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17/04/2015

Tout à l'énergie !

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Je me suis toujours dit en regardant s’égayer les mômes dans les cours de récré, qu’avec une telle débauche d’énergie et un soupçon de technologie, il devrait être possible un jour, de chauffer l’école tout l’hiver.

Sorte de mise en abyme : les gamins se chauffant eux-mêmes.

Plaisir suprême du cancre : compter les mouches, collé à son propre radiateur.

Et bien voilà. Nous y sommes. Ou presque !

Nous allons devenir, à terme, notre propre centrale de production, notre propre générateur, notre pile électrique, en toute autonomie et autosuffisance, à condition toutefois de se bouger un peu le cul et de faire ses fameux 10 000 pas comme le préconise la sagesse orientale.

Par exemple, le « pedipower » sorte de prototype de semelle pour chaussure est maintenant capable de récupérer l’énergie cinétique produite par le talon lors de la marche. Inventé par des étudiants de l’université de Rice aux USA, il ne risquait pas de voir le jour ici, vu notre propension atomisée au tout nucléaire et au triomphe de l’imagination Mollande au pouvoir.

Vu d’ailleurs que les petits cadres sup de l’état comptable et gestionnaire dans leur servilité ont décidé de détruire le meilleur, social, éducation, culture, santé… et de développer le pire, flicage surveillance, austérité, profit….autant apprendre à commencer sans lui et à se bricoler son monde en autarcie tout seul sans être trop à côté de ses pompes, une fois rechargées :

- j’suis pas dans mes baskets aujourd’hui…

- nan, justement, t’es dans les miennes !

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Je ne vais pas m ‘étendre non plus sur les ressources insoupçonnées de notre pipi/caca, dont les propriétés énergétiques une fois recyclées sont une manne à venir qui devraient faire saliver sous peu traders et autres spéculateurs.

Un bémol toutefois devant cet enthousiasme printanier, on sait pertinemment que si la merde valait de l’or, le cul des pauvres ne leur appartiendrait plus et je connais personnellement quelques personnes chères qui, produisant trois crottes par an se débrouilleraient encore pour être dans la dèche.

En attendant d’être taxé tous les cent pas sur les chemins de Compostelle, les promesses obligées d’une forme de décroissance sophistiquée feront qu’un jour, nous irons faire le tour du pâté de maison à trois heures du mat’ sous la pluie, sans même avoir de chien en laisse.

- Qu’est ce que tu fous là, à cette heure ?

- Rien, je recharge mes batteries !

tgb

10:56 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

08/04/2015

Guerre aux pauvres

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Si au Kansas une proposition de loi prévoit de restreindre l'accès aux piscines, aux salles de jeux ou aux cinémas à toute personne bénéficiant de l'aide sociale, n’y voyons aucun mal, paranos gauchistes que nous sommes, mais juste une façon subtile d’encourager les gueux tout juste bons à dilapider leur pognon au bistrot, à dépenser leur argent de façon «raisonnable».

Le « raisonnable » donc au Kansas consiste pour un pauvre à n’avoir ni le droit à la piscine, ni au cinéma, cette frivolité culturelle bien connue, ni même au Missouri, de manger de la viande ou des fruits de mer ; faudrait voir quand tu vis de bons alimentaires à pas trop abuser de la fine gastronomie.

Bref, tu commandes ton steak chez le boucher, tu sors ta carte de pauvre et hop on te refile recta de la merde officielle estampillée Monsanto, que si t’es pas dans ton assiette, le gouvernement lui y est.

Il est même paradoxal à l’heure où le jeune Macron de la gauche moderne des années 80 plastronne, d’interdire les salles de jeux aux va-nu-pieds rêvant de devenir milliardaires, suivant en cela le crédo triomphant des nouvelles valeurs socialistes : profits et pépettes.

Bref, dans cette perspective de la vie low cost dépressive et sous contrôle, si, dans un moment d’égarement il te venait l’idée saugrenue de faire plaisir à ton gosse en lui offrant une glace à deux boules fraise chocolat, tu verrais surgir immédiatement du congélo, un flic à tête de comptable intimant au marchand de ne servir qu’une boule vanille sur cornet simple et encore…

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C’est ainsi que sous le règne de quelques milliardaires de bonne famille façon Cameron, l’Angleterre renoue avec ses vieilles traditions à la Dickens de crève la dalle suspect, tandis qu’en Belgique on surveille de près les compteurs électriques du fraudeur social potentiel qu’est le pauvre n’ayant pas l’opportunité d’accéder à la fraude fiscale autrement mieux considérée.

