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07/02/2008

Bling Blang

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Ce qu’il y a de particulièrement gerbant dans ce pays obscène, c’est que ce sont toujours les types qui gagnent 1000 euros/jour qui expliquent à ceux qui gagnent 1000 euros/mois qu’ils doivent se serrer la ceinture.

 

                                                                                  tgb
 

16:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

04/02/2008

OUI-OUI à Versailles

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Aujourd’hui en direct du congrès de Versailles, le Parlement, en ces lieux royaux réuni, vous déclare :

Peuple de France toi qui a voté à 55% NON à la constitution Européenne tu peux aller te faire f…
 

Forfaiture, imposture, déni de démocratie ?

Ah bon, parce que vous pensiez encore vivre en démocratie ? Que sérieusement à travers de petits isoloirs tout au fond du jardin, on vous demandait franchement votre avis ?

A ceux qui auraient loupé un épisode je rappelle qu’aux dernières élections présidentielles nous eûmes le choix entre Sarko/Glucksmann et Ségo/BHL

Un choix draconien en effet.

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ET que si malencontreusement élue, la Nunuche évaporée, pour laquelle dans un moment d’égarement j’eus la faiblesse de voter, nous eut conçu un gouvernement, nous aurions touché dans l’ordre, grosso merdo, un Strauss Kahn aux finances, un Kouchner aux affaires étrangères, un Lang à l’éducation, une Amara aux quartiers difficiles  et un Attali quelque part…

Ça ne vous rappelle rien ?

Et que fondamentalement donc, peuple de France, tu eus pour choix à la cantine électorale du Flunch mondialisé, non le plat que tu convoitais mais bien la couleur de l’assiette du plat unique que de toute façon on t’imposait, ce qui relativise assez peu le plaisir gustatif.

Nos chers socialistes donc, censés représenter une opposition qu’une équipe de chercheurs du CNRS cherche en vain au microscope électronique, avait aujourd’hui en ce congrès Versaillais la possibilité historique de redonner la parole au peuple.

- Au... peuple…. ?… Non je ne vois pas ….-

nous déclare, François Hollande, boycotteur officiel de suffrage populaire.

Certes entre les oui-oui à Versailles, les oui mais, les oui mais non, les non mais oui (mention spéciale à Peillon) et les non non, nos sociaux-démocrates alter-rien-du-tout, étaient trop fort investi en ravalement d’immeuble, rue Solferino, et en quête d’un consensus de façade dont à l’heure actuelle tout le monde se fout, pour faire de la politique.

Car plutôt que de politicarder une calculette sur les genoux pour savoir s’ils allaient mettre Tarbes dans leur escarcelle et si en s’alliant avec Dray ils allaient botter le cul à Valls tout en réglant son compte à Montebourg, ils auraient pu dans un sursaut honorable et une stratégie enfin couillue, se mettre au moins d’accord sur une chose et ils en avaient pour une fois les moyens :

Redonner la parole au peuple.0d5d99454f23c89f740493f491b560bd.jpg

 

Tu parles Charles !!!

Indignes on avait l’habitude mais cons en plus.
Va falloir s’y faire.

En ces temps d’impudeur, et hormis quelques élus de gauche, Hamon, Emmanuelli, Melanchon et une poignée d’autres (j’ai la liste) qui sauvent l’honneur et la décence d’un PS en voie de gamélisation, je ne peux que rappeler au peuple rebelle qui s’apprête avec mérite et Prosac à voter aux municipales massivement, non pour ces touristes socialistes à tricots de peau douteux, mais contre le vieux jeune marié de la Lanterne, qu’il (ce peuple rebelle) est bien plus grand qu’eux (ces élus de chez Casto)

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Car s’il existe encore une résistance dans ce pays, on le doit plus aux caissières de chez Ed en grève de code barre, pas bon pour le moral des méninges, qu’à la dinde Royal en thérapie conjugale et télévisée. 616eca74b9ed5e1aa5e0361c2cefeaa2.gif

 

 

 

Et je le dis comme je le pense, faut être sérieusement désespéré pour voter encore Delanoé à Paris et résister à la tentation désopilante du vote révolutionnaire : la distrayante et calamiteuse Panafieu.

Voter a gauche malgré eux, me devient un exercice extrêmement douloureux je le confesse.

Car au moins et faut voir le côté positif de l’affaire, le Narkozisme nous aura débarrassé opportunément d’une belle brochette d’écornifleurs bedonnants et ce tri sélectif (pléonasme) nous auras permis enfin de mettre dans la poubelle jaune quelques vieux résidus de Mitterrandisme dont on n’avait plus l’usage. (Mais vous savez comment c’est, on accumule on accumule….)

