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23/11/2006

La Wal-martisation

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Dans ce pays où la vie est moins chère, voire ne vaut plus un clou, le pays merveilleux de la grande distribution et de l'hyper hyper super super marché du consumérisme suicidaire et de la marchandisation daubée, WAL-Mart est un précurseur.

La multinationale de feu Monsieur Sam Walton dont les quatre fils font partie aujourd'hui des dix plus grosses fortunes mondiales a pour credo : la défense des petits consommateurs

Certes certes, mais à quel prix ?

Au prix de peau d' balle et du dumping social
Au prix de l'appauvrissement général et de l'enrichissement particulier
Au prix d'une dégradation des produits et des conditions sociales…
Au prix du mépris pour faire simple.

Wal-Mart est un avant-goût de ce qui nous pend au nez

Appliquant la déréglementation dans toute sa splendeur, à en faire bander Eric le Boucher chroniqueur du Monde qui récite toutes les semaines son catéchisme ultralibéral en léche cul de première, Wal-Mart est aujourd'hui plus puissant que 120 états réunis (évidemment les plus pauvres) et son chiffre d'affaires de 312, 4 milliards est supérieur au PIB de la Norvège qui n'est pourtant pas un pays à deux balles (pas encore) avec du pétrole et tout et tout (même qu'il ne veut pas partager avec l'Europe, pas folle la guêpe)

Quand une entreprise devient plus puissante qu'un état, que deviennent les citoyens ?
Des consommateurs… où des associés.
Associés c'est le joli nom que donne Wal-Mart à ses salariés. Les caciques de la mega-supérette auraient pu choisir "esclaves" mais c'etait moins vendeur et un tantinet connoté.
Donc les 1,8 millions d'associés du Felix Potain Ricain dans ses 4500 magasins de par le monde sont les nouveaux habitants du pays enchanté de Wal-Mart.
Pas trop longtemps quand même puisque les comptables de chez WM ayant calculé qu'au bout de sept ans, ces gentils associés coûtaient trente pour cent plus chers que les nouveaux exploités, on se charge du turn-over…plus prosaïquement appelé :

licenciement.

Ce qu'il y a de vraiment paternalistement sympa chez Wal-mart c'est que :
les heures sup ne sont pas payées
les pauses déjeuners sont supprimées
les salaires sont plus bas de 20 à 30 pour cent qu'ailleurs
La couverture maladie y est aléatoire, la retraite hypothétique
Et les syndicats absolument proscrits.

« Notre philosophie est que seuls des associés malheureux voudraient adhérer à un syndicat. Or Wal-Mart fait tout ce qui est en son pouvoir pour leur offrir ce qu’ils veulent et ce dont ils ont besoin. »

Super hyper maligne la porte-parole de Wal-mart en son argumentation tarabiscotée. On dirait du pur Eric le Boucher ou du Jacques Marseille, tout pareillement en leur Pravda capitaliste.

DONC Wal-mart c'est économiquement bon pour la ménagère (enfin bon ????)
Mais pour les salariés moins
Or comme les consommateurs sont souvent des salariés
Et comme pour ne pas crever les autres entreprises sont obligées de s'aligner
De sous traiter, de sous sous traiter et de sous sous sous sous traiter et de délocaliser
Et comme tous les produits vendus dans les supers hyper rayons viennent de chine
Wal-mart tire tout vers le bas et l’on assiste là où il s'implante à une paupérisation logique, à une désindustrialisation inévitable et à une remontée en flèche des accidents du travail.

Mais qui s'en soucie. Y'a plein d'immigrés et de clandestins.

La où Ford inventant le Fordisme payait convenablement ses ouvriers pour qu'ils achètent des bagnoles Wal-Mart casse le pouvoir d'achat pour qu'on consomme sa junk- food pourrie.

Sont - ce vraiment des économies ?

