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22/06/2007

Le rugby Nanard

medium_laporte_sarko_footing_maxppp.jpgDans la famille Nanards Sarkoziens hypertrophiés du moi, nous avons, le Nanard Henri, philosophe de son nombril, (1/3 Royal 2/3 Sarko…) le bon docteur Nanard  humanitaire en auto alimentaire, le Nanard burné, multicartes, de l’esbroufe et une nouvelle recrue prometteuse à fort potentiel de testostérone frelatée, le Nanard de l’ovale tout en crâne et lunettes : l’affairiste Laporte.

Outre que ce néo-Nanard-là a déjà réussi l’exploit remarquable de confisquer une équipe de France (donc de toute la France par définition) au profit de 53% d’entre nous sans que ça n’offusque grand monde (que n’eussions nous dit si l’astro-footballeur Domenech avait opté ostensiblement pour Royal ou Besancenot - mais dans ce pays la normalité est Sarkozienne, l’anomalie anti-Sarko), il vient de se voir propulser ministre virtuel de la jeunesse et des sports et des machines à sous, ceci expliquant probablement cela et vice versa.

En tant que sportif à deux neurones cinquante, l’intelligence toute en muscles et sa grande gueule toute en langue de bois, il rejoint le peleton groupé des créatinés de la dream team Sarko, tels Virenque, Leconte, Basile Boli,ou Dominici (la levrette huilée pour calendrier)  qui eux au moins ne représentent qu’eux mêmes, c’est à dire personne.

Non content donc d’ enrôler l’équipe d’une demi France sous les couleurs UMP, notre Nanard à la coque aime à l’occase grenouiller dans, des opérations immobilières troubles, (rasage de dune du Pilat sans autorisation) des installations de bandits manchots très limites et autres bizness parallèles qui nous rappelle les meilleurs moments de l’arsouille Pasqua (casino – ministre de l’intérieur – un tandem toujours win-win )  

Entre deux tranches de jambon de pub, une tranche radio, une tranche télé, l’activité normalement principale de monsieur Cochonou reste quand même le ‘faisage’ et ‘défaisage’ d’une sorte d’équipe de France de bourrins censée donner au président jogger de la télé, la joie de soulever la coupe du monde 2007 comme Papa Chirac 98.


Sélectionneur depuis 1999 donc, soit huit ans de rugby tâtonnant (un luxe rare pour un coach) notre sélectionneur inspiré teste aujourd’hui sa 31eme charnière (demi de mêlée ouvreur) et renvoi aux 22 notre seul artiste flamboyant, le fluide et véloce Castaignède, prince de la relance et du cadrage débordement.
 
Ce Nanard tout en grande gueule de vestiaires, tout en moi je de victoires et introuvable les soirs de branlées Néo-zélandaises nous façonne donc à coups de truelle un bon rugby de maçon dont la géniale stratégie consiste à faire labourer le gazon par une mélée de garçons bouchers et à foncer dans le tas ,la tête du bestial Chabal en avant.

Délaissant l’esprit latin et le french flair, sans doute inconstant mais au final pas moins efficace, le génie des carpettes ministérielles, nous propose un jeu à l’anglo-saxonne que nous ne maîtriserons jamais mais qui nous fera perdre définitivement notre rugby champagne.

En cela on peut y  voir une juste allégorie de la politique promise par notre coach à nous pour cinq ans.


Donc et pour la première fois de ma vie, foi d’ex demi-de-mêlée, en septembre lors du match d’ouverture  de la coupe du monde de rugby, .je soutiendrai de tout mon cœur l’irrésistible et tonique Argentine tout en chistera face à la France du Nanard Sarkozien tout en bulldozer

Et s’il est une justice en ce sport magistral, j’espère voir enfin en finale le tocard Sarko tenir la chandelle pendant que les magiciens funambules de l’ovale et de l’haka, les divins All Blacks, s’offriront un tour d’honneur avec trophée sous les acclamations du stade de France.

Et pour le reste je tape à suivre….

tgb

20:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

18/06/2007

La revanche des cloportes

medium_shalivre.gif
 
 

S’il est une leçon à tirer du scrutin d’hier c’est de savourer encore et encore ce proverbe furieusement Shadokien :

- plus on échoue, plus on a des chances de réussir –

Pour avoir négligé cette admirable pensée j’ai bien failli, ce dimanche, me priver du plaisir de voter (seul dans le bureau de vote et juste après avoir croisé  O.Besancenot, mon voisin qui taillait une bavette militante sur son pas de porte) pour un ex ministre de l’intérieur passablement pachydermique : Daniel Vaillant.

