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28/09/2015

Ce moment gênant où t’es transparent

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A la table des négociations internationales, ça fait 8 fois qu’il essaie de chopper la serveuse pour qu’elle lui ramène la carte des desserts, mais que dalle oualou nib, transparent le François.

Y’a deux ans, va t’en guerre, il voulait taper dur la Syrie, Sarkozy ayant foutu le bordel en Libye, y’avait pas de raison qu’il ne mette pas lui aussi sa zone au moyen Orient…

"M. Bachar Al-Assad ne mérite pas d'être sur la Terre" dixit Laurent Fabius phare de la diplomatie touristique française…

Obama n’étant plus très chaud pour l’affaire François Pays-Bas se retrouvait à taper le carton avec Julie et à manger froid.

Aujourd’hui Poutine, Merkel et Obama s’étant mis d’accord pour trouver Assad assez fréquentable et l’inviter au banquet, Fanfounet bombant le torse, balance trois boulettes de mie de pain dans le potage syrien, histoire de se signaler auprès de la serveuse avant que la crème brûlée ait brûlée.

Finalement même un yaourt ferait l’affaire.

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Son opposition farouche à l’accord sur le nucléaire iranien ayant donné les résultats probants que l’on sait, voilà notre nigaud à ramasser les miettes obscurantistes d’Arabie Saoudite tandis que les autres se répartissent déjà les parts du gâteau à Téhéran.

Toujours un coup d’avance le pépère

Heureusement la France pays des droits de l’homme aux ordres de l’Otan sait taper du poing sur la table, refuser des bateaux de guerre à la méchante Russie, tandis qu’elle les refourgue à quelque gentil dictateur Egyptien financé par l’exemplaire famille Saoud usant du Mirage à dévaster le Yemen.

Pour dix Mirage vendus une crucifixion offerte…

- Hep mademoiselle…au moins une pomme…

Varoufakis témoignant de l’immense influence inexistante Hollandaise dans les négociations sur la dette grecque « la France n’est plus ce qu’elle était » (Michel Sapin) et Hollande n’étant plus ce qu’il n était déjà pas, on peut apprécier les positions fluctuantes du chef de l’état selon les déclarations de dame Merkel rapport aux réfugiés : on ouvre, on ferme, et maintenant on fait quoi chef ?

- la synthèse !

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Selon le principe du leadership mondial consistant à la fermer quand il faut l’ouvrir et à faire une conférence de presse quand on n’a rien à dire on n’est pas prêt d acueillir Snowden comme réfugié politique, ni de laisser l’avion de Morales survoler notre territoire.

L’Amérique du sud se limitant au Mexique et à son président narco-trafiquant.

Si seulement cette garce de serveuse lui jetait un regard…quand même merde il est allé voir Castro après l’autorisation des ricains certes mais en grillant le pape d’une tête…

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L’aspect visionnaire du personnage lui permettant de prôner le modèle allemand du combi wolksvagen tout en réinventant le thacho-blairisme 25 ans après sous les traits du jeune néo-ringard Macron tandis que l’Angleterre s’éprend de Corbyn, nous confirme donc que compter pour du beurre c’est président.

De toute son autorité de chamallow grillé, il hèle une fois encore la serveuse qui regarde en sa direction sans le voir

- un café !!! crème !!! avec sucre…

Il nous l’avait dit d’entrée : Mon ennemi c’est la finance…mais I’m not dangerous.

- même sans crème…

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A Brodway, un brillant conseiller en comm lui assure qu’avec des plumes dans le fion il pourrait gagner en visibilité…

- même sans sucre…

Enfin la serveuse le repère et prends sa commande.

Il se murmure qu’en décembre, notre président influent devrait sauver la planète…

-…heu…. merci pour la verveine…

on y croit très fort.

tgb

 

20:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

15/09/2015

Lignes de Crète

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 Me voici de retour de mon paradis crétois, de mon coin d’ïle encore un peu sauvage, loin des usines à touristes à débiter du soleil en tranches et chez mes hôtes si hospitaliers et généreux.

La Crète n’est pas tout à fait la Grèce. Quasiment autosuffisante, elle souffre moins de l’austérité que le continent, n’empêche qu’elle croule sous les taxes imposées, même si le cash y est sport national.

Aux dernières élections, les crétois qui ne sont pas du genre à se laisser subordonner, ont voté à 75% pour Syriza quand ce nom-là signifiait encore, rupture, espoir et indépendance. Aujourd’hui, tétanisés, sonnés, écoeurés, se sentant comme en prison, ils n’attendent plus rien que le temps des olives.

Pas d’affiches, pas de meeting, pas de mobilisation, si l’on trouve encore sur les murs des slogans pro-Tsipras, ce sont comme les stigmates de campagnes passées et trépassées d’il y a si longtemps. Six mois.

Ils ne se mobiliseront pas pour ces législatives du 20 septembre, pourquoi d’ailleurs s’engager vu que l’Eurocratie dans son tropisme si démocratique a déjà annoncé son gouvernement de coalition aux ordres.

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Quand on leur demande pourquoi si peu de passion autour de ces élections annoncées, d’un rire désabusé ils vous répondent qu’il y a déjà eu bien assez d’élections comme ça dans ce pays.

Quand je dis les crétois, soyons honnêtes et évitons les généralités pénibles, je parle de ceux que j’ai croisé, de ceux que je connais, de ceux avec qui j’ai fait un brin de causette en un mélange foutraque de franglais, et dans ces salons nautiques si particuliers qui consistent à faire la conversation à moitié immergé dans la mer juste avant le coucher du soleil et l’heure du watermelon et du raki.