Bref Wal-mart se paye notre tête de gondole et faut pas rire. Faut pas rire parce que ça arrive ici.
Et quand carrefour (qui a failli se faire acheter par Wal-mart) remercie son big boss Monsieur Daniel Bernard en lui octroyant 30 millions d'Euros et refuse concomitamment une augmentation de 1 Euro 50 à ses caissières pour ne pas mettre en péril l'entreprise…

Et quand Monsieur Leclerc fils, le si charmant communicant de chez Leclerc père, se bat pour tirer des prix toujours plus bas au nom des petits consommateurs et sur le dos des petits producteurs…

Ça me rappelle quelque chose.

Oui quand la ménagère de moins de cinquante ans ou plus croit faire des économies en allant chez ED (Carrefour), la salariée de moins de cinquante ans ou plus, perd de son pouvoir d'achat par un système infernal de vase communicant.

Et au bout du compte c'est la Wal-martisation qui gagne.

Pour lutter contre ce cercle vicieux la seule réponse possible est d'acheter moins ET cher.
Le juste prix quoi. Surtout quand on est pauvre.

La quadrature du cercle.

tgb

21:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

15/11/2006

Ah elle est belle la France !!!

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- Le cornard mit l' radis dans cet endroit qu'il me faut taire,
Où les honnêtes gens ne laissent entrer que des clystères -

(Brassens - les Radis)

On croyait s'en être définitivement débarrassé avec Brassens mais non.
Issus de la majorité silencieuse et de la France profonde, la bonne conscience bien shampouinée avec raie au milieu et l'onction officielle de la sommité du rance et du moisi, Jean-Pierre Pernaut, les voici de retour :

Les honnêtes gens.

Les honnêtes gens, à ne pas confondre avec les gens honnêtes, distinguent parfaitement le bien du mal (d'où la raie au milieu) et c'est super fastoche pour eux vu qu'ils représentent le bien et les autres le mal.

Ils sont la norme officielle. L'étalon définitif. La jauge suprême.
Et les vaches sont bien gardées.

On identifie les honnêtes gens au fait que durant l'ersatz de journal télévisé du ploucologue Pernaut, ils s'énervent en lâchant des "ah, elle est belle la France " à intervalles réguliers.
Par exemple, devant un sociologue (donc gauchiste) d'origine maghrébine (donc terroriste) qui parle mieux la France qu'eux.

Les honnêtes gens n'aiment pas les rappeurs qui ‘niquent les keufs’ mais ont fini par admettre dans leur patrimoine culturel l'Anar Brassens qui "mort aux vaches’. Question de vocabulaire, ils ont juste cinquante ans de retard.

Les honnêtes gens donc, fort de leur discernement, savent immédiatement et d'instinct, avant enquête de police, jugement du tribunal, s'il y a, lors d'un fait divers, légitime défense ou pas. Et c'est bien commode pour leurs neurones bien rangés au fond de l’armurerie.

Quand un petit commerçant du Val-de-Marne par exemple, un ‘monsieur tout-le-monde ‘ tire par trois fois dans le dos de son cambrioleur en fuite, les Bouvard et Pécuchet de service peuvent se scandaliser naturellement du fait qu'on mette en garde-à-vue ce forcément brave homme.

Entendons nous bien qu'un commerçant soit agressé par trois voyous et qu'il se défende, lui et sa femme, retourne l'arme des délinquants contre eux et en flingue un au hasard, je ne préjuge pas. Je ne sais pas moi, dans la panique, ce que j'aurai fait à sa place.

D'autant que tout le monde sait bien qu'entre un bon et un méchant Dieu choisit généralement celui qui tient le revolver.

Je dis juste que pour les honnêtes gens, une légitime défense ne se discute pas, ne s'enquête pas, qu'elle n'a pas à être proportionné à l'attaque et en extrapolant un peu, qu'elle devrait même aller au lynchage de trois petits connards de banlieue, histoire de leur apprendre la vie et les bonnes manières.

Que le tout se fasse dans l'hystérie médiatique et la dictature de l'émotion télévisuelle ne me surprend guère. En revanche ce qui m'inquiète davantage c'est qu'un crétin notoire, journaliste de comptoir, le bien nommé Jean-Pierre Pastis se permette de commenter la mise au point d'un ministre de la justice : - Dans l'état des investigations, le cas de ce commerçant, René D ne semble pas s'inscrire dans le cadre de la légitime défense définie par l'article 122-5 du code pénal - le pourtant peu gauchisant Clément, en se permettant d'un air fort marri un pertinent :

"Oui sans doute avait-il invité son cambrioleur à déjeuner "

Ah quel bout en train ce Jean-Pierre Ricard !

