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17/06/2015

Pullcinella …

 

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Polichinelle, (bec de poulet) est né à Naples, à l’antiquité. Chez les Romains, il s'appelait Maccus, déjà un farceur. De l’antique, il est passé au classique, est devenu un personnage de la commedia dell’arte comme Pierrot, Arlequin, Colombine, Cassandre…

Le nez en bec d’oiseau, en demi-masque noir, c’est le napolitain typique : hâbleur, narquois, bagarreur sur les bords, il chante : « Quand je marche, la terre tremble. C'est moi qui conduis le soleil ». c’est dire le fanfaron.

Il est cynique et dépravé, effronté, suffisant, parfois bossu et parfois pas.

Comme marionnette, c’est notre guignol/gnafron à nous, notre vengeur au galop qui surgit dans la nuit avec une tarte à la crème masquée…

le burlesque ? la vengeance des faibles face aux puissants et à leurs flics !

Un secret de polichinelle…

Un polichinelle dans l’tiroir…

Un secret de polichinelle qu’elle a un polichinelle dans l’tiroir…

Pour relier les expressions

Un polichinelle dans l’terroir aussi, vu ses origines paysannes et son accent nigaud mais madré le bougre ! pour ressusciter un mot en voie de disparition.

pourquoi je vous parle de ça ?

pour rien pour parler d’autre chose.

parce que c’est mon cousin

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parce qu’après avoir passé des années devant le triste et lamentable spectacle des guignols politiques, on a des envies de marionnettes crédibles

de bouffons sérieux.

vivement l’été…

tgb

 

09:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

08/06/2015

L’angoisse du gardien de la paix au moment du flashball

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Lundi 8 juin - Paris, de nouvelles expulsions de migrants à la halle Pajol cette fois ci…- titrent les journalistes que je n’ai pas vu sur place, qui ne s’intéressent à rien et surtout pas à l’info, sinon ils sauraient au moins ce que je sais et ce que savent les veilleurs des réseaux sociaux qui font le boulot à leur place, à savoir, que ce sont les mêmes migrants expulsés de leur campement de la Chapelle il y a six jours. -

– oui les mêmes !

Ceux là même dont Anne Hidalgo, maire de Paris, a demandé l’évacuation, tout en la conditionnant à la mise en place d’un hébergement d’urgence pour les migrants concernés.

Une nuit d’hébergement plus tard, on dispersait les migrants par groupe de 5 dans le métro avec ce mot d’ordre assez explicite : démerdez vous !

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Toute la politique du PS dans son écrin de faux-semblant

Une couche de com

Une couche de matraques

Une couche de com

Une couche de tonfa

Bref, la strictement même politique que celle de la droite, l’hypocrisie en plus.

Ou comment expulser des demandeurs d’asile tout en célébrant le droit d’asile intangible pour le 60eme anniversaire du haut commissariat aux réfugiés.

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Ça doit être ça, l’esprit du 11 janvier.

- Nous les interpellons pacifiquement afin de connaître leur projet de vie - déclare la préfecture en négociation avec Eric Coquerel et Danièle Simonnet du PG tandis que Besancenot, puis Melenchon font leur apparition.

On se doute en effet que les autorités se préoccupent du projet de vie des crève-la-faim et même qu’après c’est sûr, ils leur font un bilan de compétence.Y’a qu’à voir déjà comment ils considèrent les fraudeurs de feignasses de chômeurs pour s’en persuader.

C’est donc dans un incessant concert de sirènes sous un chaud soleil estival qu’on fit monter manu militari une cinquantaine de migrants dans des bus aveugles, avant que de les essaimer à nouveau plus tard aux quatre coins de la ville façon puzzle dans un fort intéressant jeu de pistes.

On peut se demander d’ailleurs rapport aux dévoués militants communistes dormant à même le sol avec les réfugiés politiques, économiques, climatiques, et faisant courageusement une chaîne humaine pour les protéger, comment ils vivent cette étrange schizophrénie rapport à leur direction qui cogère Paris avec ce PS nauséeux.

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Et tandis que je surveillais le surveillant de masse, que je le filmais tandis qu’il me filmait, à chacun ses fichiers, je croisais une jolie robocop aux grands yeux de biche, tout en me demandant si accéder au droit de réprimer du plus faible était une grande avancée de la parité et du féminisme.

Et de me demander encore ce qu’ils pouvaient bien avoir dans la tête comprimée par le casque, ces pandores-là, à se cuire le cul, harnachés dans leur carapace de playmobil, dans cette sorte de routine consistant à expulser du migrant de là à là, à tirer du zadiste comme du lapin ou à nettoyer du bébé rom au karcher, avant que de courater du manifestant, une lacrymo à la main.

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Il faut sans doute de tout pour faire un monde, y compris de sales métiers.

Encore faut-il ne pas le faire salement…

tgb

 

19:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (14)

01/06/2015

L’entartage !

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  "On ne peut pas se laisser intimider par des incultes pareils qui ne savent même pas qui est Baudelaire" Charles Botul

Bon je reconnais, c’est le sujet facile, marronnier, putassier mais on ne s’en lasse pas, même à la 8ème vision : l’entartage.

Je tiens à parier que l’histoire retiendra de BHL, qui vient d’entrer dans le dictionnaire :

BHL ou Botul : entarté cornichon ( 8 fois ! )

Non, tant que Bernard H n’aura pas capté le concept profond de la chantilly et par exemple, que ça se mange comme ça...

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ou comme ça...

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mais pas comme ça...