Malheureusement la purge n’est pas finie et en ces jours de fin d’ouverture ou un Michel Rocard même, saute à pieds joints tout seul dans le container, le camion poubelle se profile et se pointe un peu tôt.

C’est dommage, il nous restait encore de l’encombrant.

Oui peuple orphelin de gauche, pour finir ce tri écologique  je vous propose :

- Ce lien fort utile : dénonciation.com (à ne pas confondre avec délation) où vous apprendrez fort pédagogiquement et c’est la moindre des choses, qui est qui, qui vote quoi, et qui essaie de passer entre les gouttes (vous verrez c’est étonnant).

- De le noter quelque part sur vos agendas et de vous en souvenir lors des vaines élections prochaines…

Car non seulement une autre Europe est possible, mais elle est inévitable.

D’une manière ou d’une autre….

tgb

12:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

31/01/2008

Passe ton Bac d'abord...

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Je m’en souviens comme si c’était hier….

Le jour où j’ai décroché mon bac Mac Do, option Pizza Hut, avec mention Pepsi, j’ai fait une sacrée nouba..

Tournée Big Mac arrosée de Diet coke
Le grand jeu.

J’entrais avec fracas, non sans une certaine fierté, dans une société de civilisation sauce Ronald et ketch up..

A consommer sur place ou à emporter.

Après avoir obtenu brillamment ma dernière UV Carla Bruni, ce diplôme m’ouvrait enfin les portes de stages de manager polyvalent et gestionnaire de terrain, rémunérés 300 euros, chez Leader Price, Starbucks coffee, voire Flunch carrément :

Une consécration.

Grâce au ministre-stagiaire Xavier Bertrand (DUT Procter & Gamble) je pouvais enfin prétendre gagner 10 fois plus qu’un ouvrier chinois et réévaluer par mon seul exemple, la valeur travail, tandis que le groupuscule gauchiste Génération Précaire, ces dégénérés archeo-bolcheviques avaient l’outrecuidance de considérer cette rémunération XXL comme une insulte à notre jeunesse avachie…

Salauds de staliniens.

Pendant que notre Grand Timonier (C.A.P TF1) injustement en vrille dans les sondages, moralisait courageusement avec ses petits poings, le méchant capitalisme sauvage et l’odieuse spéculation bourgeoise s’infligeant moult jet-lag dans le jet privé de son ami Bolloré (BTS St Maclou) le génial Attali, (Deug de chez Leclerc) phare de la pensée moderne et grand éclaireur de l’orthodoxie sociale abolissait les odieux privilèges des chauffeurs de taxi nantis et profiteurs sous le regard attendri de la veuve Ségo (ENA promo Michel Drucker)

J’accédais enfin au pouvoir d’achat.
Manquait plus que le pouvoir de payer.

J’ai bon espoir


tgb

16:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

28/01/2008

Même pas peur

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Il fut un temps où les aristocrates russes magnifiaient leur banqueroute en se faisant sauter le caisson juste après avoir éclusé une bouteille de vodka.

Ça avait de la gueule.

Il fut un temps où la cavalerie polonaise montait à l’assaut des panzers allemands sabre à la main.

C’était con, mais ça ne manquait pas de panache.

Il fut un temps ou Danton, allant à l’échafaud, balançait au bourreau avec aplomb - Tu montreras ma tête au peuple, elle en vaut la peine ! –

La classe.

Il fut un temps pas si lointain où Salvador Allende, un certain 11 septembre 73, préférait mourir les armes à la main, en son palais de la Moneda avec ses camarades, plutôt que de négocier une médiocre survie en un exil doré…

             Respect.

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(quand même mieux que les sanguinaires généraux Pinochet ou Suharto crevant dans leurs lits en légumes grabataires ne commandant même plus à leurs sphincters)

 

                            On a la mort qu’on mérite.

 

 Il fut un temps où les convictions, les principes, ou même, mot terriblement démodé et scabreux j’en conviens, l’honneur, valait largement le sacrifice d’une vie.

Quand la mort donnait un sens aux valeurs dont on se réclamait
Quand le savoir-vivre donnait du savoir mourir et qu’on ne confondait pas orgueil et vanité, muscles et gonflette, amour et Carla Bruni.

Sans idéaliser, il fut un temps où, on préférait le seppuku (trivialement nommé hara-kiri) à la la honte ou au déshonneur.

Les temps ont bien changé

A l’heure de la vulgarité d’état, du petit président médiocre et ridicule, nouveau petit riche, parvenu au quinquennat dans un yacht d’occasion prêté par un ami (faut pas jouer les riches quand on n’a pas le sou disait l’autre) l’élégance comme le CAC40 est sérieusement à la baisse.

