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18/02/2008

Villiers le bel, le retour

fdecac6b140e408922cbc601db1d1888.jpgune superproduction Elysées/TF1
un scénario de Jean-Pierre Pernaut
des dialogues de Charles Villeneuve

réalisé par l’acteur vedette Nicolas Sarkozy

Pitch :

Pour faire oublier son impopularité croissante, et sa croissance en berne, un chef d’état, élu sur le thème de l’insécurité, lance ses forces de polices à l’assaut d’une banlieue pourrie espérant par ses provocations enflammer à nouveau les cités et se refaire une santé en vue des élections municipales. 


On le sait Nicolas Sarkozy n’a jamais fait dans le cinéma intimiste ou novateur. Privilégiant le spectaculaire à la créativité, au moins réussissait-il à trouver un large public et à nous concocter des fictions sans génie mais du moins populaires : d’aimables divertissements.

Dans Week end sur le Nil par exemple, grand film d’amour produit par les studios Disney, il nous contait, sur fond de décors pharaoniques, l’histoire d’un couple traqué par des paparazi "charognards" offrant son premier grand rôle à Carla Bruni, passant avec fracas de la scène à l’écran.

Ce film classique, basique, sans audace particulière mais avec quelques trouvailles de scénario, (le fils encapuchonné sur les épaules du héros par exemple) une mise en scène soignée avait su du moins déchaîner la critique et une fois de plus cartonner au box office.

Dans Noyade à Neuilly, NS nous avait même surpris en revenant sur les lieux de sa jeunesse et en développant non sans une certaine auto-dérision un thriller psychologique assez farce.

Même si le jeune David Martinon dans un rôle de composition trop grand pour lui ne parvenait pas à convaincre, au moins NS nous révélait il son fils Jean dans une courte apparition de traitre prometteur et cette comédie grinçante aux moyens pour une fois modestes avait suscité un certain intérêt.

Avec Villiers le Bel, le retour, Nicolas Sarkozy revient à ses fondamentaux : le film d’action à gros budget et nous ressert une suite laborieuse de ses premières compositions qui firent son succès, il y a quelques années.

Films de genre aux répliques devenues cultes

- vous en avez assez de cette racaille….
- On va vous nettoyer tout ça au kärcher

Tout le monde s’en souvient

Pas sûr que ce nouvel opus soit à la hauteur des films précédents. Misant visiblement sur le spectaculaire, des scènes d’actions stéréotypées avec plus de 1000 figurants et des effets spéciaux un peu gros pour compenser la maigreur d’un scénario mal ficelé, on a très vite le sentiment d’images déjà vues, de dialogues maintes fois rabâchés.

Sacrifiant carrément l’intrigue de Villiers le bel 1 (l’accident de moto contre la voiture de police) les scénaristes peu inspirés ne tentent même pas de revenir sur la résolution de l’énigme, mais dans une débauche de moyens se contentent de mettre en scène une sorte de clip policier assez plat et grossier.

Si Nicolas Sarkozy était, dans ses premières réalisations, assez crédible en ministre de l’intérieur (quoique toujours caricatural et incorrigiblement cabotin), on le retrouve ici carrément en contre emploi dans un rôle de président très peu vraisemblable.

Ce n’est pas la seule erreur de casting.

Certes l’idée de confier le rôle du ministre de l’intérieur à une femme, en l’occurrence la sobre et inquiétante Michèle Alliot Marie était originale, mais embarquée dans cette galère, elle semble en permanence se demander ce qu’elle fait là et nous aussi.

Quant à Marie-Thérèse Givry, inconsistante en procureure de Pontoise, son premier grand rôle au cinéma risque fort d’être le dernier.

Si ce nouvel opus très markété, réjouira sans doute les aficionados du genre, il est à craindre que cette grosse production française
rechauffée ne suffise pas à faire oublier aux spectateurs électeurs leurs fins de mois difficiles.


Le cinéma français s’en remettra t’il ?


tgb

15:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

15/02/2008

La croisade s'amuse

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Avec ses discours illuminés de Latran, de Riyad et du Crif, l’ascète président tout en exhibitionnisme bigotement bling bling commence sérieusement à nous briser menu les burettes laïques.

L’immense prédicateur du SMS érotico-métaphysique, le pittoresque gourou de l’église de Sarkologie troquant le ringard                 « liberté-égalité-fraternité » vulgairement républicain, pour la moderne et sainte trinité « Cecilia, Nokia, Carla »  continue divinement à nous prendre pour des brebis à tondre.

