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03/03/2008

et la victime et le bourreau

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Matan Vilnaï, l’adjoint du ministre israélien de la défense Ehud Barak a prévenu les activistes palestiniens qu'ils s'exposaient à une "shoah" s'ils poursuivaient leurs tirs de roquettes contre l'Etat juif.

On compte aujourd’hui, 110 morts palestiniens à Gaza (668 depuis 2005) Plus de la moitié sont des civils dont de nombreux enfants.

On compte aujourd’hui trois morts côté israélien dont 1 étudiant victime d’une roquette Qassam (4 morts depuis 2005) et deux soldats en mission.

Le rapport est de 1 à 37da8fc1b87c29ba78476b3a53def0b61c.jpg

Reconnaître le droit à l’existence de l’état d’Israël c’est prendre en compte le passé de son peuple victime mais aussi lui accorder aujourd’hui son statut de bourreau.

Comme avoir de l’indulgence ou offrir un traitement de faveur à quelqu’un parce qu’il est noir, femme ou handicapé est une forme de racisme justifier coûte que coûte les crimes d’Israël parce que ce peuple fût traumatisé par un génocide est une forme infantile d’antisémitisme.

Critiquer, dénoncer Israël c’est lui accorder tout son statut de nation normale. Respecter israël c’est légitimer donc ce pays en tant qu’état banalement colonialiste, belliciste, oppresseur, comme les copains, dont le bras armé Tsahal n’est rien d’autre qu’une armée d’occupation comme une autre.

Si peuple élu il y eut, on peut dire qu’aujourd’hui en Israël, il est,devenu, en sa majorité, un peuple très ordinaire.

bienvenue au club.

 

Je suis la plaie et le couteau
Et la victime et le bourreau (Baudelaire)

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 Sinon et ça n’a rien à voir

Le figaro.fr  29 fevrier

"j'envisage d'accompagner mon mari et j'espère pouvoir m'engager dans l'humanitaire. Il m'aide beaucoup pour cela". Carla Bruni


elle peut déjà commencer en France : offre d'emploi 

 

tgb 

15:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

29/02/2008

Haut et court

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Lu quelque part dans un courrier de lecteur :

Nissa : et si c'est votre enfant ou un de vos proches qui est victime d’ un récidiviste vous diriez quoi ?...

Ah !!! la phrase qui tue, censée pétrifier et clore tout débat sur la loi liberticide de rétention de sûreté et l’attaque anti-constitutionnelle du comité des sages, organe suprême et incontestable s’il en est.

Ah la phrase du brave type, de l’honnête citoyen, de l’électeur moyen prêt à toutes les saloperies : la peine de mort, la castration, l’exécution publique, la délation, la vidéo surveillance, l’expulsion d’enfants, le dépistage des déviants à la crèche, pour continuer d’ aller chez Leclerc le samedi en paix (et bientôt o joie le dimanche) et regarder le si gentil et si consensuel Drucker à la télé sans plus tenir sa 22 long riffle d’une main et sa bombe lacrymo de l’autre. 

Des fois que des hordes de pédophiles kamikazes et basanés surgiraient….

Ils en ont plein des phrases comme ça, les décérébrés du crémol, les pétochards du reportage France 2, entendues à RTL, lues sur le Figaro, plein de phrases définitives qui leur sert de prêt à penser et flatte leur bonne conscience d’honnêtes gens.

- Les grévistes qui prennent la France en otage
- Je suis pas raciste mais y’a trop d’étrangers
- Les chômeurs sont tous des profiteurs assistés
- Les cheminots sont des privilégiés
- Tous les fonctionnaires sont des feignants…

Avec son fonds de commerce la peur, l’obsession sécuritaire et la démagogie victimaire, c’est exactement sur ce genre de non-raisonnement à courte vue que compte Mr Bruni, populiste distingué du salon de l’agriculture pour s’asseoir sur la déclaration des droits de l’homme et du citoyen et se refaire une santé dans les sondages.

