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08/06/2015

L’angoisse du gardien de la paix au moment du flashball

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Lundi 8 juin - Paris, de nouvelles expulsions de migrants à la halle Pajol cette fois ci…- titrent les journalistes que je n’ai pas vu sur place, qui ne s’intéressent à rien et surtout pas à l’info, sinon ils sauraient au moins ce que je sais et ce que savent les veilleurs des réseaux sociaux qui font le boulot à leur place, à savoir, que ce sont les mêmes migrants expulsés de leur campement de la Chapelle il y a six jours. -

– oui les mêmes !

Ceux là même dont Anne Hidalgo, maire de Paris, a demandé l’évacuation, tout en la conditionnant à la mise en place d’un hébergement d’urgence pour les migrants concernés.

Une nuit d’hébergement plus tard, on dispersait les migrants par groupe de 5 dans le métro avec ce mot d’ordre assez explicite : démerdez vous !

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Toute la politique du PS dans son écrin de faux-semblant

Une couche de com

Une couche de matraques

Une couche de com

Une couche de tonfa

Bref, la strictement même politique que celle de la droite, l’hypocrisie en plus.

Ou comment expulser des demandeurs d’asile tout en célébrant le droit d’asile intangible pour le 60eme anniversaire du haut commissariat aux réfugiés.

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Ça doit être ça, l’esprit du 11 janvier.

- Nous les interpellons pacifiquement afin de connaître leur projet de vie - déclare la préfecture en négociation avec Eric Coquerel et Danièle Simonnet du PG tandis que Besancenot, puis Melenchon font leur apparition.

On se doute en effet que les autorités se préoccupent du projet de vie des crève-la-faim et même qu’après c’est sûr, ils leur font un bilan de compétence.Y’a qu’à voir déjà comment ils considèrent les fraudeurs de feignasses de chômeurs pour s’en persuader.

C’est donc dans un incessant concert de sirènes sous un chaud soleil estival qu’on fit monter manu militari une cinquantaine de migrants dans des bus aveugles, avant que de les essaimer à nouveau plus tard aux quatre coins de la ville façon puzzle dans un fort intéressant jeu de pistes.

On peut se demander d’ailleurs rapport aux dévoués militants communistes dormant à même le sol avec les réfugiés politiques, économiques, climatiques, et faisant courageusement une chaîne humaine pour les protéger, comment ils vivent cette étrange schizophrénie rapport à leur direction qui cogère Paris avec ce PS nauséeux.

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Et tandis que je surveillais le surveillant de masse, que je le filmais tandis qu’il me filmait, à chacun ses fichiers, je croisais une jolie robocop aux grands yeux de biche, tout en me demandant si accéder au droit de réprimer du plus faible était une grande avancée de la parité et du féminisme.

Et de me demander encore ce qu’ils pouvaient bien avoir dans la tête comprimée par le casque, ces pandores-là, à se cuire le cul, harnachés dans leur carapace de playmobil, dans cette sorte de routine consistant à expulser du migrant de là à là, à tirer du zadiste comme du lapin ou à nettoyer du bébé rom au karcher, avant que de courater du manifestant, une lacrymo à la main.

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Il faut sans doute de tout pour faire un monde, y compris de sales métiers.

Encore faut-il ne pas le faire salement…

tgb

 

19:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (14)

01/06/2015

L’entartage !

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  "On ne peut pas se laisser intimider par des incultes pareils qui ne savent même pas qui est Baudelaire" Charles Botul

Bon je reconnais, c’est le sujet facile, marronnier, putassier mais on ne s’en lasse pas, même à la 8ème vision : l’entartage.

Je tiens à parier que l’histoire retiendra de BHL, qui vient d’entrer dans le dictionnaire :

BHL ou Botul : entarté cornichon ( 8 fois ! )

Non, tant que Bernard H n’aura pas capté le concept profond de la chantilly et par exemple, que ça se mange comme ça...

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ou comme ça...

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mais pas comme ça...

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il pourra prolonger longtemps sa carte fidélité au pressing !

Une telle constance dans l’art de s’en prendre une devient une performance

Onfray ferait pas mieux c’est dire.

Il y a du De Funes chez cet homme-là.

Le sens du gag, du quiproquo !

