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05/01/2007

Bonne année les gens

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Pour un seul de mes deux yeux…hurla Samson ivre de vengeance avant de faire s’écrouler les deux colonnes du temple sur les Philistins.

3000 morts

comme le bilan macabre des deux Twins Towers
comme le nombre de Gi américains tués en Irak….
pour rien
pour la vanité médiocre d’un président dévot sûr d’incarner le bien et infoutu d’en faire.
Dans l’intérêt étroit d’une caste d’affairistes à la fois juge et partie, pères la pudeur aux mains sales à la morale de riche, à la justice du plus fort.

La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas. (Paul Valéry) ...

Et tandis que l’on expédie vite fait mal fait le Saddam en enfer pour éviter d’aborder les questions qui fâchent et qui gênent aux entournures les occidentaux à l'éthique opportunément calquée sur leurs intérêts, Ban-Ki-Moon le nouveau secrétaire transparent des Nations Unis s’assoit sur les principes onusiens, histoire de pas trop déranger le boss.
Encore un qui promet….

Sinon Edward Shaffer 23ans vient de sortir d’un anonymat qui lui allait fort bien pour incarner et il s’en serait bien passé le 3000ème enfant soldat sacrifié à Bagdad
Quid du 2999ème et du 3001ème ?
Quid surtout des 100 000 à 600 000 mille irakiens, victimes collatérales, qui garderont une image franchement mitigée de la démocratie importée à coups d’obus à uranium enrichi, de tortures légalisées, de zones de non-droit et d’énormes bobards.

Drôle de tête de gondole cette démocratie-là.
Comme appartement témoin le va-t-en-guerre Kouchner a dû rêver mieux.
On a connu les gringos mieux inspirés en marketing.

Bref Edward Shaffer à donc le triste privilège d’illustrer cette loi médiatique de la proximité (le km sentimental) et du nombre.
On sera toujours plus sensible à la mort de son chat ou au visage d’Edward qu’à un massacre collectif et diffus au Darfour ou en Palestine, qu’à un génocide au Rwanda, qu’à un cataclysme dans un pays tout pourri du sud.

600 000 morts c’est personne
Edward Shaffer c’est au moins quelqu’un.
C’était.

En cette année péniblement électorale où la figure imposée par le jeu d’une standardisation mondiale donne le choix considérable entre Ségodémocrates et Sarkorépublicains…une année où le capital continuera de se foutre royalement du travail et où l’argent continuera joyeusement à passer avant les gens, espérons au moins que celui qu’on enverra aux manettes républicaines ne sera pas un sale petit con pistonné et porté pâle prêt à envoyer à la mort d’un coup de signature joyeuse des petits Edwards Français, juste parce qu’il a un méchant complexe d’autorité à régler avec papa.

Et espérons que cette France qui paraît- il décline (d' après des sources proches de la machine à café) quitte à tomber vraiment finisse sur la tronche déjà pas réjouissante de Nicolas Baverez et de ses tristes acolytes.

En attendant dans mon quartier quand une petite dame est en panne c’est le monde entier (un black, un indien, un rebeu et moi ) qui pousse la voiture et qui obtient la première victoire fraternelle de l’année : le démarrage chaotique dans un nuage toxique de fumée de la petite dame façon vroum vroum

et c’est déjà pas si mal.

Bonne année les gens. Comme on dit en COM ciblée et Ségolienne.

tgb

21:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

29/12/2006

LMP vaincra

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N’allez plus au théâtre, ça tue la télé !!!!

Putain, j’avais décidé de finir cette année peinard et apaisé
Et de commencer l’autre radicalement positif avec comme il se doit…
moult résolutions, meilleurs vœux tralalala, champagne tsoin tsoin et espérances du genre - courage, on les aura…
ben c’est raté. (on les aura quand même)

Pas de trêve des confiseurs pour la connerie ambiante
Pas de répit pour la conformation Orwellienne et Pascalesevrante
Les abrutis en cette fin d’année pètent le feu et font du zèle.
Entre deux dindes.

