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26/03/2008

Arbeit Macht Frei

 
 
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 Le travail libère l'individu. [...] Le travail est une valeur de libération

                                      N. Narkozy
 
 
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Dachau 
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  Auschwitz 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

09:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

20/03/2008

ça peut toujours servir

ça peut toujours servir :

L’article 68 institue une procédure originale de destitution du Président de la République en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat, notion qui n’est définie ni par la nature, ni par la gravité du manquement mais par son caractère inconciliable avec la poursuite du mandat. Afin d’en souligner le caractère politique, la destitution est prononcée par le Parlement tout entier réuni en Haute Cour, instance qui remplace la Haute Cour de justice.
La procédure de saisine et de décision de la Haute Cour obéit à des règles particulièrement strictes et exigeantes. La Haute Cour doit être saisie par une résolution adoptée par chacune des deux assemblées. Une fois réunie, elle se prononce à bulletins secrets sur la destitution dans un délai d’un mois. Les décisions de réunion de la Haute Cour et de destitution doivent être prises à la majorité des deux tiers des membres composant l’assemblée concernée ou la Haute Cour, sans délégation de vote, et seuls les votes favorables à la décision étant recensés.                                         
                                                                 tgb
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21:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

17/03/2008

Citus, altus et detritus

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S ‘il y a bien une chose qui m’exaspère les soirs d’élections, c’est lorsque les politiques se permettent de déclarer sur un ton péremptoire et vaguement inspiré :

«  les français veulent… »
«  les français nous disent… »
«  nous avons entendu le message des français… »

 
Comme il se trouve que je suis français, et que généralement (ne serait ce que par esprit de contradiction) je pense exactement le contraire ou que l’interprétation de mon message éventuel (s’il y’en avait un) n’est pas la lecture assez loufoque qu’en font les professionnels de la profession politique, je leur serai gré qu ’ils se contentent de déclarer :

«  ma femme pense que… »
«  les trois militants de ma permanence m’ont dit que … »
«  les estimations partielles des sondages aléatoires nous indiquent que… »


ET si par un magistral consensus miraculeux les 64 000 millions de français (et pas seulement les électeurs) se trouvaient tous à penser pareil sur un même sujet le même jour à la même heure (ce qui reste quand même assez improbable mais admettons) alors je serais reconnaissant aux portes plumes, flingues, valoches, paroles, des politicards de tous poils, abonnés aux plateaux télévisés et à la langue de bois avec tout plein de gros copeaux dedans d’annoncer officiellement que (par exemple) :

« les français nous demandent d’accélérer les reformes, sauf tgb de la rue Affre… »
( et quelques autres sans doute – inscrivez vous ici on leur enverra la liste)

Et Si comme l’ineffable et désopilant colonel Brice Boutefeux qui semble mal entendre des voix venues du fin fond des urnes le déclare :

« les français souhaitent que le gouvernement aille encore plus loin, plus vite, plus fort »


soit le ‘citus altus fortus’ cher aux latinistes distingués et au baron de Coubertin pas encore shooté à l’EPO, il se pourrait bien que ce petit malentendu électoral se finisse carrément ‘droitdanslemurus'.
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Suffit pas d’être à l’écoute des « Français » encore faut il les entendre y compris ceux (et ils sont légion apparemment) qui ne mettent plus leur voix dans l’urne.

Les abstentionnistes ne sont pas forcément aphones.

Ça s’entendra !!!

 
tgb


Quant à moi je vais reposer la mienne (de voix) sous d’autres cieux plus cléments (j’espère)

service minimum pour une dizaine

00:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

14/03/2008

Arthur et Marius

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Lazare Ponticelli, le dernier poilu français de la guerre de 14-18, cet italien d’origine au destin peu banal et qui connut trois siècles pas moins, est mort.  A l’age de 110 ans.

C’est donc le dernier témoin de cette immonde boucherie qui vient de disparaître. La dernière mémoire du carnage absurde, des frères de merde, de boue et de sang tombés au combat, des gamins éventrés entre les barbelés au milieu du no man’s land crépusculaire.