Etre interdit chez Poutine et se prendre une tarte dans la gueule le même jour, montre l’envergure du Boloss, la palette du badinguet. Il ira donc nuire ailleurs… pas les pays qui manquent.

Oui BHL entarté, c’est comme la « Grande Vadrouille » ou « les Ch’tis », ça fait partie du patrimoine. Un incontournable de la culture populaire du dimanche soir, un « bronzés font du ski ». Une sorte de balise de la société française. Une maille.

Des entartés il y en eut plein, de Duras à Godard en passant par Bismuth, mais non le seul qui restera, qui incarnera à la postérité cette notion crémeuse inventée par Noël Godin dit le Gloupier, c’est l’ami Botul, le plus doué de sa génération, question tête à claque et comique de répétition.

Et c’est bien mérité ! (Comme la palme d’or à Vincent Lindon qui fait plaisir à tout le monde, y compris moi).

Oui, l’entartage de Botul alias Baudelaire entre deux gardes du corps, fait consensus. Comme toucher le pompon du pompeux, décrocher la queue du Mickey, ou le dîner de con.

Un jeu. Où quand comment ?

Chez les anglais , y’aurait des bookmakers.

tgb

 

09:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

23/05/2015

Narcisse et moi

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En faisant un selfie, un révolver sur la tempe, une femme russe appuie confusément sur la gâchette…

Ho le joli mythe de Narcisse revisité.

En me baladant à Montmartre l’autre jour, je me demandais bien à quoi pouvaient servir ces tiges extensibles que proposaient avec insistance aux touristes les vendeurs à la sauvette, avant de comprendre qu’elles n’étaient rien d’autre qu’une extension de soi-même, une sorte de membre bionique rétractable, bref, une barre de selfie.

En ces temps d’égocentrisme exacerbé, d’individualisme forcené, le selfie, autrement appelé, avant de nous faire défoncer par la sous-culture mainstream, autoportrait, est un magnifique révélateur de l’obsession de soi, de l’auto congratulation, de l’autolâtrie.

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Dans cet amour de soi, tout à son autarcie, son autisme, à se prosterner du nombril, il n’est pas très étonnant que le monde soit vu, comme un décor où l’on se met en scène et où les autres sont de pâles figurants dans un indigent scénario.

Tourné sur soi, en soi, vers soi, à se contempler , à délimiter à soi son triste territoire sans plus d’horizons, il est assez logique que l’on n’ait plus rien à foutre du naufragé, du SDF, du voisin, de l’autre, à s’admirer sans plus d’altérité, devant les ruines de Sophie Marceau, le sourire de Palmyre, ou le décolleté de la Joconde, dans l’ordre ou le désordre peu importe puisque tous les chemins ramènent exclusivement à soi.

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Je me parle à moi-même, comme la télé parle de la télé à la télé, dans cette superbe mise en abîme de l’acteur spectateur en boucle, de la vacuité en larsen, de la banalité en écho, sorte de vortex et de spirale sans fin.

[Entendu sur BFM TV] - Vous êtes à 200 mètres de l'entrepôt. Qu'est ce que vous voyez ? - Je regarde BFM TV".

Dans la tyrannie de l’immédiateté et du remplissage du vide par du rien, le témoin d’à côté du drame, qui n’a rien vu, qui ne voit rien, regarde la télé pour se voir, tandis que la télé se voit en interrogeant le témoin, chacun n’ayant d’yeux que pour soi-même.

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A peine le temps de s’indigner d’une chose qu’il faut déjà s’indigner d’une autre, forme d’indifférence finalement dans l’unique miroir de soi. Je zappe d’une indifférence à l’autre sans plus me chercher puisque à me regarder toujours je me trouve.

S’il existait une Star Ac du djihadisme, nul doute que les frères Kouachi ou le baltringue de la kalach Coulibaly, nos enfants de la télé, seraient allés en finale en ce besoin viscéral et contemporain du quart d’heure de célébrité mondiale, à vérifier à l’écran qu’ils existent. Ils se seraient alors sans doute contentés d’un attentat virtuel , noté par un jury expert en infatuation du côté de Koh-Lanta.

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Ainsi quand le pauvre stagiaire exténué s’emberlificote de la bande passante, comme une forme de distanciation aimable et artificielle de surgir. Marque de civilisation au théâtre de l’absurde, à la société de son triste spectacle.

