Avertir le modérateur

11/04/2007

Un Grolandais à Paris

medium_logo-2.jpg


Dimanche dernier, jour de Pâques, j’ai pas perdu ma journée. (pour une fois)
A l’heure ou Monsieur16, Benoît de son prénom, nous la faisait urbi et orbi, j’avais l’insigne honneur d’être invité à une petite sauterie au consulat Grolandais à Paris.
Hôtes charmants, invités aimables, buffets copieux, vins délicats ( de Mufflins peut être…)
Une ambiance légère et familiale…

Bref, vu le climat électoral et ses relents nauséabonds dus aux défécations d’un candidat eugéniste à modifier génétiquement de toute urgence (et qui va péter un câble disons…avant le 6 mai)
j’en ai profité pour demander l’asile politique à la présipauté...
On est jamais trop prudent.
Voilà c’est fait. Je suis soulagé et ravi.
Je suis Grolandais.

Les formalités ne sont pas compliquées. Elles sont même assez simples et rapides :
Y’en a pas.

Nul besoin de prouver que vous maîtrisez le Grolandais
Nul besoin de chanter la Grolandaise en saluant le drapeau Grolandais
Inutile de réciter les quatre provinces Grolandaises et sa capitale Groville…

Rien, que dalle ;

Tu demandes à devenir Grolandais et tu deviens Grolandais. Point barre.


medium_president-1.jpg


Le président Salengro a juste déclaré :

(oui car j’ai reçu mon passeport des mains-mêmes du président — un homme fort simple et accessible au demeurant – longue vie au président à vie -)

…juste déclaré donc :


- Viendez viendez au Groland…


Alors je viende je viende avant que les loups entrent dans paris.

Je viende dans un pays où on peut boire fumer bouloter la femme du voisin et n’être pas gavé par le matraquage média des lécheurs de mocassin compensé d’un certain ‘pourquoi j’ai sniffé mon père’
Je viende dans ce pays « joyeux, hospitalier et lâche. »
Je viende à toute blinde. Je viende, sans me retourner. Je viende, j’arrive.

J’ai fait mon sac. Un petit sac de réfugié. Façon Kouchner. Je me prépare mentalement aux joies de l’émigration et de l’exil. J’ai déjà un plan. Faire de Groville, le Londres de la résistance et lancer un appel… disons mi-juin…

Peut-être qu’un jour l’appel de Groville…dans les livres d’histoire…

En tout cas depuis que j’ai mon passeport tout va mieux. J’ai fait ma journée en touriste, au soleil, aux terrasses des cafés, genre : un Grolandais à Paris.…une ballade insouciante et flâneuse : un vrai bonheur.

Tout en ressassant la dernière « grumeur » qui court la capitale

- ON CONSTATERAIT EN PRÉSIPAUTÉ DE GROLAND UNE HAUSSE PLUS QUE SIGNIFICATIVE DES DEMANDES D'ASILE POLITIQUE VENANT DE FRANCE DEPUIS QUELQUES JOURS (de source bien informée) -

Et je voyais déjà les camps de réfugiés, les French doctors dépassés, les tentes Onu et les vivres de la Croix-Rouge, les téléthons et les appels aux dons, le reportage coup de gueule de BHL entre Tanger et Mufflins
dans... le Point.

N’empêche viendez.
Viendez à pied à cheval ou en rollers
Viendez avec qui vous voulez mais pas avec Johnny
Viendez avec votre bulletin de vote
Viendez par milliers, viendez par millions
Et le dernier parti éteint la lumière

banzaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !


medium_passeportcentre.jpg
http://groland-vidz.com/carte/

tgb

00:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

07/04/2007

L’AMPHIGOURI DU TRIMARDEUR

medium_kangourou.jpg

Dans la série pause, pouce, pitié, non à la saturation râleuse, l’overdose politicarde, la nausée médiatique, les rumeurs de rumeurs…

Tapez A pour – violences à la conjugale
Tapez B pour – église à la totologie (salut Zgur)
Tapez C pour - paternité à la clandestine

Choisissez votre bruit qui court…

J’ai décidé cette semaine de faire dans le léger, le superficiel, le printanier bref dans l’anecdotique. J’ai décidé de me reposer le mauvais esprit et la critique hargneuse, de lâcher le bistouri rebelle et le scalpel sanglant élevé..bref de me la mettre un tantinet en veilleuse avant le sprint final.

Quoique…

Sur le site « technologies du langage » Jean Véronis conjugue informatique et linguistique avec un sens certain de la pédagogie active.