Et ce qui m'effraie encore plus c'est qu'un obsédé non moins notoire de la sécurité et du sondage, ministre cumulard de la matraque et de la propagande et candidat depuis sa naissance à la présidentielle ; le dénommé Nicolas S. (nous garderons ici son anonymat pour protéger sa vie privée) surfant sur la vague poujadiste des vraies gens et exploitant comme d’hab un fait-divers à des fins politiciennes, commente mais il en a pris l'habitude une décision de justice.

Je le cite :

"Nos concitoyens ont du mal à admettre qu'un honnête homme, agressé chez lui, menacé de mort avec une arme et craignant pour la vie de son épouse soit en retour mis en examen pour homicide volontaire et placé en détention provisoire"

On ne met pas en prison les honnêtes gens. Et depuis quand ?

Outre le fait qu'on a déjà largement mis à l’ombre des innocents (Outreau et compagnie) et qu'on en a même exécuté un certain nombre, ce qui est remarquable c'est que l'omniscient Monsieur S. prend depuis un certain temps l'habitude de se substituer à la justice et de se faire juge et partie, procureur et flic.

Les honnis de l’ami Brassens.

Depuis que ce monde est devenu très con, depuis qu'un manichéisme puéril a divisé notre appréhension contemporaine en bien en mal, gentil/méchant, cow boy/indien et choc des civilisations, la race des honnêtes gens comme en génération spontanée se répand.

Jusque dans le courrier des lecteurs du monde et de libération où l'on retrouve cette tonalité beaufienne et cet air du "ah elle est belle la France" et du " mais où va-t'on ? " d'une effroyable régression mentale. Et je me dis que soit le niveau des honnêtes gens à vachement monté pour s'abonner ainsi à ces canards un peu boiteux mais qui vivent encore de leur réputation, soit le niveau des journaux de Colombani et du peu regretté July ont vachement baissé… et jusque dans le caniveau.

Et je vous laisse deviner quelle thèse a ma préférence.

Je propose d'ailleurs au tiédeux Colombani quelques titres accrocheurs pour ses fulgurants éditoriaux tout mous du genou :

Nous sommes tous des honnêtes gens américains
Nous sommes tous des petits commerçants votant N.S. et sauvagement agressés par des hordes sauvages et basanées
Nous sommes tous des gens bien, surtout nous, sauf les autres, et faudrait voir à pas pousser le bouchon trop loin quand même sinon on appelle Finkelkrault.

Oui où va-t'on ?

On va et c'est heureux pour les honnêtes gens, on va à la rupture.

La rupture avec quoi ? on sait pas bien mais on se doute. La rupture avec la politique étrangère Française. La rupture avec la politique sociale Française. La rupture avec la politique culturelle Française. La rupture avec la politique républicaine et laïque Française. La rupture avec les services publics Français…

Bref la rupture avec à peu pres tout ce qui fait les valeurs de la France.

Or la rupture, avec cette politique Française et c'est le gag, ce sont les honnêtes gens qui en ont bénéficié depuis cinquante ans, qui vont la voter.

Car même si je me méfie des sondages, quand on les regarde à la loupe on s'aperçoit que l'électorat d'un certain Nicolas S se situe chez les plus de 50 ans (les soixante-huitards, ça ne m'étonne pas, ils sont tous devenus notaires) et qu'il explose littéralement chez les plus de 75 ans.

Le devenir et les forces vives de la nation, je suppose.

Oui il faut le constater et l'admettre, le fan-club du si jeune et si dynamique Nicolas S. tout en rupture et en renouvellement politique est vieux.

Vieux de chez vieux. Réac et conservateur. Aigri et pétochard.
Le meilleur recruteur de Nicolas S. outre la peur est l'Alzheimer.