Exemples chevaleresques

Pour s’excuser d’avoir dégueulassé toute la côte atlantique avec son Erika de complaisance, Thierry Desmarest (patron à l’époque de Totalfina) dans un élan de générosité fort compassionnel, offrit une journée de son salaire soit  22OOO francs

On voit l’envergure du bonhomme

Lagardère junior, fils à papa et frère de, accusé de délit d’initié préféra passer pour incompétent plutôt que malhonnête.

On découvrit assez vite qu’il cumulait les deux.

Nanard Laporte, médiocre secrétaire d’état aux sports et casinotier en short tout en grande gueule et dans le registre couillu ‘c’est pas moi c’est ma sœur’ dédicaça avec fair-play sa branlée rugbystique à ses joueurs…

Super mentalité de winner en effet.

Oui aux salaires, aux honneurs, aux prébendes, aux voitures et call-girls de fonctions non aux emmerdes qui vont avec.

En ces temps bénis ou les donneurs de leçons prédateurs, décideurs, tout en parachutes dorés nous expliquent qu’il faut prendre risques et responsabilités, conjuguer audace et esprit de compétitivité en bon entrepreneur, il est assez jouissif de les voir à plat ventre au premier coup de canon du dernier coup de vent boursier.

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Quand le premier de la classe (dominante) Daniel Bouton à la chasse au lampiste breton, propose six mois de salaires (pourquoi 6?) pour se dédouaner de sept milliards de pertes sèches on peut constater une fois de plus que le big-boss de la société générale (plutôt qu’un coup de pouce publicitaire un majeur fièrement dressé eut été plus judicieux) fait partie (comme les copains) de cette race d’entrepreneurs bien nés assez doués pour la reptation.

Pour justifier de leurs salaires exceptionnels les cadors de la ploutocratie libérale devraient au moins nous donner l’illusion d’être des êtres exceptionnels justifiant leurs transferts à coups de millions en période de Mercato

Je t’en fous.

Quitte à passer pour un tricheur autant se la jouer sauvage et mafieuse.
Un poutine espiègle  au moins tout à sa logique féroce, ne se serait pas contenté de faire porter un chapeau un peu grand à un obscur trader un peu benêt et mégalo, collabo de chez Davos, catholique pratiquant et conseiller municipal RPR en son temps de Pont-l’Abbé (Finistère 8ooo habitants) mais l’aurait balancé direct par la fenêtre avec pertes et profits.

Un suicidé au moins c’est pas bavard.

Qui se soucie d’un petit soldat conventionnel et lambda broyé par la machine folle à Wall street ?

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( Jérôme Kerviel trader facétieux, arrivant au pôle financier de Paris en Berlingo - pas très Hollywood-sexy-glamour, tendance franchouillarde quoi, la méga-production du petit spéculateur )

 

Non seulement, tricheur le Bouton, mais petit joueur au petit bras un peu con. Auteur d’un très médiocre polar pas très Dostoïevskien.

Tout ça pour dire que si c’est à l’épreuve du feu qu’on mesure la Société Générale, ben le général Bouton en son état-major est du genre poltron-tous-aux-abris-couvrez-moi.

Quand, les forces soi disant vives, d’une société décadente et repue ont plus peur de rater le feuilleton dominical ou les soldes de janvier que de se battre pour leur idéal (même tristement financier) on peut se dire qu’irrésistiblement les soldats de misère, un cutter a la main, n’ont pas fini de botter le cul à ces polytechniciens obèses du bouclier anti-missiles et de la frappe chirurgicale.

Mains propres mais pas de mains.
 
A mon humble avis, le jour où une poignée de révolutionnaires résolus, considérant avec allégresse que décidément c’est un beau jour pour mourir et pour virer les forts en thème de leurs charentaises à dividendes, cette poignée là ne devrait faire qu’une bouchée de ces maîtres du monde-ci furieusement pétochards, pleurnichards et baisseurs de froc de première au premier Trafalgar.

Saigneurs ou grands seigneurs de la ploutocratie ?
Même pas plouCtocrates.

Seuls ceux qui n’ont ni peur de rire, ni peur de mourir (ou de rater l’épisode du feuilleton du samedi soir) sont les maîtres du monde.

Même pas peur !!!

tgb


Photo du haut : Fortino Samano, révolutionnaire membre de l'état-major de Zapata photographié par Augustin V. Casasola, quelques minutes avant qu'il ne soit fusillé , en 1913.

18:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

 
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