Compilant prés de deux cents discours de nos présidentiables
Il met à notre disposition une base de données rhétorique précieuse et pratique. Données lexicologiques qu’il croise, compare et analyse, nous proposant ainsi un outil redoutable qui en dit long sur les idées de nos postulants.

En cliquant sur « discours 2007 » ou « à vos souris » vous accédez aux 164 allocutions disponibles et surtout au moteur de recherche vous permettant (entre autres fonctions) de taper un mot de votre choix et de vérifier s’il est cité par tel ou tel candidat, avec quelle fréquence et dans quel contexte.

J’ai plongé là-dedans avec ravissement.

Bien sûr j’aurai pu avec mon cynisme légendaire et mon esprit tendancieux taper le mot ‘peur’ et m’apercevoir très vite que cette occurrence était la plus cité non pas comme on pouvait s’y attendre chez le candidat Lepen mais bien plutôt chez son fils spirituel…je vous laisse deviner qui.

Bien sûr avec mon esprit tordu j’aurais pu taper aussi le mot egalite sans qu’il n’apparaisse nulle part jusqu'à ce que je comprenne qu’ici on ne faisait pas dans l’approximatif Google et qu’il fallait rajouter tous les accents avant d’accéder aux résultats fort éloquents.

Certes j’aurais pu aussi avec mon esprit farceur, taper ‘Chirac’ et constater que dans le genre ‘spécial dédicace’ c’est le petit François qui décrochait le pompon.

Mais comme j’étais d’humeur taquine et superficielle, je tapais d’abord mon nom avant de me rendre à l’évidence : aucun candidat ne parlait de moi. Ce qui augurait carrément mal de mon vote futur.

Ensuite je ne sais pas bien pourquoi, le temps estival peut être, j’envoyais le mot « vélo » et découvrais que ça n’évoquait rien chez personne même pas chez un écologiste pédaleur. Je décidais de ne pas en parler à ma bicyclette qui déjà se languissait depuis septembre à la cave.

Ensuite, dans un sursaut fulgurant d’imagination créative j’envoyais le mot ‘frites’ et découvrais désappointé qu’au pays des ‘French fries’ et en ces temps de nationalisme Parmentier exacerbé, aucun postulant à la présidence française n’avait réussi à glisser ce mot-là dans un de ses discours. Aussi quand j’inscrivais le mot « mayonnaise » je ne me faisais plus aucune illusion :

J’avais bien raison.

Après, super inspiré, je tapais le mot « bisou » :
Rien.
Votantes votants, je vous signale qu’il n’y aura de bisou pour personne durant le prochain quinquennat. Autant vous faire une raison tout de suite.
Puis je tapais le terme « canabis » :
Oualou
Aucun candidat ne s’intéressait spécialement à la fumette et ça expliquait pas mal de choses dont le climat lourd et poisseux de cette campagne.
Toujours d’humeur facétieuse je tapais le mot « hémorroïde » avec curiosité :
Nada !!!
‘Hémorroïde’ c’est un peu ballot certes comme occurrence, mais quand on sait que des millions de Français en souffrent douloureusement comment se fait-il que nos aspirants présidents qui soi-disant se penchent sur nos problèmes, ne fassent aucune référence à ces indispositions-là ?
Existe-t’il un gène de l’Hémorroïde ?
Le déterminisme induit il l’hémorroïde ?
L’hémorroïde joue-t’elle un rôle dans l’ordre moral et le rendement au travail ?

Tous les concurrents à l’Elysée semblent avoir fait l’impasse là-dessus.

Pris d’une pulsion coquine j’envoyais plein d’espérance le mot ‘foufoune’ :
Evidemment (mais je le pressentais déjà) :
Nietz nieto nothing que dalle
Autant dire pas grand-chose.
J’en restais pour mes frais.

Pas de bisou, pas de foufoune, pas de canabis pour les cinq prochaines années, autant dire qu’il faudra se serrer la ceinture et qu’en ces temps de radicalisation régressive on suppute vite qu’on n’est pas parti pour rigoler.

Pareil pour les ’ White stripes’, (je suis fan mais pas eux) itou pour prolégomènes, (inconnu au bataillon) kifkif pour ‘pipistrelle’ (black-out total) quant à ‘batavia’ pas la moindre citation ; on se demande pourquoi un tel ostracisme envers les salades.

Pour vous faire gagner du temps, autant vous dire de suite qu’il est également inutile de taper « Oui-oui chauffeur de taxi » (pour la petite histoire c’est mon tout premier livre de chevet) cet ouvrage de base n’est à aucun moment évoqué dans les discours de nos hommes politiques.

Et je le déplore.