Le paradoxe de Monsieur S c'est qu'il prône la rupture auprès de gens qui ne la vivront pas (une rupture d'anévrisme peut être) qui ont des retraites encore décentes, qui ont peur de tout y compris de ce qui ne les menace pas et qui se prennent pour des honnêtes gens alors qu'ils ont, ces salauds, refilé une dette colossale à leur gosse afin de préserver leur confort, d'acheter de faux canapés en vrai cuir de chez Zébu, pour matter en roupillant Pernaut, Ricard et Pastis à la télé.

Monsieur S. donc, révolutionnaire atlantiste et modernisateur d'avant-garde est le candidat des vieux, des cons, des résignés vautrés, des contents d’eux, des abrutis du crémol, des No futur croupissants, bref des abonnés bonus de TF1.

Et y’a des jours où je regrette franchement l'euthanasie et la canicule.

Ce ne serait pas grave au fond que les vieux cons, autrement auto-nommés honnêtes gens par inconscience tranquille votent Monsieur S. qui fait semblant de les rassurer avec des évidences du genre :

La France au travail
Les délinquants en prison
La récompense au mérite
Mon pied au cul
Et les pauvres au RMI

Ce ne serait pas grave car par définition ils finiront bien par nous lâcher les basques ces honnêtes gens en fin de carrière, sauf qu'en attendant eux votent massivement et consciencieusement (c'est normal ce sont des honnêtes gens qui font leur devoir)

Dans les maisons de retraite, on va même les chercher en bus avec leurs couches-culottes dans une main et le bulletin du candidat des honnêtes gens glissé dans l'autre. Et ça craint.

Ça craint si notre natalité rebelle, notre 1,9 taux de fécondité racaille, notre véritable énergie nationale et métissée, notre jeunesse à la poubelle, toute en vitalité, en créativité et en rage de vivre, confinée dans les ghettos de banlieue ne se mobilise pas enfin.

Ça craint A commencer par moi qui ferais bien de m'inscrire fissa sur les listes électorales avant fin décembre.

Reste 44 jours. Pour qu’elle reste belle la France.

tgb

Je vous rappelle quand même le magnifique lapsus de cette semaine ;
" L'homme n'est pas une marchandise comme les autres " Nicolas S.
Je vous laisse méditer sur le fion de la pensée de ce triste marchand de peur.

13:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

12/11/2006

Boursouflure

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J’écris du cœur de la goutte d’or.
Rue Affre.
A deux pas de la fameuse église St Bernard et de la non moins fameuse rue Myrha.
La rue du crack, la rue des hôtels pourris, des taudis murés, des putes Ghanéennes à l’abattage. La rue aussi de quelques émeutes populaires suite à une de ces bavures policières dont le commissariat de mon quartier a le secret et à de purs rodéos automobilistiques de la Bac (brigade anti-criminalité) jouant à Schumacher.

C’est à voir…en contre-plongée de préférence.

Une rue aujourd’hui en chantier et en voie de Boboïsation accélérée. Merci la Nuit blanche !!!.
Jamais vus autant de petits fromages blancs en goguette comme à la visite d’un zoo cette nuit-là.

Bref, cette rue a la particularité de posséder, outre le seul commerce de poulets vivants à Paris, une mosquée en plein air.
Non pas que la mosquée n’ait pas de toit, mais tous les vendredis après-midi que Dieu ne fait pas, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige ou qu’il ne fasse rien du tout - et contrairement à l’église st Bernard qui depuis son évacuation musclée ne fait guère recette - la mosquée de la rue Myrha elle, déborde largement de ses centaines de fidèles.

Donc, tous les vendredis après midi, la rue Myrha neutralisée devient entre deux barrières et après une rituelle installation de tapis de prières, une mosquée en plein ciel, avec comme une vague vivante de dos ondulants au rythme des sourates.

Moi ça me gêne pas. Je trouve même ça folklo et un brin exotique et ça me fait voyager à peu de frais. Sauf que je me dis quand même que les fesses à l’air et en djellaba par cette saison faut être super motivé pour se prosterner par terre et dans les courants d’air.

Et c’est là qu’une idée lumineuse m’est venue.

Juste au-dessus de la rue Myrha et dans sa perspective EST, on peut voir distinctement une grosse choucroute meringuée avec une sorte de clocher bizarre qui ressemble à s’y méprendre à un minaret.

