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14/10/2014

Sans tabous mais avec trompettes

 

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Perso, je trouve qu’il y a comme du mou chez le briseur de tabou pantouflard, comme une certaine retenue chez l’iconoclaste plié dans la soie. A Subir l’inquisition omnipotente du gauchisme triomphant, cet asservissement sournois par la dictature de la bienpensance ultramédiatisée, comme une forme hélas de bienséance et de prudence dans la destruction systématique de l’état providence au profit du profit et du dividende rédempteur.

Oui bien ramollo et pusillanime le jeune marginal Macron à refuser tabou et posture à propos de l’assurance chômage tout à s’accommoder pourtant de quelque compromis alors qu’il suffirait de supprimer toute indemnité pour éradiquer définitivement l’assisté profiteur chômeur. La demi mesure restant hélas le symptôme du socio libéral complexé.

Car dans cette science exacte qu’est l’économie capitaliste dont les crises récurrentes nous rappellent son extrême fiabilité et sa justesse arithmétique, point d’idéologie. Quand l’humanité est enfin mise en équation tout devient simple affaire de logique.

Par exemple, si les seuils sociaux, les CDI, et autres 35 heures sont un frein à l’emploi, que dire alors des salaires ? N’importe quel économiste rebelle de C dans l’air vous le confirmera. Supprimer la rémunération c’est favoriser à coup sûr l’embauche massive. Dans cette même logique objective, laisser crever les malades réglerait assez rapidement le déficit de la sécurité sociale, fermer les écoles faciliterait le non renouvellement d’un prof sur un et anéantir Paris relancerait considérablement le marché du BTP.

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Est-il acceptable aujourd’hui dans une compétitivité mondialisée libre et non faussée d’accepter encore que quelques grévistes fous prennent en otage des usagers et les égorgent en toute impunité devant les caméras sur les quais de gare ?

D’ailleurs il serait temps que les professionnels de la profession politique au service de la finance admettent que la démocratie entrave considérablement les affaires et que seul un totalitarisme économique sain est en mesure de doper une saine croissance au profit de quelques uns et au détriment égalitaire de tous.

Car on ne dira jamais assez combien et dieu sait pourtant qu’on l’assène, le répète en boucle et le bourre dans le mou, les protections sociales, les normes écologiques, les visions éthiques nuisent à l’esprit d’entreprise tout en indisposant cruellement les marchés. Et qu’il n’y a d’amour pourtant que dans l’entrepreneuriat :

J’aime l’entreprise !

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Voilà trente ans maintenant que les pauvres, les SDF, les smicards et les classes moyennes elles mêmes vivent au dessus des moyens de nos milliardaires, trente ans que nous refourguons égoïstement la dette à nos enfants, tandis que sages et prévoyantes, les multinationales leur laissent généreusement en héritage un changement climatique bienfaiteur, des déchets nucléaires profitables et tant de fines particules chimiques dans l’atmosphère.

Bien sûr certains esprits chagrins et fanatiques, gangrenés par cette maladie infantile qu’est l’humanisme, cette sale manie juvénile, véritable « Ebola » de la pensée dégénérée, viendront encore polluer la VERITE économique de leur sectarisme mais nonobstant ces parasites archaïques, nous aurons fait un grand pas dans la spéculation heureuse quand le business en toute modernité se sera émancipé de l’homme.

Oui l’économie dans sa subtile finalité enfin libérée de toute humanité sera alors profitable au plein emploi…

des cancrelats.

tgb

13:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

06/10/2014

Marina Silva, candidate caoutchouc, fait flop !

 

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Donc nos médias complaisants, pas trop regardants sur la chose, qui aiment à fabriquer du story telling sur commande, de l’icône sur mesure, de l’héroïne à sa pogne toute photo shopée, nous l’avaient vendue et survendue comme la surprise du chef, la favorite do Brasil, la fulgurance médiocratique de l’autre Amérique.

Ne lésinant pas sur les superlatifs, la Marina Silva, on nous l’a présenta comme l’Obama brésilien, la Lula en jupon, la guerrière de l’Amazone, l’apôtre d’une nouvelle politique, la cendrillon noire d’Amazonie et ne mégotons pas dans la connerie zélée, le nouveau Gandhi carrément.

Façon ‘relooking express’, on te l’avait maquillée, socialiste à l’eau de rose (genre Valls), écologiste fervente, orpheline méritante, sa couleur de peau suffisant naturellement à la rendre insoupçonnable, tant la machine transatlantique sait renouveler le genre et adapter sa comm aux canons pipolisés et pipotés du moment.

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Pour peu qu’on ne creusât pas trop l’affaire, ce que nos médias de référence se gardaient bien de faire faut pas déconner, on en oubliait simplement que la campagne de la sainte socialiste rosâtre était financée par la première banque privée du pays, Itau, que la Marine locale soutenait l’école néo libérale ricaine, militait pour l’indépendance de la banque centrale autrement dit la perte de contrôle de l’économie nationale, préconisait la sortie du MERCOSUR, le marché commun de l’Amérique du Sud élaborée par Chavez et Lula, privilégiant les accords bilatéraux, y compris et surtout avec les Etats-Unis, tout en prenant ses distances avec le BRIC, (Brésil, Russie, Indes, Chine) association fort dérangeante contre la suprématie monétaire du dollar.