Très au-dessus des basses contingences matérielles, l’adorateur de Rolex, en génuflexion Bushienne, qui dans un élan mystique préféra, on s’en souvient, à une retraite monastique pour investir la fonction, le yacht d’occase pour se bronzer le fion, du très désintéressé Bolloré, s’attaque enfin au matérialisme dialectique entre deux marchands du temple fashion de l’avenue Montaigne.

Notre pur mystique de chez Fouquet’s et Disney, notre born again de l’esbroufe transcendantale, notre instrumentaliseur de croyances sauce évangélique, notre raviveur de guerre de religion apaisée depuis cent ans, notre chercheur de résurrection miracle dans les sondages nous déclare :

"Le drame du XXe siècle n'est pas né d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa redoutable absence"

Tu l’as dit bouffi !!!

Notre chanoine super froqué Prada du dévot super défroqué Bigard tout en odeurs de pieds et de sainteté, notre stoppeur onctionné de papamobile 16 cultuellement et culturellement inculte n’a sans doute jamais entendu parler du ceinturon nazi où l’on pouvait lire le désopilant slogan parfaitement athée :

"Gott mit uns" (Dieu est avec nous)

Il est bien connu aussi qu’Hitler, Pinochet, Mussolini, Videla, Franco …étaient de grands laïcs scrupuleux devant l’éternel.

Le désacralisateur beauf de fonction sacerdotale, le surfeur désintégrateur de communautarismes cloisonnés, le crapaud de bénitier voulant se faire aussi gros que le boeuf de la crèche nous suggère donc en creux que la Saint-Barthelémy fut l’œuvre de dangereux bolcheviques, les inquisitions, celles de communistes sanguinaires et anticléricaux, les croisades, période bénie d’une humanité fraternelle tombée en amour, l’œuvre même de mécréants bouffeurs de curés..

Notre tartuffe donc, travailleur zélé et inlassable de guerre de civilisation, préférant de loin les psaumes goitreux d’un Sardou
sanctifié à donf, aux chants grégoriens de Salem, nous révèle une fois de plus ce don iconoclaste pour l’histoire façon Paris-match.

Mais on connaît la chanson néo-con des pseudo culs-bénis :

A l’atomisation libérale, à l’individualisme consumériste, à la casse des solidarités humaines, des valeurs républicaines et de l’esprit des lumières, nos « Sainte Thêrèse » de la flagellation capitaliste et du sermon néo-ordurier  (les derniers ici seront les premiers là-haut en attendant ta gueule et passe moi mes stock-options)  répondent par un « in god we trust » en kit et sans appel.

A la déréglementation : la morale
Aux inégalités : la justice divine
A l’injustice sociale : la charité
A l’espoir : l’espérance
A l’éducation : TF1
A l’angoisse : Dieu

Vieilles ficelles.c470e4faf20a9e7ef91f3031457daa93.png

Aux mères maquerelles des églises hypocrites, aux allumeurs de feu idolâtres de la star ac, aux diviseurs de peuples pour ne même pas régner, aux faiseurs fondamentalistes de chapelles et de sectes -les uns contre les autres- aux zélotes du catéchisme mondialisé avec code-barre, j’affirme qu’il y a plus de Dieu chez l’agnostique qui doute, plus d’esprit chez le rationaliste qui pense, plus de ciel chez le mineur qui rampe que dans tous les simulacres des télévangélistes pour carte bleue.
 
Ni Dieu, ni maître, libre-penseur…car
si le diable est le malin c’est que Dieu est un peu con.

tgb

15:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

12/02/2008

Entre chien et loup

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En ces heures tragi-comiques de Non-Non à Neuilly, de Oui-OUI à Versailles et de pepètes story à cac40, revenir aux amis en soucis, aux talents en dérives, aux creveurs de dalle à la libre pensée Anar, aux purs et durs de l’esprit contre la matière et donc aux fauchmans rmiste de l’ordre social me paraît salutaire.

Quelques cas affligeants d’honnêtes hommes précieux, d’aristos prolos en galère :

Pierre Etaix, notre Keaton à nous, notre Chaplin Monmartrois, notre maître du clownage et du masque à gags, du burlesque et de la comédie humaine est dans l’incapacité juridique de montrer ses films aujourd’hui..

Pour avoir eu le bonheur de côtoyer (un peu) ce poète de l’image, ce touche à tout ‘modeste et génial’, je ne peux que témoigner de la délicatesse du bonhomme, de sa sensibilité délicieuse et de son humanité simple en sa totale intégrité artistique.

Juridiquement censuré.