Et décidément à l’actu vue de la Goutte d’or se substitue directement l’actu du cœur de la Goutte d’or, comme le microcosme ou le microclimat de la température générale.

Et ça pèle.

Après l’emblème arboré de rue-Affre (voir plus haut)
Un autre symbole du quartier est menacé
Le Lavoir Moderne parisien.
Crée il y a 20 ans par Hervé Breuil son directeur, le LMP est la véritable institution culturelle et le lieu vivant de toutes les rencontres mélangées et festives du cœur de Château-Rouge .

Cet Espace Multi-culturel et son bistrot ‘l’Olympic café’ est devenu l’indispensable et nécessaire point de ralliement et d’échange des 70 cultures et nationalités du quartier.

Mais visiblement la politique électorale du moment semble assez peu portée sur le pluriculturel et les autorités compétentes à képis semblent voir en ce LMP plus un nid de dangereux islamo-gauchistes (expression chère à France Culture) plutôt qu’un lieu théâtral d’expression libre et décontracté.

Quand le - Nous sommes tous des américains – parait ouvrir toutes les portes mentales de notre pseudo intelligentsia clairvoyante et Sarkozienne, le festival organisé par LMP - Nous sommes tous des africains – paraît plutôt vous les claquer méchamment sur les doigts. (les portes)

Bref, le lavoir moderne Parisien se retrouve menacé de fermeture pour tapage nocturne (on ne va quand même pas leur foutre un procès-verbal direct pour apologie africaine et spectacles de nègres, ça ferait quand même mauvais genre) plus un ou deux autres prétextes tout aussi fallacieux et faux culs pour faire bon poids.

On est en voie d’aseptisation générale et de kärcherisation accélérée et ça promet.

On croyait s’être enfin débarrassé de l’Optic Johnny en Suisse et voila que c’est l’aseptisation Suisse qui revient nous blanchir au cœur de Paris. Ben merde.

Les ringards font du zapping - N’allez plus au théâtre, ça tue la télé - qu’ils disent la matraque en érection.

Face à cette méchante volonté de nous faire faire là où on doit faire, continuons de pisser joyeusement aux quatre coins de nos territoires et défendons les.

Et je finis sur ma note d’intention résolument combative et positive pour 2007

Mieux mourir vivant que vivre mort et con.

LMP vaincra !!!!!!!


Signez et faites signez d’urgence ! : http://www.rueleon.net

19:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

22/12/2006

GINKBO biloba

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L’arbre de Château Rouge.
Emblème modeste et résistante du blog Rue-Affre.
Le seul à avoir son portrait craché sur notre page d’accueil

Planté seul au milieu de l’intersection de la rue Doudeauville et de la rue des Poissonniers.
Encore jeune. Chétif. Courageux.
Faisant ce qu’il peut pour marquer les saisons.

L’arbre de château rouge
Ses feuilles dorées en automne
Sa guirlande de noël minable accrochée dans ses branches jusqu’en été.
Son terre plein central
Sa fragile grille de protection.
Caution écologique municipale accordée aux pauvres.
L’unique espace vert du quartier. Tant le végétal est aujourd’hui un luxe.

Comme un arbre dans la ville…(Maxime Leforestier)

L’arbre de Château Rouge
Un Ginkbo biloba.
Espèce originaire de Chine. Implanté en Europe en 1765.
Pouvant vivre jusqu’à 2500 ans
Véritable fossile vivant, apparu il y a 380 000 000 d’années.
(quand nous du genre Homo allons gentiment sur nos trois millions d’années, quand nous Sapiens atteignons à peine nos 200 000 ans)
Qui a survécu aux dinosaures. Qui a survécu à Hiroshima.
Dur à la pollution
Dur aux co2
Humble participation à l’oxygénation de Paris.

(ils ont mis un compteur à l’eau, à l’énergie, je savais qu’ils mettraient un compteur à l’air que l’on respire. Je me demandais juste comment ils allaient marchandiser l’oxygène. Ils ont trouvé. Les accords de KYOTO – Acheter des droits de polluer en fonction des rejets nocifs de chaque état – chapeau !!!)