Cette saloperie d’architecture basiliquée et merdique, cette boursouflure dégoulinante s’appelle :

Le Sacré-cœur.

Ce Sacré-cœur est visité chaque année par des millions de touristes qui, non seulement s’empiffrent à Montmartre de crêpes chères et dégueulasses servies par des chinois exploités déguisés en Gavroche - les joies du tourisme muséifié – mais en plus n’ont pas la moindre idée du pourquoi fût bâtie cette grosse daube (ni les Parisiens non plus d’ailleurs et on se garde bien de leur faire savoir).

Or je vous le rappelle, ce furoncle fut édifié en réaction à la Commune de Paris de 1871 par un Auguste Thiers vengeur et sa clique de bourgeois cléricaux afin de célébrer le carnage du peuple de Paris et la victoire du goupillon papal sur la laïcité républicaine.

Et bien, et au risque de choquer, moi cette excroissance dévouée aux grenouilles de bénitiers qui se signent avec le sang des communards et cernée par ses marchands du temple trafiquant du hot-dog immonde (cramé dessus gelé dedans comme il se doit) je le refourguerais bien volontiers aux fans de Mahomet qui se gèlent les ‘glaouis’ en son nom.

Juste histoire de voir la tête de certains et notamment du si décrispé et si chaleureux Monsieur 16.

Benoît de son prénom.

Mais rassurez vous je déconne, juste un fantasme de vendredi soir un peu fumé.

Encore que…le chant du muezzin à l’aube…ça vaudrait largement comme réveille-matin, les intox d’une autre boursouflure pralinée :
l’affligeant Adler, Alexandre de son prénom, que m’inflige tous les jours matutinalement France culture.

tgb

10:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

08/11/2006

Vice-versa

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Et de deux.

Deux tartuffes de chez Tartuf-land pris la main dans le sac à caca.
Deux néo-cons bien d' chez eux, ripolinés vertueux, ‘patriotes act’ et réacs comme il se doit pris les doigts dans le rose tutu.
Deux flics de la maison ‘vertu droiture et Corporate’, deux de la bien-pensance évangélique, de l'anti-darwinisme primaire et du créationnisme intégral - papa Adam et maman Eve - deux propres sur eux spécialisés Es ordre moral, chantres du manichéisme puéril – gentil/méchant, bon-miammiam/caca-prout - deux trous du cul piégés justement par leurs trous du cul avec leur axe du mal ou du bien (apparemment) en guise de godemiché au fond du fion et bien profond :

Le pied.

Le premier, Marc Folly sénateur républicain bon teint, cosignataire d'une loi contre la pornographie pédophile sur internet, compromis par des courriels ‘pervers' adressés à de jeunes garçons post pubères, qui pourrait être et c'est là qu’il faut applaudir, poursuivi par sa propre loi.

Remake de l'arroseur arrosé ou de l'éjaculateur éjaculé
Démission, scandale, honte et cure de désintox…
Amen.

Le second, Ted Haggard conservateur pro et proche de Bush le grand prédicateur, pasteur évangéliste, respectablement marié et conformément père de cinq enfants, militant anti-avortement, anti-gay, fondateur de la New Life Church, un de ces shootés de dieu avec business plan marketing, consommateur addict de métamphétamine, dénoncé par un jeune prostitué de ses fréquentations, et qui tombe pour conduite sexuelle immorale :

Alléluia !!!

Deux adeptes du ’cachez ce sein que je ne saurais voir’ vidés manu militari du bal des hypocrites.
Deux connards de Dieu avec panoplie complète, une bible à la main, la bite dans l’autre, deux de la firme ’Puritanisme et faux cul’ pris a quatre pattes comme deux bons vieux mammifères lambda avec poils et mamelles que nous sommes tous, rapport à l’évolutionnisme qu’ils vomissent tant.

Bref deux sales cons en moins.

Non vraiment rien de plus jouissif que de voir ces pères-la-pudeur pris la main dans le pot de déconfiture et tomber au champ d’honneur de la tartufferie.