Jouer la connerie frustre, l’ignorance crasse et le réflexe épidermique primitif contre la loi, le droit, et la complexité du système judiciaire, relève effectivement du pur populisme primaire.

La victoire du reptilien sur la raison.

Je suis assez idéaliste pour penser que le président est en principe le garant de la constitution non pas son fossoyeur. (que ce grand admirateur de l’Amérique se fut permis le quart de la moitié de ses déclarations contre la constitution US et il serait déjà destitué)

Assez naïf pour penser que le premier d’entre nous, exemplaire entre tous, se doit, de s’adresser au meilleur de notre intelligence, de notre humanité et non pas de flatter le pire, la pulsion bestiale de la foule hystérique par populisme pré électoral.

Ou alors qu’on aille au bout de l’animalité, qu’on nous donne un arbre, une branche , une corde et qu’on lynche le « monstre » la chose non-humaine, qu’on lapide la tueuse d’enfants, qu’on écorche sur la place publique, en tv réalité puisqu’on est devenu moderne, le pédophile récidiviste, une bonne fois pour toute au nom de la justice expéditive.

Mort aux monstres !!!!

Et que la France beauf qui pense avec son caddy et réfléchit avec sa zapette applaudisse avec ses deux mains sales..

Oui, 80% des français sont pour la loi de rétention sur la sûrete, d’après le Figaro de Mougeotte, comme 75% des Français l’étaient aussi pour la peine de mort dans le même Figaro, joyeux multi-récidiviste, le jour de son abolition.

Qu’on rogne nos libertés tous les jours un peu plus au nom de la lutte contre les criminels, les méchants, les barbares, les terroristes, s’en fout le veau. Que lui importe au fond la dictature pour l’usage qu’il fait de la démocratie et de la liberté d’expression. Du moment que loto et PMU….

Car si être du côté du droit, de la loi, c’est être du côté des assassins, cette phrase infâme balancée par l’abjecte Morano, alors soyons du côté des assassins, avec Robert Badinter, l’honneur enfin respectable des socialistes rasant les murs, la conscience tout en droiture et en intelligence intègre.

Car s’il y a bien de l’honneur en politique, c’est d’avoir précisément le courage d’aller contre la médiocrité majoritaire, au risque de l’impopularité, mais pour élever le peuple et non pas pour le conforter dans sa bassesse.

Non à la législation émotionnelle
Non à la justice du fait divers
 
Car faut-il le rappeler la justice ne se fait pas au nom des victimes mais au nom de la république (c’est d’ailleurs pour ça qu’on tire au sort les jurés sur les listes électorales), une justice basée sur la présomption d’innocence, les faits avérés, les actes commis, le principe même de responsabilité et non pas sur ce que l’on pourrait potentiellement, virtuellement commettre.

Considérer quelqu’un de dangereux comme coupable, c’est entrer directement dans l’arbitraire.

C’est précisément, après avoir purgé sa peine et sur le principe même de la dangerosité que fut exécuté Guy Moquet, menace potentielle.

Enfermer quelqu’un à vie c’est renoncer à l’idée même de rédemption et de réinsertion. Après la peine purgée, tout condamné redevient en principe un citoyen lambda.

Qu’on y rajoute encore la génétique et la déviance programmée chère à notre ambigu président et c’est déterminer dés la maternelle qui mettre hors d’état de nuire.

Un malade ça se soigne mais que dire de la misère psychiatrique qu’on refile déjà à la misère carcérale faute de moyens.

Donc et on connaît l’histoire, après enfermer les fous, on enferme les déviants, après les déviants les marginaux, après les marginaux les opposants, après les opposants la petite dame bien pensante qui écrit en toute irresponsabilité :

- et si c'est votre enfant ou un de vos proches qui est victime d un récidiviste vous diriez quoi ?...

Je dirais que la justice n’est pas la vengeance.