Par ce geste laborieusement citoyen, j’ai pu ainsi avantageusement participer à la surprenante et roborative revanche des cloportes.

Spéciale dédicace donc, à Jean-François Copé, à ses frasques immobilières et à sa langue de pute censée remplacer la langue de bois mais je le soupçonne volontiers d’être totalement bilingue.

Je dois aux lecteurs assidus et mobilisateurs de ce blog un rien azimuté ces temps ci ,ce sursaut civique qui me fit accomplir héroïquement mon devoir et en toute bonne conscience, vers 20 heures, faire péter le champagne qui tapait l’incruste de mon freezer depuis un certain nombre de semaines.

C’est comme ça d’ailleurs que je renversais ma coupe pleine sur mon Ordi quasi-neuf et généralement sobre et que ce demi-succès de la gauche va me coûter probablement mes dernières économies. (il est actuellement en salle de réanimation et  je ne vous cache pas que le pronostic est extrêmement réservé)

Y’a des jours on se demande vraiment si Dieu existe. (étant évidemment persuadé les autres jours qu’il n’existe pas).

Sinon résumons les dernières péripéties politiques :

1) La droite est décomplexée mais en talonnettes
2) La France vote trois fois à droite pour une fois à gauche façon Ricard
3) La participation est exemplaire ou absolument pas
4) Le casting gouvernemental sent le gros navet
5) Fillon est aussi crédible en premier ministre qu’une endive
6) Cecilia et Nicolas font semblant, Ségolène et François, plus.
7) Klarsfeld est à nouveau disponible pour garder les frontières
8) Juppé est par terre et je ne tire pas sur un homme à terre
9) Borloo comme Michael Youn n’est plus très bancable
10) La TVA sociale c’est prendre aux pauvres pour donner à Johnny
11) Sarkozy pourrait finalement n’être qu’un gros malentendu
12) On a gagné tout en ayant perdu
13) L’effet papillon existe (voir plus bas)

Je souhaite donc bonne chance aux professionnels de la profession, sondeurs, politologues et autres Duhamelistes en chambre bleue-rose pour nous analyser tout ce foutraque (mais eux au moins en vivent) tout en leur conseillant quand même de se méfier sur ce quinquennat -là de ne pas finir la tête au bout d’une pique.
Je sais pas pourquoi mais je sens le Français soupe au lait, irascible et un poil imprévisible. ces temps ci
moi même…

Sinon on peut toujours se refaire mentalement la finale de France Italie à l’Euro 2000 et se prendre pour Wiltord à la 93ème minute en se disant que jusqu’à la fin tout est jouabl/

GOALLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLL


Pour hier ça change pas le match mais ça fait quand même un peu plaisir


Allez champagne !!!!
Heu…………non !!!!



tgb

20:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

15/06/2007

Dans quel état ?

medium_palestine.2.jpg



pas une image juste, juste une image (Jean-Luc Godard)



tgb

13:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

11/06/2007

l'effet papillon

medium_la_vague.3.jpg



Hier j’ai voté.
Je n’ai jamais autant voté.
J’ai voté plus en un mois qu’en dix ans.
J’ai rentabilisé à mort ma carte d’électeur.

Puis je suis allé voir la mer
et les abstentionnistes.
A vue d’œil 40 % qu’ils étaient.
Les pieds dans l’eau, la tête dans le sable.
Dans une géniale stratégie d’opposition toute taoïste :

Le vide
Le zen
La planche.

On les reconnaissait facilement :
bronzage Marcel et coups d’soleil.
Illustrant à merveille le proverbe populaire :

« Quand Bidochon sortir glacière
Soleil taper sur plage arrière
»

La moule était marinière, la vague clapotante et la mer d’huile, loin de la déferlante mazoutée dont les éclaboussures et les embruns à radio bleue égayèrent en nocturne mes heures d’attente dans les bouchons à péages et à queue de poisson.

J’ai voté. Une fois, deux fois, trois fois.
Depuis un certain 22 avril j’ai révisé mes objectifs à la baisse :

Résultat pour hier, carton plein :

1) les sondages n’ont pas votés à ma place

2) ma voix à rapportée à mon candidat extrêmement marginal et désargenté : 1 euro 66.

Que des satisfactions finalement. (un conseil par les temps qui courent soyez modestes et pragmatiques)

Et donc pour faire original en ce lundi d’après Grand Soir avorté (reporté à une date ultérieure) et de petit matin glauque avéré (mais on a pris un abonnement) faisons comme tout le monde : parlons de tsunami.

