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21/12/2007

Graine de Star

410b55bedd3d84ca8b09d88ad94cec82.jpgPendant que les journalistes paillasson font le tapin chez Mickey manège, que le chanoine à talonnettes 1er, Rolex au poignet, rond de serviette au Fouquet’s et 206% d’augmentation plus tard, accompagné du pétomane Bigard, dénonce sans rire « le monde obsédé par le confort matériel « chez Benoit 16 soupapes, on téléthone en bonne conscience pour la Palestine SDF :

la charité joyeux écran de la colonisation rampante.

Pendant que le fournisseur d’accès Orange attribue à Mohamed Zaïdi (Pessac –Gironde) le charmant mot de passe « salearabe » on peut en profiter pour signaler et selon la formule célèbre – dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas - que les mots de passe : ‘salejuif’ ‘salepédé’ ‘salenégro’ sont encore disponibles sur le marché.

Pendant que les néo-yankees à Ray-ban commandent leur jolie panoplie de néo-cowboy avec taser au père poubelle tout enguirlandé de pseudo Grenelle, on peut noter en se réjouissant que les indiens sioux viennent de rompre les traités signés avec les Etats-Unis par leurs ancêtres et que les sanglots de l’homme blanc du bout-en-train Bruckner commencent sérieusement à faire rigoler au fin fond des tipis.
 
Et pendant que la France moisie de la délation consciencieuse, de la sacrée soirée incontinente et faux-cul et de la veulerie décomplexée se tape la dernière merde de Clavier Christian (l’auberge (bleu blanc) rouge ) je ne peux que vous encourager si ce n’est déjà fait à vous délecter de la graine et le mulet, d'Abdelatif Kechiche, petit bijou d’humanité et de grâce dans ce monde grossier de tristes graisses.

Un film nous faisant le cadeau d’en appeler à notre intelligence sensible plutôt qu’à notre connerie crasse est en soi un évènement à ne pas rater.

Faire d’un couscoussier et de sa graine en goguette, l’élément tragique d’un suspens Hitckockien, faire d’une course-poursuite entre un sexagénaire à pied et trois merdeux en mob, un thriller haletant est une performance.

Sans le moindre effet spécial, sans le zapping obligé de séquences expédiées, sans aucune vedette banckable, dans toute sa lenteur, sa sueur et sa chair ce film universel rappelle opportunément que le général mondialisé se trouve au cœur du particulier Sétois.

On peut aimer les pin-up bionique de chez Disneyland, moi je préfère définitivement les princesses du sud et le tourbillon ensoleillé de leur ventre en fusion.

Aux rentiers faisandés de Neuilly, la dinde Carla Bruni, starlette évaporée de papier glacé !
A la France généreuse et pétillante, la bouillante et sulfureuse : 

 

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  Hafsia Herzi !!!

 

 

 

 

Le talent est (comme Zidane) dans la rage et les cités.

Tgb




Joyeux noêl et rendez vous juste avant l’année prochaine pour, et vous apprécierez l'opportunisme mon billet 100.

19:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

18/12/2007

la "présidente" à oilp

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Allez hop y’a pas de raison
Pas toujours les mêmes à faire dans le décomplexé bling bling

Vive le racolage
Passif/actif

J’suis pas plus con que Christophe Barbier (proxo de l’express)

Moi aussi faut que je dope les ventes
Moi aussi j’ai une audience à assurer
Moi aussi j’ai un audimat a caresser dans le sens du poil
Moi aussi j’ai intérêt à la diversion

Allez hop la ‘présidente’ à oilp

Carla Bruni entièrement nue
sur Rue-Affre
c‘est pas d’la balle ça ?

faites passer

Et la semaine prochaine Nicolas en travesti au parc Astérix
Comme je le dis

The show must go on ?
The show va must-go-onner

Grâce à l’infantilisation américano-franchouillarde de Sarkoland
et à Mickey président niquant Minnie

je viens de piger la société marchande

Neuilly j’arrive…..


tgb

 

(photo : Dominique Issermann)

14:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

15/12/2007

Bonne nouvelle au fond

c24c91472971a0d213af926b1348e675.jpgLe ver solitaire à ceci de particulier que, goinfré, au chaud dans le confort matériel et protecteur d’un intestin, il n’a plus besoin de cerveau pour survivre. Il devient paresseux.