Ainsi, Marina Silva, ni de droite ni de gauche donc de droite, petite fiancée des favelas, Cosette au cœur pur, intègre et honnête, « seringuera° » méritante, faisait dans le joyeux oxymore : écologiste néo libérale pro nucléaire, socialiste ogm, avec comme vice président putatif, le député Beto Albuquerque, réputé proche de l'agro-business et de la multinationale Monsanto.

Représentante du puissant lobby évangélique (20% de la population 42 millions de fidèles) sous marin(a) yankee, elle prenait évidemment position contre l’avortement tandis que 800 000 femmes allaient visiter les faiseuses d’ange dans la clandestinité chaque année.

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Résultat des courses, de cette brillante fabrication médias et sondagière, Marina Silva est éliminée au soir du premier tour des élections présidentielles brésiliennes en arrivant troisième avec 21,3% des voix loin derrière Dilma Rousseff ( 41%) qui a toutes les chances de repartir pour un second mandat à la tête du Brésil ce qui, indice toujours réconfortant, ne rassure pas les marchés.

Rappelons d’ailleurs pour la petite histoire que dans les années 70 sous la dictature, Dilma Rousseff, guerrillera aujourd’hui bien assagie, fut torturée pendant vingt-deux jours par les militaires, ce qui n’est pas grand chose j’en conviens, rapport à François Hollandréou affrontant les intempéries sans parapluie ou assistant dans une salle quasi vide à la dernière daube de son ami visionnaire Botul, mais quand même !

Pendant ce temps-là et tandis que la starlette ripolinée des oligarchies faisait la une avant que de crever sa bulle médiatique, au Venezuela les paramilitaires assassinaient le député chaviste Robert Serra et sa femme dans l’indifférence générale.

Sûrement une histoire de look coco !

tgb

°récoltante de caoutchouc

13:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

30/09/2014

Tout ça pour ça !

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Quoi, le Sénat était à gauche ?

Oui mon ami, jusqu’à dimanche soir, le sénat était à « gauche ».

Je sais qu’on ne s’en était pas forcément aperçu, que pas grand monde était en mesure de citer le nom du premier président socialiste de toute l’histoire du sénat, Jean-Pierre Bel et qu’on se rappelle sans doute davantage l’épisode Dassault, quand la majorité de « gauche » ne s’était même pas sentie obligée de lever l’immunité du sénateur à rafale assisté ; tant ça avait fait vilain, qu’ils avaient du remettre le couvert à main levée un mois plus tard, tandis que MR Dassault himself se proposait de se la lever lui-même hop-là histoire de blanchir son honneur supersonique.

Nostalgie, nostalgie.

Bref, il faudra donc se souvenir dans les annales que, dans les années 2010, et particulièrement 2012, le Parti « socialiste » français, sous la houlette de son immense président Hollandréou affrontant vaillamment la bourrasque sans même de parapluie, concentra entre ses petites pognes proprettes, absolument tous les leviers du pouvoir en France pour ne rien en faire si ce n’est sous lui.

Oui dans ces années-là, le parti solférinien dirigea (à peu prés) la France en la personne de son ancien secrétaire roitelet de la synthèse, échoué à l’Elysée en pédalo water proof, 21 régions sur 22, 66% des départements, 70% des mairies de plus de 30 000 habitants et la majorité absolue à l’assemblée nationale sous la baguette du chef d’orchestre à patrimoine modéré Claude Bartolone.

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De ce grand chelem donc nos amis socio-démocrato-libéraux n’en 'fouturent' pas grand chose et pour ainsi dire rien, que dalle, nothing, oualou, nada, zobi quiquette, tant qu’il finit par se trouver soulagé de brader ces pouvoirs un à un ainsi que d’envoyer au pôle emploi des professionnels de la profession, 30 000 de ses 60 000 mille élus et 600 de ses collaborateurs experts de la chose politique. Soit pour faire simple 50% de ses militants, tant ses encartés sont des élus, salariés de la rente mensualisée et publique.

Au moins ça débarrasse.

Ainsi donc, en ces temps automnaux, souvenons nous bien qu’il est parfaitement inutile de voter utile, qu’on est rarement déçu quand on espère rien et que quand on a tout essayé, ne reste plus qu’à trouver utile de voter inutile à sa convenance.

tgb

07:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

25/09/2014

Déplacer les montagnes

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Comme le dit justement Plenel, « c’est reparti comme en 14 ». Une image sanglante, un odieux stimuli et le troupeau matamore tout en gueule de foncer dans le tas, direct dans le panneau, la fleur au fusil, une tranche de jambon en étendard.

Allons enfants de l’union nationale et de l’honneur sacré, le jour de vengeance est arrivé, cassons du barbare en Bougnoulie orientale, cet état islamique, ce monstre providentiel, notre monstre, tant nous étions orphelin d’ennemi à haïr pour mieux nous oublier.

Et les merdias charognards de se repaître et de montrer sans montrer tout en montrant à s’indigner et se goinfrer de tant d’ensauvagement, à surjouer la terreur, en plein mille du plan com d’en face pas si cons, une couche de compassion entre deux tranches de passion croustillante.

Et non, pas si cons, pas si fous, pas si archaïques que l’on croit, toujours à les sous estimer, qu’ils nous connaissent bien, qu’ils savent et la mise en scène et les codes et la cible, pour nous terroriser à moindre coût. Quand on n’a ni avions, ni drones, ni cette brillante technologie civilisatrice pour tout anéantir d’un simple joystick, une décapitation dans toute sa cruauté, un égorgement dans toute sa bestialité peut faire bien des dégâts et bien des dévastations.

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- Mais que non, pensez donc, la France ne cède pas au chantage - nous déclare martialement ce qui nous sert de chef d’état, ce colonel moutarde déterminé qui ne cède à rien, sauf aux USA, à l’UE, au Medef, à Merkel, à Nétanyaou, aux bonnets rouges, aux pigeons, aux poussins…aux banques et à la finance qu’il combat vaillamment en leur roulant des pelles.

Que non, on ne cède rien ni à nos bons amis du Qatar, ni à nos clients d’Arabie Saoudite et autre pays du golfe et du pognon qui en ont tellement qu’ils peuvent jouer à cogner aujourd’hui ce qu’ils finançaient hier et réinstrumentaliser demain ce qu’ils bombardent aujourd’hui, à la condition que le chien ne morde pas la main qui les nourrit et ne dépasse pas le périmètre admis.

"Cesser de se rendre en cortège dans le golfe Arabo-Persique baiser les babouches de kleptocrates financiers du djihadisme" comme l’écrit Jean Guisnel dans le Monde ? et puis quoi encore ? manquerait plus qu’on devienne cohérent ! tant ce bordel apparent finit par nous faire nous demander si c’est pur machiavélisme que d’entretenir des foyers de guerre, créer du chaos partout pour diviser, épuiser, occuper, régner ou de la méchante connerie à vue basse.

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Mais d’où vient donc ce monstre, dont il y a deux mois à peine, personne n’avait entendu parler, d’où vient donc cette bouffonnerie sordide de califat dont les membres actifs et autres djihadistes exaltés faisaient pourtant il n’y a pas si longtemps, d’après les dires de ce qui nous sert de ministre des affaires bien étrangères « du bon boulot » en Syrie ?

Peut-être n’est-il pas inutile de rappeler que de gros bouseux néo cons et ricains avaient eu la prétention d’exporter leur divine démocratie en Irak à coups de bombes phosphorées et au prix de quelques centaines de milliers de morts et autres dégâts collatéraux, qui n’eurent pas la gloire de faire la une des médias.

Peut-être doit-on rappeler que l’incompétent consul Paul Bremer, dans sa géniale opération de débaassification, envoya direct dans les bras terroristes des milliers d’officiers sunnites aguerris, surarmés et visiblement rancuniers.

Peut-être encore se souvenir que ces gros cons d’américains dont la spécialité est d’anéantir un pays pour y écraser trois mouches à merde sont à l’origine de tant de chaos de par le monde pour continuer à le dominer. Qu’ils nettoient et s’efforcent de remettre ce pays dans l’état où ils l’avaient trouvé en entrant.

On les avait prévenus. Ce n’est pas notre guerre. Chacun sa merde.

Qu’on se contente déjà nous, de réparer nos propres saloperies en Libye en y envoyant d’urgence le malotru Bismuth et le cuistre Botul passer la serpillière de leur sale vanité.

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Et pendant ce temps-là tandis que le va-t’en guerre guerroie son propre monstre dans l’émotion nationale et le chant des canons, de renforcer nos lois anti terroristes, de mettre nos libertés sous surveillance et de masquer ces grosses cochonneries cuisinées en douce…

Tant que la finance avance…ça vaut bien de se payer sur la bête, de s’offrir un choc de civilisation, une guerre de tous contre tous, d’exiger que la Musulmanie s’excuse, ça vaut bien de mobiliser et sacrifier des milliers de gamins déculturés, désoeuvrés, en manque de sens et d’absolu, dont on n’avait rien à foutre ni aucun projet autre que le karcher…

Un boulot, ils ont fini par en trouver un : bombe humaine.

Au bout de tant d’années de guerre au moyen-orient, on pourrait peut-être faire le constat qu’un tapis de bombes ne semble pas le médicament approprié, que tuer 10 « barbares » pour en générer 100 n’est pas le calcul adéquat et que s’il faut bien se défendre après avoir tant massacré, la seule réponse n’est pas militaire mais politique.

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En attendant, l’esprit d’Hervé Gourdel, homme libre des cimes qui connaissait le risque de partir à la rencontre des hommes et des géographies, hante les grandes montagnes de Kabylie.

Au prix de sa vie, il nous dit encore et malgré tout que le seul moyen de déplacer les montagnes, c’est de s’y déplacer.

tgb

16:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (16)

 
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