Ce qui surtout les désespère, c’est de voir partir leurs jeunes diplômés bien formés se vendre en Allemagne ou en Angleterre, ces pays trop heureux de récupérer de la matière grise à pas cher tandis qu’ils privatisent leurs universités et qu’ils exigent des grecs de brader les leurs.

Je ne garantie pas que dans ces mausolées pour touristes germaniques, sortes de bunkers en autarcie, on ne crache pas dans les plats en cuisine comme un dérisoire exutoire, car là on peut généraliser : on n’aime pas beaucoup les allemands par ici et ça ne remonte pas à hier mais aux massacres nazis.

Vu les derniers évènements , ça ne risque sans doute pas de s’arranger.

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Et tandis que loin de tout et saturé de toute actualité je cultivais mon insouciance, m’arrivait aux oreilles pourtant la victoire de Corbyn au parti travailliste et déjà le travail de sape des chiens de garde à poils ras reprenant imperturbablement leurs classiques, je regardais un jeune colosse barbu partir d’un rire tonitruant tout en retirant sa combinaison de plongée.

Une flammèche ici s’éteint une autre ailleurs s’allume. Il serait bien étonnant qu’un jour ou l’autre une braise sur une brindille ne finisse pas par tout embraser…

Il faut comme Pénélope croire sans fin au retour d’ Ulysse

tgb

photos D.A

 

18:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

02/09/2015

Goutte d’or

 

Rue affre se situe en face de l’immeuble incendié cette nuit.

Rue Myrha

8 morts.

Je ne vais pas faire dans le macabre, ni le racoleur, le tas de journaleux inutiles qui font le pied de grue devant les barrières de protection se chargeront de ne rien en dire en continu…

Le quartier est bouleversé et l’ambiance est plombée.

La goutte d’or est un village où tout le monde se connaît.

Derrière le périmètre de sécurité, la population mélangée vient aux nouvelles et se recueille.

Les gens se reconnaissent en ces gens

Leur compassion n’en est que plus réelle et solidaire.

Un peu de voyeurisme peut-être mais de la dignité.

Et des larmes.

Permettez moi d'y aller de la mienne.

tgb

 

19:31 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

25/08/2015

Politiquement Spritz

 

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Deux mois sans écrire une ligne. Fallait bien ça !

Usure, saturation, dégoût, overdose de simulacres et de vide…

J’en étais resté à la désolation en tongs. J’ai donc soigné ma désolation à coups de légèreté, de spritz et de doigts de pied en éventail.

Pour parachever ma convalescence, je m’apprête à partir en Crête, en pleine campagne électorale, s’il y en a une, tant les électeurs grecs doivent être blasés d’aller voter pour rien.

Je me souviens, c’était en janvier, la veille de la prise de pouvoir de Syriza en Grèce. Je discutais avec une de ses représentantes en France. Tout en me réjouissait d’avance, je lui glissais avec cette sale intuition qui me fait toujours voir le pire, qu’au final cette victoire annoncée n’était peut-être pas une bonne nouvelle, tant la perspective de se retrouver seul contre tous, risquait d’être fatale et contre productive.

On m’avait gentiment sermonné, mais au final…

Tsipras nous a « tuer ».

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Il nous a d’autant anéanti qu’il s’est battu comme un fauve, seul et désarmé durant six mois, soit six mois de plus qu’ Hollandréou, qui n’a pas résisté plus d’un quart de seconde vu qu’il n’en a même jamais eu l’intention.

Par sa capitulation et son complet retournement, le premier ministre grec porte une responsabilité historique dans ce désastre. J’ai bien conscience que c’est facile à dire assis dans mon fauteuil, n’empêche, à ce niveau focal de gravité, si on a le droit d’échouer, on n’a pas le droit à la reddition tant elle tue tout espoir en nous engageant tous.

Ou alors fallait pas s’inviter.

Que ce guignol de Cohn-Bendit fasse aujourd’hui l’éloge de Tsipras sur qui il crachait son venin verdâtre en juin en dit long sur l’étendue des dégâts.

Démobilisation des électeurs

Discrédit des gauches alternatives

Poussée de l’extrême droite

Fin du choix démocratique …

En refermant le couvercle et en nous laissant dans le noir, Tsipras a définitivement enfoncé le dernier clou du cercueil Tina, tandis que l’oligarchie par ce sinistre exemple fait la brillante démonstration qu’aucun autre chemin n’est possible.

Ils sont tout et nous ne sommes rien.

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L’histoire est trop cruelle pour s’y engager en camping car. Vu l’étendue de nos forces, soit l’on use de la guérilla du moustique, soit l’on renonce en attendant des temps meilleurs, soit l’on meurt les armes à la main, mais il n’y a pas de place pour l’amateurisme avec ou sans cravate.

Nous n’avons les moyens ni de l’échec, ni de l’innocence, ni même de la composition, ou alors c’est le tri sélectif et la poubelle de l’histoire directe : malheur aux vaincus !

Nous n’avons pas d’autre choix que celui d’être modeste et impitoyable, barge et surtout pas normal.

L’heure n’est pas au raisonnable. Le sont-ils eux ?

Car si l’on a perdu, c’est que probablement on avait encore quelque chose à perdre.

On pourrait croire pourtant qu’une fois mort, on se débarrasse enfin de nos illusions et de cette sale maladie tenace qu’on appelle l’espérance.

Même pas !

C’est comme une écorce, faut toujours que ça repousse. ,, ou là …

Je dirais presque Hélas.

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Tsipras a tué l’espoir, mais l’espoir ne meurt pas. Allez donc savoir pourquoi !

Même si le pire est toujours sûr, même si le mieux n’est jamais là…

Peut-être parce que dans notre impuissance, l’humanité bande encore dans le spritz…

tgb

 

17:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

 
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