Suis-je et qui suis-je ? Je suis tant que je me vois, je suis ce que les pixels me renvoient, je suis mon image, je suis mon propre masque ; je ne me présente plus, je me représente, ne me connais plus mais me reconnaît. Je suis, si ma réalité rejoint mon auto-fiction.

Dans cette société de contrôle, sourions nous sommes filmés et comme ça ne suffit pas encore, sourions nous nous filmons, dans cette forme nouvelle d’auto surveillance à vérifier en permanence son bonheur béat.

Le rapport au monde n’étant plus qu’un rapport à soi, la réalité qu’une fiction, qu’importe l’histoire vraie tant qu’on se raconte vraiment une histoire.

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Miroir mon beau miroir…

Et si alors dans ce monde d’images virtuelles tout à coup, exister consistait à ne justement pas être sur la photo ? Et si finalement ne plus paraître redonnait du sens à l’être :

Je me fuis donc je suis !

tgb

 

13:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

18/05/2015

Apartheid judiciaire

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Si Zyed et Bouna avaient été dirigeants actionnaires d’EADS et avaient commis un délit d’initiés empochant au passage une très juteuse plus value tout comme le « malhonnête et incompétent « héritier Lagardère, ils seraient toujours vivants, vivraient confortablement de leurs indemnités et toujours pas condamnés même symboliquement, auraient rebaptisés EADS en Airbus Group, tout comme France Télécom en Orange et pis voilà.

Si Zyad et Bouna avaient été ancien président de la république avec une dizaine d’affaires accrochées aux baloches, ils seraient déjà en campagne électorale, auraient changé le nom de l’UMP en « les Républicains » et bénéficieraient d’une émission quotidienne de service publique « C dans l’air » pour se disculper et porter la bonne parole.

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Si Zyed et Bouna avaient dirigé la Société Générale, ils se seraient déchargés de toute responsabilité en accablant le lampiste Kerviel, auraient coûté à chaque français la somme de 30 euros, l’état épongeant généreusement les pertes et profits, comme dans l’affaire Dexia, tandis que ses dirigeants touchent joyeusement leur retraite chapeau.

Si Zyed et Bouna n’avaient pas eu la courtoisie d’être Charlie en le proclamant haut et fort à l’école, ils seraient passés immédiatement en comparution directe et auraient écopé de quelques mois de prison, histoire de leur apprendre le charlisme des bonnes manières.

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Si Zyed et Bouna avaient habité Tarnac,ils seraient encore et toujours poursuivis par une justice française fort persévérante sur ce coup là, tandis que s’ils avaient légitimement tués Rémi Fraisse manifestant pour un barrage inutile et arbitraire ils seraient pris en charge psychologiquement pour le traumatisme occasionné.

Si Zyed et Bouna avaient fabriqué des Rafale, vendus à des pays aussi laïques démocratiques et exemplaires que les monarchies obscurantistes à pétrodollars, qu’ils avaient achetés quelques élections en banlieue parisienne à coups d’enveloppes garnies, il se serait trouvé une majorité de sénateurs pour refuser la levée de leur immunité parlementaire.

Si Zyed et Bouna s’étaient appelés Woerth, Copé, Rebsamen ou Balkany, ils iraient une breloque à la boutonnière, ne sauraient pas où ils ont rangé leur Rolex, et posséderaient quelques villas défiscalisées aux caraïbes.

Si Zyed et Bouna étaient morts à Ferguson ou Baltimore assassinés par des flics un peu trop blancs on ergoterait dans les JT sur le racisme latent et institutionnel de la société américaine.

Si Zyed et Bouna avaient été policiers et s’étaient planqués dans un transformateur, les petites racailles assistants au drame sans lever le petit doigt et en se disant qu’ils ne donnaient pas chers de leur peau, auraient été condamnés manu militari pour non-assistance à flic en danger.

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Si Zyed et Bouna avaient été grands actionnaires, énarques,ministres, crs, banquiers ou membres de la FNSEA, quoi qu’ils aient faits, ils auraient été à priori lavés de tout soupçon, amnistiés, blanchis et recasés avec félicitations du jury.

Mais comme Zyed et Bouna ne sont que de misérables gavroches de banlieue n'ayant rien à se reprocher , qu’ils soient morts comme des chiens, la justice de classe s’en balance.

tgb

 

17:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

 
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