Anecdote :

Un jour je fus appelé en catastrophe par ma frangine en panique suite à un débordement féroce de ruisseau bucolique mais capricieux et d’une inondation de rez-de-chaussée après un furieux orage (elle habite un moulin). Seul au milieu de millions de mètres cubes d’eau déchaînés, avec ma pelle et ma pioche « j’avais l’air d’un con ma mère… » Je restais prudemment en retrait du déluge, des éléments en furie et en inimaginable disproportion.

Il y a des jours, où le véritable héroïsme consiste à ne pas faire semblant de sauver l’honneur. D’autant que l’avantage avec la crue, comme avec le flux, c’est que l’eau finit toujours par retourner d’où elle vient, en l’occurrence dans ce cas, gentiment le lendemain dans son lit.

Ce que moi aussi je fis en reflux bien senti.

Tout ça pour dire que quand je vois en ce raz de marrée dominical le crawl gesticulé et pathétique de quelques socialistes essayant vaguement de surnager entre deux gros bouillons, je me dis que Laure Manaudou a bien fait de sortir du grand bain et des tentacules musclés du débardeur en coach pour filer l’anguille amoureuse en dolce Italia.

Buvons la tasse, ingurgitons une fois, deux fois, trois fois la vase et le plancton, faisons une cure intensive d’iode et de cours bouillon, que la note soit sale et salée et n’en parlons plus : à partir d’aujourd’hui, j’arrête de me prendre pour Bob l’éponge.

De plus, quand la moindre tanche estampillée UMP (au hasard Klarsfeld) se retrouve éligible, une seule issue devient possible, se la couler douce, à la nage indienne et si possible dans la fluidité en apnée, surtout qu’à force de coups de harpon dans le fion, je commence à douter de mon étanchéïté et de ma garantie water-proof.

Je ne sais pas si la montagne ça vous gagne mais je suis sûr qu’on a tout intérêt parfois à gagner la montagne et particulièrement en ces temps de guérilla (et c’est un savoyard qui vous parle).

Alors, en ce lundi de bac philo et dans le creux de la vague, phosphorons un peu.

Sur l’estampe célèbre et japonaise qui illustre ma note du jour, on pourrait constater que la vague bleue domine largement le Mont Fuji. Or sans tomber dans les révisions bachelières du type Platon, mythe de la caverne et le toutim tout cela n’est qu’effets d’optique, de trompe l’œil et d’illusions à la mort moi l’expert politologue de soirée électorale tout prêt à célébrer l’extraordinaire civisme français en discipline participative et citoyenne un dimanche et à ne pas trop s’inquiéter de son goût soudain pour les châteaux de sable le dimanche suivant.

Le Mont Fuji sera encore à sucer les nuages quand la méchante vague sera redevenue stagnante et raplapla, car le principe de réalité surviendra forcément, dissipant d’un coup d’un seul, ce gaz virtuel qui semble anesthésier la France jusqu’à la rendre faussement euphorique devant un président habile et fort en gueule mais quand même très limite et petit joueur à la vodka.

Donc considérant que :

Une canicule, une grève, une cata, un furoncle, une facétie dont le réel a le secret finira par surgir en effraction même au jt de TF1,

que la nature ayant horreur du vide, la droite faute d’une opposition deviendra son propre ennemi,

qu’opposer face à la force, le néant et l’inertie c’est pas si con,

que je me fiche éperdument d’assurer les points de retraite de Daniel Vaillant en mon dix-huitième arrondissement,

que je ne vois pas bien la différence entre 53, 67, où 86 députés socialistes contre 500 UMP, et qui tel Jack Lang fileront illico missionner chez Président (un job de conseiller conjugal pour Royal Hollande peut être ?),

qu’il vaut mieux pas de digues du tout que des digues pourries et spongieuses (au moins on prend nos précautions on gonfle nos brassières)

qu’il est préférable de se décomposer pour se recomposer plutôt que de poser et composer :

dimanche prochain je dors.

Et du haut du Mont Fuji (qui est un volcan) et pour filer encore la métaphore liquide et aquatique ‘ je vais attendre assis, de voir passer sur le fleuve le cadavre de mon ennemi.’

Sachant qu’attendre c’est tout sauf ne rien faire, hier à Trouville, j’ai effectué quelques ricochets dans l’eau...

Selon la loi de l’effet papillon, les conséquences devraient être amplifiées et terribles.

Je ne sais pas où, je ne sais pas quand mais je sais qu’elles surviendront violemment en boomerang.

Et pour passer le temps on peut toujours se répéter cette maxime Bouddhiste et Shadokienne

"Quand y’a pas de solutions c'est qu'y a pas de problème!"

 

tgb

 

estampe : la vague - Hokuzaï (merci Zgur) 

18:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

 
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