En revenant ainsi sur la déclaration des droits de l’homme, sur le principe de non-rétroactivité, base même de toute justice internationale, c’est en ces temps de pseudo politique de civilisation à une véritable régression qu’on assiste, à un retour ni plus ni moins à la barbarie.

tgb

13:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

26/02/2008

LE CESAR de la réplique la plus naze est attribué à :

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                                     et les nominés sont :

 

De Gaulle

- quidam : Mort aux cons !
- de Gaulle : Vaste programme !

Mitterrand

- quidam : Mitterrand fout l’camp !
- Mitterrand : Rime pauvre !

Chirac

- quidam : Connard !
- Chirac : Enchanté moi c’est Chirac !

Sarkozy

- quidam : touche moi pas tu vas me salir !
- Sarkozy : Casse toi alors, pov’ con !

                                                      

 

                           est-il bien utile d'ouvrir l'enveloppe ? 

 

 tgb 

11:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

24/02/2008

« Casse toi, pauvre con »

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Ce qui m’interpelle n’est pas tant que le paltoquet de Neuilly, ait pu balancer cette phrase minable à un quidam de passage entre deux vaches et un discours incantatoire de plus, mais qu’un français lambda se sente autorisé à lui cracher à la gueule devant des millions de gens en le tutoyant.

Ce qui m’intrigue, ce n’est pas tant que Mr Bruni ne soit pas à la hauteur de son destin même sur la pointe des pieds, mais que son autoritarisme manque à ce point d’autorité.

Que le gugusse à Ray-ban soit une petite frappe de la banlieue ouest, on le savait déjà.

Qu’il soit pingre, vulgaire, menteur, frimeur, tricheur, égotiste, égoïste, inculte, ignare, suffisant, arrogant, mal sapé, mal élevé, cupide, sans-gêne, hâbleur, non fumeur, non buveur, branleur, méprisant, teigneux, agité, laborieusement sportif, superficiel, rancunier, complexé, goujat, démagogue, populiste, hargneux, colérique, capricieux,  m’as-tu-vu, caractériel, immature, pas fini, ringard, bedonnant, flasque, grossier, disgracieux, avec des goûts de chiottes et des amis qu’on ne souhaite à personne,…oui on le savait mais faudrait voir à pas louper l’essentiel, ce type-là est surtout

incompétent
.

a atteint son seuil d’incompétence.

Il est nu
Il est nul.

Si en principe, le statut de président grandit l’homme qui entre dans l’habit et l’histoire en même temps, il se trouve que notre chef d’état stagiaire réussit l’exploit d’abaisser la fonction en en sortant par l’anecdote et en slip kangourou.

Une performance.

Que Mr Bruni refondateur de morale à l’école, de vertu à l’église et de principes à la scène en soit le vibrant contre exemple à la ville, qu’il instrumentalise la Shoah, la peur du monstre, qu’il s’essuie les pieds sur la république, qu’il se torche avec la constitution ne m’étonne pas.

Plus rien ne m’étonne chez ce gougnafier, devenu la risée du monde et le problème de l’Europe en attendant Berlusconi.

A l’heure du casting de la nouvelle star aux 28000 prétendants (travailler plus pour gagner plus hihihihi) que la vedette soit devenue l’idiot du village ou le petit caïd du quartier prouve même qu’il est plutôt en phase avec le pire de son époque.

Non ce qui m’interpelle disais-je, c’est qu’après Juju le pêcheursi je descends je te mets un coup de boule - Et le vulgum pecus du salon de l’agriculture – touche moi pas, tu vas me salir – c’est cette familiarité tutoyée en toute normalité d’un président désacralisé qu’on ne respecte pas.

Que l’on se permette comme une évidence de cracher son mépris à la gueule de Mr Bruni comme on n’oserait même pas le faire au beauf du Balto PMU à l’heure de l’apéro est assez révélateur du niveau caniveau de ce quinquennat.