En revanche si je tapais ‘il faut’ ou ‘je veux’ alors là mazette, ça déboulait en avalanche, ça s’alignait en ribambelle, ça se ramassait à la pelle, à la brouette…ça s’organisait en listing entier, en colonnes par centaines, comme si un élève puni avait dû copier en série, un millier de fois des :

Il faut que nos agriculteurs puissent…
Il faut que la France soit…
Je veux être le président qui ….
Je veux que les français sachent que….

Une putain de litanie.
De vœux pieux
De creuses promesses
De mots et de mots et de mots…
Qui n’engagent que nous…

Bref,

Pour conclure et rien que pour le fun, je m’engage solennellement à voter pour le prochain aspirant à la fonction suprême qui arrivera subtilement à placer dans un de ses discours le mot « amphigourique » et le mot « trimardeur »

Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai toujours eu une petite tendresse pour ces mots-là.

En tout cas si le cœur vous en dit, http://aixtal.blogspot.com/ ne vous gênez pas c’est Jean Véronis qui régale.
(désolé, j’ai du mal avec les liens, mon Mac n'aime pas)

tgb

11:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

02/04/2007

Finkielkrault et la boîte à outils

medium_ROUTE.jpg

La dernière fulgurance débile de Finkielkrault dit philosophe par manque d’imagination s’inscrit probablement dans cette citation anonyme :

- Quiconque tient un marteau a tendance à voir tout problème comme un clou -

Ce pauvre Finkie donc, névropathe confirmé, qui, comme la fort opportunément défini Philippe lançon - confond ses nerfs avec la pensée -
a définitivement sombré et son disque dur avec dans la paranoïa profonde en déclarant :

"Les juifs de France n'ont d'avenir que si la France reste une nation: il n'y a pas d'avenir possible pour les juifs dans une société multiculturelle, parce que le pouvoir des groupes antijuifs risque d'être plus important". (Haaretz)

A voir tout en « judaïsme « tout en « islamisme « tout en tension, choc de civilisation et blacks blacks beurs, notre Alain tout en nerfs finit par ne plus rien voir du tout que ses propres angoisses et obsessions qu’il projette sur tous les sujets y compris sur les films qu’il n’a jamais vu (voir Kusturica)

Cet homme pourtant brillant, cultivé, sensible, a fini, victime de son solipsisme aigu (du latin solus - seul et ipse - soi-même, conception selon laquelle le moi constitue la seule réalité existante) par devenir complètement con.

A penser tout en glop pas glop, à voir de l’antisémitisme partout c’est-à-dire au final dangereusement nulle part, à considérer ainsi que tout le monde quasiment (Noam Chomsky, Michel Onfray, Bernard Langlois, Charles De Gaulle, Daniel Mermet, Edgar Morin, Renaud, Raymond Barre, Ronnie Brauman, Pascal Boniface, Olivier Besancenot, José Bové, Hugo Chavez, Jimmy Carter, l’abbé Pierre, les verts, les roses, les rouges…) est antisémite et donc au final plus personne, bref à considérer par réflexe que quand un moustique vous pique il est forcément judéophobe, il devient urgent de consulter.

Dénoncer tout le monde tout le temps jusqu’à épuiser le concept même, ne finit par rendre service ni au combat que l’on mène, ni à l’idée que l’on défend, ni à la communauté qu’on croit protéger ( à peu prés aussi débile que de voir des complots judéo-maçoniques partout)

L’obsessionnel Finkielkrault donc, qui finira en maison de repos et c’est ce qu’il peut lui arriver de plus paisible, voit tout en marteau, pense comme un clou.

Le manque d’humour et de distance est la tragédie de la pensée humaine et finalement une marque indélébile de connerie complaisante et particulièrement chez les éminents intellos qui savent beaucoup et sentent peu.

J’ai eu le loisir ( loisir c’est beaucoup dire) de croiser l’ami Finkie à un réveillon de France culture à l’hôtel Lutétia (ils ne s’emmerdent pas à Radio France)

Arrivé un peu tard je n’ eus que le temps de me jeter sur la dernière bouteille de champagne pour décoincer mon insociabilité un tantinet maladive et festoyer aimablement.

Au milieu de la fiesta joyeuse et de la « nuit magnétique », entre cotillons et rumba (c’est une image y’a pas de cotillons à France culture) un seul invité était assis, seul, taciturne, la tête entre les mains à s’introspecter gravement : Notre Finkie tout en drame.

Au-delà de la sympathie que son attitude pouvait m’inspirer (sombre au milieu de la liesse) je me suis dit un instant, ce type s’aggrave méchamment.