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il pourra prolonger longtemps sa carte fidélité au pressing !

Une telle constance dans l’art de s’en prendre une devient une performance

Onfray ferait pas mieux c’est dire.

Il y a du De Funes chez cet homme-là.

Le sens du gag, du quiproquo !

Etre interdit chez Poutine et se prendre une tarte dans la gueule le même jour, montre l’envergure du Boloss, la palette du badinguet. Il ira donc nuire ailleurs… pas les pays qui manquent.

Oui BHL entarté, c’est comme la « Grande Vadrouille » ou « les Ch’tis », ça fait partie du patrimoine. Un incontournable de la culture populaire du dimanche soir, un « bronzés font du ski ». Une sorte de balise de la société française. Une maille.

Des entartés il y en eut plein, de Duras à Godard en passant par Bismuth, mais non le seul qui restera, qui incarnera à la postérité cette notion crémeuse inventée par Noël Godin dit le Gloupier, c’est l’ami Botul, le plus doué de sa génération, question tête à claque et comique de répétition.

Et c’est bien mérité ! (Comme la palme d’or à Vincent Lindon qui fait plaisir à tout le monde, y compris moi).

Oui, l’entartage de Botul alias Baudelaire entre deux gardes du corps, fait consensus. Comme toucher le pompon du pompeux, décrocher la queue du Mickey, ou le dîner de con.

Un jeu. Où quand comment ?

Chez les anglais , y’aurait des bookmakers.

tgb

 

09:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

23/05/2015

Narcisse et moi

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En faisant un selfie, un révolver sur la tempe, une femme russe appuie confusément sur la gâchette…

Ho le joli mythe de Narcisse revisité.

En me baladant à Montmartre l’autre jour, je me demandais bien à quoi pouvaient servir ces tiges extensibles que proposaient avec insistance aux touristes les vendeurs à la sauvette, avant de comprendre qu’elles n’étaient rien d’autre qu’une extension de soi-même, une sorte de membre bionique rétractable, bref, une barre de selfie.

En ces temps d’égocentrisme exacerbé, d’individualisme forcené, le selfie, autrement appelé, avant de nous faire défoncer par la sous-culture mainstream, autoportrait, est un magnifique révélateur de l’obsession de soi, de l’auto congratulation, de l’autolâtrie.

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Dans cet amour de soi, tout à son autarcie, son autisme, à se prosterner du nombril, il n’est pas très étonnant que le monde soit vu, comme un décor où l’on se met en scène et où les autres sont de pâles figurants dans un indigent scénario.

Tourné sur soi, en soi, vers soi, à se contempler , à délimiter à soi son triste territoire sans plus d’horizons, il est assez logique que l’on n’ait plus rien à foutre du naufragé, du SDF, du voisin, de l’autre, à s’admirer sans plus d’altérité, devant les ruines de Sophie Marceau, le sourire de Palmyre, ou le décolleté de la Joconde, dans l’ordre ou le désordre peu importe puisque tous les chemins ramènent exclusivement à soi.

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Je me parle à moi-même, comme la télé parle de la télé à la télé, dans cette superbe mise en abîme de l’acteur spectateur en boucle, de la vacuité en larsen, de la banalité en écho, sorte de vortex et de spirale sans fin.

[Entendu sur BFM TV] - Vous êtes à 200 mètres de l'entrepôt. Qu'est ce que vous voyez ? - Je regarde BFM TV".

Dans la tyrannie de l’immédiateté et du remplissage du vide par du rien, le témoin d’à côté du drame, qui n’a rien vu, qui ne voit rien, regarde la télé pour se voir, tandis que la télé se voit en interrogeant le témoin, chacun n’ayant d’yeux que pour soi-même.

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A peine le temps de s’indigner d’une chose qu’il faut déjà s’indigner d’une autre, forme d’indifférence finalement dans l’unique miroir de soi. Je zappe d’une indifférence à l’autre sans plus me chercher puisque à me regarder toujours je me trouve.

S’il existait une Star Ac du djihadisme, nul doute que les frères Kouachi ou le baltringue de la kalach Coulibaly, nos enfants de la télé, seraient allés en finale en ce besoin viscéral et contemporain du quart d’heure de célébrité mondiale, à vérifier à l’écran qu’ils existent. Ils se seraient alors sans doute contentés d’un attentat virtuel , noté par un jury expert en infatuation du côté de Koh-Lanta.

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Ainsi quand le pauvre stagiaire exténué s’emberlificote de la bande passante, comme une forme de distanciation aimable et artificielle de surgir. Marque de civilisation au théâtre de l’absurde, à la société de son triste spectacle.

Suis-je et qui suis-je ? Je suis tant que je me vois, je suis ce que les pixels me renvoient, je suis mon image, je suis mon propre masque ; je ne me présente plus, je me représente, ne me connais plus mais me reconnaît. Je suis, si ma réalité rejoint mon auto-fiction.

Dans cette société de contrôle, sourions nous sommes filmés et comme ça ne suffit pas encore, sourions nous nous filmons, dans cette forme nouvelle d’auto surveillance à vérifier en permanence son bonheur béat.

Le rapport au monde n’étant plus qu’un rapport à soi, la réalité qu’une fiction, qu’importe l’histoire vraie tant qu’on se raconte vraiment une histoire.

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Miroir mon beau miroir…

Et si alors dans ce monde d’images virtuelles tout à coup, exister consistait à ne justement pas être sur la photo ? Et si finalement ne plus paraître redonnait du sens à l’être :

Je me fuis donc je suis !

tgb

 

13:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

 
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