Arthur et Marius, mes deux grands pères auraient pu le croiser, au chemin des dames, à Douaumont ou ailleurs. Tous deux comme Lazare ne s’en tirèrent pas si mal.

En gros, il évitèrent d’orner de leurs patronymes, les monuments aux morts de leur village natal. Une performance en soi.

Dans cette guerre pour rien, aux millions de morts européens, Arthur mon grand père paternel y laissa ses poumons, Marius mon grand père maternel sa jambe gauche.

J’ai toujours vu Arthur, mort au début des années 80, un grand mouchoir à carreaux à la main. Mouchant crachant sa morve, séquelle presque bénigne dans le contexte monstrueux finalement de la der des ders, de gazages divers et expérimentaux.

La guerre sert aussi à ça.

J’ai toujours vu Marius, mort au début des années 60, que je connus à peine, avec sa jambe de bois cauchemardesque au harnachement rudimentaire, bien loin des prothèses orthopédiques d’aujourd’hui..
Sa jambe, il l’avait laissée dans un trou d’obus où il croupît des heures, bouffé par la gangrène..

Au moins Arthur et Marius eurent droit à leur vie après. J’en suis la preuve. Ce ne fut pas le cas du frère cadet de ma grand-mère maternelle qui partit un jour, et pour la première fois de sa jeune vie, de la ferme familiale pour ne jamais revenir.

Verdun : Ce fut le dernier voyage d’Andréa ma grand-mère, morte quasi centenaire. Chercher le nom de son petit frère, au milieu des ossuaires, sur les listes interminables des nécropoles, chercher le corps de ce petit frère au visage figé à 18 ans comme en arrêt sur image et à jamais porté disparu.

Comme si 80 ans après, la simple présence d’Andréa à arpenter les champs de bataille muséifiés, les tranchées comblées d’où seules pointent encore les baïonnettes des enterrés vivants et entretenant encore l’illusion de revoir son frangin, pouvait réincarner le corps de son cadet volatilisé.

C’est toute la mémoire vivante, de toute cette immense saignée d’une génération entière, de tous ces fils de la campagne, qu’ils furent allemands, français, belges ou sénégalais, qui vient de s’éteindre avec Lazare.

Tous ces jeunes gens, ennemis artificiels, sacrifiés officiellement au nom de la patrie mais surtout officieusement au nom d’intérêts économiques les dépassant et amis fraternels dans la douleur, l’angoisse, le froid, la charogne et la mort.

Tous ces enfants du 20éme siècle ayant plus de points communs entre eux jusqu’à la fraternisation ou la mutinerie, qu’avec leur propre hiérarchie, jouant aux petits soldats, les envoyant par milliers crever en enfer pour un galon de plus, vérifier une stratégie débile ou jouir de leur droit pervers de vie et de mort.

La guerre, une lutte de classe en fait, moyen politique radical de régler les problèmes sociaux tout en faisant pour une élite, du fric avec.

Rien n’a changé. Les marchands de canon du complexe militaro-industriel et autre, les Wandel-Seillière ici, les Halliburton ailleurs sont toujours là, à spéculer toujours sur le cadavre des plus pauvres.
 
Avant que le récupérateur élyséen de cadavres tout frais, expert en victimes triées et choisies, l’ami des prédateurs et autres spéculateurs mortifères offre en grandes pompes nationales un grand moment d’émotion pipole merdique et sondagier à Lazare, celui qui refusait les honneurs et qui finit par donner son accord à des obsèques nationales "au nom de tous ceux qui sont morts" :

La chanson anonyme de Craonne, l’hymne des mutinés longtemps interdite par les autorités, en hommage à Arthur, Marius, le petit frère d’Andréa et pour les millions d’autres soldats inconnus, qu’on obligea à s’entre mutiler, s’entre-massacrer, s’entre-exterminer pour des prunes.

La guerre ? le meurtre des fils par d’abominables vieillards

Michel Serres


tgb

 

Et bientôt la commémoration par nos anciens combattants dernière génération des 40 ans de mai 68. Kouchner amènera le sparadrap… .waouhhhhhh !!!!!! à ne pas manquer surtout. 

13:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (13)

 
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