C’est, et du fond de notre trou d’air politique, l’une des rares raisons de nous réjouir et ce qui advient aux têtes pensantes du libéralisme atlantiste et du fric triomphant, monopolisant les médias, et qui débarrassés de toute contradiction et confrontation intellectuelle , appauvrissent de jour en jour leur médiocre rhétorique et leur faculté à débattre.

Il faut avoir entendu les duels shamallow de Joffrin/Beytou, les bavardages en rond sur France culture le dimanche matin de Gallo/Michaud/Bourlanges/Bennhold à la pensée conforme où le ronronnement des crémols tièdes d’un Julliard/Ferry pour s’en convaincre.

Quand de ces tables rondes, où dans un souci d’éthique politique, on oppose en équilibre, un libéral de droite à un libéral de gauche, un Copé face à un Valls par exemple, il n’est pas rare d’entendre un tonitruant – je suis d’accord avec tout le monde – terriblement déstabilisateur – ou pire de constater – un léger point de désaccord – plutôt torride quand nos débatteurs déchaînés osent, en toute confraternité une nuance subtile et mineure à propos d’une pécadille.

A force de dérouler sans réfléchir, et par habitude, leur pensée lisse, clefs en main, de ne même plus se soucier d’argumenter vraiment ou de vérifier le moindre fait, tous ces tristes clones de la pensée dominante, voix de leur maître, et larbins de la cogitation unique pour les nuls finissent par endormir définitivement leurs neurones.

C’est bien ce qui est arrivé, un soir de cette semaine durant l’émission iconoclaste et assez miraculeuse de l’excellent Taddeï (ce soir ou jamais)  à une brochette de néo-conservateurs en goguette : Bruno Tertrais, Frédéric Encel, François Heisbourg, les vrp de l’atlantisme joyeux et atomique, venus comme d’hab en touriste, avec deux arguments frelatés, défoncés par Sara Yalda, Roland Dumas, Yan Richard et Marc Edouard Nabe qui eux maîtrisant furieusement leur sujet ( en l’occurrence l’Iran) et l’art de la  polémique baston, mirent les néo-pitres intellectuellement à poils et médiatiquement à mort.

Il faut bien le reconnaître, à force  de biberonner au Diet Coke, les néo-cons, à l’instar de leur héraut président ne tiennent pas plus la bouteille que la dialectique.

A retenir une des meilleures saillies d’un Nabe provocateur très en grande forme de la grande gueule :

- Ici vous n’êtes pas à C dans l’air, z’êtes pas chez vous !!! –

Cette petite anecdote juste pour dire que dans notre malheur Sarkozien, sous les coups de buldozer décomplexé et surpuissant, devoir faire preuve d’une résistance créative, d’une stratégie réinventée, d’un projet dépotant et d’une sémantique renouvelée, ne serait ce que parce que, privé de tout moyen de tout support, de tout relais, nous n’avons pas d'autre choix, va nous obliger à sacrément muscler nos neurones.

Contrairement à une certaine bande de pitres journaleux mercenaires, experts notables en tout et rien, pipolosophes de nombril germanopratin et mollement installé dans deux idées fastoches et dangereusement usées jusqu’à la corde ( antisémitisme et antiaméricanisme primaire) nous n’avons pas les moyens de nous offrir un intestin trois pièces cuisine, d’être nourri logé blanchi par le pouvoir et ses amis nantis.

Dans notre traversée du désert politique, la nécessité d’être imaginatif et de réinventer notre guérilla et peut être au final ce qui pouvait nous arriver de mieux.