Apres les curés pédophiles, les députés homos défilant contre le pacs et menacés aussi sec de coming-out par la communauté homo, les mesures anti-racolage passif de Sarko aux mains propres (et dieu c’est s’il s’y connaît en racolage) dont l’enthousiasme fut vite tempéré par les jolies dames menaçant de sortir la liste de la clientèle – on a les noms – deux autres masques tombent en faisant un certain bruit dans la campagne électorale américaine perdue enfin aujourd'hui même par les républicains.

Ce ne seront pas les derniers.

Que tous ces sinistres moralistes bidons sachent bien que leur pseudo combat pour la pureté idéologique est vain et que leur posture intégriste est intenable.

Intenable parce qu’ils seront toujours tripotés par leur vieux reptilien. Parce que leur inconscient aura toujours ses raisons que la raison déplore, parce que leur instinct aura encore ses pulsions de vie et de mort, parce que leur dessous de la ceinture aura ses désirs en désordre et parce que c’est de l’interdit et de la transgression même que jaillit le pur plaisir.

Qu’ils sachent donc bien ces vertueux du slip, de l’abstinence en français ou en latin, ces chasseurs du stupre avec mode d’emploi qu’ils se feront chopper un jour ou l’autre, en Thaïlande ou ailleurs, chez un trav’ ou une cover-girl, une côtelette de porc entre les dents, un verre de whisky à la main et que Coran,Torah ou Bible en bouclier n’y pourra rien.

Et c’est tant mieux.

Soyons bien d’accord, autant j’exècre la pipolisation et l’acharnement médiatique, autant je considère que l’intime, le privé, le libidineux est affaire perso, que chacun à droit à sa part d’ombre et d’ambiguïté, à sa tambouille avec goûts et couleurs, à ses perversions, (entre adultes consentants) à ses libertés chéries, autant je suis pour désigner à la vindicte populaire, au bûcher du vingt heures, ces ‘Savonarole’ de mes deux, ces dénonciateurs de la dépravation soi-disant, ces pourfendeurs de la déviance non conforme, ces surfeurs de valeurs morales et familiales, thésaurisant sur leur petit capital hypocrite.

Pas de quartier pour les De Villiers à blason, faisant dans le segment travail famille patrie et Islamophobie et surveillant ses parts de marché et sa petite niche made in Vendée. Pas de quartier pour les Sarko en famille, un peu catho le dimanche, un peu juif le samedi, un peu mais si peu musulman le vendredi, posant en une de Voici et prostituant femme et enfant.pour la photo. Pas de quartier pour les tenants de l’irréprochable, de l’incorruptible et de la normalité bien comme il faut. Pas de quartier pour les producteurs de Tv réalité et vidéo surveillance, enrichis par le voyeurisme et dénonçant les paparazzi.

Une caméra au fond du string en permanence jusqu’à faire émerger leur inévitable schizophrénie.

Mort aux barbus de tous poils avec jihab, perruque ou cilice (les mortifications de Sainte-thérèse de Lisieux, du pur SM ou je ne m’y connais pas) morts à tous ces moinillons de la chaste pensée et de l’obscurantisme.

A poils les vertueux de la transparence et de l’ordre, à poils les apôtres de la moralité, à poils ceux qui prônent et s’élèvent et dénoncent effondrement moral, déclinisme, corruption des mœurs, retour aux valeurs exemplaires. (en général d’ailleurs plus ils clament haut et fort et plus leurs perversions sont tordues, c’est d’ailleurs bien pratique pour les repérer)

Quand tout chez l’homme est trouble et combat entre absolu et quotidien, quand tout chez l’homme est tension, maîtrise et désordre, quand tout chez l’homme est lutte incessante, épuisante, admirable entre l’ange et la bête, entre l’ombre et la lumière, quand l’homme lui-même se sait et victime et bourreau et plaie et couteau, voir les grands inquisiteurs, les donneurs de leçons, les simplificateurs scabreux se retrouver tristes pêcheurs et vrais faux-culs, c’est toujours un pur moment d’orgasme.

L’homme fait ce qu’il peut et c’est déjà pas mal.

Il s’évertue au vice et vice-versa

tgb

12:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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