Je sais bien qu’il est des traumatismes douloureux et pesants mais j’ai assez de copains ‘feujs’ pour savoir qu’ils ne se trimballent pas tous la Shoah en permanence dans leur sac à dos et arrivent assez aisément à s’intéresser aux autres et aux vivants (et plutôt frénétiquement pour certains)

Bref s’il en est encore temps un conseil amical à Finkie : Respire et sors nous la clef à molette !!!

Cela dit dans le registre obsessionnel il n’est pas le seul et quand je regarde les 31 notes écrites à ce jour sur mon blog, je me demande un brin anxieux s’il y en a seulement une seule qui ne fait pas allusion à un certain Sarkoléon et je me dis que m’obnubiler ainsi n’est pas bon pour mes neurones.

Commencerais- je moi aussi à penser comme un clou ?…
L’heure de l’autocritique ayant sonné, il me revient comme en boomerang ce conseil éclairé d’un formateur en pilotage sur glace pour VRP en goguette, station Campanile :

- Plus vous fixez votre attention sur l’obstacle plus vous êtes certain de finir dedans -

A faire du Nabot (y compris dans ce texte encore, décidément on n’y échappe pas) le centre obsessionnel de mes préoccupations, ne serais-je pas en train de devenir aussi con que Finkie ?

A bloguer entre blogueurs convaincus (les blogueurs anti Sarko parlent aux blogueurs pro Ségo) ne verserions-nous pas dans une forme d’endogamie (mariage au sein d’une même famille) propice au défoulement narcissique général et vital pour notre santé mentale mais fort stérile au demeurant.

A faire de cet enjeu présidentiel un référendum pour ou contre, à mettre en permanence le personnage vulgaire au centre du jeu médiatique et politique, à rejeter les autres dans des rôles de figurants ou de deuxième emploi ne faisons nous pas le jeu de l’égotiste fou ? (parlez- moi de moi en bien en mal…)

Je sais bien (et après je vous lâche avec mes citations) - que la vérité , c’est ce qui est vrai pour soi - (Bouddha) mais changer d’angle, décaler le regard, nous aérer un peu, me, nous, ferait sûrement le plus grand bien. Car cette consanguinité finit par appauvrir la pensée et le combat lui-même à peu prés aussi sûrement que la bande des néo-cons atlantistes et sionistes du – meilleur des mondes – finissent par penser tout en rond jusqu’à sentir le renfermé, d’autant que leurs contradicteurs sont en général proscrits des débats et médias.

Bref à voir tout par le même filtre, on finit par tout occulter et à s’exciter sur le non-évênement de la gare du nord et son exploitation (j’y suis passé le matin, aucune trace de rien) on finit par nourrir le discours tout pourri de l’autre onaniste du nombril.

Donc promis, juré craché, aujourd’hui, merci Afflelou je chausse la deuxième paire et je regarde en rose. Quand même pas finir dans le décor comme Finkie, à enfoncer des clous comme des portes ouvertes.

et au moment précis où mon imprimante sans malice me signale
un bourrage papier au niveau de la fente

Je pose le marteau, je fouille dans la boîte à outils...tiens un tournevis…

Suffisait d’y penser.


tgb

De méchants connards viennent de profaner à Lille des tombes juives. Provoc, manip…? Tout ce qu’il faut en tout cas pour souffler sur les braises, nourrir les haines et les paranos en cette période électorale… spirale infernale et surenchère nauséabonde…

09:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

27/03/2007

NationaZisme

medium_cb4ab483631494c4fd3d824b3d03b6d9_29.jpg

Le Monde - 26 mars – A propos du match France – Lituanie de samedi dernier :

« …Du déplacement en Lituanie restera aussi une indigne banderole déployée pendant les hymnes par des supporteurs lituaniens. Sur un drap de dix mètres de large et de vingt de hauteur, il était écrit en français : "Bienvenue en Europe". Mais la carte dessinée représentait le continent africain barré du drapeau français. Une allusion directe à la couleur de peau des Bleus. Une détestable référence aux discours xénophobes et racistes de certains leaders de l'extrême droite européenne. «

Ce commentaire du journal Le Monde m’inspire un certain nombre de remarques (16 exactement) :

1) Que juste après l’exécution des hymnes nationaux par une fanfare militaire, des supporters deviennent cons, belliqueux et haineux, on le sait.