Bonne nouvelle au fond (bien au fond) :

Les ténias c’ est pas nous.


tgb
 

 

 voir également débat Kouchner Morgan Sportes chez Zgur - édifiant -

13:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

11/12/2007

Tango/Blairo

6c099b6a30e8b2c609f39f873def177c.jpgRama yade : un pas en avant

« Mouammar Kadhafi doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits… La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort ...la France n'est pas qu'une balance commerciale"
  

Rama yade : un pas en arrière  (après convocation à l'Elysée)

"Je n'ai absolument aucune hostilité vis-à-vis d'une visite du colonel Kadhafi, à partir du moment où il a renoncé à tout programme militaire nucléaire. (...) Dans ces conditions, il vaut mieux parler avec lui plutôt que de le marginaliser ou de le rejeter aux confins du terrorisme."


Rama yade fait du sur place

Le président Nicolas Sarkozy a publiquement renouvelé aujourd'hui sa confiance à Rama Yade, malgré la polémique autour des propos de la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme sur la visite en France de Mouammar Kadhafi. (le figaro.fr)

Rama Yade rentre au bercail

"je ne démissionnerais pas…on ne déserte pas en rase campagne"

Fin de l’épisode.

Et je me pose des questions


Et je me demande...

Si, des fois on ne nous baladerait pas un peu, si on n’amuserait pas la galerie à scénariser l’actu, à nous la raconter façon farce, à occuper tout le spectre médiatique ( Comme Coca qui génère sa propre concurrence avec des sous-produits, des ersatz couvrant ainsi tous les segments du marché de la superette mondiale) jusqu’à rendre l’opposition inaudible (entendez vous dans nos campagnes les mugissements outrés du parti socialiste ? )

On désamorce la critique en secrétant sa propre critique, ses propres anti-corps :
- A moi la politique business  - A Yade, Kouchner, Amara… les états d’âme.

- voyez comme mes ministres d’ouverture expriment librement leur sensibilité de gauche ….-

Tout benef
ET la caravane du grand barnum passe.

Les ministres potiches n’étant que des avatars, les figurants d’un casting télévisuel à la Ruquier/Fogiel, on les sort, on les rentre, on les expose à peu prés comme des nains de jardin avant zapping.

C’est l’art du recyclage et de la lessiveuse familiale.
L’art du tango/Sarko

On lance des leurres, Yade, ADN (Souvenons nous pendant que toute la France pensante pétitionnait le corps de la réforme sur l’immigration passait comme une lettre à la poste) on nous donne un os à ronger, on nous fait prendre la proie pour l’ombre et au final, on mord là où on nous dit de mordre.

Le petit matador agite la muleta, instrumentalise et canalise nos dénonciations en les anticipant et on s’indigne et on s’outrage droit dans le chiffon rouge et on défoule nos révoltes au coup de sifflet, et on se scandalise en suivant bien les pointillés et on passe à aut’chose.

On courre derrière le maestro avec toujours un coup de retard
On n’agit pas on réagit
On n’attaque pas on se défend
On ne fait pas le jeu, on le subit.
Bref on se fait bananer.

Il est bon
On est mauvais.
Il est grand parce que nous sommes à genoux

Il serait temps que nous sortions de ce conditionnement, de ce schéma pré-établi et que nous anticipions enfin les coups tordus, que nous reprenions l’initiative en choisissant l’angle de nos attaques, sans zapper en permanence l’actualité, sans nous éparpiller au gré des leurres qu’on nous lance, cogner enfin ensemble et surprendre l’adversaire particulièrement là où est, où sont les faille(s).

Sinon il se pourrait bien que chacun finisse en autarcie dans le propre spectacle de sa sidération, dans le propre narcissisme de sa vaine résistance, un œil sur le cadran de son audience, un autre sur le baromètre de « sa capacité de révolte intacte »

et stérile.

tgb

14:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

 
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