Dans cette tendance mondiale à faire la guerre aux miséreux et à les infantiliser, il ne viendrait évidemment à personne l’idée folle de se demander comment les riches craquent leur pognon, et par exemple, juste par curiosité intellectuelle, comment un Carlos Ghosn triplant son salaire, arrive à claquer ses 7,2 millions d’euros par an.

Je sais bien que l’oligarque a des frais mais bouffer une telle somme doit tenir de la performance.

«L’accord de compétitivité est un état d’esprit. Nous sommes prêts à continuer. » nous dit-il. Apprécions ensemble ce « nous » de majesté, tandis qu’il augmente ces salariés de 0% et son salaire de 300% dans une diète austéritaire parfaitement équilibrée.

Ne parlons même pas de Carlos Tavares, patron de PSA dont l’augmentation dérisoire de 211% cette année doit faire rigoler dans les salons du Medef.

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Un bémol toutefois à cette orgie salariale au sommet : plus les riches sont riches, plus ils s’ennuient. et plus ils s’ennuient, plus ils ont tendance à soigner leur neurasthénie en faisant de l’argent. Leur seul médicament.

L’avantage au moins, c’est que les riches devenant plus riches, les pauvres deviennent plus pauvres et tout à leur survie oublient manifestement d’avoir des états d’âme.

La mélancolie, ce luxe hors de prix, ce signe ostentatoire de richesse, ce privilège du dominant confisqué à la masse des dominés, comme le concept de lutte des classes qui n’existe plus…

sauf pour les riches.

tgb

13:36 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

03/04/2015

Dans un fauteuil

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Je sais bien que sur le plus haut trône du monde, on n’est jamais assis que sur son cul, mais vu le zèle et la débauche de salive sluuuuurp que mettent certains furoncles écologistes tendance ma gueule, genre Placé ou de Rugy à poser leur vert postérieur ramolli sur du strapontin ministériel à plante verte, faudrait voir à pas minimiser le rôle symbolique du fauteuil, du siège, bref de la chaise.

Et c’est ainsi que pour avoir « saisi » symboliquement 8 chaises dans une agence HSBC, ce membre éminent de la racaille bancaire et fraudeuse qui détourna 180 milliards d’euros dans une évasion fiscale bien sentie, plusieurs membres de l’association Bizi en sont à leur troisième garde à vue avec test adn et tout le toutim.

Et je ne vous raconte même pas s’ils avaient mis la main (ou les fesses) sur le fauteuil en cuir du boss, que c’était la pendaison recta ou le peloton d’exécution en direct au JT pour ces dangereux terroristes si ça se trouve même pas Charlie.

Si les militants sont ainsi accusés de vol aggravé et de recel, rassurez vous en revanche pour HSBC, rien.

La deuxième banque mondiale fort de sa puissance de frappe, peut mettre donc toutes les polices de France aux basques de 8 tabourets scandaleusement pris en otage, mais pour ce qui est de rembourser la somme de 2,5 milliards escamotée à l’état Français, on peut précisément s’asseoir dessus.

D’où les chaises.

Même s’il y a longtemps que nos dirigeants sont passés de la station debout à la station couchée sans même passer par le stade de la position assise.

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Vous me direz huit chaises, même pas ergonomiques, c’est pas le casse du siècle, surtout si c’est du grosfilex, de cette chaise industrielle qui envahit dangereusement nos espaces de convivialité, certes, mais on le sait depuis Pujadas, s’attaquer au mobilier de bureau, voire renverser une jardinière est une violence inexcusable qui exige réparations, tandis que virer des milliers de personnes d’un texto ou étouffer 1000 milliards aux impôts reste d’une extrême courtoisie.

D’autant que c’est moderne.