J’aime les arbres. C’est peut-être mon seul point commun avec Mitterrand.
J’aime les arbres au-delà du raisonnable.
J’en plante un chaque année.
A la Sainte Catherine – Là où tout arbre prend racine.
J’aime l’idée qu’il faut des dizaines d’années pour les voir grandir
Et cinq minutes pour les détruire.
Et résister à cette pulsion.
J’aime ce défi à notre rage de produire. De consommer vite, de ne plus prendre le temps de rien.
Le temps, dernier domaine à résister au profit. A l’industrialisation. Au code barre.

L’arbre de Château-Rouge

Il n’y en avait qu’un
C’était encore trop.
On vient de l’abattre pour travaux de voieries.

Je suis comme Idéfix. Un arbre par terre. Je hurle à la mort.

tgb



Mon cadeau de noël :



Cahier des charges

Supposez que j’aille frapper à la porte d’un architecte fameux, Portzamparc, Celnik, Nouvel, Ebersolt ou Chemetov : le gratin de la profession, dans un cabinet ultra-moderne où, entre plantes vertes et lumières tamisées, travaillent des dizaines de personnes. Imaginez ce genre de dialogue :

« Bonjour, maître. Si je vous demande de me construire une tour de 60 mètres de haut, cela vous paraît-il possible ?
- bien entendu, je sais faire cela, j’en ai fait des centaines dans les années 1960 et, entre nous, ce n’est pas bien malin à construire ! mais vous savez, les tours de quinze étages, c’est un peu passé de mode ; on me dit que c’est désagréable à habiter et que cela génère l’insécurité. Souhaitez-vous que je travaille particulièrement la question de la fiabilité des ascenseurs ?
- Maître, vous n’y êtes pas, il ne s’agit pas d’une tour d’habitation. D’ailleurs elle n’est pas creuse, mais pleine et la surface au sol doit être circulaire et d’un diamètre de 2 mètres
- Holà ! comme vous y allez…voyons, laissez moi réfléchir…60 mètres de haut et 2 mètres de diamètres basal…votre tour, va ressembler davantage à une antenne des télécoms qu’à un vrai immeuble !
- Pas du tout, j’ai omis de vous dire, que la partie haute - disons, les 20 mètres supérieurs - doit porter une vaste surface, souple, finement découpée mais solidement fixée et se montant à un total d’environ 15 hectares pour un diamètre d’environ 30 mètres. Puis-je, en outre, vous demander de peindre tout cela en vert pomme ? «

A ce moment précis, j’ai senti que le dialogue basculait. C’est le maître lui-même qui devint vert.

- Quoi, hurle-t’il, vous imaginez un peu la prise au vent que va occasionner une telle superstructure ? Il va falloir que je creuse des fondations à plus de 15 mètres de profondeur.
- J’en suis désolé, maître, mais la profondeur des fondations ne doit pas excéder 3 mètres. J’ajoute que j’ai l’intention d’établir ma tour sur un sol meuble et très humide, dans un pays à climat équatorial où il tombe 3 mètres d’eau par an.
- Quoi ? vous êtes fou ! je ne la sens plus du tout, votre construction. Vous imaginez les corrosions, avec une pluviométrie pareille ? Je vais devoir faire appel à des matériaux ultra-sophistiqués, genre composite de titane et de plastique enrichi au tungstène, donc excessivement coûteux. Cela va vous coûter la peau des fesses, vous y avez pensé à ça ?
- Bien sûr que j’y ai pensé. Hélas pour vous maître, le matériau doit être banal, léger, capable de flotter sur l’eau et d’un prix réellement attractif, quelque chose comme 500 euros le mètre cube au maximum, et beaucoup moins si possible.
- Un tel édifice n’existe pas et n’existera jamais, rugit le maître. Assez ! Vous me faites perdre mon temps ! Allez-vous-en… »-

Je suis parti ; ce n’était pas la peine de le pousser à bout. D’autant plus que mon cahier des charges n’était pas fini. Et que je ne lui avais pas encore avoué le plus grave : si par malheur le vent abîmait ses superstructures, ma tour devait être équipée pour s’auto-réparer dans un délai de quelques mois. De plus avec le temps, je voulais qu’elle soit capable de s’entourer de petites tours, identiques à elle-même, et poussant spontanément.