Qu’on ait aimé ou pas Mitterrand ou de Gaulle on imagine aisément les traiter de facho ou de collabo, les conspuer, voire les assassiner, sûrement pas de leur mettre la main au cul.

Et si par inconscience quelqu’un l’eût fait, on envisage assez que l’un, l’eût dédaigné d’un revers de la main et l’autre, l’eût ignoré d’un haussement de sourcil du genre :

La bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe.

Or avec Mr Bruni, on joue tous dans la même division.
Et on commence à se dire que si ce guignol qui nous demande de parler français en assassinant la syntaxe est président alors pourquoi pas nous ?

Que si ensemble tout est possible (ce qui est évidemment une plaisanterie) alors son cousin soixante-huitard tout seul tout est permis n’est pas loin non plus et que si tout est permis alors pourquoi avoir des égards ou de la considération pour ce gugusse à grelots grimpé sur des échasses qui se la joue perso.

Ironie du sort, le décomplexé complexé a décomplexé tout le monde. Il a explosé le cadre de références, les repères sociaux, les règles du savoir-vivre ensemble et il devient bien illusoire de demander aujourd’hui aux enfants de se lever à l’entrée du professeur quand notre président nous a autorisé en mettant ses pieds sur la table, à chier sur son bureau.

A n’avoir point d’allure et plus de manière plus personne aujourd’hui n’en prend avec lui.

C’était fatal.

Oui, cette distance perdue, c’est bien le paillasson de Neuilly qui l’a initiée.

Symboliquement, elle fut inaugurée par un lâcher de « racaille » retentissant en banlieue.

A faire dans le même registre mafioso que le petit voyou, à draguer le populo en disant (soi disant) tout haut ce que l’on pense tout bas ( et en général si on le pense tout bas c’est qu’on a de bonnes raisons et qu’on en est pas spécialement fier), tout le monde s’y est mis et tout le monde se lâche et se relâche.

On ne retient plus ses pets. On les revendique.

Et quand on a personnalisé par une extrême surexposition son nombril aux JT en toute consanguinité (et je l’avais théorisé qq notes avant) la contestation inévitablement glisse du politique à l’homme, et le conflit se déporte de l’objet au sujet.

Aujourd’hui donc Mr Bruni, le néo-président de la république Française, contrairement à ses prédécesseurs, qui quelque soit leurs opinions fédéraient tous les français, ne représente plus rien, ni plus personne que lui même (et quelques amis)
 
Il est nada nothing oualou en deux mots, il est que dalle.

Dangereusement instable, psychologiquement douteux, pathologiquement suspect, potentiellement méchant, ce type qui nous parle de transcendance les pieds dans le bidet n’est plus craint par personne, n’est plus pris au sérieux.

Il n’impressionne pas.
Ne fait plus impression :


C’est assez grave.

C’est assez grave, car en France aujourd’hui, il n’y a plus de pouvoir, il n’y a plus d’opposition, il n’y a plus de parlement (que des commissions) plus de ministres (que des conseillers) plus de constitution (que le fait du prince) plus de république laïque, plus de suffrage universel (Versailles) il n’y a plus de peuple (que des communautés sectaires) plus qu’une lente décomposition, qu’une immense fragmentation, une machine à diviser et à déconstruire qui génère autant d’électrons libres en fureur, orphelins de valeurs communes.

La nature ayant horreur du vide, elle y colle, pour l’instant, et par compensation, le pâle, mais au moins décent Fillon, qui est tout aussi vide aussi.

Que les français désorientés se raccrochent à l’inconsistance d’un premier ministre en dit long sur cette peur du vide, cette inanité ambiante, ce trop plein de riens, de vacuité et de bides.

La nature donc ayant horreur du vide, quelque chose finira forcément par la remplir…

Quelque chose mais quoi ?

On le saura vite. La France est pleine d’imagination.


tgb

 

 

18:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (23)

 
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