Olivier B
. journaliste libre et indépendant, résistant médiatique, animateur essentiel du blog « plume de presse « inlassable correcteur de journalisme officiel et collabo, abonné à la misère noire et à l’angoisse matérielle.

Economiquement censuré.

Toute peine méritant salaire et l’argent matérialisant tout labeur, il ne faut pas s’étonner que les meilleurs plumes des meilleurs blogs s’épuisent et s’usent dans l’ambiguité de la gratuité et de la non reconnaissance professionnelle.

Le blog est certes le refuge de talents inexploités et gâchés, de marginaux vomis ou éjectés par le système, de grandes gueules assez connes pour ne pas savoir composer, d’empêcheurs ingérables des petits arrangements entre amis, mais dans ce monde effroyablement vénal ou la vulgarité cupide est la norme que peut bien valoir les mots crachés et offerts d’un innocent au sang d’encre ?

L’ironie ou la carrière camarade.

Ce qui est gratos finit toujours hélas par être sans valeurs et les quatre heures quotidiennes d’Olivier Bonnet pour un vrai travail d’investigation, de recoupements et d’écriture par n’être récompensés au final que par la plus injuste des précarités.

Même si l’avalanche d’hommages et de remerciements sur le site de « plume de presse » peut être la marque chaleureuse d’une immense considération, malgré tout, l’estime ne se bouffe pas et ne paie ni le loyer ni la pension alimentaire.

De Denis Robert à Jean-Jacques Reboux… la liste est longue  de ces forçats de la liberté de parole épuisés par les procédures, les procès, les censures déguisées, la mouise.

Quand les imposteurs Ockrent pour une pige merdique et complaisante, pour un ménage collabo chez Corporate se font des ovaires en or, à caresser dans le sens du poil les prédateurs (toujours faibles avec les forts toujours forts avec les faibles), y’a de quoi s’enrager de tant d’injustice crasse.

Tout ça n’est pas nouveau mais tout ça fait chier de chez chier.

Y’a quelque chose de pourri au royaume de Neuilly, quelque chose qui fait mal au ventre et à l’âme.

On est certes bien plus digne à être loup famélique mais sans collier que caniche toiletté chez Maniatis mais y’a des jours où l’ envie de mordre la main qui ne nourrit même plus devient irrépressible.

 

tgb

 

photo Pierre Etaix tirée de Yoyo de Pierre Etaix 

16:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

09/02/2008

le mari de Carla

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" Être Président de la République tel que je le conçois, c'est une ascèse, c'est l'oubli de soi, de son bonheur personnel, de ses sentiments, de ses intérêts pour ne plus avoir en tête que le bonheur des Français, le prestige de la France, la grandeur de l'Etat et le bien commun. » Nicolas Sarkozy

Le mari de Carla
Est un petit comique.
Un comique de Gala
Jean Lefèvre politique.

Mieux orienté bahut
Il eut et c’est dommage
Cartonné chez cocu
Et chez Marivaudage

Du boul’vard à deux balles
C’était là son public
Les vieux, les cons d’Chazal
Caveau d’la République

En chute dans les sondages
Et Ray Ban sur le nez
A Trop d’cabotinage
L’a tué le métier

Le mari de Carla
S’outrage façon farce
Que victime des médias
Sa meuf devient ‘garce’

Mais exhiber son cul
Chez les rois du pétrole
Et foutre l’O.N.U
Dans les pages pipole

A tutoyer la France
Devenir son valet
Le manque de distance
Ravalant au rabais

Y faut pas s’étonner
Que la com déconne
Et que l’raz de marée
Lui revienne dans la trogne

Le mari de Carla
Aux problèmes de croissance
N’a plus d’pouvoir d’achat
Encore moins de décence

Quand les caisses sont vides
Et l’panier d’ménagère
Y reste du liquide
Pour Neuilly et ses frères

A faire dans le faux d’jeun
A cinquante trois balais
Il singe le Top gun
Scientologue de navet

SMS chez Saoud
Et Tartuffe chez Benoît
A pas Kiffer Mouloud
Il vire les renois

Le mari de Carla
A, comme le roi nu
Un encéphalo plat
De vulgaire parvenu

Petite marionnette
De Medef et Ricains
Le géant talonnettes
N’est rien d’autre qu’un nain

L’ex de Cecilia,
Qui toujours élégant
Huit jours avant rumba
Ecrit sur son écran

Si tu reviens, j’annule
Le mariage pour Voici
Je réponds sans scrupules
Si tu te casses, j’oublie.


tgb
 


 

16:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

 
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