La morale de cette histoire, c’est que l’être humain, en dépit de toutes les prouesses technologiques dont il est si fier, est toujours incapable, en ce début de troisième millénaire, de construire un grand arbre ; un petit aussi d’ailleurs. Pour l’instant, tout ce qu’il sait faire, c’est de l’abattre, et ça il ne s’en prive pas.

L’arbre est beaucoup plus impressionnant qu’on ne le croit ; il est infiniment mêlé à notre vie, à notre histoire, à notre vision du monde et même, je pense, à notre origine en tant qu’espèce. J’ai voulu montrer que l’arbre, pour nous, s’étend plus loin que l’extrémité de ses branches et s’enfonce plus profond que ses racines.

Francis Hallé – Plaidoyer pour l’arbre – Actes Sud

20:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

17/12/2006

Tu l'aimes ou tu la quittes

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Johnny Hallyday notre Jeannot Vacances national, l’idole des jeunes de plus de 60 ans, supporter enthousiaste d’un certain ministre de l’intérieur aime tellement la France qu'il la quitte.

Attiré irrésistiblement par ses racines Belges, il devient Suisse. C'est dire sa fibre nationalo-sentimentale et la cohérence de sa géographie intime.

L'auteur inspiré et toujours pertinent de cette citation exemplaire (lors du référendum sur la constitution Européenne) :

- Si le "non" l'emporte, il y aura plein de gens qui quitteront la France. On ne peut pas, nous Français, rester en dehors de l'Europe. Ce serait faire marche arrière, ce ne serait pas bien. Je me sens européen, je suis bien partout en Europe : en Italie, en France, en Espagne, au Maroc " -

installe donc son capital affectif et sa culture géostratégique à Gstaad dans son chalet enneigé où il pourra allier les joies du forfait poudreuse (dans le nez) aux intérêts du forfait fiscal helvétique.

Une affaire.
Il s'y retrouvera en bonne compagnie.

Dans le palmarès des 300 plus grandes fortunes Suisses on retrouve 20 français économiquement exilés que l'on peut classer en trois grandes catégories : les artistes, les sportifs et les retraités.

Parmi eux tous n'adhèrent pas au comité de soutien du petit Nicolas, mais on y repère quand même quelques amis choisis du nabot entalonné, comme Richard Virenque (à l'insu de son plein gré) ou Corinne Bouygues, la soeur de l'ami personnel…

Curieux, comme les membres du fan-club du premier flic de France expriment leur amour pour la France.
Comment l'aiment t'ils ? Visiblement de loin.
Combien l'aiment t'ils ? Visiblement pas au point de contribuer financièrement par l'ISF à son développement.

Il y a de ces slogans démagos et pourris adressés aux petits délinquants clandestins - La France tu l'aimes où tu la quittes - qui reviennent comme en boomerang dans la gueule de certains délinquants financiers. Et c'est marrant à voir.

Moins marrant en revanche de constater que quand un immigré travaillant en France paie des impôts, il n’a pas pour autant le droit de vote alors qu’un réfugié économique en paradis fiscal conserve le sien.

Plutôt dégueulasse non ?

La dream team de Nicolas S. déjà pas particulièrement relevé
par le niveau de son QI (l'affligeant Barbelivien, le benêt Steevie, le pétomane Bigard…) continue de défrayer la chronique avec les déclarations eugénistes du ringard gominé Sevran, avec le redressement fiscal de 700 000 Euros du pseudo rappeur Doc Gynéco et avec ce départ au pays de la raclette de notre Jojo Aquecoucou (suisse) tout en godille.

Sûr qu'avec des amis comme ça, Sarko l'embrouille n'a pas besoin d'ennemis.

tgb

10:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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