reniements par là, de concessions pragmatiques et d’ambition légitime.

Rien de personnel non, juste le jeu naturel de l’ascension dans la hiérarchie politicarde à coups d’accommodements réalistes, d’arrangements à l’épreuve du réel, d’entorses à la conviction sincère, de renoncements lucides face aux immatérielles utopies de nos 20 ans.

De compromis en compromissions, de tactiques de courants en logiques de pouvoir, on finit par intégrer la nomenklatura et ses privilèges, par boycotter le congrès de Versailles, par trouver décente la rémunération de Strauss Kahn, la politique de Blair et considérer même Ségolène Royal de gauche, tout en maquillant les comptes de campagne avec du maquillage.

On naît révolutionnaire, on se rémunère protestataire et on meurt notable de chez notaire.

On veut changer le monde et c’est le monde qui nous change,

Jusqu’à ressembler à ça :

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                                                                                   Etienne Mougeotte vice président de l’UNEF dans les années 60

ex vice président du groupe TF1, directeur du Figaro aujourd'hui. 

 

Cruel.


tgb

18:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

21/01/2008

what else ?

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Entendu à la tv :

- La question n’est pas de savoir si on est pour ou contre le libéralisme la question est de savoir comment s’y adapter -

Quand même curieux ces idéologues du catéchisme libéral, qui à l’instar d’un Baverez ou Marseille cumulant la confortable sécurité d’emploi du fonctionnaire aux joyeux profits du consultant privé passent leur temps à nous vanter les mérites de la libre concurrence et les avantages de l’émulation par la compétitivité tout en nous expliquant qu’il n’y a pas d’autre monde possible.

La concurrence entre tous et pour tout, sauf pour les idées.

Ces drôles de paroissiens de l’ultra-compétitivité pour les autres, avec ceinture et bretelles, parachute ventral, dorsal et doré nous proposent donc une sorte de supermarché idéologique où comme produits politiques vous avez le choix entre le libéralisme et rien.

D’autant plus curieux, que cette étrange conception de cette mondialisation là nous donne au final le monopole en vin de Bordeaux d’un Robert Parker imposant son goût personnel comme goût universel (la Parkerisation) et d’une Anna Wintour directrice du magazine Vogue uniformisant la mode à son seul jugement tout puissant.

Je ne parle même pas de Microsoft.

Quand la concurrence aboutit au final à un monopole on n’est quand même en droit de se demander si on ne nous vendrait pas une immense escroquerie du genre :

Pour nous ; Le beurre l’argent du beurre et la bite du crémier, et pour vous le reste.

Je sais bien que le paradoxe est la vie et que nous sommes pétris de contradictions mais par exemple quand je découvre dans le NOUVELOBS.COM  du16.01.2008 à 13:48

LIBAN : Bush exige la fin des "ingérences" de la Syrie et l'Iran


Je me dis songeur qu’il est quand même assez bizarre que des gens identifiés pour leur absence d’humour exigent sérieusement la fin des ingérences en faisant eux-mêmes de l’ingérence.

L’habitude creuset de la normalité sans doute….
 
Tout pareillement chez nous, quand un président démagogiquement populiste, en ultra-chute libre dans des sondages s’affole malgré son parachute ventral, dorsal, et doré médiatique et part à la pêche aux moules municipales en dénonçant les quotas de pêche qu’il a signé la veille tandis que son boutefeux de colonel ministre annonce des quotas d’immigrés, Je ne peux m’empêcher de me demander si dans ce monde sans pitié il vaut mieux naître immigré ou poisson.

L’un nourrissant l’autre à l’occasion.

 

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Au moins peut-on noter que Bobby Fischer, génie excentrique de la diagonale du fou, symbole en son temps de la victoire du capitalisme sur le communisme et jeté aux poubelles de l’histoire parce que politiquement ingérable est mort à 64 ans.

64 comme autant de cases sur l’échiquier.

En conclure que seuls les barges non-conformes et rebelles restent quelque peu cohérent ?

 

 

 Sinon et ça n’a rien à voir on peut remarquer que le syndrome pharaonique frappe encore :

Apres Fred Chichin des Rita Mitsouko, Carlos de chez papayoulélé est le deuxième supporter de l’idiot présidentiel frappé par un cancer foudroyant.

On parle déjà dans les milieux autorisés d’une malédiction divine touchant à tous les ringards embarqués dans le bouillon de sous culture présidentielle

Gilbert Montagné flippe pendant que le fin papiste Bigard un kawa à la main nous déclare :

What else ?


tgb

15:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

 
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