Et c’est bien tout le problème. Avec toute la sympathie que je peux avoir pour ce genre d’agit prop bon enfant, quitte à voler un œuf et prendre cher de la chaise, autant passer directement au stade du bœuf, et inverser le rapport de force suivant l’adage bien connu que si tu dois mille balles à ta banque t’es mal, si tu lui dois un milliard c’est elle qui l’est.

Faire le siège plutôt que de le chouraver.

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Pour en revenir au jeu de chaises musicales gouvernementales souhaitons donc à l’intègre et policé Placé d’y trouver enfin son pouf, d’y laisser choir son gros séant afin de se consacrer à la promotion des cours de politesse à l’école.

Nul doute qu’en termes de morale civique et citoyenne, faire copier cent fois : je ne volerais pas des chaises chez HSBC - lui paraîtra autrement prioritaire que de régler ses 18 000 euros de PV.

tgb

14:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

27/03/2015

L’appareil du PS s’écrase

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A ce stade des investigations, et grâce à l’analyse minutieuse de la boîte noire, on connaît un peu mieux maintenant l’enchaînement des faits qui conduisit au crash de la gauche, enfin d’une certaine gauche solférinienne en ce mois de mars 2015.

C’est donc bien le jeune copilote inexpérimenté Manuel Valls aux 5% d’heures de vol tout mouillé qui, enfermé dans son cockpit a délibérément actionné le bouton programmant la descente inexorable et vertigineuse de l’appareil (du PS) vers le crash.

D’ailleurs, l’on sait, après une enquête scrupuleuse, qu’il aurait, il y a quelques mois, prévenu de ses intentions malfaisantes en envisageant de changer le nom de la compagnie et en déclarant carrément :    

« oui la gauche peut mourir »

On se doutait déjà qu’il serait pour quelque chose dans cette mort programmée, on n’imaginait pas qu’il était prêt à sacrifier ses millions d’électeurs coincés à l’intérieur.

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Le déroulement probable des évènements :

On entend très distinctement sur la bande magnétique retrouvée dans la boîte noire, le pilote François Hollande ancien capitaine de pédalo recyclé dans l’aérien lowcost, sortir du cockpit pour aller faire un brin de causette à l’hôtesse Julie Gayet.

Puis quelques minutes plus tard, on entend ce même commandant de bord tambouriner mollement à la porte blindée et verrouillée du cockpit. Selon la stratégie bien connue du pilote Hollande – « je tambourine un peu mais pas trop histoire de pas déranger » ou « je suis l’ennemi de la finance mais I am not dangerous ! »

Une certaine aptitude en effet à s’écraser.

On perçoit également dans la bande son quelques mots de Pierre Laurent , le chef de cabine inquiet mais philosophe, se disant qu’après tout, perdu pour perdu, autant profiter encore huit minutes de son siège éjectable et de son plateau repas.

On reconnaît également la voix du jeune Macron, l’un des stewart assurant péremptoire, que tout cela ne serait pas arrivé s’ils avaient choisi l’autocar et se désolant de ne pas avoir pris plus tôt le virage du Thatchérisme en privatisant le bastringue et en misant sur le pilotage automatique à réduire les coûts.     

« Une gestion quand même plus moderne » conclut-il, tout en ajustant son parachute doré.

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Vers la fin de la bande magnétique on distingue en fond sonore assez précisément la psalmodie du second stewart JC Cambadélis répétant inlassablement et à mesure que l’appareil se rapproche dangereusement du sol et de ses habitations « plus proche de vous, plus proche de vous, plus proche de vous… » tandis que domine la voix du contrôleur aérien Jean Luc Mélenchon implorant fermement l’équipage suicidaire d’attaquer la cloison du cockpit à la hache sous les commentaires moqueurs de son assistante Clémentine Autain, le traitant de dangereux complotiste voyant le mal partout.

Une fine analyse de Clémentine qui finit visiblement par aller se faire éplucher ailleurs.

Voilà à peu près reconstitué le vol kamikaze de l’appareil socialiste bien décidé à exploser en plein vol mais au final privilégiant le crash au sol tandis que les passagers résignés, se laissaient à ironiser sur le slogan de la compagnie : le changement c’est maintenant !

Ils ne le voyaient pas comme ça.

tgb

14:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (20)

 
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