2) Que des supporters lituaniens du haut des tribunes exhibant cette ignoble banderole (tifo) se soient crus désopilants (attention humour lituanien), qu’ils aient cherché (subtilement) à déstabiliser l’équipe de France ou qu’ils aient adressé un message signifiant la supériorité du blanc sur le noir, on pouvait s’en douter. On connaît le passé nazi de la Lituanie, (engagement massif des Lituaniens dans la Waffen SS) on connaît le passé raciste et antisémite de la Lituanie (son importante communauté juive a été décimée lors de la dernière guerre).

3) Que les supporters en général, du football en particulier, se shootent à l’hystérie collective et totalitaire, s’enivrent de violence primaire, de chauvinisme à la bière et se laissent aller aux pulsions crétines, aux saluts fascistes, aux cris de singes, et autres finesses de cet acabit on sait également. Phénomène groupal bien connu, hooliganisme étudié. Admettons que ces formes de transes servent d’exorcismes et d’expulsion du pire...

4) Que la compétition est un substitut à la guerre, un exutoire de l’agressivité et un prolongement de nos conflits ataviques (ah les matchs France Angleterre de rugby !!!) on suppute. Mieux vaut ces simulacres sans doute que de repartir en vrai pour une nouvelle guerre de cent ans…

5) Que le sport c’est l’opium du peuple (Lénine)…que pendant qu’on regarde les finales à la télé le visage peinturluré en cocarde BBR avec crête de coq sur la tête et maillot de Zizou sur le dos, les gouvernements passent en loucedé leurs réformes les plus impopulaires, on sait encore.

6) Que le langage du supporter exalté est d’une syntaxe affligeante, qu’elle se nourrit de 12 mots de vocabulaire – on va gagner – aux chiottes l’arbitre – ohhhhhenculé – on sait tout autant.

7) Que nos médias en général et le monde vespéral en particulier appelle justement un chat un chat et le racisme du racisme quand il s’agit de Lituaniens et qu’ils sont beaucoup plus indulgents avec un Georges Frêche ou un Alain Finkielkrault (l’honneur de l’intelligence française, je vous le rappelle, dixit un enfin tout nouvel ancien ministre de l’intérieur– l’équipe de France black black black … risée de l’Europe) qui vomissent leur haine xénophobe dans des médias aux pudeurs pleine de mansuétude et nomment ces saloperies « dérapages « on sait aussi.

8) Que l’on assiste un peu partout dans le monde à une poussée des nationalismes décomplexés, engendrés sans doute par un phénomène de mondialisation sauvage et déréglementé– plus le monde est grand ouvert plus on est petit fermé - on ne le sait que trop.

9) Que l’Europe de Maastricht et sa constitution libérale privilégie les mouvements de capitaux, sur les mouvements des hommes, l’argent sur les gens, à faire du plombier polonais notre adversaire économique, on est bien placé pour le savoir.

10) Qu’en ces temps réactionnaires et néo-féodaux où la lepénisation des esprits ne rampe plus mais parade franchement, certains candidats à la présidentielle, nez sur les sondages, dans une campagne électorale décidément fort nauséeuse, démago et populiste, exaltent le nationalisme racoleur à coups de slogans simplistes et réducteurs, de marseillaise par ci, de drapeau tricolore par là, de ministère de l’identité française et de l’immigration, on ne sait que ça.

11) Que pour diriger les masses, il faut les diviser, jouer les uns contre les autres, miser sur les peurs, flatter les bas instincts, la connerie plutôt que l’intelligence, faire appel au soi disant bon sens populaire prés de chez vous, nourrir les préjugés, caresser dans le sens du mauvais poil, on l’a toujours su.

12) Que si on appliquait la discrimination positive, il nous faudrait imposer un quotas de blancs à l’équipe de France de foot, pour faire propre et couleur locale, alors qu’un entraîneur je suppose, compose son équipe en choisissant tout simplement les meilleurs, on subodore.

13) Que je veux bien chanter la marseillaise le 14 juillet et agiter mon drapeau le soir de la finale mais pas plus, que je n’ai pas honte d’être français mais que je n’en suis pas spécialement fier non plus, vous ne le saviez peut-être pas mais maintenant si.

14) Que l’exacerbation du patriotisme finit toujours par le nationaZisme qui constitue essentiellement à foutre sur la gueule de l’autre, on a su mais on a tendance hélas à l’oublier.

15) Que le sport est un spectacle pourri par le fric, la dope, la triche et instrumentalisé par les pouvoirs qui en font une arme politique et une démonstration de puissance, si on ne le sait pas les JO de Pekin vont méchamment nous le démontrer.

16) Que « quand les drapeaux sont déployés toute l’intelligence est dans la trompette « (Stefan Zweig)

On vient une fois encore de le constater.

tgb

14:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu